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Mer 22 Fév - 23:05
Encore ce foutu réveil qui sonne, et quand j’ouvre les yeux, je vois toujours cette même merde. Faudrait vraiment que je pense à acheter de quoi obstruer cette seule et unique fenêtre de mon appartement... Ça ne m’enchante pas spécialement de voir le décor de Shi no Kuni dès mon réveil. Alors que je suis encore en train de rassembler mes esprits pour débuter ma journée en allant faire mon petit tour quotidien : tableau des missions, passer à l’académie, essayer d’éviter mes élèves un maximum, voilà que l’on frappe à ma porte.
Voilà qui est très peu commun. Depuis les cinq ans où j’habite dans la capitale impériale, personne ne m’a jamais rendu visite de la sorte. Pas même mes élèves. En général, les gens savent ce qui les attend s’ils s’approchent de ma demeure : je leur arrache les tripes et m’en sers comme goûter. Enfin, c’est ce que raconte la légende. Pour le peu de personnes qui me connaît réellement, la vérité est toute autre. Malgré les apparences, j’aime bien recevoir du monde. Il suffit juste qu’ils aient les bons… Arguments.
Je m’habille vite fait, pose le regard sur mes gants, hésite. Je me décide finalement de mettre mon gant à la main gauche afin de le dissimuler lors de l’ouverture ; on n’est jamais trop prudent, après tout.
Lorsque la porte s’ouvre, je suis agréablement surpris de voir que ce n’est pas un officiel de l’Empire. Même qui se tient devant moi est un civil qui n’a sans doute rien à voir avec les évènements d’il y a cinq ans, je ne peux réprimer une certaine moue de dégoût en le voyant.
« Bonjour, Jirobu Akimichi ? »
Je grogne. Pourquoi lui répondre, après tout ? Il n’a pas de bouffe et je ne sais de toute façon pas qui il est, ni ce pour quoi il vient. Un silence de quelques secondes s’installe, comme si il attendait tout de même que je réponde. Je lui fais un signe de tête approbateur, il enchaîne.
« Je viens de la part de Zamo. Vous lui devez 400 drakes. Il les veut. Maintenant ! »
Bordel, je vais être obligé de parler.
« J’ai pas 400 écailles. »
« Monsieur, puis-je vous rappeler que votre rang de shinobi de l’Empire au service de sa Majesté l’Impératrice… » Je me raidis. Je ne suis pas son shinobi. Je ne suis pas à son putain de service.  « … ne vous dispense pas de payer vos factures, et que ces factures peuvent vous coûter votre liberté d’action ! Vous pouvez faire de la prison pour ça monsieur vous savez ? Et puis… »
« Je le paye ce soir. Cassez-vous et fermez-là si vous tenez à vos genoux. »
« Je ne vous permets pas d’user de ce… »
« Ok. Vous avez gagné. Je vais vous bouffer. »
« … ton… avec… Bonne journée monsieur. »
Parfait. Ce trou du cul est parti. Bon, maintenant, il faut que j’aille rembourser Zamo… Je ne me souviens pas ne pas lui avoir réglé ma note, mais bon… Autant s’y rendre en personne, ça ne coûte rien de bouger un peu de toute façon.
Après un petit crochet par la banque, je fonce directement chez lui. Le serveur avait l’air de savoir qui j’étais vu qu’il m’a dit d’aller dans l’arrière-salle pour y trouver Zamo.
Bizarre. Au plus je m’y enfonce, au plus je ressens des fluctuations de chakra. Cette journée n’était déjà pas ordinaire, mais de plus en plus d’éléments la faisaient devenir totalement surnaturelle. Et je n’étais pas au bout de mes surprises apparemment : une fois entré dans la pièce en question, je pouvais y voir des sceaux disséminés partout sur les murs. Et… Un gars. Enfin, pas juste un gars. Shura. Un type qui avait combattu contre Shousan durant la guerre, et qui se retrouve maintenant Juunin de l’Empire. Un de ceux qui figure en haut de ma liste noire pour résumer. Bizarre qu’il me fasse ce genre de coup, nous n’avons jamais discuté. En même temps, pourquoi je voudrais parler à ce chien-chien de l’impératrice ?
Au moment même où je m’apprête à lui faire part de mes interrogations, il me coupe en posant une tablette sur la table qui nous sépare. Le sens de ce qui y est écrit m’a l’air fort abstrait, mais ça à l’air de parler de la naissance d’un phénix. Je relève les yeux, lançant un regard interrogateur à Shura, qui se charge de répondre à toutes mes questions d’un seul coup : « Bienvenue dans l’Aile du phénix, Jirobuu. »
Je commence à rire. Après toutes ces années à les chercher, je ne m’étais jamais douté un seul instant qu’ils chercheraient peut-être à me contacter eux aussi. Cependant, l’appartenance de Shura à ce groupe m’a l’air également très louche. Mais si j’ai bien pu retirer une chose des enseignements de Kazu-sempai, c’est qu’il vaut toujours mieux apprendre à se débrouiller seul. Je trouverai donc bien mes réponses de la même manière, et me contente juste d’être le plus sobre possible.
« Merci. Ça fait longtemps que je vous cherche… Tu m’enlèves une épine du pied. Je comprends que vous ne voulez pas être trouvés, mais... A quoi ça rime, tout ça? »
Nukenin
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Sam 25 Fév - 5:44
Zamo. Un brave type. Un vieil homme, qui avait de longues années de service comme samouraï du pays du fer. Il avait servi au service d’un quelconque seigneur, toute sa vie, jusqu’à ce que l’Empire ne vienne balayer les armées de sa nation. Et ne décime la noblesse, seigneurs régionaux comme loyauté. En somme, l’Empire l’avait envoyé à la retraite. Lui qui formait jadis les plus talentueux samouraïs de sa nation. Il aurait pu faire de même au sein de l’armée impériale, mais il avait préféré profiter de cette opportunité pour se rapprocher de sa famille et vivre une vie plus tranquille. Ouvrir un comptoir notamment. Où il faisait passer des marchandises entre différents hommes d’affaires. Un relai, en fait. Et il avait plutôt bien réussi, si bien qu’il avait transformé son comptoir en taverne, et qu’il officiait maintenant sur les deux plans. C’était un homme sans histoire, père et grand-père, tenant paisiblement un commerce important. Après tout, les bases financières de l’Empire passaient par son commerce. Et il choyait ceux qui le faisaient fleurir.
Comment un tel endroit avait pu devenir un point de rendez-vous pour l’Aile du phénix ? C’était assez simple en fait. Zamo avait encore des sentiments patriotes, et ils s’étaient réveillés avec la tentative d’assassinat de Nanako. Les observateurs de l’Aile avaient rapportés à Shura son envie de vengeance qui s’éveillait. Et c’était tout naturellement que la taverne était devenue pour l’Aile une sorte de QG.

