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Jungle de Sahigumo

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PARTIE RP
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Ven 2 Juin - 21:08

Immense jungle dense et humide. C'est le territoire de la famille des orang-outan.

Si vos intentions sont pacifiques, tout le monde peut venir ici. A l'instar des monastères, la vie de ces grands singes est frugales et remplies de méditations et du contact avec la nature qui les entourent. Ce sont des spécialistes reconnus en arts martiaux, fondateur et utilisateurs du Kempo des Grands Singes. Ils mêlent l'énergie et le chakra naturel pour manier cet art martial, qui base ses techniques sur la solidité des articulations des doigts.

Les orang-outans sont également connus pour leur impartialité. Bien des conflits du monde Kyuchiose ont été évités en les prenant à témoins comme juges.
Juunin
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Mer 5 Juil - 12:27

La vie à Sahigumo suivait son propre rythme, très particulier. Elle ne s’éteignait jamais. A tout instant, la nature maintenait son cours. Chaque feuille, chaque insecte, avait son importance pour maintenir l’équilibre parfait qui y régnait. L’harmonie qui liait chacun des êtres constituant la faune et la flore de cette jungle était absolue, et chacun y avait son rôle.
Soumei, la mère des grands singes, était le cœur de cette harmonie. Elle en était à la fois la garante, mais aussi une pierre angulaire. Ses journées se ressemblaient toutes, bien que chacun soit différente de l’autre. Elle passait notamment beaucoup de temps à méditer, et à laisser son esprit vagabonder à travers les branches des arbres. A travers les fruits qui poussaient. A travers le sol qui ronflait. Son esprit habitait la forêt entière.
Mais ce matin, son esprit se heurta à quelque chose. Une masse sombre, teintée de rouge. Une irrégularité dans cette parfaite équité. Quelque chose avait troublé l’harmonie qui régissait Sahigumo.
Elle passa près d’une heure, pensive, à passer sa main dans l’eau claire d’une fontaine creusée par la nature. Un petit bassin, à l’embouchure d’une rivière, formé par un petit dénivelé. Une cascade miniature en quelque sorte. Elle s’était installée sur le rocher qui ressortait en haut de cette petite cascade, comme à son habitude. Mais elle ne méditait plus. Elle prenait simplement la température du monde, réfléchissant tout en agitant ses doigts dans l’onde.
Ses doigts. Voilà bien longtemps qu’elle ne s’en était pas servie. C’étaient les doigts de la fondatrice du Kempo des grands singes. Les muscles les plus solides de son corps étaient ici, dans ces armes destructrices. Quand était-ce, la dernière fois ? Evidemment, si on excluait les séances d’entrainement de ses enfants. Et de l’humain avec lequel ils avaient accepté de signer un pacte. Ca remontait à plus d’une centaine d’années, maintenant. Lorsqu’une famille d’invocations avait bafoué les traditions ancestrales du monde Kyuchiose, et qu’ils avaient dû être maitrisés avant le jugement.

C’était, à l’époque, ce genre de troubles qui avaient agités Sahigumo. Et comme précédemment, chaque fois que l’harmonie était rompue, il se passait quelque chose de dramatique. Soumei ferma les yeux, peinée par avance pour ce qui allait se passer. Si seulement chaque famille pouvait avoir le bon sens de respecter les traditions de leur monde, tout irait pour le mieux. Mais il y avait sans cesse quelqu’un pour attiser la flamme du conflit. C’était pour cela qu’elle était là. Et que sa famille avait été nommée comme arbitre du monde Kyuchiose. Parce qu’ils n’en étaient justement pas tous capables.
Mais quelque chose lui disait que cette fois-ci, ils allaient être impliqués personnellement. Et que ce ne serait pas aussi simple. Soumei sentait qu’elle allait être mise à rude épreuve.


« Maman ! »


Soumei leva les yeux vers Joukou, qui accourait près de la rive. Voilà ce qu’elle craignait. Un de ses fils, venu lui apporter des nouvelles. Quelque chose s’était produit à Sahigumo, comme le trouble l’en avait averti.
La mère des singes étira ses longs membres, se levant de son rocher. Puis elle sauta à terre près de Joukou. Tout en lui tapotant la tête, elle lui lança un regard interrogateur.


« C’est terrible maman ! Les jaguars ont fait une incursion sur notre territoire ! Ils ont blessés deux cueilleurs. Heureusement que Kenka était pas loin, il les a repoussés et a ramené les deux au médecin … »

Le regard de Soumei se figea. Ces maudits jaguars … Comment avaient-ils osés ? Non content de bafouer une loi ancestrale de leur monde, en plus, ils s’en prenaient aux arbitres chargés de les faire appliquer ? C’était une provocation dictée par la folie. La folie guerrière, l’ambition, l’envie de sang. Autant de mauvaises raisons d’agir qui pourtant étaient le dada de bien trop de familles de leur monde. Ils jugeaient souvent les humains pour manquer de sagesse. A tort, car bien des familles de ce monde en manquaient d’avantage encore. Ils n’étaient pas différents des humains, dans le fond. Avec l’intelligence, vient la malveillance. C’était un vieux dicton que son père à elle lui avait appris.

