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Jeu 23 Fév - 21:58

Spoiler:
 

Ayant toujours su rebondir comme il le fallait Oma Ono a su se faire une place bien confortable dans ce nouveau monde. Officiellement la famille Ono est encore moins dans ses anciennes pratiques. Seuls quelques rumeurs sont encore persistantes à propos de cette famille. Colportées par d'ancien shousaniens.

Tout comme à Shousan la famille Ono est dans le commerce. Mais pas seulement, certains se sont vus plus ou moins dans l'obligation de rejoindre les rangs de l'armée. Oma voulait partir sur de nouvelles bases, que ce qui lui avait été reproché jadis ne lui arrive pas dans cette nouvelle vie. Il agissait bien plus discrètement qu'auparavant. D'où le choix de placer certains de ses enfants dans les rangs de shinobis. De cette façon il lui était bien plus simple d'agir avec un coup d'avance.

Aujourd'hui installée dans le quartier le plus luxueux de Shi no kuni la famille coule des jours heureux dans cette demeure certes un peu moins démesurée que leur ancienne mais tout de même à l'effigie de leur train de vie. L'immensité du domaine fait qu'il pourrait arriver de se balader dans les couloirs de celui-ci sans croiser âme qui vive.
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Sam 18 Mar - 15:43

Anbu de l'Empire

Je rentrais enfin à la maison après un long moment d’absence. Ca faisait du bien de se retrouver ici surtout après autant de temps. Comme toujours il est impossible de dire s'il y avait du monde dans notre demeure. Je n'ai jamais compris ce côté démesure chez papa. C'était limite encore pire ici, à Shousan on avait la plus belle des demeures. Ici pratiquement aussi mais ce n'était pas suffisant à ses yeux.

« Hey, il y a quelqu'un ? »

Mes mots résonnaient dans la maison. Aucune réponse mise à part d'un domestique qui m'indiquait que oui mais il ne savait pas exactement où. J'avais bien quelques idées d'où ils pouvaient se trouver, enfin juste pour certain. Mais j'avais quelque chose à faire avant. Posant mes affaires dans un coin du hall, ne gardant qu'un bouquet de fleur en main. Rituelle quand je revenais de mission. C'était pour le remercier de m'avoir ouvert les yeux, de m'avoir montré le véritable visage de père.

Je me rendais au fond d'un des nombreux jardins. Il n'y avait pratiquement jamais personne dans celui-ci. Juste parfois un domestique venant nettoyer les statues à l’effigie de Sham, le jardinier s'occuper des fleurs et l'un ou l'autre membre de la famille. Chose qui se faisait de plus en plus rare au fil du temps.

« Ca fait un bail hein Sham ? »

Je me sentais toujours un peu stupide à lui parler. Surtout qu'il n'y avait pas de corps ou plutôt quasiment rien, on n'avait jamasi retrouvé la totalité de celui-ci. Juste quelques bouts par-ci par là. Mais ça me faisait un bien fou. Je déposais le bouquet de fleur au pied de la statue. Il était le seul à savoir qu'elle était ma véritable place au sein de l'Empire. Qui l'aurait cru ... Moi un jour Anbu, alors que tout prédisait que je serais le bras droit d'Anako une fois que père aurait pris sa retraite. Même lui avait rejoins les rangs de l'Impératrice. Juunin ...

« C'est stupide hein ? A l'époque tout le monde se moquait de toi en disant que ce que tu faisais allé à l'encontre de la famille. Aujourd'hui on est encore trop peu à s'être rendu compte que c'était toi qui avait raison, j'essaye de les convaincre mais rien n'y fait. D'ailleurs Yuzu a été promue Chuunin mais comme tu sais elle est plus agent double qu'autre chose. Tu serais tellement fier en nous voyant aujourd'hui. Anako se plaît réellement dans son poste de Juunin, je n'ai que des bons échos de lui. Pour Yoshitoyo par contre c'est différent, il est plus le cul entre deux chaises. Et pour ma part je reviens à peine de mission. 'Fin tu dois t'en douter vu que c'est toujours à ce moment que je viens. »

Je marquais une pause. C'était pas simple de parler comme ça dans le vide. Je m'installais sur l'herbe. Confortable vu le peu de gens qui la foulait.

« J'aurais tant aimé avoir un véritable endroit où me recueillir et non une statue mégalomane que papa a fait tailler. Elle ne te plairait absolument pas à mon avis. C'est mieux que rien je suppose. Ho c'est vrai ! » un sourire s'était placardé sur mon visage « Tu devrais voir Hidona, il passe son temps à jouer aux shinobis avec Mayaru. Ca m'étonnerait pas qu'on le voit un jour intégrer l'académie. Ca serait vraiment chouette qu'il ne suive pas les traces de papa. En avoir un autre comme toi, qui s'est rendu compte tout seul le véritable chemin à suivre ... Ca en ferait un de plus. »

D'un revers de manche j'essuyais une larme qui s'était échappée.

« C'est malin. Je pleure maintenant ... Tu dois être habitué après tout, ça arrive à chaque fois. » je reniflais bruyamment « Tu peux rien me dire là-dessus. Tu le faisais souvent aussi. Je me demande bien quel poste tu aurais aujourd'hui ... Anbu comme moi ? Ou alors Juunin comme Anako ? Je te vois mal être sous un de ceux-là. Le premier des Onos a avoir éveiller le sharigan. Pas le seul maintenant ! Je l'ai aussi comme je te l'ai déjà dis et je le maîtrise plutôt bien. Faut dire qu'on m'a pas mal aidé. Papa aussi l'a. Il n'a pas encore été aussi loin que moi. D'ailleurs j'espère que ça n'arrivera jamais. »

Je sorti de mon sac une gourde pratiquement terminée, du soda à l'intérieur.

« La santé de maman ne s'améliore pas. Elle a beaucoup changé depuis ton départ. Comme tout le monde d'ailleurs, on ne le montre pas toujours mais on est plus les mêmes. Tu nous manques tellement. Surtout à maman. Ca me rend triste de la voir comme ça. Elle passe ses journées dans sa chambre et n'en sort pratiquement jamais. Je me souviens même pas l'avoir vu prendre un repas avec nous depuis ce jour là. »

« Changeons de sujet ! Tu n'es pas là pour entendre nos problèmes. J'ai pris un truc pour toi. » je fouillais une nouvelle fois dans mon sac sortant une bande-dessinée « J'ai eu du mal à le trouver ce numéro ! Je sais que tu les as déjà tous lu mais c'est l'un de ce que tu rachetais. On fait comme d'hab ? Je sais que c'est pas aussi fun qu'avec les images mais tu les vois peut-être d'où tu es ! »

Je m'installais contre le pied de la statue et commença la lecture. J'y mettais le plus d'intonation possible, des bruitages et autre. J'aimais bien ces moments, ça me donnait l'impression qu'il était encore là. Je posais la bande-dessinée à côté de moi une fois terminée.

Je sentais un présence, je n'étais plus seul apparemment. Le simple fait de relever la tête me relevait que j'avais raison. C'était Mayaru qui se derrière une fenêtre. Dans ses bras Hidona.

« Heureusement qu'elle est là pour un peu faire tourner cette maison de fou. » je me relevais « Bon Sham, je vais te laisser un peu en paix. »

Je fis signe à Mayaru lui indiquant que j'allais rentrer mais ça n'allait pas être pour l'immédiat.

« Je peux savoir ce que tu fais ici ? Je te signale que j'ai demandé quelques jours de congés. Ce n'est pas trop demandé après tant de missions non ? »

« Si seulement on pouvait prendre congé quand on le voulait. » Kakara, aucun doute, j'avais reconnu son chakra et son timbre de voix si spéciale, un peu rocailleux, très étrange pour une fille, un jutsu qui avait atteint ses cordes vocales si je ne me trompe pas « Mais je ne suis pas là pour te donner une mission. J'ai quelque chose qui devrait t'intéresser. »

M'intéresser ? Elle commençait à titiller ma curiosité. Je décochais un sourire à Mayaru afin de la rassurer, elle n'aimait pas beaucoup quand des shinobis de l'Empire venaient dans notre demeure même s'il s'agissait de ma copine. Après tout il y avait pas mal de chose à cacher en ces lieux. Elle ne cautionnait pas les actes de père mais bien l'argent qui entrait. Qui l'en blâmerait ? Même moi je trouvais ça plutôt confortable. Elle tourna les talons, s'enfonçant dans les couloirs, Hidona ne manqua pas de lancer un bref signe de la main, les yeux mi-clos. Une sieste ? Qu'est-ce que j'en ferais bien une moi aussi.