Shura était connu comme un client régulier. Il y avait veillé avant même de s’entretenir avec Zamo. Sa couverture devait être parfaite. Non pas qu’on le soupçonnait de quoi que ce soit. Plutôt qu’il était toujours très méticuleux quand il s’agissait de l’Aile. Forger un simili d’amitié pour faire plaisir aux apparences avant d’y venir de plus en plus régulièrement, même si ce n’était pas une nécessité, était une précaution.
C’est ainsi que ses collègues avaient appris que ce Jounin si austère se permettait presque tous les soirs qu’il était à Shi de prendre un verre ou deux chez Zamo. Après tout, chacun sa façon de se détendre. Et puis, vu son attitude martiale, avoir pour ami un ancien samouraï émérite, discipliné et tout aussi froid que lui … Eh bien, cela tombait sous le sens.

Mais une fois n’était pas coutume. Aujourd’hui, c’était en pleine journée que Shura se rendit chez Zamo. Les derniers rapports des observateurs avaient avancés sur des dossiers brûlants. Et si tout se passait bien lors de son entretien du matin, l’Aile avancerait sur la bonne voie. La personne qu’il rencontrerait d’ici quelques minutes était de celle qui possédait beaucoup d’influence. Pas tellement par le rang ou le rôle dans les rangs de l’Empire. Celles-là étaient plus que rares dans les recrues de l’Aile. Plutôt pour le moral des troupes, à vrai dire. L’un des héros du défunt Shousan. Un membre de la Meute. Et si tout se passait bien, cet homme lui permettrait d’approcher une recrue encore plus importante.
Après avoir soigneusement repeint les murs de la salle de rendez-vous de sceaux, le jeune Jounin s’assit avec un soupir las au comptoir pour boire un verre de vin blanc. Ce n’était pas tellement avec contentement qu’il préparait ces plans et qu’il menait ces opérations secrètes et calculées. Il aurait mille fois préféré charger l’Empire de face, et dévaster leurs armées sur le champ de bataille. Seulement voilà : c’était impossible. Et il était aussi barbare que pragmatique. La victoire importait d’avantage que la manière, dans le cas présent.
Son verre de vin vidé, il retourna s’asseoir dans l’arrière-salle pour attendre son invité. Qui, heureusement pour sa patience, ne tarda pas. Cinq minutes d’avance, c’était encore mieux qu’à point nommé.

Dès que la porte fut fermée, avant même d’en passer par les formules de politesse, Shura préféra annoncer la couleur. Il déposa une tablette en bronze sur la table, gravée de la légende de la naissance du phénix. Une des pièces maitresse de sa collection d’antiquités. Sûrement celle dont il était le plus fier, d’ailleurs.

« Bienvenu à l’Aile du phénix, Jirobuu. »

Il se marre. Je le comprends un peu. L’attitude directe de Shura avait fait cesser toute interrogation, mais il avait eu le temps de le voir se mettre sur la défensive avant qu’il ne prenne la parole. Evidemment. Ils avaient combattus l’un en face de l’autre, lorsque l’impérial servait sous les ordres de Daka. Puis en tant que général lui-même. Et même s’ils ne s’étaient jamais retrouvés face à face, c’était naturel que la situation le fasse rire aux éclats.
En plus, l’origine impériale de l’Aile du phénix devait quelque peu surprendre. On aurait pu croire qu’elle avait été fondée par un ancien de Shousan. C’était ce que pensaient également les forces de police et d’enquête interne de l’Empire. Et, enfin, c’était une des raisons qui faisait qu’ils n’avaient encore rien trouvé. Ils n’avaient pas encore envisagé que la trahison dont ils étaient victimes puisse avoir été causée par un ancien de la guerre de Shousan. Encore moins par quelqu’un qui avait officié comme général. Ca paraissait un peu surréaliste, et contradictoire. Mais comment auraient-ils pu deviner qu’il ne s’agissait pas de la même personne ?

« Je sais que tu nous cherches depuis un moment. Nous observons toutes nos recrues potentielles pendant des semaines, voire des mois, quand un profil nous semble adapté. Pour ce qui est de toi, c’est depuis la fondation de l’Aile que nous t’espionnons. L’Empire l’a fait aussi, peut-être qu’ils le font encore. Tu es pour ainsi dire un ‘dossier épineux’. Nous ne pouvions pas courir le risque que tu ne sois pas la personne que nous croyons que tu étais. Si tu nous rejoignais, il fallait d’abord s’assurer que tu ne serais pas suivi ou soupçonné pour ne pas que tu nous amènes un impérial ou deux avec toi. Et te supprimer en cas de refus aurait été trop flagrant. Et donc dangereux pour l’Aile. »

Shura considérait déjà Jirobuu comme un membre de l’Aile, comme il le faisait avec chacune des recrues potentielles. C’est-à-dire qu’il appliquait déjà les principes fondateurs de l’organisation. Confiance et honnêteté. Il ne cherchait jamais à cacher les faits ou les informations dont il disposait à ses frères d’armes, ou aux futurs. C’était aussi pour cela qu’ils devaient être aussi prudents. Chaque maillon faible était un énorme risque pour eux à cause de ces préceptes.

