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Impasse du scout - Shunichi Meizan

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PARTIE RP
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Quartier Sud - Habitations
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Mer 17 Mai - 10:07
Petite maisonnette agréable et tout confort, avec juste ce qu'il faut de luxe, située au fond d'une ruelle calme et sereine.
Chambre, deux chambres d'invités, cave, et terrasse au gazon entretenu sont au rendez-vous.
Genin
Rônin
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Jeu 18 Mai - 22:30
Je ne pouvais sentir les odeurs qu’au-travers de leur interprétation par Shun, mais je percevais sans peine que la mi-journée semblait rayonnante dans la maisonnette de l’Impasse du scout. Les épices étaient à la fête, les oignons frits aussi. Et le mélange donnait quelque chose de détonnant. Shun s’affairait en chantonnant derrière les fourneaux. Tandis que sa sauce cuisait, il était en train de découper la viande qu’il avait déjà mitonnée auparavant. Des petits bâtonnets de poulet savamment cisaillé à même la carcasse encore fumante, et huilée comme sur une table de massage. Le mélange de curry, de cumin, de différents piments, et les oignons vinrent rapidement s’assembler autour de toute cette volaille, la jaunissant impitoyablement.
Vous pouvez me croire, je parle d’expérience, le poulet au curry de Shun était fameux. Et je pèse mes mots. Comme je partage toutes ses expériences sensorielles, ça vaut aussi quand il mange quelque chose. Et le jour où il a commencé à espionner les cuisiniers dans les restaurants où il s’arrêtait a été un des plus beaux de ma vie. En l’espace d’une semaine, je suis passé de mes plus atroces expériences culinaires à sentir mon estomac éclater de bonheur. Et pourtant, dans mon corps comme dans le sien, je n’ai pas d’estomac. C’est dire à quel point j’étais ravi !

Mais bon le poulet au curry c’était quand même le haut du panier. Genre, sa recette secrète. Celle qu’il fait quand il sort le grand jeu ! Même avec son comportement difficile à décrypter je suis persuadé qu’aucune créature humaine, masculine ou féminine, ne pourrait résister à ça. En quel honneur du coup ? Eh bien, demain, il irait à l’académie pour un test d’entrée. Je ne savais pas vraiment si c’était une bonne chose ou non, mais Shun était heureux. Comme à chaque nouvelle aventure qui se profile à l’horizon, vous me direz.

Alors qu’il est en train de verser son poulet saucé dans un bol contenant un fond de bouillon, une voix s’élève derrière lui. Bien sûr, il a entendu la porte s’ouvrir aussi bien que moi. Mais contrairement à moi, Shun n’est pas quelqu’un qui panique quand quelqu’un fait irruption chez lui. Au contraire, il adore les surprises … Un peu trop si vous voulez mon avis. C’est difficile de maintenir quelqu’un comme lui en vie quand le danger est vraiment présent dans la place. Là, ça a l’air d’aller.

« Je ne m’attendais pas à te retrouver dans une maison tranquille, à mitonner un petit plat comme si de rien n’était. Tu te prends pour Dame Héloïse ? »



Shun se retourne, et il n’a même pas l’air surpris. Ou agacé. Ou inquiet. Que dalle. Il a juste l’air très content de revoir cette personne. Ou plus simplement d’avoir de la visite. Dame Héloïse … le nom me disait quelque chose. Mais oui ! La nourrice qui s’occupait de lui quand il était petit. Même à quinze ans passés, c’est encore elle qui lui préparait ses plats quand il était au pays du fer. Alors ce jeune homme doit être …

« Sakaba ? On peut dire que tu tombes à point nommé. J’ai préparé un poulet au curry qui, crois-moi, n’est pas à piquer des hannetons. Prends une chaise, je t’en prie. Tu es invité à déjeuner ! »

« Shun … »

« Tu ne vas pas me le refuser, quand même, mon frère ? Viens t’asseoir. On palabrera bien mieux la panse pleine que criant famine. »