« De quoi s'agit-il Kakara ? »

J'avais pivoté vers elle. Ses yeux fixaient la statue à l'effigie de Sham.

« Vous n'avez pas lésiné sur la dessus. C'est ce fameux frère ? »

Je lui avais beaucoup parlé de Sham mais c'est vrai que c'était la première fois qu'elle voyait à quoi il pouvait ressembler. Jamais elle n'était venue ici, elle savait à quel point j'aimais être seul quand je parlais avec lui.

« C'est donc à ça que tu ressemblais quand tu étais plus jeune. Déjà très mignon à l'époque. » elle ponctua sa phrase d'un court baisé

« Je suppose que tu n'es pas venu ici pour simplement me parler de Sham. Surtout en ce lieu bien précis. Qu'est-ce qu'il se passe de si grave pour que tu viennes ici ? »

« Je crois qu'il vaut mieux que tu regardes par toi même. Ce dossier est très étrange, je ne sais pas ce qu'il vaut exactement. »

Elle me tendis le fameux dossier. J'avais du mal à voir où elle voulait en venir. Il y en avait à la pelle des dossiers étranges. Il ne me fallut pas bien longtemps pour comprendre où elle voulait en venir. Je restais bouche baie, les yeux écarquillés comme jamais.

« Qu'est-ce que ça veut dire ? »

Kakara ne me répondit pas comprenant que ce n'était pas réellement une question mais plus une façon de réagir à cette claque que je me prenais en pleine gueule. Je prenais la photo pour la regarder de plus près. C'était bien le visage de Sham que je voyais mais c'était tout bonnement impossible. Il n'avait pas vieillit d'un poil. C'était quoi cette mascarade ? Je parcourais rapidement du regard les différentes notes.

Citation :
Sham Ono a été trouvé par Eika Shirogane dans les ruines de Shousan ... Tout le temps accompagné d'un kyuochiose répondant au nom de Tak de la famille des renards ... Il semble avoir plus de capacité que ce qu'il veut bien faire croire ... Le juunin Gaden Uchiwa affirme avoir vu dans la mémoire de Sham le fait qu'il ait franchi le temps. Comment pouvoir croire à une telle histoire, comme Gaden l'affirme le sharigan peut voir la vérité mais il peut également être berner. Mais pour cela il faudrait que Sham soit d'une grande force mentale ...
... A démontrer déjà posséder des qualités de genin durant le test à l'académie (ancien genin de Shousan) :
- a fait barrage de son corps, blessure à l’appui, entre Eko Boro (autre enfant ayant participé à ce même examen) face à l'attaque du loup d'Hanaki (jeune Inuzuka, également présente).
-  Partage discret d'information.
- Révèle des pièges installés durant une des épreuves.
...

C'était tout bonnement impossible. Comment pouvaient-ils avoir un dossier sur Sham alors qu'il était mort ? Et cette photo ... Quelque chose clochait dessus. Ce n'était pas les yeux de mon frère. Pourquoi avait-il les mêmes que père ? Il avait les yeux marrons et non vairons.

« Ca ne peut pas être lui. C'est impossible Kakara. »

« Je ne dis pas que c'est lui. Je dis juste que c'est étrange qu'un dossier existe sur ce gamin. »

« Regarde, ici ils disent qu'il semble connaître le fuinjutsu. Pourtant Sham n'était qu'aux balbutiements. Et puis ici ce n'est pas Tak qu'ils décrivent. Tak avait le pelage blanc et qu'une seule queue. Regarde comme sur la statue. Cette description n'a rien à voir avec lui. »

« C'est toi qui l'a le mieux connu. C'est toi qui est le plus enclin à savoir si ça peut être lui ou non en voyant ce dossier. »

Ces paroles me firent mal. Elle se trompait.

« Comment veux-tu que je sache s'il s'agit réellement de Sham ? C'est impossible que ça soit lui ... Et non c'est pas moi qui le connaissait le mieux. » ma voix se brisait de plus en plus au fur et à mesure que je parlais. Et si c'était lui ?

« Qui alors ? »

« Malheureusement personne qui pourrait nous aider ... C'est l'Eclair Blanc qui l'a le mieux connu. Ils étaient meilleurs amis à l'époque ... Chose que je n'ai jamais été capable d'être avec Sham. »

« Quoi?! Sham était ami avec l'Eclair Blanc ? Celui-là même qui a tué l'Eclair Noir ? »

« Oui, avec Eihiko Tsubazame. Il venait souvent à la maison bien que papa n'aimait pas voir un étranger chez nous ... Bordel si je l'avais sous la main ! »

Katara ne semblait pas en revenir. C'est vrai que ça faisait pas mal des grand de ce monde qui tournant autour de ma famille. Entre l'un de mes oncles, mon père qui restait tout de même quelqu'un de très influant, Kaeda bien que nous n'avons jamais eu de réelle contacte avec elle, Shamen qui lui l'était de très loin ... Oui il y avait quand même pas mal de nom connu et reconnu.

« Si tu l'avais sous la main on l'aurait directement amené à l'Impératrice ! De là il aurait peut-être pu nous aider. »

Je reconnaissais bien là l'influence que l'Empire avait sur les natifs. Non, si je l'avais sous la main je l'aurais directement amené à ce gamin.

« Qui d'autre est au courant de ça ? »

« Pas mal de monde à mon avis. Il a quand même été trouvé par Eika, suivit déjà le teste d'entrer à l'académie et comme son dossier l'indique il est déjà passé à Shi no kuni. »

Ca aurait été plus simple si ce n'était pas le cas, s'il n'y avait eu qu'une poignet de personne au courant. Il fallait faire cependant avec. Je devais en avoir le coeur net au plus vite, savoir s'il s'agissait réellement de Sham ou non. Et si oui ... Que s'était-il réellement passé ? On avait des parties de son corps.

« Qu'est-ce que tu comptes faire Shûren ? »

« Mener mon enquête. Je veux en avoir le coeur net. »

Je pouvais pas croire qu'il s'agisse réellement de lui, ce qui impliquait qu'on se retrouvait face à un imposteur. Et dans ce cas je n'avais qu'un espoir pour lui ... Qu'il sache courir vite mais alors très vite parce qu'il était hors de question de laisser un tel acte impuni qu'importe les conséquences.
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Ven 2 Juin - 17:33
Ca faisait déjà un moment que j'étais là posté devant la propriété de la famille. Elle n'avait rien à voir avec l'ancienne, plus petite mais tout de même gigantesque. Devais-je m'annoncer à la grille comme tout le monde ? Non, c'était hors de question. Je préférais me faufiler comme un voleur. J'escaladais sans trop de difficulté la muraille cernant le domaine, plus là pour empêcher que le premier passant puisse voir ce qui se déroulait. Je n'eus aucune difficulté à contourner les gardes. Je me demande bien pourquoi père faisait appel à des personnes comme ça ? Déjà qu'à l'époque il était rare que les gardes de la maison me choppe à rentrer ou sortir en douce. Maintenant, bien qu'ils n'étaient plus les mêmes, était encore plus facile et pourtant je n'étais pas un expert dans le domaine.

Est-ce que Shûren avait déjà parlé de moi ? Je n'en savais rien. J'allumais une cigarette, Tak lui migra de ma tête jusqu'à mon épaule, la fumée le dérangeait, on s'était arrangé il y a bien longtemps pour que je souffle toujours la fumée à l'opposé de sa position.  Je ne fumais pas par plaisir, je fumais pour laisser du temps s'écouler. Je voulais gagner du temps, retarder le fait de pousser cette porte. En attendant de trouver le courage je scrutais la demeure tout en me concentrant. Je pouvais voir pas mal de source de chakra. Je fronçais des sourcils, il y en avait une dans le tas que je ne connaissais pas. Je reconnu celui de père, il était bien plus puissant que jamais. Celui de mère, elle ne bougeait pas d'un pouce. Je ne pouvais pas situer chacun d'eux de façon très précises mais suffisamment pour voir qu'elle restait au même endroit. Anako lui se trouvait plus au niveau du rez-de-chaussée, proche de Mihako je dirais, peut-être même en pleine discussion avec. Yuzu elle se trouvait plus loin à l'arrière de la maison accompagnée de Yoshitoyo. Nozomi était loin de tous. Matano accompagnait père. Mayaru, elle avait cette source que je ne connaissais pas, elle était minuscule mais existante, un Kyuochiose ? Bonne question. Kotoko et Ryôka toutes proches, au moins il y avait des choses qui ne changeaient pas. La source d'Asagorô et d'Odona semblait être en déplacement constant. Que pouvaient-ils bien faire ? Et enfin Shûren qui ne semblait pas être très loin. Il avançait même vers moi. M'avait-il repéré ? J'en doutais.

