AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexionCalendrier

Kui [Place Forte] - Monde souterrain

 :: 
PARTIE RP
 :: Empire :: Plaines arc-en-ciel Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Sam 13 Mai - 21:47
Le monde souterrain de Kui est en réalité le nom de son quartier chaud, qui devient une zone de crime organisée à la nuit tombée. En association avec la milice impériale déployée dans la région, les caïds locaux font combattre des criminels, des volontaires, et toutes sortes de personnes dans des combats clandestins qui brassent énormément d'argent.
Le seigneur de la ville ferme les yeux sur cette pratique très populaire qui ramène des ''touristes'' de toutes les plaines en échange d'une partie des bénéfices. Grâce à cette association malsaine, la prostitution et le trafic de substances illégales sont aussi tolérés dans une certaine mesure.
On dit qu'en réalité, la personne qui est derrière ce trafic prolifique se trouve à Shi no kuni mais personne ne connait son nom. La dernière fois qu'il y a eu un problème, il a cependant envoyé quelqu'un et il y a eu des bleus et du sang. Depuis tout le monde se tient à carreau. Malgré la hiérarchie très stricte et le milieu criminel, tout est organisé de façon à ce qu'il n'y ait strictement aucun débordement.
Genin
Rônin
avatar
Messages : 54
Date d'inscription : 28/02/2017

Fiche ninja
Points d'expérience:
55/150  (55/150)
Points de vie:
262/262  (262/262)
Points de chakra:
409/409  (409/409)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Sam 13 Mai - 22:35

Akai Shuichi
Musique

Je regarde la foule en contrebas. Compacte. Bruyante. De mon perchoir, je ne sens qu’une chaleur étouffante émaner d’eux. Elle est physique, mais aussi sonore. Je la sens qui m’enserre, qui m’emprisonne, qui m’oppresse. Un sourire en demi-lune nait alors sur mon visage buriné. J’aime cette sensation. Je sais que la vraie liberté va arriver dans quelques instants, et son arrivée imminente me fait sourire.

Dans l’arène que je regarde avec insistance, il y a deux personnes. Une force de la nature qui exhibe ses muscles. Kenji Wasamura. L’homme aux poings de titane. Je connais cet homme. C’est de lui dont on parle en ce moment à Kui : il est arrivé le mois dernier et totalise déjà treize victoires d’affilée. Ou plutôt, treize massacres. Un ancien mercenaire suffisamment puissant pour tuer quelqu’un d’un seul coup de poing à ce qu’on dit. Mais d’après mon agent, c’est aussi un très bon martialiste, à la technique irréprochable. Un peu lent, mais un adversaire plus que convenable donc : il est largement à ma hauteur.
L’autre, c’est l’annonceur. Je n’ai jamais su son nom, mais avec les années c’est presque devenu mon meilleur ami.

« Et son adversaire, le légendaire … Dragon de Shousaaaaaan ! »

Je lâche ma prise, perdant immédiatement tous mes appuis. Et d’une pirouette calculée et exécutée de nombreuses fois, je retombe pile poil sur le coin du ring. Le choc de l’atterrissage se répercute dans tout mon corps, mais je l’encaisse.
Je me redresse, comme un acteur prisonnier d’une seconde peau. Et là, cette seconde peau, je l’ôte en même temps que ma veste. Je tourne le dos à mon opposant, je suis encore debout dans le coin du ring, les bras écartés, alors que l’annonceur déclare ouvertes les hostilités. Je souris de toutes mes dents.

Voilà. C’est cette liberté que je recherchais.