Ah. Alors il avait tout de même compris que ce n’était sans doute pas une visite de courtoisie. Tant mieux. Parce que si Shun ne sent rien du tout, moi, les deux zigotos qui attendant dehors devant le portail, je les sens. Ils ont l’air calme, certes, mais il n’empêche qu’ils ont une aura plutôt assurée. Martiale, confiante, calme. Ce sont des soldats de métier, rompus à l’utilisation de l’énergie et du ki. Peut-être même connaissent-ils quelques notions de chakra ? Difficile à dire, mais ce sont des samouraïs du pays du fer, cela, je n’ai aucun doute dessus. Ils n’ont pas fait de bruit en arrivant, ils doivent être, comme Sakaba, en habit civil. Il n’empêche que le frère de Shun porte tout de même son katana à la ceinture, même s’il se promène en kimono. Ca fait trois katanas pour un seul imbécile heureux.
Alors ils sont au courant que Shun n’est pas tout à fait inoffensif. Ce n’était pas le cas quand il avait quitté son pays … C’était problématique. Qu’il soit anonyme en tant que combattant était bien plus facile pour lui. S’il avait eu le temps de grimper quelques échelons dans le monde ninja, il n’aurait pas eu à craindre quoi que ce soit de sa sœur. Mais là, elle pouvait encore le faire trainer de force devant elle si elle s’y prenait de la bonne manière.

Pendant que mes méninges à moi tournent à plein régime, les deux frères mangent en silence les premières bouchées de poulet. Sakaba ne peut pas retenir un regard étonné, presque admiratif.

« Comment tu le trouves, Sakaba ? J’ai emprunté la recette à un chef d’un petit village du nom de Koriko. C’est un coin un peu perdu, mais son auberge est réputée. Et son poulet au curry est terrible ! Bien sûr j’ai amélioré deux ou trois dosages, mais c’est… Oui bon, je vais t’ennuyer si je parle cuisine. »

« C’est très bon. »

« Merci ! Et pour toi comment ça se passe ? Tu es déjà capitaine de la garde royale je parie ! »

Sakaba était venu avec un air grave, mais il se détendait petit à petit. Le poulet faisait des merveilles, mais l’accueil chaleureux de son frère devait pas mal aider aussi.

« Tu n’as pas changé Shun. J’en viens à croire que rien ni personne ne peut te changer. »

« Aha, merci bien ! »

« Ce n’est pas … Peu importe. Non je ne suis pas capitaine. Ils ont nommé Kizuki. Il possède beaucoup d’expérience et il est redoutable un sabre à la main. Je suis son lieutenant. Et j’apprends énormément à ses côtés. »

« Tu t’épanouis alors. C’est bien. J’ai toujours su que de tous nos frères, tu étais le plus fort. »

« J’aimerais que tu ais raison, mais pourtant Père leur a donné des terres, et une partie du royaume. Et moi je n’ai rien eu. »

« Tu sais très bien comment fonctionne notre noblesse, Sakaba. Il n’empêche que sabre à la main, tu n’as jamais perdu contre aucun d’entre eux. Tu es le plus fort, tout le monde le sait. »

« Toi tu le sais, notre sœur le sait. Et la garde royale, le capitaine Kizuki surtout, reconnaissent ma valeur. C’est amplement suffisant pour le moment. On pourrait s’entrainer ensembles un de ces jours, si tu le souhaites. J’ai entendu dire que tu t’étais trouvé une vocation et que tu étais un combattant plutôt doué maintenant. Tu as fait des malheureux dans plusieurs dôjos avant de quitter le pays du fer. Et j’ai besoin de pratiquer le Suukouken. Les manieurs de sabre ne manquent pas à Tetsu, mais les experts en arts martiaux … Sont trop peu experts à mon goût. »

« Bien sûr, on peut s’entrainer ensembles. Ca veut dire que tu restes quelques temps à Taki ? »