J’écrasais ma cigarette et pris une profonde inspiration. Il était temps de franchir cette maudite porte et de retrouver les miens.

« Courage, je suis sûr qu'ils seront heureux de te voir. Et Shûren sera là pour appuyer ton retour. Tout comme Anako. »

Je remplis une dernière fois mes poumons avant de faire un pas en arrière.

« Mais qu'est-ce que tu fais ? Sham ! »

Il avait raison il fallait que j'entre. Il me fallut quand même quelques secondes pour ouvrir la porte et encore plus pour la franchir. Comme je m'y attendais il n'y avait pas le moindre bruit qui arrivait jusqu'au hall. Sans réellement réfléchir je pris la direction de Shûren, lui aller pouvoir m'aider. Fort heureusement je le croisai avant de tomber sur quelqu'un d'autre de ma famille.

Shûren :« Sham ? Tu es déjà là ? Je croyais que tu me préviendrais avant ou que tu tiendrais Anako au courant. »

« Je sais, je préfère faire comme ça. C'est plus simple de le faire comme ça. 'Fin je crois, si c'est réellement simple. Non en faite, c'est juste que c'est ... Rha bordel je ne sais pas. » nous avions reparlé à plusieurs reprises à Taki, tout comme Anako, nous nous étions même retrouvé à trois. Shûren avait fini par accepté la réalité, le fait que j'étais bel et bien Sham.

Shûren :« Je comprend. Bon, avant tout chose je crois que tu devrais voir maman avant. Je te préviens ça risque de te choquer. »

« Comment ça ? »

Il garda le silence. Je ne fis que le suivre, lui demandant parfois un petit détour afin de ne pas encore croiser quelqu'un. Shûren me fit signe d'attendre à l'entrée d'une pièce. Ca m'inquiétait un peu, il prenait bien trop de pincette pour que tout se passe bien. Etait-elle malade ? J'espère que non, mais en tout cas ça expliquerait pourquoi elle n'avait pas bougé d'un poil depuis mon arrivée. Tak lui fuillait mon regard. Au bout d'une dizaine de minutes la porte finit par s'ouvrir.

Shûren :« Maman, voilà Sham. »

Shûren se décala pour nous laisser nous voir mutuellement. Nous étions aussi choqué l'un que l'autre. Ce n'était pas ma mère que je découvrais là, elle devait pas avoir plus de quarante-trois ans et pourtant elle en semblait tellement plus. Ses traits étaient tirés, des poches profondes sous ses yeux. Ses joues étaient creusée comme je ne l'avais jamais vu. Je pouvais bien la reconnaître mais à la voir j'avais plus l'impression d'avoir quitter les miens durant dix ans au lieu de cinq.

Namiko :« C'est réellement toi Sham ? Mais ... Comment je ne comprend pas. Il y a cinq ans ...  »

Je ne pu me retenir plus longtemps, des larmes me coulaient le long des joues. Je courrais sans m'en rendre réellement compte, Tak sauta au dernier moment sur le sol alors que moi je venais de décoller vers le lit. Atterrissant peut-être un peu brutalement sur ma mère.

« Au maman je suis tellement désolé. Je suis tellement désolé de ne pas avoir été là. »

Je savais que ce n'était pas de ma faute. Qu'un inconnu m'avait volé bien trop d'années. Je la serré contre moi. Il lui fallut quelques secondes pour que sa main se pose sur ma chevelure et qu'elle m'offre un baiser sur le front. Elle prit mon visage entre ses mains, elles étaient étrangement froides. Elle le repoussa un peu et plongea son regard dans le miens. Contrairement à chaque partie de son corps qui criait à la tristesse, ses yeux respiraient le bonheur, tout comme le sourire que l'on voyait sur son visage. Elle me fixa, j'avais l'impression qu'elle lisait en moi comme dans un livre ouvert, qu'elle plongeait au plus profond de moi.

Namiko :« Mais que t'est-il arrivé Sham ? Tu n'as pas changé d'un poil. Mise à part tes yeux. Ils n'ont plus rien à voir avec ton regard si pétillant. Et ces couleurs. »

« Je ne sais pas maman. »

Ce mensonge me fendit un peu plus le coeur, parmi mes larmes de bonheur quelques une de honte virent se faire une place. Elle jeta un regard à Tak, il me fut impossible de trouver une signification à celui-ci ... Quelque chose de bizarre se tramait ici.

Namiko :« Shûren, est-ce que tes frères et soeurs sont au courant ? » il fit non de la tête « Le sceau d’alerte que tu as placé dans notre ancienne demeure est également ici ? »

Elle reporta immédiatement son attention vers moi.

Namiko :« Je ne sais pas comment ça se fait que tu es toujours aussi jeune mais ces questions attendront avant d'avoir des réponses. On va profiter de cet instant comme il se doit. Le retour de Sham. Et dire que l'on te croyait tous mort. »

Ses joues s'humidifiaient comme les miennes. Du coin de l'oeil je pu voir Tak sourire et Shûren poser la main sur un sceau. Il ferma ensuite les portes en se tenant à l'extérieur de la pièce.

« Maman, il faudra que je te parle de quelque chose. Mais à condition que tu me promettes de ne rien dire. Je sais que ça peut te paraître bizarre comme demande mais c'est très important. Si j'ai bien compris Shêren vient de faire appel à tout le monde c'est ça ? » elle hocha simplement la tête « On n'a donc pas beaucoup de temps. Je ne te le dirais pas maintenant mais dès que je le pourrais je t'en ferais part. Retient juste que je ne suis pas aussi jeune que l'on pourrait le croire, je me suis juste redonner de la jeunesse. C'est une longue histoire qu'il vaut mieux attendre pour la conter.»

Namiko :« J'ai hâte d'entendre celle-ci. Mais n'assombrit pas ce moment mon coeur. » quelque chose était très bizarre dans ce tableau idyllique

Elle déposa un baiser sur mon front alors qu'une voix se fit entendre de derrière la porte.

Nozomi :« Qu'est-ce qui c'est passé Shûren ? Quelque chose est arrivé à maman ? »

Shûren :« Non absolument pas. Soit un peu patiente Nozomi. »

Yoshitoyo :« Shûren quel est ce chakra que je captes derrière cette porte ?! »

Shûren :« Attendez quelques instants ! »

Le brouhaha continuait alors que je cherchais à m'installer contre ma mère. Elle me reteint en chuchotant.

Namiko :« Aide moi à me lever plutôt. Je suis certaine que ça fera également très plaisir à tes frères et soeurs. Tout comme à ton père. » elle tourna son visage vers Tak « Je crois que toi aussi tu as pas mal de choses à m'expliquer Tak. »

Le nogitsune répondit d'un sourire alors que moi je l'aidais à se tenir debout. Elle avait beaucoup maigri, c'était encore plus flagrant maintenant que mon attention se portait sur d'autre endroit que son visage. L'un de ses bras maigre passa derrière ma nuque alors que je l'aidais en la maintenant au niveau de la taille.

Namiko :« Shûren, tu peux ouvrir. Je crois que tu ne pourras pas retenir encore très longtemps tout ce beau petit monde. Préparez-vous à la plus merveilleuse des surprises. »

Certains firent des commentaires sur le fait que maman parlait. Dans quel état s'était-elle retrouvée ? Je n'eus pas le temps d'y réfléchir que la porte s'ouvrit à la volée. Dans un premier temps personne ne parla. Je me sentais un peu con à sourire comme ça dans le vent, j'avais l'impression d'être fixé par un nombre de billes infinies. Ils avaient tous tant changé ... Je comprenais mieux d'où venait cette source de chakra inconnue. Apparemment nous étions un de plus.

Oma :« Qu'est-ce que veux dire cette mascarade ?! »

Père hurlait comme jamais je ne l'avais entendu. Il était rouge de rage. Je m'étais attendu à tout sauf à ça.