« Traditionnellement, dès que je rencontre un futur membre, je commence par lui parler de l’Aile et de pourquoi je l’ai fondé. Alors, allons-y. Je ne suis pas très doué pour les détours. Surtout que tu me sembles curieux de savoir. »

« Comme tu le sais très bien, j’ai combattu aux côtés de l’Empire durant la guerre contre Shousan. Ce n’est pas par patriotisme que j’ai fondé l’Aile. Je n’aime pas ce qu’était Shousan. J’en suis originaire et j’ai eu le temps de comprendre ce qu’il était. Ses institutions étaient infectées jusqu’à la moelle, et certains marginaux ou certains membres du bas peuple étaient desservies par leurs lois ou par ces infections. De nombreuses erreurs ont été commises. L’Aile ne désire pas reconstruire Shousan. En fait, nous n’avons qu’un quart de nos membres qui étaient des shinobis du feu, à peine. Pays du fer, pays du feu, de la cascade … Ils viennent d’un peu partout. Et l’idée qui nous unis est simplement de mettre l’Empire à terre. Chacun pour ses raisons, mais c’est ce qui nous unis en tant que frères d’armes. Ce nom d’Aile du phénix n’est que de l’esbroufe. Il nous sert à manipuler les autorités : ainsi, ils pensent que c’est un mouvement shousanais. Et puis, comme le fondateur est un impérial, ca les empêche de trouver notre tête et donc la manière dont nous sommes coordonnés. »


« Quant à ton interrogation … C’est simple. Tout cela, cette mise en scène, ces sceaux … C’est notre façon de procéder. Nous nous attaquons à l’Empire. Toi aussi tu as pris part à la guerre, tu as vu à quel point leurs armées sont immenses. Et elles ont encore augmentées en volume depuis. L’attaque frontale exclue, il ne nous reste que ‘tout ça’. Observer, préparer, attaquer, disparaître. Nous nous en prenons aux monuments, aux grandes personnalités, et si possible aux ninjas les plus puissants de l’Empire quand l’occasion se présente. »

Ce n’était pas glorieux. Shura s’en rendait bien compte. Ils étaient tels que les présentaient l’Empire : des terroristes. Ca servait la propagande de leurs adversaires, mais comme il venait de l’exposer à Jirobuu, c’était la seule manière de procéder qu’ils avaient à leur disposition.

« Je ne vais pas te le cacher, si nous avons précipité cette rencontre entre toi et moi, c’est parce que nous venons d’avoir des informations sur deux personnes, et que tu es celui qui a le plus de chance de nous les ramener. Si vous étiez réunis tous les trois au sein de l’Aile, nous aurions peut-être la force de frappe nécessaire pour passer à la vitesse supérieure. Et si nous sommes devancés par l’Empire, une telle occasion pourrait ne plus jamais se représenter. Tu es un moteur pour le futur de l’Aile, à mes yeux. Ca fait un moment que je désire te rencontrer ici, et j’espère ne pas commettre d’erreur en précipitant cette entrevue. Je vais bien entendu t’expliquer tout ça plus en détails mais avant … »

Shura écarte les bras comme s’il désignait la pièce en elle-même. Ou la taverne, difficile à dire.

« Qu’est-ce que tu penses de tout ça ? »

Il parlait des révélations sur l’Aile, bien entendu. Mais bon, le geste avait été plus mécanique que minutieusement réfléchie. Comme quoi.
Nukenin
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Mar 28 Fév - 21:55
Je ne suis juste pas prêt. Un ancien général de l’armée impériale, fondant une organisation dont le but était justement de détruire ce même Empire ? Il m’est impossible de concevoir la chose. Enfin, les questions, c’était pour après. Si j’avais bien appris un truc durant ma carrière militaire, c’était qu’il valait mieux écouter d’abord, et parler ensuite. Même si ça peut paraître fou, si pas impossible venant de moi. 
De fait, certaines réponses vinrent d’elles-mêmes. Par contre, ces mêmes réponses soulèvent de nouvelles questions… Le fait que l’Aile m’observe depuis sa création ne va pas sans me flatter, même si ils doutaient de mon engagement envers Shousan. Comment cette idée a pu leur traverser la tête un seul instant ? 

Enfin, les questions avaient à peine le temps de naître dans mon esprit que Shura entrait déjà dans le vif du sujet, à savoir, le pourquoi du comment de la création de l’Aile. Même si, au final, il ne précise pas réellement les raisons pour lesquelles lui-même a créé l’Organisation, il explique plutôt comment celle-ci fonctionne dans les grandes lignes, qui la compose, mais surtout son but. L’Aile ne désire pas reconstruire Shousan, juste détruire l’Empire… Mouais. Ce n’est pas vraiment l’idée que je me faisais de l’Aile, mais démanteler l’Empire, c’est déjà pas si mal. Je laisse donc Shura terminer son speech. Apparemment, si nous nous rencontrons maintenant, c’est parce qu’il a besoin de moi pour atteindre d’autres personnes, plus « importantes » que je suis susceptible d’être le seul à atteindre. Un petit sourire m’échappe ; pas besoin d’un dessin pour comprendre qu’il parle sans aucun doute de Kazu-sempai.


« Ce que j’en pense ? Et bien et bien… Par où commencer… » J’inspire un bon coup. « Premièrement, je comprends pourquoi vous m’avez étudié relativement longtemps. Mais… Depuis votre fondation ? Quand avez-vous été fondé ? Pour moi, je pensais que vous vous êtes formés expressément lors de la tentative d’assassinat de l’impératrice…

Après, je ne comprends pas trop les raisons pour lesquelles tu as fondé l’Aile. Tu étais après tout un haut gradé de la guerre. Comment on passe de général impérial à chef révolutionnaire ? Je dois manquer quelque chose. 

Bon pour vos méthodes, je suis plutôt du genre à pratiquer l’attaque frontale, mais ça je suppose que tu le sais déjà, et après tout ce n’est que mon avis. Je comprends bien sûr que la situation ne se porte pas à ce genre de pratique. Mais bon.

Mais dis-m'en plus à propos de ces deux potentielles recrues que je pourrais t'aider à atteindre ?» 
Nukenin
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Mer 1 Mar - 19:09
Comme Shura s’y attendait, Jirobuu avait beaucoup de questions. C’était une réaction normale : même s’il cherchait l’Aile du phénix depuis longtemps, leurs opérations étaient secrètes et bien gardées. L’Empire lui-même n’avait que peu d’informations sur eux : celles dont disposait Nanako Nara au maximum. Et l’intermédiaire, métamorphosé, s’était arrangé avec elle pour qu’elle ne sache rien dans l’éventualité où après son assassinat, échoué ou non, elle ne puisse rien divulguer qui nous mette en danger. A part qu’ils avaient commandités l’attentat et cherchaient à faire chuter l’Empire, elle ne savait rien.
En fait, le Jounin aurait été contrarié que son homologue arrive sans poser de questions ou n’ait déjà des réponses.