Je ne m’attendais pas à ce que Shun tourne sa phrase de cette manière. Il venait de lui faire comprendre la situation, et de montrer qu’il l’avait comprise et refusait sa requête, avec une subtilité étonnante. Attendez. Non, quelque chose cloche. Il posait peut-être cette question avec le plus grand sérieux ?
Un peu sonné par la réponse, en tous cas, son frère mangeait calmement, mais pensivement. J’étais certain qu’il songeait à utiliser la force, mais pourtant, il avait posé son katana à l’entrée et ne montrait aucun signe d’agressivité. Au contraire, il était plutôt … Triste ? En tous cas, il avait l’air d’avoir pris cinq ans d’âge d’un seul coup. Il était déçu, pas de doute.
Moi j’étais amusé. Cet humain imaginait pouvoir faire revenir Shun au pays du fer simplement en lui demandant, et parce qu’ils s’entendaient bien ? Frère ou pas, je commençais à connaitre le bestiau. Il n’en faisait qu’à sa tête. Faut croire que je commençais à le connaitre mieux que son propre frère. Ca, par contre, c’était un peu flippant. Si jamais il déteignait sur moi, je ne serais plus jamais un oracle convenable pour les miens.

Ah, le prince rempli d’espoir vient de poser ses baguettes d’un mouvement sec. Enfin un peu d’action ?

« Shoana veut que tu rentres à Tetsu, Shun. »

« Shoana se fiche pas mal que je retourne à Tetsu, mon frère. Tout ce qu’elle veut, c’est sauvegarder son image. Un élément dissident affaibli sa position. »

Ah non, je l’ai sous-estimé le bougre. Il est bel et bien lucide sur la situation. Peut-être même qu’il en comprend d’avantage que son frère et moi. Salopiot. Je n’arriverais jamais à savoir exactement ce que peux contenir son crâne, sous ses cheveux bien peignés.

« Peut-être, mais moi aussi je veux que tu rentres. J’ai besoin de toi à mes côtés. »

« Mon frère, je serais bien malheureux à Tetsu. Explorer le monde est merveilleux. Il n’y a rien qui m’attende là-bas. Et la distance importe peu, nous resterons toujours des frères. Tu peux venir me rendre visite autant que tu le souhaites. »

« Si tu ne reviens pas, l’Empire aura encore pris quelque chose à notre sœur. Un demi-frère, ce n’est pas rien ! Elle a du mal à conserver le peuple calme, alors si cela s’ébruite, on va droit vers une guerre civile. Et pas une petite cette fois. Elle aura de l’ampleur. Je t’implore de revenir. »

« C’est non. Vous n’avez qu’à dire qu’elle m’a chassé parce que j’ai commis une faute. Salissez mon honneur, je m’en fiche, mon frère. Mais laissez-moi vivre ma vie comme je l’entends. »

« … Je vois. »

Sakaba se lève et retourner vers l’entrée. Là, il saisit son sabre, et le passe de nouveau à sa ceinture … Non, il garde le fourreau en main.

« Si tu ne veux pas entendre raison, je n’ai pas le choix. Je vais devoir te ramener par la force. »

« C’est ridicule. Si tu me ramènes je m’enfuirais de nouveau. »

« Alors je t’enchaînerais sitôt arrivé à Tetsu. Si tu me bats, je te laisserais vivre ta vie et je trouverais une solution. Mais si tu perds, tu rentres avec moi. »

« Je ref… »

« Tu ne peux pas. Je te défie dans la tradition du Bushido. Un combat qui se soldera par la mort ou l’abandon. Tu as toi aussi promis de toujours respecter le Bushido. A moins que tu ne l’ai déjà oublié, cela aussi ? »

« … très bien. Allons dans le jardin alors. Je ne tiens pas à ce que ma cuisine soit saccagée. J’y tiens beaucoup trop. »

Les deux jeunes hommes sortirent l’un après l’autre. Sakaba conserva sa tenue. Son kimono semblait pratique et taillé pour se battre. Il dégaina son sabre, et lança son fourreau dans l’herbe. Bien entendu, le Bushido n’autorisait qu’une seule arme lors d’un duel. Le fourreau était une arme, donc il ne conservait que le sabre.
Shun, lui, ôta sa veste et son écharpe. Il ôta également son t-shirt de marque. Torse nu, il se plaça en face de son frère et le salua. Oui, il ne savait pas manier d’arme. Ses seules armes c’étaient ses poings.