Wasamura fut un terrible adversaire. Ses attaques résonnèrent dans tout mon être : j’avais rarement pris une telle raclée. Il était clairement plus fort que moi. Et malgré mon avantage de vitesse, mon aisance aérienne, je ne parvins pas à trouver une voie classique pour le vaincre. Et pourtant, je continuais à m’obstiner à ne pas utiliser de chakra.
Heureusement, il ne combattait pas avec la même folie que moi : son endurance était donc amoindrie par les limites naturelles que son cerveau fixait. Et il fut finalement épuisé. Et alors qu’un voile rouge et blanc recouvrait mon champ de vision et m’empêchait de voir mes propres actions, je laissais à mon corps tout le monopole.

Je bondis sur les cordes, et ricochait sur lui les deux bras en avant.

« Mesdames, Messieurs, on dirait que le Dragon de Shousan passe enfin aux choses sérieuses ! Voici La Panterraaaaaaa ! »

Une pirouette en profitant d’un appui sur ses épaules, et je m’aplatis de tout mon long sur lui alors qu’il est à terre, lui coupant le souffle. Il est fatigué, ne parvient pas à se dégager, alors je l’agrippe, je le traine dans un coin du ring. Je l’enroule dans les cordes. Jambes, mains, pieds, doigts, je ne sais pas qui est à quoi et quoi est à qui désormais.

« Oui, c’est bientôt la fin, voici la célèbre Tarentulaaaa ! »

J’ignore totalement ce boucan. Les commentaires, les vociférations de la foule. Je me sens totalement libre. Et pourtant je suis à moitié aveugle en cet instant. C’est mon expérience de ce ring qui me dicte chacun de mes mouvements face à cette masse humaine surpuissante.

Mon bras s’étend, et agrippe le haut de la cage. Tout en continuant de tenir l’autre dans les cordes je profite de leur élasticité pour me hisser au sommet. Il est en train de se faire écarteler entre les cordes élastiques et ma traction vers le haut.
Je suis en haut du grillage, à cheval sur celui-ci. Et je tiens toujours les cordes qui l’étouffent.

« Desesperacciiiiooooon ! »

Tout en tenant la corde, je me laisse tomber de l’autre du grillage. J’entends le craquement de mon bras alors que la corde m’empêche de me vautrer sur le sol. Il doit être déboité. Mais le craquement plus sonore, celui que toute la foule entend, c’est celui du géant de titane. Sa colonne vertébrale est brisée, et sûrement pas qu’elle.

Je suis à peine moi-même tandis que je reviens sur le ring pour mon ovation. Mon corps ne me fait pas mal mais je ne sens plus rien. Un médecin vient me remboiter le bras, je m’entends grimacer et pousser un cri de douleur étouffé. Mais en réalité, je ne sens quand même rien du tout. Je suis voilé par l’ivresse du combat. Je m’en nourris, je suis limite extatique. C’est ma drogue à moi.

Un peu plus tard, par contre, dans le vestiaire, là, je douille. Je traine une carcasse pleine de bleus en grimaçant de douleur jusqu’à la ruelle, où je m’allume tranquillement une cigarette, tout en feuilletant une bande dessinée. C’est mon rituel après le combat. Ma clope, ma BD.
Une nana s’approche. Tiens, avec un peu de chance j’ai tapé dans l’œil de quelqu’un et ma soirée va s’égayer ? Un verre, un peu de papote peut-être ? Je déchante vite.

« Akai Shuichi ? Je suis Asaho Yamanaka. Je suis une kunoichi de Shousan. »
« Casses-toi. »
« Mais … Je voudrais vous demander de … »
« Je te préviens, si tu restes, je serais obligé de te tuer pour te faire taire. Mets-toi bien ça dans le crâne : Shousan n’existe plus, je suis libre de vivre ma vie maintenant. Alors arrêtez de me faire chier. Ici, j’suis un cador. Si j’te tue et que je te balance dans le caniveau, personne viendra te réclamer, tu piges ? »
« … »

Apparemment oui, elle s’en va. J’aurais peut-être dû la tuer pour de vrai, elle risque de m’en faire envoyer d’autre.
Non, c’est pas important. Le Big Boss d’ici, il a des relations hauts placées à Shi no kuni. Mon agent me protègera de ces shinobis de Shousan. Au mieux ils se feront tuer s’ils m’approchent de trop près : on les soupçonnera de vouloir me recruter pour l’Aile du phénix, là.