« L’Aile a été fondé une année avant la tentative d’assassinat sur l’Impératrice. Nous n’avons rien fait pendant un an, jusqu’à quelques attentats mineurs un peu avant l’évènement. Et à ce moment-là un intermédiaire de l’Aile a contacté Nanako, qui, apprenant l’existence de notre groupe, a demandé des moyens d’approcher l’Impératrice. Elle s’est ratée, mais elle ne savait rien de nous, de sa propre volonté. Nous savions, elle savait, dès le départ, que c’était presque impossible. Mais nous avions besoin de faire peur à l’Empire, et elle voulait tenter malgré les risques. Nous sommes un mouvement très récent comme tu le vois, et nous grandissons avec prudence, très lentement. Avec toi, nous sommes à peine plus d’une dizaine de membres. »

La raison pour laquelle il avait fondé l’Aile. Par réflexe, Shura porta la main à l’amulette portant le nom de sa sœur, passée autour de son cou.

« Quand j’étais petit, j’aimais vraiment Shousan. Le village m’a trahi, je me suis senti perdu, et l’Empire a profité de mon état pour me récupérer et me manipuler. A cette époque j’étais quelqu’un de haineux. J’habitais beaucoup de colère, et ils ont parfaitement su la retourner contre moi. Pendant la guerre, je me suis retrouvé à affronter ma sœur en duel singulier et … Toute cette colère, elle l’a faite disparaître au prix de sa vie. Ce sacrifice, qu’elle a fait pour moi, m’a fait sceller une promesse que je lui ai faites : détruire l’Empire, puis aider à la reconstruction de Shousan. Je n’aimais pas certains aspects de ce village, mais peut-être que nous pourrons le rendre meilleur une fois l’Empire à terre ? Mais ce ne sera pas au nom de l'Aile du phénix. C'est plutôt personnel. Chaque chose en son temps. En tous les cas, je ne reviendrais jamais sur cette promesse. »

« Comme tu le vois je suis prêt à ne rien te cacher. Tu viens de me prouver que tu savais exprimer tes doutes et que tu étais prêt à faire confiance. C’est ce que je demande aux membres de l’Aile. Je ne vous cacherais aucune information que j’ai à disposition, et je demande la transparence à tous les membres de ce côté-là. Nous ne sommes pas une armée mais nous attaquons peut-être la plus grande que le monde ait connue. Nous devons tisser des liens entre nous. Peut-être que nous ne serons jamais amis, que nous ne nous comprendrons jamais. Je ne sais pas. Mais nous devons tous être des frères d’armes. Tous savoir à quoi l’autre est prêt, ce dont il est capable, et s’épauler au mieux. Ainsi, dans des escarmouches, nous aurons l’avantage. »

« C’est aussi pour cela que le recrutement est aussi consciencieux, aussi compliqué. Que nous devons à ce point faire attention. Chaque membre de l’Aile dispose de toutes les informations que nous possédons. Alors je dois être capable de placer une confiance aveugle en chacun d’entre eux. C’est un risque, peut-être. Mais sans ce risque, nous n’obtiendrons jamais ce qu’il nous faut pour faire réellement peur à l’Empire. »


Shura s’interrompit là-dessus. C’était un peu ironique. Les derniers qui avaient appliqués de tels principes n’étaient autre que la Lune Rouge. Une poignée de ninjas rebelles, qui ne s’aimaient pas mais étaient des frères d’armes qui se connaissaient bien. C’était la même idée. Raison de plus pour l’appliquer : n’avaient-ils pas gagné, à l’époque ? Même s’ils étaient parmi les individus les plus cruels que le monde ait connus … Ils étaient aussi parmi les plus puissants. Et ils avaient fait main basse sur les villages cachés de l’époque avec des effectifs moins importants que ceux de l’Aile. La tactique qu’ils avaient utilisée devait donc être fonctionnelle. C’était ce que se disait Shura, et pour le moment elle tenait le coup. Solidarité, escarmouches, terrorisme, désinformation, espionnage. Le mélange du tout faisait ses preuves.

Restait en suspens la question des deux recrues potentielles. Et du rôle de Jirobuu. Eh bien, c’était un entretien particulièrement long. Plus que celui d’Ichiko, en prévision, alors qu’elle avait posé pas mal de problèmes. Ichiko … Où était leur reptile préféré, à l’heure qu’il était ? Sans doute qu’elle avait retrouvé l’une de leurs cibles, justement. Shura espérait vraiment qu’elle s’en sortirait. Il détesterait avoir à enterrer une fille comme elle.

« Tu ne peux peut-être pas agir comme nous le faisons actuellement. Le terrorisme, tout ça, je sais que ce n’est pas ta partie. Mais je t’ai parlé d’escarmouche : nous en viendrons à cela très prochainement. Et tu as une chose très importante : tu es fort. Tu es costaud. Tu peux passer devant, amorcer l’attaque et encaisser la riposte. Alors si tu es bien entouré, tu seras à même d’infliger de lourds dommages en très peu de temps, et moi mis à part, nous manquons cruellement de force de frappe. Ton rôle lors de la dernière guerre est important, mais tes capacités le sont encore plus à mes yeux. En rôdant nos tactiques d’embuscade, nous pouvons mettre une personne en situation d’attaquer à fond avec une longueur d’avance. Et je suis sûr que tu saurais profiter de ce genre d’occasions. »

« Quant aux deux noms … Nous avons localisé ton ancien professeur, Kazuhiro Uchiwa. Je ne crois pas réellement qu’il sortira de sa retraite, mais je ne pense pas que ce serait une mauvaise chose d’essayer pour dire vrai. Qu’il sache au moins que nous existons. Il est sans doute surveillé par l’Empire, mais si tu obtiens de ce même Empire la mission de le recruter pour eux, tu trouveras peut-être le moyen de le recruter pour nous, en réalité. »