Que voilà un duel bien intriguant. Suukouken contre Kenjutsu. Même si j’étais indirectement concerné, j’étais tout de même curieux d’assister au spectacle.
Genin
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Mar 6 Juin - 12:39
Eh ben, pour un combat fratricide ils ne sont pas ménagés. Les deux sont étendus dans l’herbe du jardin, maintenant. Les bras en croix. Le dos reposant sur l’herbe rase. Tête contre tête. Leurs cheveux s’entremêlent. Le katana de Sakaba est planté dans le sol, un peu plus loin. Ils sont souriants, alors que quelques minutes auparavant ils se fixaient comme s’ils allaient mutuellement s’assassiner. Pourtant, ils sont dans un état lamentable. Le t-shirt de Shun est découpé à plusieurs endroits, dont certains laissent voir des estafilades ensanglantées. Et Sakaba est couvert de bleu. Sa joue est gonflée. Et sa jambe fait un angle bizarre, pas très naturel. Les deux respirent bruyamment, ils ont le souffle coupé.
De l’autre côté du portail, les deux samouraïs qui accompagnaient Sakaba semble stupéfaits. Ce sont des vétérans de la garde royale. Chacun d’eux a servi plusieurs princes avant de rentrer dans le corps d’élite des samouraïs de Tetsu. Pas des amateurs. Et pourtant, ils n’ont pas réussi à rester de marbre face à ce qu’ils viennent de voir.

Sakaba est le premier à reprendre son souffle.

« Le Kowasu ashi hein ? T’es vraiment devenu bon, Shun. Tu m’as presque explosé le genou. »

« Ne te moque pas de moi, Aniki. Tu m’as presque tranché en deux. »

« Et au lieu de ça tu m’as désarmé juste à temps. C’était impressionnant cette attaque. A ta garde, je dirais du kempo … Mais j’ai jamais rien vu de tel. »

« La paume du squale. J’ai vu un membre du clan Nara l’utiliser dans un dôjo. Et toi, tu m’as caché que tu maitrisais aussi bien le Suukouken. Je pensais pas que tu allais riposter aussi fort une fois désarmé … »

« Il ne suffit pas de retirer son katana à un samouraï pour le vaincre. Tu te souviens ? Le katana n’est qu’une partie de votre bras droit, si on vous coupe le bras droit … »

« … alors frappez avec votre bras gauche ! Héhé … Décidément, tu as bien retenu l’enseignement de Kizuki-sempaï, celui de père aussi. »

« J’avais raison. Pendant que je m’entrainais avec lui, toi tu étudiais. Mais tu nous regardais hein ? Tes yeux sont redoutables. »

« J’ai l’impression que ça ne valait pas son véritable enseignement. J’aurais peut-être dû lever le nez de mes bouquins plus longtemps. »

Ils partent tous les deux d’un grand rire. Pendant un moment, j’ai vraiment eu peur qu’ils ne se tuent l’un et l’autre, mais apparemment c’était injustifié. Même pendant l’affrontement, j’avais l’impression qu’ils se frappaient sérieusement. Mais l’un comme l’autre avaient retenus une partie de leurs attaques. Ils avaient frappés pour blesser. Et ils s’étaient bien amochés, d’ailleurs. Mais aucun n’avait attaqué pour infliger un coup mortel.
Je me demandais ce qu’il allait se passer maintenant. Même si le résultat avait l’allure d’un match nul, Shun avait combattu encore plus sérieusement que son demi-frère. C’était assez léger, mais c’était quand même évident : Sakaba s’était d’avantage retenu. Sans doute parce qu’il combattait, lui, avec une arme mortelle. Un sabre. Et frapper du plat du sabre représentait un sérieux malus, contrairement au fait de se contenter des poings. Parce que Shun exploitait pleinement ses capacités sans aucune arme. Alors que Sakaba avait dû surpasser son propre talent pour rester dans la course en se contentant du plat de la lame pour ses attaques les plus violentes. Dans les faits, il restait évident que Sakaba était supérieur à Shun. Pas de beaucoup, mais plus fort tout de même. S’il avait attaqué pour tuer, il aurait gagné. Pas de beaucoup, mais il aurait gagné tout de même. Ils étaient à peu près de force égale, mais Sajaba était plus vif, et sa technique plus complète. Moins diversifiée aussi, mais plus efficace. Et pour couronner le tout, il avait plus d’expérience des vrais combats que son frère. Une vie entière à s’entrainer en situation réelle, tandis que Shun avait juste ouvert les yeux et fait quelques combats amicaux dans des dôjos. Le maître de Sakaba avait été plus sévère que la vie nonchalante que Shun avait menée.