Et puis tuer c'est un truc de shinobi.

Ché. Sérieusement, ils m’ont déjà pris quasiment toute ma vie jusqu’à ces cinq dernières années, ils peuvent pas me lâcher un peu maintenant ?

Je reprends un peu de fumée. Ca fait vraiment du bien de ne pas avoir de comptes à rendre en tous cas. De pouvoir se battre quand j’en ai envie, de mener une vie tranquille et pleine de pognon sans que les autorités nous courent après. C’est vraiment vingt fois mieux que Shousan, pas vrai ?

Je baisse les yeux sur la bande dessinée. Je me rappelle la première que j’ai lue. Peut-être pas vingt fois mieux, au fond.
Genin
Rônin
avatar
Messages : 54
Date d'inscription : 28/02/2017

Fiche ninja
Points d'expérience:
55/150  (55/150)
Points de vie:
262/262  (262/262)
Points de chakra:
409/409  (409/409)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Lun 5 Juin - 9:42
Quelle horreur. C’était une parodie grotesque de la nature même du duel. Il n’y avait rien de sacré ou de noble dans ce lieu. Les flots d’argent, les beuglements bestiaux, tout était si primitif. Si matériel. C’en était dégoûtant. Même si sa garde rapprochée maintenait les animaux à distance, Maïa se sentait souillée rien que de se trouver en pareil endroit. C’était pourtant le souhait des oracles. Elle était exactement là où elle devait être. Un formidable combattant aurait élu domicile en cet endroit, et gâcherait son incroyable potentiel dans ces joutes animales. Quand bien même, elle ne pouvait s’empêcher de se questionner sur ce qu’elle pourrait bien accomplir ainsi cernée par tant de laideur.

En contrebas, les hostilités étaient violentes. Les deux adversaires s’étripaient à mains nues. Et c’était presque littéral : les coups qu’ils échangeaient faisaient gicler du sang sur les premiers rangs de foule. Qui n’en hurlait que plus fort son excitation. Ils assouvissaient de bas instincts. Leur style était un mélange de colère, de frustration. Une explosion. Pourtant, si le gros sac de muscles et de graisses était particulièrement peu intéressant, ce n’était pas le cas du second combattant. Dans ses acrobaties et quelque part, sous la rage de ses coups, se dissimulait quelque chose. C’était un grand combattant. Chacun de ses mouvements recelait quelque chose de gracieux. Enfoui sous les mécaniques de survie et la force brute, il y avait là de l’art. Une perle engloutie dans les marécages. Un trésor sous une vase nauséabonde.
Un craquement fit cesser la cacophonie quelques instants, clôturant ce spectacle grossier. Et alors que les animaux reprenaient leurs coassements, Maïa fit signe de la tête à sa garde pour qu’ils lui dégagent le passage vers le dehors.
Contrairement à l’instant où elle était entrée, cette fois, personne ne tenta de s’interposer pour lui demander quoi que ce soit. Au moins, les animaux comprenaient le langage lorsqu’il était clair et menaçant.