Oma :« Sortez tous d'ici ! J'aimerais m'expliquer avec cette chose qui veut se faire passer pour. » il n'eut pas le temps de terminer sa phrase que maman criait plus fort que lui ne le faisait

Namiko :« Toi tu vas sortir immédiatement de cette pièce ! Pour ne pas changer tu es encore une fois le poison de cette famille ! Fout moi le camp immédiatement.. Je ne veux plus te voir ! »

Il fut sous la surprise la plus totale. Ne sachant pas réellement quoi répondre. C'était la première fois que je voyais père perdre son autorité, surtout devant maman. Depuis quand les choses avaient-elles changé à ce point ? Apparemment maintenant, vu que tout le monde était sous le choque. Il tourna les talons, fou de rage, ne sachant pas quoi faire. J'étais attristé de la réaction de père mais en même temps si heureux de la voir prendre ma défense de la sorte. Elle l'avait déjà fait mais jamais avec tant d'assurance. Elle me décocha un large sourire.

Ryôka :«  C'est vraiment toi Sham ? »

Shûren :« Vous pouvez me croire sur parole. C'est réellement Sham, je m'en suis assuré moi-même. Ca fait quelques jours déjà que je suis au courant. Désolé de ne vous avoir rien dit. Je vais aller voir père. »

Anako :« Il en vas de même pour moi. »

« Oui c'est bien moi. Et Tak est là lui aussi. » mon ami leva un peu plus son museau pour montrer sa présence « Je ne sais pas le quel d'entre vous. »

Pas le temps de finir ma phrase que des bras m' encerclèrent déjà et mère également. Je pus entendre : « Un peu moins fort maman est pas au mieux de se forme. ». Ca me faisait un plaisir de fou de retrouver tout le monde, d'êtres parmi les miens. Certaines paires de bras manquaient déjà, comme celle de Matano, Kotoko aussi n'était pas là, Yoshitoyo manquait à l'appel lui aussi. Celle qui me fendit le plus le coeur était Mihako. Elle m'avait simplement toisée avant de suivre père en tournant tout simplement les talons. Mais le bonheur que m'apportait chacun des bras était suffisamment fort pour couvrir ça.

Mayaru :« Ecartez-vous un peu. Je crois que quelqu'un est à présenter ici ! » elle se fraya un chemin au milieu de tout le monde, portant un enfant en bas âge dans ses bras « Hidona, je te présente ton frère Sham. »

Elle me sourit, lui aussi avait les yeux vairons. Nous étions trois maintenant dans la famille.

« Salut Hidona ! » il ne répondit pas, cachant son visage dans les bras de notre soeur

Mayaru :« Tu fais encore ton timide. Ne t'en fais pas Sham, il finira bien par s'habituer maintenant que tu es revenu à la maison. » elle se tourna vers Odona, je remarquais seulement maintenant qu'il portait un cache oeil « Tiens prend le un peu s'il te plaît. » elle se dirigea ensuite vers mère qu'elle aida à s'installer dans son lit sans faire attention à ses remarques « Maman, tu es très faible pour l'instant. On est tous heureux que tu sois plus vive maintenant mais tu dois te reposer. » je fus surpris de la froideur de son ton tranchant avec la douceur des paroles même, quoi que l'on pouvait aussi sentir une pointe d'ironie « Allez sortez tous, tu le verras par après maman. »

Elle ne chercha pas à discuter, comprenant certainement ce que Mayaru tentait de réellement lui dire. Je sortais de la pièce à contre coeur non sans me retourner pour lancer un dernière regard vers maman qui souriait, il y avait tout de même une pointe de tristesse dans celui-ci. Cette famille avait bien changée.

Asagorô :« Je crois que tu vas nous devoir quelque explication Sham. J'ai toute confiance en Shûren et en Anako comme chacun d'entre nous ici. Mais un simple c'est Sham ne suffira pas. Regard tu fais pleurer pas mal de nos soeurs et pas qu'elles hein Odona ?! »

Son bras gauche m'épaulait alors que le droit frappait gentiment les cotes de son jumeaux. En effet, il avait les larmes aux yeux ou plutôt à l'oeil. Tout le monde allait de son petit mot alors que nous nous rendions vers la cuisine. Certains avec humour, d'autre de la joie mais toujours avec beaucoup d'émotion. Ils ne manquèrent pas de m'arracher quelques larmes.

Nous étions tous installé dans la cuisine, Mayaru s'apprêtait aux fourneaux avec l'aide de Nozomi d'Asagorô et d'Anako.

Anako :« Sans vouloir briser ce petit moment familial j'ai une question qui me brûle les lèvres. Comme tout le monde ici à mon avis. » sans détourner son attention des légumes qu'il coupait « Qu'est-ce qu'il t'est arrivé. Ne m'en veut pas pour cette question mais nous n'allons pas pouvoir aller bien loin sans réponse. »

Je jetais un oeil à Tak qui n'avait pas dit mot depuis un bon moment.

« Je suis désolé mais je ne sais vraiment pas. Comme je l'ai expliqué en arrivant à l'Empire je me suis réveillé non loin des ruines de Shousan il y quelques jours. Je me souviens juste d'être tombé sur des gens pendant une mission que je faisais pour père. »

Un silence s'ensuivit entrecoupé uniquement par le bruit des couteaux. Le regard de Shûren noircit un peu

Yuzu :« On s'en contera pour l'instant Sham. Mais soi sûr d'une chose, certain d'entre nous mènerons une enquête. » des paroles dures mais tout de même suivie d'un sourire « D'ailleurs apparemment certains étaient déjà au courant. »

Mihako :« Si ce que tu dis est vrai ''Sham'', je doute que même Yoshitoyo ne puisse repérer ton chakra. Je l'ai entendu comme tout le monde, il n'a vu que celui de Tak et non le tien. Si c'est bien Tak et que tu es bien Sham bien sûr. » elle me donna un coup d'épaule en passant

Anako :« Tu n'as pas à être autant sur la défensive Mihako. »

Mihako :« Ha bon ? Personnellement je trouve que vous devriez l'être bien plus ! Le pseudo retour d'un mort est quelque chose de suffisamment unique pour l'être. Surtout quand il ne semble pas avoir pris une ride mais avoir gagner énormément en force. » elle attrapa mes mains et les retourna, Tak grogna directement « Et ça c'est dans les cordes de notre Sham peut-être ? C'est quoi c'est bande sur tes bras ? »

Je tentais de me défaire de l'emprise de ma soeur sans grand effet. Sa poigne était douloureuse.

« Lâche le immédiatement ! »

Mihako :« Sinon quoi petit rat ? »

« Ne parle pas comme ça à Tak ! »

Anako :« Tu ne l'as pas entendu Mihako ? Sham te demande de le lâcher. Je suis d'accord c'est très étrange mais je t'assure que tu peux nous croire ! Contrairement à père ! »

Mihako :« Les jolis traîtres familiaux. » cracha-t-elle en me libérant, elle tourna immédiatement les talons et quitta la pièce non sans prendre quelque chose à manger « On en avait qu'un à la base et maintenant on en a trois. Géniale ! »

Bien au moins j'étais fixé sur un point maintenant. Apparemment les tensions étaient devenue palpable. Dommage, ils s'entendaient si bien avant.

Odona :« Désolé Sham et Tak. Vous connaissez son caractère. Disons juste que ça c'est pas mal empiré sur le temps ... »

« C'est pas grave je comprend, je serais aussi méfiant dans ce cas. »

La discussion prit une tournure beaucoup plus légère. Je trouvais ça un peu bizarre, j'avais l'impression de ne jamais les avoir quitté et apparemment pour eux c'était la même chose. Enfin, en creusant un peu on pouvait sentir de la distance.

Rapidement les rires emplirent la cuisine, la joie également. Pourtant derrière chacun de ses frères et soeurs se cachait tout de même un petit doute. Pour certain plus gros que pour d'autre. Ca ne faisait pas l'ombre d'un pli qu'une fois les retrouvailles passée le doute deviendrait de plus en plus grand.
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Ven 2 Juin - 17:48
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Sam 3 Juin - 12:19
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Déjà une petite semaine que j'avais retrouvé ma famille. Cette semaine fut très chargée. Entre ceux qui voulaient passer la plupart de leur temps avec moi. J'allais pas les blâmer après tout, moi ça me faisait très plaisir aussi. Ca me donnait le sourire de passer du temps avec les miens. Malheureusement certains gardaient toujours leurs distances allant même jusqu'à m'éviter. Celui que je voyais le moins était mon père, juste lors des repas et encore pas tout le temps. Ma mère quand à elle reprenait des forces au fur et à mesuree. Elle passait pratiquement toutes ses journées en ma compagnie, même quand j'allais au palais, quand nous n'étions pas à l'extérieur à profiter du soleil je l’accompagnais dans sa chambre afin qu'elle puisse tout de même se reposer. Ils avaient été déçu d'apprendre que je n'habiterais pas dans la maison, toute façon père l'avait refusé. Maman avait tenté de le faire changé d'avis mais c'est moi qui l'avait dissuadée.