« Le deuxième nom est un dossier au moins aussi épineux. Plus imprévisible et difficile à localiser : Eihiko Tsubazame, l’Eclair Blanc. A ma connaissance tu es la dernière personne de Shousan vivante qui l’a connu. Je ne l’ai jamais connu, mais je me souviens de l’Eclair Noir. C’est peut-être le type le plus fort que j’ai rencontré dans ma vie et je ne mâche pas mes mots. Alors je ne sais pas quel tour il a utilisé pour le vaincre, mais quelqu’un comme lui serait salutaire pour notre cause. On a eu de la chance récemment : l’Empire a mis la main-dessus et a envoyé un Anbu pour le suivre, lui parler, et le tuer au besoin. De tous les Anbus, ils ont choisi la seule qui appartienne à l’Aile du phénix. Si elle revient en vie de cette confrontation, j’aurais peut-être des informations à te donner qui te permettrait d’avoir une idée de quoi lui dire ? »

« Je sais que je te demande déjà beaucoup, et tu risques d’avoir beaucoup de responsabilités au sein de l’Aile. C’est aussi une preuve de la confiance que je t’avance. »


Bon. Eh bien cette fois il lui avait plus ou moins tout dit. C’était le moment décisif de cette conversation : maintenant qu’il avait tous les éléments en mains, quelle serait la réaction de Jirobuu ?
Nukenin
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Jeu 9 Mar - 20:58
Shura avait l’air rassuré de me voir poser autant de questions. Enfin, c’est pas que ça me fasse quoi que ce soit de le mettre à l’aise, mais disons que c’est toujours plus constructif de parler avec quelqu’un qui se sent chez lui… Bien que, vu la gueule de la pièce, je doute fort qu’il ne se sente pas déjà dans son élément. 

**Ok… Donc, ça fait trois ans qu’ils m’observent et j’ai même pas été foutu de m’en rendre compte ?**

Il continue de parler de l’Aile. Apparemment, nous ne sommes qu’une petite dizaine, et si on compte que moins d’un quart de nos shinobis sont d’anciens Shousannais… Ca ne nous en fait donc que 2, et en me retirant… Il y a très peu de chances que cet unique Shousannais soit un ancien de la Meute. Pfouh ! J’ai trop réfléchi, j’ai bien mérité une récompense.

Instinctivement, et comme après chaque problème rondement résolu, je me sors l’un de mes légendaires paquets de chips faits maison. S’il y a bien un truc que j’ai appris à faire pendant la guerre, c’était bien de cuisiner de la bonne bouffe. Et par bonne, j’entends trop bonne. Tellement bonne que je ne regardais même plus mon interlocuteur, et de fait… Aucun moyen de savoir si lui-même en voulait ou pas.
Comme à chaque fois, la première bouchée me met en appétit de manière, comment dire… Non raisonnable. 

Toujours est-il que Shura continue de parler. Il parle beaucoup, pour un type qui n'a pas l'air très loquace aux premiers abords... Alors qu'il poursuit son discours, je remarque une amulette qu'il est en train de tripoter depuis quelques instants apparemment, et qu'il tripote de manière tellement naturelle que ça m'a semblé tout à fait logique qu'il fasse ça tout en me parlant.

**Le village t'as trahi ? Mais comment ? Enfin, je suppose que là on rentre dans le trop personnel et que de toutes façon, tu ne voudras pas m'en parler. Tu l'aurais déjà fait sinon.**

Même si il a tué sa propre soeur, il m'a l'air d'être quelqu'un de bien... Aussi bizarre que cela puisse paraître. Enfin, je suppose que nous ne sommes pas là pour se faire des amis, dans tous les cas. Nous sommes ici pour parler buisness ! Au fur et à mesure que nous avancions dans notre entretien, je me rendais compte que si j'avais voulu refuser, je ne serais sans doute pas sorti de cette pièce : les risques que l'Aile encourait en organisant cette entrevue étaient beaucoup trop gros si ils me laissaient filer sans avoir « prêté allégeance » au Phénix.

Il s'arrête un instant, m'a l'air pensif. Je sais pas trop ce qui lui passe par la tête, mais le silence n'a pas vraiment le temps de se faire sentir, j'ai le temps de respirer un peu avant qu'on rentre dans le vif du sujet. Certes, je suis fort, je peux encaisser les dégâts, je suis un bon – si pas le meilleur – shinobi de première ligne. Durant la guerre, j'étais toujours le premier à rentrer dans le tas, et le dernier à me barrer. Enfin, c'était sans doute le cas pour la plupart des Akimichi, et je me demande si Choji-sama était ce genre de ninja lui aussi, ou si son rang de Hokage l'obligeait en quelques sortes à réfléchir avant de foncer ? Enfin, je ne pus m'empêcher d'acquiescer le discours de Shura. Je ne suis pas vraiment du genre à me vanter, je ne suis pas fan des compliments, et les seuls que j'accepte sont ceux qui sortent de la bouche de Kazu-sempai ou encore d'Eihiko-kun, si on veut remonter plus loin.

Deux personnes dont je n'avais plus entendu parler depuis un petit bout de temps... Cinq ans en fait, pour être plus ou moins exact. A l'annonce de leurs noms, mes yeux s'écarquillent, je pense même que si on m'avait connu avant la guerre, on aurait pû apercevoir mon visage d'Akimichi innocent, prêt à bouffer tout ce qui lui passait sous le ventre.

**Kazuhiro Uchiwa, Kazu-sempai... Qu'est-ce que je vais bien pouvoir te dire, si on se revoit ? Et toi, Eihiko-kun, si on se rejoint, comment ça va se passer entre nous ? Après tout, tu as fui le combat après la bataille contre l'Eclair Noir et on a pris le relais peu de temps après. Vous deux, si je vous avais retrouvés plus tôt...**


Je souris comme un gosse, pendant quelques secondes, avant au final de me reprendre pour pouvoir clôturer l'entretien, de mon côté.