Le combattant était dehors, dans une ruelle. Et il venait d’éconduire une jeune femme qui paraissait à la fois effrayée et déçue. Que s’étaient-ils dit ? Ca n’avait aucune réelle importance. Maïa, de là où elle était, observa l’individu quelques secondes, à travers le fin rideau de pluie. Que faisait-il ici ? Elle avait vu sa musculature dans l’arène. Ce n’était pas celle d’un de ces stupides lutteurs à moitié manchot qui se basait uniquement sur la force brute. Elle était ciselée. Au millimètre près, chacun des muscles qui la composaient était étudié pour servir ses mouvements.
Et ce courage chancelant qu’il avait démontré … Ce grain de folie … Qu’importe. Son envie de dépasser ses propres limites et de recevoir des coups sautait aux yeux. Il aimait se faire frapper à mort, s’éprouver. Ou au moins le recherchait. Un châtiment ? Une manière de garder la tête au présent et de ne pas laisser son esprit aller voir ailleurs ? En tous cas, même tout ça était éclipsé par une chose encore plus forte : sa rage de vaincre.
C’était un diamant brut. Il avait besoin d’être raffiné pour briller de mille feux. Non, les oracles ne pouvaient pas se tromper. Ils ne s’étaient jamais trompés et elle avait eu tort de douter d’eux.

D’un signe, Maïa ordonna à sa garde de l’attendre à l’entrée de la ruelle. Elle n’avait pas besoin d’expliquer. Ils prirent position devant la ruelle. Personne ne viendrait déranger la princesse tandis qu’elle souhaitait parler à cette personne.
D’un pas leste et léger, elle avança vers lui. Ses semelles ne produisaient pas la moindre éclaboussure dans les flaques d’eau. Enfin, c’était l’impression qu’elle donnait. Et pourtant, malgré cette allure, jamais personne n’avait suggéré, en la voyant, qu’elle évoquait la moindre fragilité. C’était peut-être simplement l’aura naturelle des Kaguyas. Leur corps tout entier était une armure. Quand on avait des yeux un tant soit peu chevronnés, ils inspiraient plutôt la stabilité. Voire la crainte. Car il y a bien pire que celui qui peut vous blesser d’un simple coup de poing. Il y a celui contre lequel aucune de vos bottes ne fonctionne.
Elle portait son kimono blanc ce jour-là. Celui qui symbolisait l'humaine et non la déesse. Et aussi qu'elle n'était pas venue pour se battre.

Maïa arriva à la hauteur de l’homme. De si près, d’autres évidences sautaient aux yeux. Son physique était tout aussi parlant que son aura : il se laissait aller. Il se complaisait dans une situation qui ne lui plaisait même pas. Il n’était pas heureux, il ne s’épanouissait pas. Il essayait d’oublier. Sauf qu’il avait choisi de se prendre des coups de poing plutôt que de sombrer dans l’alcoolisme. La forme était différente, mais le fond était le même. Quel gâchis.


« Qu’est-ce qu’un guerrier comme vous peut bien gagner, à combattre des adversaires aussi pathétiques ? »
Princesse Kaguya
avatar
Messages : 44
Date d'inscription : 14/02/2017

Fiche ninja
Points d'expérience:
0/300  (0/300)
Points de vie:
700/710  (700/710)
Points de chakra:
355/490  (355/490)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Mar 6 Juin - 11:38

Akai Shuichi

Je dois bien admettre une chose au sujet de cette nouvelle vie que j’ai choisi de mener : ce retour aux sources n’est pas une manière pour moi de nager dans le bonheur. Tout ce qui m’intéresse, c’est le frisson du combat, la montée progressive d’adrénaline, jusqu’à l’explosion extatique. Ce moment où dans un ultime effort, le corps se détend et dépasse ses limites pour foudroyer un ennemi incroyable. Ce mélange de douleur et de liesse, qui, immanquablement, me fait me sentir pleinement vivant.
Du coup, le reste du temps, je suis quelqu’un de morose. Mon rituel d’après combat, ma clope et ma bande dessinée, ce sont un peu mes petits plaisirs du quotidien. La récompense dûment gagné dans la sueur et le sang. Du coup, s’il existe bien un moment où je n’apprécie pas d’être dérangé, c’est pendant que je lis. Déjà que je ne suis pas un grand lecteur, alors si en plus on me déconcentre, je perds vite le fil. Et je n’aime pas qu’on m’interrompt, surtout quand l’histoire est sympathique. Or, toutes les bande dessinées que je lisais étaient sympathiques. Les Meimei, c’étaient des modèles du genre. L’auteur n’écrivait plus depuis la guerre, et ma collection, j’avais dépensé pas mal de mes économies pour la constituer.