Asagorô m'avait traîné dans pas mal de magasin afin de refaire ma garde-robe, c'est vrai que j'en avais clairement besoin. Ca allait me changer de ces quelques vêtements que l'Empire avait mis à ma disposition. Au frais de la famille bien sûr, je n'avais pas à sortir un seul sous de ma poche. Ca faisait du bien de retrouver enfin le plaisir du luxe. Mais surtout le confort familiale. Et enfin une coiffure plus que potable !

Je profitais pour l'instant d'un peu de temps seul, enfin accompagné de Tak bien sûr mais de personne d'autre. Je me trouvais dans le jardin où se trouvait la statue qui avait été érigée à ma mémoire. Maintenant que j'étais revenu il n'y en avait plus besoin, nous l'avions pratiquement tous détruit, chacun son tour jusqu'à ce qu'elle s’effondre sur elle même. Il ne restait plus que le socle avec une partie de mes pieds. Même l'épitaphe avait été endommagée. Ca m'avait fait bizarre de détruire quelque chose à mon effigie et celle de Tak mais je dois dire que j'avais trouvé ce moment bien amusant.

Il faisait plutôt bon, bien qu'il était encore tôt, le soleil venait à peine de se lever. J'avais écourté ma nuit en me disant qu'à cette heure-ci j'aurais du temps pour moi sans être dérangé par une personne de ma famille. Tak lui était lové sur mes genoux, il s'était déjà rendormi. Je portais mes mains au niveau de mon torse, écartant le t-shirt en faisant gaffe de ne pas déformer l'encolure de celui-ci. Après tout il était neuf !

Autre lieu, -18 chakra


J'activais le sceau qui se trouvais au niveau de mon torse et un livre en sorti. Un cadeau qu'Edeno, l'homme qui s'était occupé de nous durant notre incarcération, m'avait fait. C'était un vieil ouvrage qui avait été lu, lu et relu à de nombreuses reprises. Edeno le connaissait par coeur, pratiquement à la virgule prêt. Je n'en étais pas très loin moi non plus. Pourquoi le garder dans un sceau au lieu de l'avoir sur moi ? Je doute que l'Empire vénérant les Cinq apprécie que l'on se penche sur une autre religion. J'avais bien lu une partie de l'ouvrage qui leur servait comme base mais je ne m'étais jamais retrouvé dans cette façon de penser. Au début dans la croyance des Bijuus fondateurs non plus mais c'est à force de discuter avec Edeno que j'avais fini par en quelque sorte ouvrir les yeux. Je trouvais en cette religion une façon de voir le monde qui me plaisait. Les Bijuus n'étaient pas vu comme des monstres et encore moins comme des armes comme beaucoup les voyaient mais comme des créatures fondatrices de ce monde. Ayant modelé celui-ci à l'aide de leur pouvoir, chacun s'occupant de choses biens distinctes. Je retrouvais un peu cette façon de voir dans ma relation avec Tak. Pratiquement tous les shinobis voyaient en leurs Kyuochioses une aide au combat alors que moi je voyais en eux des amis. Et dire que certain les utilisaient pratiquement en tant que chaire à canon. Je n'arrivais pas à comprendre comment on pouvait les voir de cette façon.

Bien que connaissant l'ouvrage religieux pratiquement par coeur j'aimais tout de même avoir ses textes sous les yeux. Ils m'aidaient à mieux me concentrer quand je me penchais sur mes recherches sur celui-ci. Car contrairement à bon nombres de religions celle-ci était palpable. Les Bijuus existaient, enfin d'après les légendes. Ca faisait bien longtemps que nous n'avions pas entendu parlé d'un Jinchuuriki ou même simplement d'un Bijuu. Comme s'ils avaient disparu de la Terre. J'avais eu de longue discussion avec Edeno à propos de la possibilité qu'ils ne soient qu'une légende. Mais d'après lui, et il m'avait convaincu, c'était tout bonnement impossible qu'ils ne soient que poudre aux yeux.

Je m'allumais une clope en posant le livre à côté de moi. Avant de me mettre une énième fois à mes recherches je voulais prendre d'abord un peu de temps juste pour moi. Juste à regarder les nuages et profiter de ce moment de tranquillité.

Je ne pu tout de même pas m'empêcher de penser à cette religion. J'aimais beaucoup la façon d'on elle était contée et ce qu'il en ressortait. Elle n'avait rien à voir avec celle qui partait à la base de Shinju, le Dieu-arbre. Je trouvais en celle-ci plus un conte qu'autre chose. Oui absolument rien à voir avec le Shinju, enfin si il y avait quelques ressemblances mais ça s'arrêtait là. Déjà ce n'était pas un arbre qui était à la base de la création de notre monde mais bel et bien les Bijuus.

Je fumais tranquillement en buvant la tasse de chocolat chaud que je m'étais fait avant de me rendre dans ce jardin. Tak ronflait doucement, ça lui arrivait de temps à autre. Un fois la dernière bouffée tirée j’écrasais le mégot sur la pierre avant de l'envoyer au loin. Je reprenais le livre qu'Edeno m'avait offert. Seul souvenir que j'avais de lui. La couverture était magnifique, bien que son cuir était lustré par le temps et les heures de lectures. Les coins étaient renforcé de métal afin d'assurer une plus longue vie à celui-ci. La couverture ne comprenait qu'une seule décoration gaufrée dans le cuire. Neuf queue à la forme différente, chacune représentant l'un des Bijuus, autour d'un ovale centrale. L'ancien propriétaire m'avait expliqué que quand il était plus jeune celles-ci étaient colorée mais qu'au fait de ses lectures les pigments avaient disparut pour ne laisser plus que le cuir.

Je m'installais confortablement tout en faisant attention à ne pas réveiller Tak. Une fois dans une position qui me convenait j'ouvris le livre tout en prenant une gorgée de mon chocolat.

Depuis quelques temps je m'intéressais au plausible emplacement des Bijuus. C'était quelques choses de très difficiles à savoir. Cet ouvrage reprenait bien le parcourt de ceux-ci mais une fois que l'Homme sceller un des Bijuus dans un objet il était pratiquement impossible de savoir où il se trouvait. Et bien sûr dans l'ouvrage il y avait pas mal de chose annotée, par moi ou même par Edeno.

Les Bijuus étaient classée par nombre de queues mais ce n'était pas ça qui faisait leur importance dans le panthéon.

Tout ce que je savais pour l'instant était qu'Ichibi avait apparemment été vaincu à une époque par un groupe de shinobis à la force incroyable. En même temps pour venir à bout d'un dieu il faut au moins ça. Il avait totalement disparu de la circulation comme le relate ce livre mais serait réapparu il y a de ça quelques siècles. Il y avait bien des témoignages disant qu'ils auraient vu le Bijuu dans le désert du Cagnard. S'il était en liberté il devait très certainement se trouver encore dans celui-ci. Mais était-il réellement revenu à la vie ? D'après l'histoire oui car les tempêtes dans le désert s'étaient calmée. Il y a bien longtemps il était pratiquement impossible de se déplacer dans celui-ci tellement l’absence de la divinité avait modifié la météo locale, provoquant très souvent des tempête incroyable. Si c'était vrai que Le Cagnard avait vécu une telle chose durant des siècles et plus maintenant, c'était là bien la preuve qu'Ichibi se trouvait à nouveau en ce lieu.

Nibi, sûrement dans les mains de l'Empire aujourd'hui. Bien qu'il n'y avait aucune certitude sur le fait que Shousan avait mis le grappin dessus après la destruction de Konoha. Je n'avais trouvé que très peu d'information sur ce dernier village. Il allait falloir que je fasse pas mal de recherche à son propos car Nibi n'était pas le seul Bijuu en la possession de ce village éteint. Si l'on compte que Shousan a récupéré le bocal contenant Nekomota je pouvais aisément croire qu'il était en la possession de l'Empire. Si jamais Shousan n'avait pas mis la main sur ce bocal, chose qui serait bien étrange vu qu'il a été fondé en unifiant Suna et Konoha. Mais en pensant qu'ils n'avaient jamais mi la main dessus, le bocal pouvait se trouver n'importe où dans le monde. J'avais bien chercher dans pas mal d'ouvrage durant mon incarcération mais je n'avais rien trouvé mise à part des textes qui n'étaient malheureusement pas fondé.