« Dis moi où se trouve Kazu-sempai, je peux partir sur le champ si il le faut ! »
Nukenin
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Ven 17 Mar - 19:32
Aucun grand discours n’aurait pu remplacer la réaction que venait d’avoir Jirobuu. Il n’y était pas allé par quatre chemins, et n’avait pas tergiversé en paroles inutiles. Il n’avait pas non plus demandé d’autres précisions, posé d’autres questions. Il avait compris ce qu’était l’Aile, l’avait accepté d’un simple signe de tête. Cela et son rôle.
Il était prêt à y aller. Entendre ces mots de la bouche de cet homme aurait presque fait frissonner Shura : il sentait que ce jour serait à marquer d’une pierre blanche dans l’histoire de l’Aile, et de leur rébellion. Son instinct n’était pas très aiguisé, mais il ne pouvait pas avoir tort sur ce coup-là. Quelqu’un de fort venait de les rejoindre. Et cette entrevue le confortait dans l’idée qu’il s’était forgé de l’Akimichi : il ne le voyait pas les trahir. Carrément pas.
Aussi, Shura se leva simplement, pour tendre une main solennelle à son nouveau frère d’arme.

« Très bien. Bienvenue dans l’Aile, Jirobuu. Je suis content de compter quelqu’un de ton acabit dans nos rangs. Et comme tu es prêt à l’action, je vais tout de suite t’informer des différents protocoles de partage d’informations et d’instructions dont nous disposons pour entrer en relation les uns avec les autres. »

Pas de serment, pas d’amulette de l’Aile ? Evidemment que non. Les marques distinctives et les sceaux étaient pires que tout, car si quelqu’un se faisait attraper, il enterrerait tout le mouvement avec lui. Et le serment entrait en contradiction avec leurs valeurs de solidarité les uns envers les autres. Être contraint détruisait la confiance mutuelle qu’ils s’efforçaient tous d’établir et de maintenir.

« Tu ne connaitras peut-être pas tous les membres de l’Aile avant la première réunion. Donc d’ici un mois je pense, je pourrais te présenter tout le monde. Un rassemblement de cette ampleur met plusieurs semaines à être mis en place en toute sécurité. Surtout que nos moyens en termes de locaux sont assez restreints. »

« Pour ce qui est de la communication, c’est le rôle d’Ao Shigetsu. Ao possède un poste dans l’Empire qui est très intéressant pour nous : en plus d’être Chuunin, il travaille dans l’administration en plein cœur de la capitale. Il voit pas mal de paperasses et de rapports, et les fait circuler à travers les différents services pour les trier efficacement. Il n’est pas censé les lire, mais il possède un don unique pour faire de faux tampons qui ressemblent en tout point aux originaux, ou ce genre de manipulation. Un héritage d’une vie de passeur ou quelque chose comme ça … En tous cas, il voit pas mal de choses, mais il a aussi le pouvoir de convoquer des ninjas pour remettre des ordres de mission de la part de leurs supérieurs, ou encore des rendez-vous divers et variés, octroyer ou retirer des primes sur salaire en fonction de leurs derniers exploits ou échecs … Bref, un fonctionnaire bien placé. Du coup, il peut aisément convoquer n’importe quel membre de l’ordre ou envoyer des missives par un accès sécurisé sans être soupçonné de quoi que ce soit. Si à l’avenir tu souhaites contacter n’importe quel membre de l’Aile pour un sujet qui touche à l’Aile, passe par lui. Systématiquement, je fais pareil, on ne peut pas se permettre d’exception. Si Ao se fait prendre un jour, et qu’il y a urgence ne passe surtout pas par moi en désespoir de cause. Dans ce cas-là, passe par Zamo. D’ailleurs tu devrais venir boire un verre ici de temps en temps. Avec des collègues qui ne sont pas de l’Aile c’est encore mieux. Si tu y vas souvent à l’avenir ça fera chuter les probabilités de soupçons. »

Tant de façons d’opérer tellement régler …

« Désolé pour tous ces protocoles mais on n’a pas trop le choix. Bien entendu, tu pourras t’exprimer sur eux au prochain rassemblement si tu veux. Comme on a tous un potentiel décisionnaire, on débat souvent d’idées que peuvent avoir les membres de l’organisation. Souvent, ça nous aide à avancer. »

« Quant à Kazuhiro … je vois bien que cette mission en particulier te tiens à cœur, aussi je ne vais rien te donner d’autre à faire pour le moment. Tu en as besoin, et j’aurais tort de tenter de t’en dissuader. Je dois rencontrer une autre recrue cet après-midi. Aussitôt après, je ferais passer à Ao le message qui dit que tu es prêt pour cette mission. Il trouvera bien un rouage à la disposition de l’Aile à actionner pour que l’Empire te donne la mission d’aller voir Kazuhiro. Mais tu devras le faire au nom de l’Empire et ne jamais mentionner l’Aile. Il est surveillé, c’est une info que je tiens de source sûre. Aucune de tes paroles ne doit te trahir aux oreilles ou aux yeux de ceux qui écouteront. Une fois qu’il sera dans l’Empire, ce sera un jeu d’enfant de l’amener ici pour que vous vous rencontriez dans un cadre plus intimiste. »

« Mais le recruter pour l’Empire … Même si ce n’est qu’en apparence, est-ce que tu penses que c’est une bonne idée ? Je ne le connais pas. Je le respecte, mais je ne connais que ses faits de guerre. Mon plan est ce qu’il est, mais je pense qu’à deux on pourra sans doute l’améliorer. »


Une preuve de confiance, et une main tendue. Voilà ce que venait d’offrir Shura à Jirobuu. Restait à voir ce qu’il pensait de tout ça maintenant …
Nukenin
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Mer 5 Avr - 21:22
L’entrevue était apparemment arrivée à sa fin : Shura se leva, et nous nous serrâmes la main aussitôt qu’il me la tendit. Bien que dans ma tête j’étais déjà membre, j’eus l’impression que par cet acte j’avais comme signé un accord tacite entre l’Aile et ma propre personne qui me faisait jurer fidélité au Phénix jusqu’à ce que mort s’en suive, ce qui de toute façon était déjà le cas, depuis toujours. Après tout, ne dit-on pas : « Les ennemis de mes ennemis sont mes amis ? » et puis, d’après le règlement d’ordre intérieur, il m’était difficile d’imaginer mon évolution sociale au sein de l’Aile autrement. J’y étais plus ou moins obligé de m’y faire au moins un ami.