« Tu devrais apprendre le Kenjutsu, petit frère. Avec tout ce que tu as vu pendant que tu étais à Tetsu, et aujourd’hui … »

« Je ne veux pas, Aniki. Je ne peux pas. Notre père disait que nous devions tuer nos ennemis pour protéger le pays du fer, tu te souviens ? Je ne deviendrais jamais comme lui, je n'apprendrais pas le Kenjutsu. »

« Notre père était un tyran. Et … et un salopard. »

« Sakaba … ? »

« Ca te surprend que je dise ça ? »

« J’ai toujours cru que … Enfin, que tu respectais, et que tu admirais notre père. Comme il t’avait choisi, et que tu pouvais même t’entrainer avec lui. Tu es rentré dans la garde royale, après tout. »

« Je ne l’ai pas fait pour lui. Je suis rentré dans la garde royale de Tetsu pour protéger Shoana. Et pour te protéger toi. Ma sœur, et mon frère. Vous avez toujours compté plus que tout pour moi. Notre père était quelqu’un de mauvais. Il a résisté à l’Empire pour garder son trône, pas pour protéger son pays. Et quand nous avons perdus, il a préféré mettre son propre pays à feu et à sang plutôt que de capituler pour que tout le monde reste indemne. Il aurait dû prendre exemple sur Kazuhiro Uchiwa, le général de Shousan. Lui, c’était un bon meneur. On oublie trop souvent que nous ne sommes pas si différents de nos sujets. Tout ce que nous avons, c’est la chance de naitre dans une famille noble, rien de plus. Alors puisque nous avons cette chance, cette facilité à devenir forts parce que nous avons de bons maîtres … C’est notre devoir de les protéger. Nous sommes nés pour ça. Être un bâtard ne change rien. On m’a mis un sabre entre les mains pour protéger les miens. Pas pour tuer au nom du pouvoir et toutes ces conneries. »

« Et moi qui pensait qu’il t’avait corrompu … Ahahaha ! »

Shun se redressa. Il était vraiment en train de mourir de rire. Avec la fatigue, il manquait de s’étouffer à chaque tressautement.

« Je suis tellement désolé Sakaba. Je n’ai jamais cru en toi. Comment j’ai pu croire que tu étais quelqu’un d’autre que juste toi ? Toi non plus tu n’as jamais changé. Enfin, si. Tu n’es plus le grand frère que j’ai connu. Tu es le plus authentique des samouraïs. Tu sais Sakaba … je suis vraiment fier de toi. Tu as toujours été une sorte de modèle pour moi. »

« Et pourtant … Tu ne rentreras pas hein ? »

« Je suis désolé. Mais même si je faisais mes preuves je serais dans ton ombre. Et puis, je ne pourrais pas devenir plus fort que toi si je reste à tes côtés. Je préfère découvrir le monde extérieur. Si je retourne à Tetsu, je vais à nouveau être enfermé … »

« Je vois … Alors j’abandonne ce combat. »

« C’est un match nul. »

« Non, il n’y a pas de match nul lorsqu’un samouraï défie quelqu’un un duel. Tu m’as désarmé, alors je te laisse la victoire. Mais en échange, je vais te faire un cadeau. »

Sakaba se redresse à son tour et fait un signe à l’un des deux samouraïs qui attend. Celui-ci s’approche et tend un fourreau à Shun. Je suis un peu sceptique : Shun a toujours détesté les armes.