Du coup, j’aimais pouvoir savourer ces trésors de guerre en paix. Quand une personne me dérangeait, je la remettais à sa place. Mais quand c’était une deuxième qui venait m’enquiquiner en moins de dix minutes, là, j’avais une furieuse et irrésistible envie de cogner. Je n’étais pas pour la violence gratuite. En-dehors d’un ring, où il y a des règles, elle n’a pas sa place. Mais pour l’exemple ça ne pouvait pas faire de mal. De toute manière, j’avais déjà transgressé tous mes grands principes pendant la guerre. Parce que mes potes avaient besoin de moi.
Du coup, une fois de plus ou de moins à les transgresser, pourquoi pas … C’était une voix de nana, mais ça allait pas m’empêcher de taper. Je ne suis pas sexiste. La personne qui me dérange, je m’en fous de savoir quel type de matos elle trimballe entre les jambes. Je l’aime pas.

Je relève les yeux, en me disant que j’allais sans doute amocher un joli minois ce soir. Oui, mais en fait peut-être pas. Ce genre de minois, je ne peux pas l’amocher. Je le sens direct rien qu’en voyant la minette qui me fait face.
Quand je la regarde, j’entends distinctement les os de mon poing craquer. Comme s’ils se brisaient sous la force de l’impact. Même avec les sacs de muscles que je dégomme au petit déjeuner, je n’ai jamais eu une telle sensation.
Je fronce les sourcils, à moitié troublé, à moitié en colère contre moi-même. Je l’ai entendu approcher, ce n’est pas comme si elle m’avait pris par surprise. Et pourtant, pendant un bref instant, j’ai sursauté. Si j’avais été debout, j’aurais eu un mouvement de recul. J’ignore tout de cette sensation, mais bordel, je la déteste.
Pourtant, maintenant que je la regarde, je réalise à quel point c’est injustifié. Je sais bien que l’habit ne fait pas le moine. Mais enfin, comment je peux avoir le moindre doute face à cette fille ? Elle est frêle. Ce n’est même pas du muscle souple, elle n’a rien ni du tigre ni de la panthère. C’est juste une nana. Pas banale, certes, vu son accoutrement. Son kimono … Une sorte de prêtresse ? On dirait qu’elle est prête pour une cérémonie du thé. Enfin, si on oublie les cornes et les symboles qui se promènent sur les quelques zones à découvert que son kimono veut bien laisser voir. Je suis prêt à parier que si elle le retirait, elle en aurait partout.

Elle parle comme si elle me connaissait. Encore une ancienne de Shousan ? Ou une impérialiste venue me recruter pour leurs conneries ? Je n’ai ni envie de ‘redevenir celui que j’étais’ et encore moins de montrer l’exemple aux anciens shousanais pour le compte de l’Empire. Je n’ai jamais porté Shousan dans mon coeur. Enfin, les autorités. Mais ça reste mon pays. Alors même si j’avais décidé de ne pas les venger, quand l’Empire avait remis sur pieds le pays du feu … Eh bien, je n’avais pas plus envie de me tenir aux côtés des impérialistes. Je me fichais de leur gentillesse et de leur compassion. Les hautes instances me dégoutaient toutes. Que ce soit celles du pays du feu ou du pays de Shi.

« Je me fiche que vous soyez une shousansie ou une impérialiste, mademoiselle. Mais vous perdez votre temps. Toutes ces conneries sont derrière moi. Qui que soit votre boss, dites-lui qu’Akai Shuichi en a fini avec les villages ninjas. Désormais, je suis mon propre maître. »

Je frappe mes poings l’un contre l’autre, l’air orgueilleux. C’est pour démontrer ce que je veux dire, mais aussi un peu pour me défaire de la glue qui m’engourdit quand je regarde cette nana.