Il était ensuite temps de passer aux règles de communications de l’Aile. Après tout, c’était un véritable groupe terroriste – pour certains, révolutionnaire pour d’autres – donc le but final était la chute de l’Empire… Et cela impliquait donc une bonne quantité de procédures à suivre pour la sécurité de tous ses membres. Et fort heureusement pour moi, ça nous dispense aussi de signe distinctif. Porter autre chose que le bandeau de Shousan sur moi est déjà un fardeau.

J’écoutais attentivement les directives de Shura. Peu de choses à retenir si ce n’est discrétion, boire des godets chez Zamo… Mouais. Cet endroit me plaît pas tant que ça, y’a pas beaucoup de bouffe dans le coin. Remarque, je peux toujours m’arranger avec pour pouvoir faire de la cuisine ici, ça expliquerait pourquoi je viendrais ici… Et ce serait plausible si un jour on apprend que j’avais une dette ici. Ca me couvrirait de tous les côtés, tout comme l’Aile.

Enfin, je m’étais perdu dans mes pensées et Shura avait déjà pas mal déblatéré, et avait mentionné la personne qui serait en charge de nous donner nos missions. Et pas que. A peu près tout ce qui se passait dans l’Aile passait par Ao, ou par Zamo. Bon à savoir dans tous les cas. De toute façon, si l’on venait à se parler directement, ce ne serait que pour l’Empire et pour rien d’autre. D’ailleurs, en dehors de ces murs, l’Aile ne se limite qu’à Ao, un point c’est tout.

Certes, comme Shura le disait, ça faisait beaucoup de protocoles, mais ils n’avaient pas le choix. La puissance de l’Empire était plus que non négligeable et nous étions tous deux extrêmement bien placés pour le savoir. Après, de là à proposer des idées… Si ça ne tenait qu’à moi, on sait tous très bien comment ça se serait terminé cette histoire.


« Bien évidemment, recruter Kazu-sempai au nom de l’Empire va être chose difficile : Je suis même presque persuadé que ce sera quasiment impossible, mais si nous n’essayons pas de le joindre, nous n’avons aucune chance. Ceci dit, si nous savons de source sûre qu’il est surveillé, je ne pense pas que nous aurons énormément de choix. »


J’inspirais de manière relativement violente alors qu’une idée me traversa l’esprit.

« … À moins qu’Ao n’ait les compétences pour faire en sorte que sa surveillance ne se suspende le temps que je le rencontre, sans que le tout ait l’air suspect ? Bon, comme tu peux le deviner, je ne suis pas du genre tête pensante, j’ai une idée mais ça s’arrête là. Je vous laisse faire le reste. »


Alors que je parlais, mon ton se calma de plus en plus ; impossible que Shura n’y ait pas pensé avant moi.

« Enfin après, si ça ne tenait qu’à moi, je me confronterai à ses surveillants, mais bien sûr… Il y a le risque de vous découvrir si ça passe, et le risque de perdre la possibilité de recruter Kazu-sempai définitivement si ça ne passe pas… »

« … Non, vraiment, je ne vois pas comment on pourrait approcher la chose autrement que comme tu me l’as suggéré. »
Nukenin
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Dim 14 Mai - 19:09
Shura est tout de même surprit de la scène qui se déroule, de la situation actuelle. Il ne se serait pas imaginé que l’un des héros de Shousan saurait lui pardonner, s’associer au mouvement qu’il avait lancé, et lui parler stratégie. Surtout aussi rapidement. Bien sûr, leur entente naissante reposait sur un intérêt commun et sur la logique. Mais les membres de l’autoproclamée Meute étaient, dans l’imaginaire collectif, des sanguins. Et le profil, tout comme l’apparence, de Jirobu, semblait indiquer quelqu’un de puissant et de belliqueux.
Mais il était réellement différent de celui qu’il avait affronté durant la guerre, ça ne faisait aucun doute. Les rapports à son sujet faisaient simplement état d’un guerrier à la force phénoménale. Mais celui qu’il avait devant lui faisait d’avantage pensé à quelqu’un ayant hérité du clan Akimichi : il était calme, serein presque. Sa logique était simple et claire, mais elle était celle de quelqu’un de posé qui gardait un regard pratique sur le monde. Malgré tout ce qu’il avait vécu il avait concerné une stabilité rassurante.

** On dirait que nous nous sommes trompés à son sujet. Il a bien sûr été affecté par la guerre, comme tous les shousanais. Mais il semblerait qu’il ait su conserver quelque chose de bien de lui-même. Ce n’est pas devenu qu’un baroudeur aigri. C’est même un guerrier accompli. Pas encore parfait, bien sûr, il a une bonne marge de progression. Mais justement, c’est ce qu’il y a de plus encourageant. **

Jirobu le ramena sur terre quelques instants. Est-ce qu’il existait un moyen de faire suspendre la surveillance rien que quelques instants ? Oui, c’était sans doute possible même sans faire appel à Ao, il existait plusieurs moyens pour leur donner quelques minutes, voire même une petite heure, d’intimité, pas de doute là-dessus.

« Ce ne serait pas judicieux, malheureusement. En fait, ce serait possible, mais si nous nous arrangeons pour que tu puisses le rencontre sans aucune surveillance et qu’il accepte soudainement de revenir sur les terres impériales … Enfin, ce serait cramé. Vous serez alors plus que jamais surveillé tous les deux, et on ne pourra plus vous contacter du tout. Enfin, c’est même possible qu’on essaie de pénétrer vos esprits à la moindre occasion afin d’y découvrir le contenu de votre conversation. Je sais quelques ficelles du contre-espionnage impérial. La section Enquête ne demande pas dans les situations extrêmes : pour nous débusquer, ils fouillent partout sans jamais rien demander à personne. Il y a bien trop de population pour eux évidemment. Mais si on leur donne des cibles évidentes, on est bons pour se faire débusquer. »

Non, il devait définitivement rencontrer Kazuhiro tout en étant espionné. Surveillé même. Le mieux ce serait qu’une équipe vienne avec lui sur place, en laquelle l’Empire aurait toute confiance si possible. Moins les soupçons sont gros sur les espions, moins leur rapport aura de chance d’être remis en question.
Il réfléchissait au problème en marmonnant à voix haute, observant pensivement le dragon qui s’enroulait autour de son bras.
Soudainement, ce fut comme un éclair. La lucidité.