Pour ce qui était de Sanbi ... Autant dire que là j'allais avoir un mal de chien à le localiser. D'après le livre il aurait été capturé par le village de Kiri, village ayant existé à la même époque que Konoha et Suna. Autant dire que ça remontait à une éternité. Aujourd'hui très certainement en la possession de Yuki. Je doute qu'il soit en liberté, il aurait été vu dans les océans. Bordel, maintenant qu'il était impossible de ce rendre dans ce village comme pouvais-je enquêter ?

Yonbi, encore un où il y avait très peu d'information mais qui menait bien plus facilement à une plausible localisation. L'un des clans l'avait affronté à l'époque des Clans, maintenant il fallait savoir le quel. Mais vu qu'on entendit plus parler de lui par la suite il devait très certainement toujours se trouver en les mains de ces gens. Mais bon, comment savoir, ça remonté à tellement longtemps.

Gobi. Encore un qui était privé de liberté depuis pas mal de temps. A croire qu'ils avaient pratiquement tous été mis sous clés à la même époque. Il avait été en la possession de Suna ou plutôt d'un homme qui l'avait affronté en duel et était sorti victorieux de cet affrontement. Maintenant savoir où il se trouvait été une tout autre chose. Peut-être dans les ruines de Suna ? Si c'était le cas il y avait très peu de chance qu'il se trouve encore à cet endroit avec tous ces pillards. S'il se trouvait dans un objet il pouvait très bien se trouver dans n'importe quel grenier de ce monde, dans une brocante ou alors sous très haute surveillance. Encore un où j'allais chier pour le localiser.

Rokubi, comme son élément l'indique elle se trouve très certainement dans le pays de la Foudre. Maintenant à savoir où est une toute autre histoire. Ce n'est pas l'endroit le plus communicatif en temps normal, 'fin je crois. Autant dire que sur un tel sujet ils étaient très certainement muet comme une tombe.

Shichibi avait connu le même sort qu'Ichibi plus ou moins à la même époque. Mais n'a redonné signe de vie que bien après ce dernier. Après tout il est d'un tempérament fuyard et trompeur. Il est possible que n'importe qui l'ai rencontré sous les traits d'un tout autre animal. C'est celui qui a le plus de chance d'être encore en liberté de par sa nature méfiante.

Hachibi. Le pire de tous, aucune information sur lui, rien du tout. Enfin, sur le sujet de la localisation, car j'avais sous les yeux toutes une flopée de fait sur lui. Que ça aille sur comment il est en temps normal à sa puissance et son rôle dans le panthéon. De ce qu'enseignait cet ouvrage il était d'une nature à encore s'entendre avec l'humain comparé à tous les autres Bijuus. 'Fin y avait aussi Sanbi mais pour une tout autre raison lui, Hachibi lui gardait conscience de ce qu'il était contrairement au dieu tortue. Mais mise à part ce genre de petite connaissances sur lui, le livre n'apportait aucune information sur un emplacement plausible. Même pas une note. Simplement que ça fait longtemps que l'on a pas entendu parler de lui, et quand je dis longtemps ça l'est aussi sur l'histoire humaine, du coup il devrait être sceller quelque part mais où ...

Le plus puissant de tous mais surtout celui qui en veut le plus à l'homme. Kyûbi, je ne peux m'empêcher de me sentir proche de celui-ci. 'Fin proche est un grand mot. C'est juste qu'il est un Kitsune. En lisant les premières lignes sur cette divinité je ne peux m'empêcher de jeter un coup d'oeil à Tak et penser à mes amis. Je n'avais jamais parlé avec Shian de Kyûbi. Pourquoi ? Je ne sais pas exactement. Pourtant, dans mon entourage, c'était la personne la plus enclin à connaître des choses sur celui-ci. Peut-être l'avait-elle peut-être connu. D'accord elle n'avait pas le même statut de divinité mais restait apparemment de même nature raciale. Mais le plus étrange c'est que par rapport à mes connaissances sur les Kitsunes, normalement vu sa façon d'agir et d'être il ne devrait plus en être un mais devenir un Nogitsune. Il agissait plus comme un Yokaï de ce type. Son statut de divinité le protégeait-il de cette mutation ? J'en savais foutrement rien, et comme beaucoup Kyûbi avait été sceller il y a belle lurette par un des fondateurs du village de Konoha. Pour ce qui était de son emplacement ... Simplement quelque part dans le monde. Plus ces divinités étaient puissantes moins il y avait d'information sur l'emplacement où ils pouvaient se trouver.

Si jamais je voulais un jour voir mon rêve de rencontrer chacune de ces divinités ... J'allais avoir besoin de plus d'une vie pour ne serais-ce que localiser avec certitude une de ces créatures. Je refermais le livre, me plongeant dans mes pensées. Rêvant de ces fameuses rencontre. Si jamais un jour j'y arrivais ... Je savais que le contact serait bien difficile. Peut-être pas avec tous mais avec la plupart bien. Un refus de discussion serait le moins dangereux mais le plus frustrant. Je buvais une nouvelle gorgée de mon chocolat, posant mon regard sur Tak qui dormait toujours.  

J'étais à nouveau clope au bec. Mon ventre gargouilla, signe que j'avais de nouveau faim. Malheureusement je ne pouvais pas me déplacer sans déranger Tak, il allait falloir que j'attende un peu pour prendre mon petit déjeuner. Je baillais aussi, j'avais bien dormi mais me réveiller si tôt ... Je n'avais pas à me plaindre, c'est moi qui l'avais choisi après tout. Je replongeais mon attention dans l'ouvrage, lisant les premières pages.

Le commencement a écrit:

Alors que Onogoro était encore dans sa tendre jeunesse, neuf créatures virent le jour.

Kokuô fut le premier à voir le jour, dieu des éléments il déchaîna ses pouvoirs afin de modelé le monde qui l'accueillait. De la première de ses queue il créa le vent qui se déchaîna dans ce monde. Malheureusement rien n'était là pour l'arrêter, les courants prenaient en puissance au fur et à mesure du temps. Afin de palier à ce problème de la deuxième de ses queues il modifia le sol, parfois élevant celui-ci vers le ciel afin de créer les montagnes qui seraient là pour briser sa première création. Parfois l'enfonçant vers le centre afin de créer les crevasses de toutes tailles qui lui permettaient de diviser le vent dans le simple but de diminuer sa puissance. Garder le vent en captivité se releva rapidement ne pas être une bonne idée. Kokuô revenait à son premier problème, il prenait bien trop de puissance dans un endroit pratiquement clos. Encore une fois pour palier à ce problème, il immergea les crevasses à l'aide de la troisième de ses queues créant de cette façon les océans. Avec le temps la vie allait pouvoir s'installer dans ce monde. La puissance du vent posait encore des problèmes par moment, détruisant les montagnes qu'il avait crée par son simple contact. Kokuô ne pouvait pas se permettre de passer son temps à refaire lever la terre, il devait trouver une solution pour que le monde s'en charge tout seul. C'est pour cette raison qu'il utilisa la quatrième de ses queues créant de cette façon le feu. Celui-ci allait pouvoir maintenir une température idéale sur le monde mais surtout se frayer une place dans les entrailles de ce monde. Créant au fil du temps les volcans, offrant au monde la capacité de créer lui-même des montagnes. Laissant Kokuô se reposer. Lui qui avait usé de tant d’énergie pour modeler ce monde qui l'avait appelé. Pourtant il manquait encore quelque chose en ce monde. L'eau était belle mais elle restait tout de même au même endroit, la divinité se devait de trouver une solution si jamais elle désirait que la vie puisse voir le jour. Il agita la derrière de ses queues vers le ciel créant de cette façon la foudre. Ils n'étaient pas présent en permanence comme les autres éléments. La foudre, elle ne se dévoilait que quand la terre se desséchait. Kokuô était venu à bout de sa création, Kokuô était venu à bout de ses forces, Kokuô trouva une antre, antre dans la quel il se lova.