« Et vos lois à la con ne m’intéressent pas. Tout ce qui me botte, maintenant, c’est de démolir de puissants adversaires. Et je n’ai ni besoin du chakra, ni de toutes les techniques à la con des shinobis pour ça. Alors foutez-moi la paix. »

Je la toise maintenant. Et j’arrive à détacher, enfin, mon regard d’elle. Je regarde tout autour. Il y a des types qui gardent l’entrée de la ruelle. Je vois leurs manteaux. Il y a une sorte de symbole sur le dos de leur vêtement. Mais l’eau l’alourdit. Et elle m’empêche aussi de bien voir. Ca ressemble à une sorte de symbole religieux. La Sainte Eglise ? Cette fille est bien une prêtresse alors ? C’est pas si mal, en vrai. Pour une fois, quelqu’un d’important prend la peine de se déplacer. Avec une escorte pareille c’est au moins une grande prêtresse. Peut-être même une évêque. Et en plus elle vient me parler seule à seul. Sans ses molosses. Ca montre qu’elle a un certain courage, vu ma réputation. Ou alors elle sait que j’ai rendu les armes et que je suis du genre à ne pas me battre en-dehors du ring. Dans un cas comme dans l’autre, je suis prêt à me contenter de l’envoyer gentiment bouler. Je ne suis pas quelqu’un d’aveugle ou de borné. Enfin, peut-être un peu. Mais je respecte les personnes qui ont du cran. Ils me rappellent la meute.
Genin
Rônin
avatar
Messages : 54
Date d'inscription : 28/02/2017

Fiche ninja
Points d'expérience:
55/150  (55/150)
Points de vie:
262/262  (262/262)
Points de chakra:
409/409  (409/409)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Ven 9 Juin - 9:31
Cet individu était un guerrier à la force fabuleuse. Mais en tant qu’homme, il était brisé. Le ton de sa voix, et l’aura qu’ils dégageaient le hurlaient sans qu’il ait besoin de dire le moindre mot. Il n’avait plus aucune cause à défendre et plus aucun objectif à atteindre. Aucun sommet à franchir. Il se contentait de hors d’œuvres bon marché, alors qu’il était capable de se servir les desserts les plus délicats. Le gâchis était bien pire que ce que j’avais pensé au premier abord.
De toute évidence, il avait un fort ressenti envers les gouvernements des nations influentes. L’ancien Shousan comme l’actuel Empire ne trouvaient pas grâce à ses yeux. C’étaient donc les souverains qu’il avait servi la cause de toute cette frustration, de cette déception. Et de cet abattement. De ce refus de croire en la vie. Et malgré cette vie décevante, il avait choisi la voie des armes pour subsister. Il avait encore l’âme d’un combattant enfouie en lui. Elle ne demandait qu’un réel souverain, alors. Quelqu’un en qui il pourrait croire.
« je suis mon propre maître ». Cette phrase à elle seule marquait le dilemme qui agitait cet homme. Il avait tenté de confier sa force à des personnes qui l’avaient bafouée. Mais visiblement, il n’était pas capable de s’occuper de lui-même. Ou plutôt, il n’était pas non plus capable de faire des choses importantes de sa propre force. Ni de la tirer vers son paroxysme.

Par contre il semblait un peu paranoïaque. Il me prenait pour une impérialiste, en somme. Ou une ancienne shousanaise. Il ne devait pas avoir vu le monde depuis longtemps : mon kimono n’était pas une marque d’appartenance à une de ces deux nations. Les jacinthes étaient les fleurs qui symbolisaient le clan Kaguya. Personne ne s’était encore risqué à leur voler ce symbole.