« Je sais que tu n’es pas un tueur, Shun. Mais je t’ai montré aujourd’hui, non ? Tu n’es pas obligé d’utiliser un katana pour tuer. Ca, c’était la méthode de notre père. Petit frère, utilise ce que je t’ai montré et accepte ce katana. Je l’ai fait forgé pour toi auprès du forgeron des samouraïs, Kozuki. Ce sabre s’appelle Ketsuen. »

« Le lien du sang … »

« Oui. Même si tu es loin de Tetsu, tu restes notre frère. Et tu seras toujours le bienvenu. C’est … C’est ce que j’étais venu te dire en fait. Je savais bien que je ne pourrais pas te ramener, et notre sœur m’a simplement demandé de … Enfin de voir comme tu allais. Elle aussi, elle sait que tu ne reviendras pas tout de suite. Juste, quand ton voyage sera fini, reviens au château, ok ? »

« Je n’attendrais pas aussi longtemps Sakaba. Il faudra que je remercie Shoana … »

Shun fit mine de se lever, mais Sakaba l’interrompit d’une pression sur l’épaule. Il ramassa son katana planté dans l’herbe en boitant, avant de revenir vers Shun et de poser la pointe de son katana sur l’épaule.

« De par les droits conférés par la Reine Shoana … Shunichi Meizan, prince de Tetsu, je te nomme Rônin. Parcoure les routes autant qu’il te plaira. Mais si un jour tu dégaines ce sabre, ce sera pour protéger les valeurs du Bushido, ta famille, ou les valeurs qui font de toi un vrai samouraï. Je t’en prie, prêtes serment. »

« Sakaba ... Aniki … »

Il pleurait ? Je crois bien que c’était la première fois que je voyais ça. Shun se redressa, en attrapant le Ketsuen, et le croisa avec l’arme de Sakaba.

« Je le promets. Cette lame sera celle d’un samouraï. Je ne trahirais jamais les valeurs du Bushido, ni celle que toi, Sakaba Ryu, tu m’as transmis. »

Sans prévenir, Shun se jeta sur son frère pour l’étreindre. Avec son genou déboité, le samouraï manqua de tomber à la renverse, mais il se retint à la barrière en grimaçant et en souriant en même temps. Après deux petites tapes gênées dans le dos de Shun, il le repoussa. Doucement, mais fermement.

« Je dois rentrer à Tetsu. Prends soins du Ketsuen, petit frère, ok ? Et dès que tu auras appris les arts ninjas viens me voir à Tetsu, petit monstre. J’ai une revanche à prendre. »

« Je le ferais. Merci Sakaba. »

Un des gardes du corps remis le genou du samouraï en place d’un mouvement sec. Réussir à retenir un hurlement dans ce genre de situation était prodigieux. Il boitait encore quand il partit, mais je n’arrivais pas à savoir ce que ressentait Shun. Pendant quelques instants, j’avais eu un accès complet à ses émotions parce qu’elles étaient transparentes. Mais l’émotion s’était calmée. Et c’était redevenu un étrange gamin, complètement impossible à décrypter. Il rentra chez lui, poussant de nouveau la porte. Et le Ketsuen ? Il grimpa à l’étage, et l’installa sur des crochets, juste au-dessus de son lit. Il n’était pas encore temps pour lui de recourir à cette arme, alors. Ca n’était pas si surprenant. Mais je me demandais : quand est-ce que le moment serait venu ?
En tous cas, je n’imaginais pas que cette journée allait être aussi remplie. Encore moins que Sakaba était ce genre de personne. Et la Reine Shoana ? Qui était-elle vraiment au fond ? Shun en gardait quelques souvenirs, mais il y pensait très peu. Donc je ne savais pas tant de choses que ça à son sujet. Il ne la voyait déjà plus beaucoup à l’époque où on s’était rencontrés.

Edit Eihiko : Shun 20 xp
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