Les siècles passèrent pour que la vie viennent au jour. Avec elle Onogoro comprit qu'il se devait de faire appel encore une fois à une nouvelle divinité. Il ne pouvait laisser la vie se déployer comme elle le désirait. Si jamais elle n'était pas stoppée, il perdrait tout contrôle sur celle-ci. Matabi, également connu sous le nom de Nekomota, vu le jour. Sa mission consistait à veiller à ce que la vie ne prennent pas trop de place dans ce monde. Sa mission est tout aussi importante que celle de Kokuô mais à la différence de celui-ci la sienne était bien plus constante. Si le dieu des éléments se devait de sortir de sa léthargie afin d'apporter détail à sa création il pouvait tout de même retourner dans son antre. Matabi lui ne connu pas ce plaisir, la vie n'attendait pas. Il se devait de garder un oeil sur celle-ci, créant de cette façon la mort. Il permit à celle-ci de pouvoir s'étendre à sa guise tout en veillant à ce qu'elle ne s'impose pas en maître.

Les siècles passèrent, la force de Kokuô diminuait au fil de ses réveils. Ses léthargies ne lui permettaient pas de récupérer l'énergie qu'il avait dépensé à sa création. La divinité peinait à garder le visage qu'il avait offert à Onogoro. Le monde se devait de réagir, laisser la divinité des éléments s’épuiser n'était pas une idée qu'il devait suivre. Il créa quatre nouvelles divinités qui se devaient de décharger Kokuô.
La première des nouvelles divinités fut Saiken, il avait pour mission de s'occuper du tonner et de ce qui en découlait. Apportant la pluie bien plus souvent qu'auparavant.
A partir de ce moment la vie fut plus vivace.
La deuxième des nouvelles divinités fut Isobu qui avec l'aide de Kokuô amena l'eau dans les terres. Le dieu des éléments creusé le sol alors qu'Isobu apportait l'eau.
A partir de ce moment la vie fut plus vivace.
La troisième des nouvelles divinités fut Kaku également connu sous le nom de Majina. Sa mission à lui était de veiller à ce que les montagnes soient toujours debout. Pour ça Onogoro lui offrit la capacité d'utiliser l'argile qu'il utilisa pour renforcer les création de Kokuô. Plus solide, il allait avoir plus de temps durant ses léthargies.
A partir de ce moment Kokuô récupéra plus de force.
La quatrième des nouvelles divinité fut Shukaku qui au lieu d'apporter son aide directe à Kokuô il lui permit de ne plus avoir à s'occuper d'une partie de Onogoro. Il recouvrit une partie du sud de sable. Chaque grain était plus de temps offert à Kokuô.
A partir de ce moment Kokuô récupéra plus de force.

Les siècles passèrent, une nouvelle forme de vie vu le jour. Une nouvelle vie qui apporta bien des changements.  Cette nouvelle forme n'avait aucune ressemblance avec aucune autre. Onogoro senti que cette nouvelle forme de vie avait une grand potentiel. Afin d'épauler celle-ci il créa une nouvelle divinité. Gyüki qui avait pour mission d'apprendre à cette nouvelle vie. Gyüki la nomma, Homme.

Les siècles passèrent, l'Homme se montra être un élève très prometteur. Beaucoup trop prometteur. L'Homme se mit à modeler lui même Onogoro, qui demanda à Gyüki de ne plus s'occuper de cette forme de vie. Dans une colère noire à la vue de ce que l'Homme lui faisait subir Onogoro créa deux nouvelles divinités.
Son Gokû qui offrit à la nature une capacité de se défendre de l'Homme. L'Homme n'était plus tout puissant face à elle.
Kurama qui lui avait pour simple mission la destruction. Si l'Homme allait trop loin, il se devait d'agir.

Eux neufs qui avaient eut une vie si plaisante jusqu'à l'arrivée de l'Homme se voyaient devoir agir de plus ou en plus souvent.
Kokuô se devait de revoir sa création en permanence.
Matabi croulait sous les morts.
Saiken voyait sa foudre capturée par l'homme.
Isobu voyait la faune de son royaume décimée.
Kaku voyait ses montagnes pillées de ses pierres et de son fer.
Shukaku se voyait être envahit par l'Homme.
Gyüki voyait son apprentissage détourné.
Son Gokû voyait ce qu'il avait offert à la nature se retourner contre elle.
Kurama n'en pouvait plus de ces affrontements.

Mais ce qui brisa définitivement l'entente entre l'Homme et les Bijuus fut cette nouvelle lubie que l'Homme eut. Les Dieux étaient puissant, il fallait cette puissance à l'Homme qui trouva finalement moyen de se l'approprier.

Je reposais le livre réfléchissant pour la millième fois à ce que ce premier chapitre voulait dire. J'étais croyant mais pas stupide, je savais que je ne devais pas prendre chaque mot pour ce qu'il était mais trouver ce que ce texte voulait dire à travers ces mots. Je doute que la Terre, que l'on nomme parfois Onogoro dans ce livre ai réellement créer les Bijuus. Il fallait voir Onogoro comme une entité et non comme la Terre. Mais pourquoi n’agissait-elle pas elle même ? J'en avais déjà pas mal discuté avec Tak et Edeno. Je ne croyais pas que Onogoro en tant que Terre ai crée les Bijuus. Le vieil homme n'était pas totalement d'accord avec nous, nous nous voyons Onogoro comme une force et non comme une entité à proprement parler. Quelque chose qui serait plus proche de la gravité que d'une divinité ayant comme capacité de penser. Une force agissant et non réfléchissant. Edeno lui le voyait plus comme une véritable divinité. Nous n'étions jamais tombé d'accord mais ça nous avez jamais empêcher de s'écouter. Penser à tout ça me rendait un peu nostalgique.

Si je voulais réellement rencontrer ces divinités je n'avais pas trop le choix que de m'infiltrer dans l'Empire. Il semblait qu'ils en avaient pas mal en leur possession, après tout les Bijuus que Konoha avait scellé avaient été en la possession de Shousan, peut-être même ceux d'on Suna avait mis la main dessus. Vu que l'Empire était venu à bout de ce village ne serait-il pas normal qu'ils aient peut-être Ichibi, Nibi, Gobi et Kyûbi ou tout du moins très certainement des informations dessus. Ca en faisait tout de même quatre sur neuf, enfin Ichibi avait toute les chances d'être libre. Sanbi lui devait être du côté de Yuki, aucune chance de pouvoir l'approcher pour l'instant. Yonbi, non plus. Rokubi, encore moins. Hachibi, il me faudrait fouiller le monde entier ... Ceux en la possession plausible de l'Empire m'étaient également hors de ma portée pour l'instant. Il ne me restait qu'une seule possibilité, Shichibi. Il avait beau être discret il ne restait pas moins une créature d'une taille gigantesque. Trouver des traces de lui devait être possible. Il fallait simplement maintenant trouver une solution pour me rendre dans le pays de la Terre sans éveiller les soupçons de qui que ce soit. Si on venait à apprendre que je désirais rencontrer ces créatures ... Ca ne fait aucun doute que ça me fermerait bien des portes.

Autre lieu, -45 chakra


Je rangeais l'ouvrage dans le sceau se trouvant au niveau de ma poitrine. J'allais devoir bientôt partir pour le pays de la Terre mais en attendant j'avais un petit déjeuner à prendre.

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Dim 2 Juil - 22:59
Le pire anniversaire de ma vie, encore pire que ceux que j'avais fêté dans la cave. L'ambiance était exécrable et en plus Tak n'était pas là. Mon père hurlait comme jamais. Ma mère répondait mais ils n'étaient pas les seuls, chacun y allait de son grain de sel. Seul Mayaru avait quitté la pièce avec Hidona dans ses bras. Elle voulait le protéger de ces cris et je la comprenais très bien. A vrai dire j'aurais moi aussi aimé ne pas me trouver ici, d'être à l'autre bout de la maison là où je n'entendrais rien.

Mihako :« Tu devrais avoir honte ! Qui c'est qui nous a abandonné durant cinq ans ? Qui c'est qui était comme morte ! Tu te rends pas compte de ça ou quoi ?! »

Odona :« Ne parle pas à maman comme ça Mihako ! T'es qu'une peste ! »

Yoshitoyo :« Ha bon pourquoi on pourrait pas lui dire la vérité ?! On en peut rien si elle a choisi d'abandonner tout le monde ! » mère s'était mise à pleurer

Namiko :« C'est pas ce que je voulais ... On en a déjà parlé ... »

Kotoko :« Ha navrée ! Je ne savais pas que parler de quelque chose l'effacé ! »

Shûren :« On ne peut pas changer ce qui a été fait ! Oui on a été abandonné mais elle est là maintenant ! »

Ryôka :« On peut pas passer une soirée tranquille ! Je vous signale qu'on est là pour l'anniversaire de Sham ! On est à peine à table que ça pété déjà ! »

Oma :« Sham est mort ! »

Namiko :« Oma ! »

Matano :« C'est qu'un imposteur rien de plus. Tu peux expliquer ce qui c'est passé à l'académie ? On t'a vu avec l'autre enfoiré à la con. »

Mes yeux fixaient mon assiette. Je me sentais mal, absolument pas à ma place c'était une horreur. Comment ma famille avait-elle fait pour se retrouver dans une telle situation ? Oui ce n'était pas parfait à Shousan mais au moins on pouvait tous parler ensemble, maintenant c'était juste devenu totalement impossible.