« Je ne suis ni de l’Empire, ni de Shousan. Je suis la réincarnation de la déesse Chi O’Megami, Princesse du clan Kaguya. Et je ne viens qu’en mon propre nom. Vous ne verrez jamais le jour où Maïa Kaguya parlera au nom de quelqu’un d’autre. Ceux qui ont besoin de quelqu’un d’autre pour parler en leur nom ne sont pas dignes de l’appellation de guerrier. Je laisse ça aux marchands, aux prêtres des Cinq nouveaux-nés, et aux politiciens. »

Les dieux nouveaux-nés. L’appellation avait fait sourciller bien des impériaux. Mais c’était leur nom réel, et c’était la vérité. Si je me permettais cette liberté de langage, c’était parce que j’étais loin du centre de l’Empire. Je ne l’évitais que lorsque j’étais en son cœur. Pas parce que je craignais pour ma vie, mais parce que je l’avais promis à l’Impératrice Nanaki. A Shi ou à Taki, je tenais ma langue. Si loin du centre névralgique de l’Empire, je n’en ressentais pas le besoin. Du moment que ma promesse était sauve, ma langue n’avait pas besoin de fourcher.

« Nos lois ne sont pas les leurs. Elles sont les traditions antiques héritées des anciens dieux, et je vous interdis de les appeler autrement. Les insulter revient à m’insulter moi, et je préfère vous avertir que je le prendrais très mal. »

D’un geste évasif, je désigne le bâtiment qui se situait juste à côté.

« Si comme vous le dites votre seule préoccupation est de vaincre de puissants ennemis, alors vous ne devriez pas vous trouver ici. Je veux bien croire que les hommes que vous affrontez dispose d’une certaine force physique, mais ils n’ont guère que ça. Ce n’est pas en les affrontant eux que vous vous élèverez en tant que combattant. En revanche … Le clan Kaguya rassemble les artistes, martiaux ou non d’ailleurs, de tous le continent. Technique. Vélocité. Puissance. Expérience. Tous ceux qui souhaitent réellement se confronter à des combattants dignes de ce nom viennent fouler le sol de notre arène. Sous le regard des dieux, ils font alors offrande de leurs talents. Ainsi, ils peuvent s’élever dans leur âme, mais aussi dans leur corps. »

« Cessez de vous morfondre ici, vous allez finir par perdre ce qui fait de vous l’excellent guerrier que vous êtes. Venez avec moi. Je ne prétends pas pouvoir sauver votre âme. Mais je peux au moins lui offrir asile. N’êtes-vous pas au moins curieux de voir ce que vous valez réellement, en tant que guerrier et en tant qu’homme ? Plutôt que de croupir ici. Je me fiche de votre passé, et je ne le connais pas d’ailleurs. Tout comme je me fiche du fait que vous utilisiez ou non des techniques ninjas. Tout ce qui m’importe c’est de m’entourer des plus grands combattants. Pas pour la guerre. Pas pour la conquête. Ce que je recherche est au-delà. Et c’est dans le fer, le sang, et l’art, que se trouve la véritable raison de vivre d’un authentique combattant. »


Dans une autre vie, je lui aurais tendu la main pour lui proposer de me suivre. Mais ce n’était pas bien me connaitre que de croire que je tenterais de le convaincre ainsi. Et puis, je n’étais pas venu pour qu’il m’apprécie. J’étais juste venu lui proposer une nouvelle voie, afin de rallier à la cause des anciens dieux un puissant combattant. J’étais fermement persuadé que je possédais ce qu’il recherchait réellement, et que, moi, je ne le décevrais pas.
Princesse Kaguya
avatar
Messages : 44
Date d'inscription : 14/02/2017

Fiche ninja
Points d'expérience:
0/300  (0/300)
Points de vie:
700/710  (700/710)
Points de chakra:
355/490  (355/490)
Voir le profil de l'utilisateur
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
Sauter vers :

Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Naruto-last-gen :: 
PARTIE RP
 :: Empire :: Plaines arc-en-ciel
-