« Attends. »

Un sourire un peu fou s’étira sur les lèvres du Jounin. Il vira au moqueur. Il se moquait de lui-même en réalité, de ne pas avoir songé à cela plus tôt.

« Non tu as bien fait d’insister un peu et de proposer cette idée. Je n’y ai pas pensé, mais il existe évidemment un moyen de le faire. Il faut juste que l’initiative de ce recrutement ne vienne pas de toi mais d’un ninja qui cherche à se faire bien voir et qui est bien gradé … mais pas forcément assez en lumière à son goût. »

Shura se frappe la poitrine du poing.

« Ce n’est pas vraiment mon cas, après tout j’ai renoncé moi-même à mes galons. Mais on a quelqu’un qui pourra me préparer à ce jeu d’acteur. Alors, je n’aurais plus qu’à soumettre un plan à mon supérieur direct. Je t’emmène avec moi, et je te laisse parler à Kazuhiro. Je donnerais quelques fausses pistes comme quoi je te pense membre de l’Aile du phénix, et j’en profiterais pour faire d’une pierre deux coups. Soit je t’innocente et on revient avec Kazuhiro, ou au moins en étant tranquillisés à ton sujet. Soit je t’attrape la main dans le sac en te laissant seul avec lui, et alors je t’élimine. Ou je vous élimine tous les deux. Si j’ai une petite escouade avec moi, c’est une mission que je pourrais faire, même si Kazuhiro reste un adversaire redoutable … Le scénario tient la route, je peux tenter ça. »

« Et du coup … Tu auras du temps pour lui parler sans te soucier des espions. Puisque je m’arrangerais pour que le seul espion ce soit moi. Alors, je pourrais facilement trafiquer le rapport. Le seul point faible de ce scénario, bien entendu, ce sont les éventuels capacités sensoriels ou psychiques des autres membres du groupe que choisira mon supérieur. Il faudra qu’on fasse un gros effort d’espionnage sur eux pour qu’on soit préparés tous les deux. »


« Ah et ça ne devrait pas être trop compliqué mais … Tu vas devoir être très froid à mon encontre devant le reste de l’équipe. La déférence minimum. Genre, le respect pour ne pas te mettre dans la merde. Mais clairement me faire comprendre, ou plutôt leur faire comprendre, que tu ne me portes pas dans ton cœur et que mon image te dégoûte. Plus tu es convaincant, moins les soupçons se portent sur moi. Et donc, plus j’aurais de chance d’être le seul espion de votre conversation. »

Shura écarte les bras en signe de soulagement, et pose un verre de cidre devant son invité. Enfin, plutôt devant son nouveau frère d’arme.

« Bon sang. Il aurait tellement plus simple de tout bêtement les éliminer, ces gêneurs. Mais ce scénario peut fonctionner, non ? »

Alors que Shura s’apprête à parler et à boire à ce plan merveilleux, un sceau sur le mur s’illumina et son air devint soudainement grave. Il se rapprocha à grands pas de la zone rougeoyante, et effectua quelques mudras, passant ses doigts sur certains contours. Une liasse de papier apparue sur le sol, et une feuille unique, juste à côté. D’un mouvement, il ramassa le tout et revint vers la table. En jetant un œil à la liasse, il sembla se détendre. Même s’il grimaçait, il était détendu. Il tendit le tas de paperasses à Jirobu.

« Des rapports sur des activités à Kui. Ca vient d’Ao. Enfin, pas tout à fait, mais disons que c’est lui qui transmet. Si tu les planques tu peux les garder pour les lire si tu veux. Tu es déjà allé à Kui ? C’est une ville banale en apparence, mais la mafia y est très influente. Et les combats en cage sont très populaires là-bas. Ces dernières années il y a une sorte de champion qui est né là-bas. Il se fait appeler le Dragon de Shousan. Apparemment il est du genre acrobatique. Je ne sais pas si c’est la bonne personne, mais ça vaudra peut-être la peine de vérifier à l’occasion. Et honnêtement, personne ne te surveillera si tu vas voir un combat clandestin. C’est un truc que partagent pas mal de mercenaires, et même des shinobis de tous les rangs … »

Tandis que Jirobu analysait l’information, Shura se plongea dans la lecture du second papier. La veine sur son front ressorti soudainement, sous l’effet de la colère. Son chakra bouillonnait. La colère chez Shura était un sentiment très physique. La tension dans la pièce changea du tout au tout. Elle devint étouffante de chaleur. Suffocante même.
Quand il eut achevé la lecture, il prit plusieurs secondes pour se contrôler, faire redescendre son chakra qui s’apprêtait à exploser.

« Quand tout semble aller pour le mieux, il y a toujours quelque chose qui vient nous barrer la route apparemment. »

« Ichiko Kaguya, l’Anbu chargée de ramener l’Eclair Blanc … Elle est morte. Elle avait pour instruction de le persuader par la force si nécessaire, mais aussi de lui parler de l’Aile du phénix. Donc il l’a tuée en sachant qui elle était, et son double jeu. Enfin, si c’est lui qui l’a tuée, mais vu la force d’Ichiko je vois mal qui d’autre aurait pu dans les environs d’un village de campagne. Et apparemment c’était une véritable boucherie. Elle a été, mot pour mot, éparpillée. »


Incroyable. Ce type était un héros presque légendaire à Shousan. Cette violence n’était même pas digne d’une bête : elle avait quelque chose de démoniaque. C’était quoi le problème au juste ?

« Je vais devoir y aller. Il faut que je vois Ao. Il faut que je lui parle de toute urgence. Je te tiens au courant dès que possible, pour la mission à Hoto. Ca peut prendre un peu de temps, si tu veux faire autre chose en attendant, n’hésite surtout pas. Savoir être patient, c’est un bon moyen de bien faire les choses. A plus, Jirobu. »

Shura fit disparaître les sceaux, avant de se tirer par la porte arrière, comme il était entré.
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