Mihako :« Alors tu réponds ou pas ?! »

« Vous me faites chier. » dis-je tout doucement

Yoshitoyo :« Si tu veux t'exprimer parle plus fort »

« Vos gueules ! Vous vous voyez pas ou quoi ? Comment vous avez fait pour devenir ce que vous êtes là ?! Vous êtes tous plus con les uns que les autres ! Qu'est-ce qu'on s'en fout de ce qui c'est passé avant. On est tous ensemble maintenant et vous ne trouvez rien de mieux que de vous engueuler. Et toi. » dis-je en me tournant vers mon père « Je suis pas mort ! Je suis vivant comme tout le monde ici. Je ne te demande pas de m'accepter, ça fait longtemps que je me suis fait à l'idée que t'es juste qu'un vieux connard incapable d'aimer, incapable de faire quoi que ce soit si ça concerne pas tes magouilles ! »

Le silence planait dans la pièce, mon père me foudroyait du regard. Je prenais de gros risque à agir comme ça, le mettre en colère n'était jamais une bonne idée.

Oma :« De quel droit tu penses qu'être ici te donner le droit de juger qui que ce soit ? Tu n'es pas un Ono, tu es rien du tout mise à part un imposteur. Tu veux une raison de me détester ? Parfait t'en aura une ! »

Ses yeux révélèrent le sharigan à trois virgules. Oui c'était réellement une mauvaise idée de l'énerver. En un instant une boule de feu quitta sa bouche dans ma direction, elle était énorme. Je reconnaissais là le Goukakyuu du clan. Elle léchait la table, brûlant sur son passage ce qui s'y trouvait. Ma mère hurla en voyant ça. Ni une ni deux je disparus me retrouvant dans le dos de mon père. La flamme s’écrasa contre un mur marquant celui-ci de suie.

Déplacement instantané -90 chakra
Désactive caché des regards
Active sceau de l'Empereur

« Je suis plus le gamin que j'étais. Tu ne me fais plus peur. »

Il fit volte face prêt à m'envoyer une nouvelle salve. Comme tout le monde il resta bouche bée. Autour de moi se trouvait un aura de chakra, le sceau de l'Empereur, sceau que Shura m'avait appris. C'était plus que pratique pour l'intimidation. Chez moi c'était le Fuuton qui donnait la coloris à celui-ci. Mais ce n'était pas tout, j'avais ôté le sceau qui cachait mon sharigan.

Oma :« Qu'est-ce que ça veut dire ?! »

Il était totalement perdu, étonné, il n'en revenait absolument pas.

« Ne crois pas impressionner avec tes yeux. »

Quelqu'un frappa à la porte de la salle à manger. La tension dans la pièce était plus palpable que jamais. Je retrouvais mon état normal avant que la porte ne s'ouvre.

Namiko :« Entrez. » l'une des servants entra dans la pièce

« Je suis navrée de vous déranger Oma-sama mais un groupe de personnes se trouvent à la porte. »

Oma :« Vous voyez bien que nous sommes en plein repas ! Dites leurs de repasser demain. Nous fêtons l'anniversaire de Sham aujourd'hui. »

Quel culot pensais-je !

« Je leurs ais déjà dis Oma-sama. Ils sont insistants et disent que c'est une affaire urgente. Ce sont des shinobis de l'Empire monsieur. »

Mihako :« Si c'est si urgent que ça faites les entrer Mikaria. Et préparer leurs du thé s'il vous plaît. »

Ma mère fut foudroyée du regard par mon père, elle se frotta les yeux afin de cacher le fait qu'elle venait de pleurer. Ses yeux n'étaient que légèrement rougit. Il ne fallut pas plus de quelques minutes pour que les shinobis arrivent dans la même pièce. Quand elle avait parlé d'un groupe je ne m'étais pas attendu à ça. Ils étaient une dizaine au moins. Il y avait même parmi eux des anbus, leurs masques ne trompaient pas. La femme à la tête du groupe se détacha de quelques pas.

« Bonsoir tout le monde, nous sommes navrés d'interrompre un repas de famille mais nous n'avons malheureusement pas le choix. Oma et Mihako Ono veuillez nous en excuser. »

Oma :« Arrêtez de tourner autour du pot ! Qu'est-ce que vous voulez ! » répondit-il sèchement, le regard de la jeune femme se fit plus dur

« Très bien. Nous ne sommes pas là pour vous Oma, nous sommes là pour votre fils Sham. »

Je mentirais de dire que je ne m'y attendait pas, avec ce qui s'était passé à l'académie j'étais même étonné que l'on ne m'ait pas encore interrogé. Hanaki et Shun eux l'avaient été immédiatement, après tout ils avaient participé à ce qui s'était déroulé.

« Que ce passe-t-il ? »

« Sham, tu es mis en état d'arrestation au nom de l'Impératrice. » ma mère manqua de s'étouffer « Tu es accusé de dissimulation et de mensonge envers l'Empire. Ainsi que de posséder des informations sur Eihiko Tsubazame. C'est les points les plus important. »

Shûren :« Qu'est-ce que ça veut dire Hïa ?! Comment ça se fait que je n'ai pas été mis au courant de ça !? »

« Tu as entendu comme tout le monde Shûren. Sham n'est pas celui qu'il laisse entendre et nous supposons très fortement qu'il a eu des contactes avec l'Eclair Blanc. Nous ne pouvons pas le laisser en liberté en attendant son procès. »

Namiko :« Son procès ? »

La voix de ma mère était pratiquement effacée, à vrai dire elle tournait même de l'oeil. Attrapée in-extrémiste par Mihako. Elle avait beau lui en vouloir elle ne pouvait pas aller à l'encontre de ses réflexes.

« Combien de temps ça va durer ? »

« Nous ne pouvons encore rien te dire là-dessus Sham. On te demande juste de nous suivre sans faire de grabuge. »

Mikaria revenait avec un plateau chargé de tasse, suivie d'un servant qui lui en tenait un autre dans le quel se trouvait la théière.

Oma :« Ce n'est pas la peine. Vous pouvez remballer tout ça dans la cuisine. Ils vont partir dans l'immédiat. »

« Navrée Oma, pas sans Sham. Nous avons des ordres. »

Oma :« Et moi je refuse que vous emportiez mon fils. Sortez de chez moi. »

« Comme je vous le disais, on ne partira pas sans Sham. Sham veux-tu bien venir avec nous ? »

Je n'avais pas réellement le choix, ils étaient trop nombreux et puis même je ne comptais pas me mettre l'Empire sur le dos. J'étais inquiet, mon ventre totalement retourné. Je fis un pas en avant mais mon père plaça sa main sur mon torse pour stopper ma marche.

Oma :« Il n'ira nulle part ! »

« Vous voulez réellement aller à l'encontre des ordres de l'Impératrice ?  »

Oma :« Très bien ! Mais vous orrez des nouvelles de ma part. Yoshitoyo, va immédiatement prendre contact avec notre avocat. Sham en aura besoin. »

J'avançais vers le groupe de shinobis, ils étaient rassurer de voir que tout allait bien. Ils étaient sûrement autant au cas où j'aurais refusé de les suivre. On m'enfila des menottes aux poignets.

« Ca va être désagréable Sham. »

En effet, à peine celles-ci s'étaient refermées que je sentais plus mon chakra. J'avais déjà entendu parler de ce genre de dispositif.

« Vous en faites pas tout ira bien. »

Je n'étais pas convaincu par ce que je disais, sans que personne ne puisse répondre on me poussait déjà vers la sortie. Je marchais honteux, être arrêté devant les seins c'était réellement humiliant. Et dire que j'avais trouvé cette soirée pourrie ... Là c'était la cerise sur le gâteau.

« On va te conduire au centre de détention Sham. Ce ne sera que pour quelques jours le temps que ton procès soit mis en place. »

Je gardais le silence, avançant dans la nuit vers mon nouveau logement pour les jours à venir.

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