« Maman, on fait quoi ? Ouhou hinhin ! Ils doivent payer pour ce qu’ils ont fait ! »

« C’est vrai. Mais nous ferons ce que nous faisons toujours, Joukou. Nous respecterons les traditions du monde Kyuchiose. »

« Mais … »

« Il n’y a pas de mais. Nous sommes les arbitres. Nous devons rester impartiaux vis-à-vis de la loi. »

« Comment tu peux dire ça ?! Ils ont blessés Ken et Jinko ! Si Kenka n’était pas intervenu, ils les auraient dévorés et … »

« Tu m’as mal comprise, Joukou. »

Le jeune singe hoqueta. L’éclair de colère qui passait dans les yeux de sa mère était bien réel. Elle qui était toujours si calme d’habitude … Il en aurait presque pris peur de la voir comme ça.

« En tant qu’arbitres nous ne pouvons pas nous permettre de transgresser la moindre loi. Mais en tant que chef de famille, je ne resterais pas là à ne rien faire. Que Kenka forme une délégation solide pour envoyer un message aux jaguars. S’ils ne scellent pas un pacte de sang pour payer leur affront, et n’endurent pas la punition appropriée, nous les attaquerons avec toutes nos forces et nous les écraserons. »

« Je vais faire ça … »

« Ah et informe aussi les autres familles de la situation. En leur expliquant bien que nous demandons leur aval et leur assistance si jamais les jaguars refusent. Nous respecterons toutes les lois, en espérant que nous ayons la majorité. Enfin, si on suit scrupuleusement les lois, ils devraient même nous aider si on ne peut pas se faire justice nous-mêmes. »

« Et s’ils refusent, maman ? »

« Alors c’est que la justice et les traditions sont mortes dans ce monde. Va, Joukou, dépêches-toi. »

S’ils refusaient hein ? Alors la famille des grands singes abandonnerait sans doute son rôle d’arbitre. Elle aimait la nature, elle aimait les traditions, et elle voulait maintenir l’équilibre. Mais comment le pourrait-elle si les arbitres étaient ainsi bafoués ? Ce manque de respect n’était pas qu’envers eux, mais bien envers le monde Kyuchiose tout entier. S’ils ne pouvaient s’en rendre compte, alors c’était peine perdue et elle ne voudrait plus rien avoir à faire avec eux.
Et alors, abandonnerait-elle les traditions ? Non, elle attendrait. Patiemment. Et dès que les jaguars, qui étaient des récidivistes, remettraient les pattes à Sahigumo, elle leur ferait amèrement regretter. Ses doigts étaient des armes de justice. Mais s’ils devaient devenir des armes de vengeance parce que la justice n’existait plus, alors soit.


Mais c’était faire des plans sur la comète. Pour le moment, il n’y avait qu’un petit trouble. Il fallait espérer que tout se déroulerait pour le mieux. Si les jaguars acceptaient le pacte de sang et la punition … Non, aucune chance ; sinon leur attaque ne rimerait à rien. A moins que ce ne soit un mouvement isolé ? Dans ce cas les fauteurs de trouble se feraient déchiqueter par leur chef de famille. Les jaguars n'étaient pas aussi aimants qu’elle avec leurs enfants.

La mère des orang-outangs se dirigeait calmement vers le centre de la jungle, l’endroit qu’ils appelaient le village. Il n’y avait que des constructions pour s’abriter de la pluie, des toits de feuilles et de branches, éparpillés ici et là. Ce n’était pas des maisons à la mode humaine, mais plutôt des abris. Elle entra dans l’un d’entre eux, où un singe obèse veillait sur deux autres, alités.



« Comment est-ce qu’ils vont Beekon ? »

« Oh Maman ! Je ne t’ai pas entendu rentrer … Ils vont mieux. Yakuru leur a mis des baumes qu’il a fait avec des herbes pilées. Ils devraient cicatriser correctement, et éviter les infections. Ils seront sur leurs pieds dans moins de deux semaines qu’il a dit. Ce sont de bonnes morsures, mais heureusement pas suffisamment graves pour mettre leurs jours en danger. »

« Heureusement que Kenka était dans les parages … »

Kenkawouru. De tous ses fils, il était le plus fort. Et aussi le plus belliqueux. Elle espérait qu’il se tiendrait à carreau le temps qu’elle fasse les démarches nécessaires pour bien veiller au respect des lois ancestrales. C’était le genre à se laisser aller à un coup de sang. Et il était suffisamment capable pour mettre une rouste à ces maudits félins, s’il était bien accompagné. Après tout, en solitaire les singes étaient vulnérables. Mais en groupe, ils étaient redoutables. Plus qu’une famille qui ne comptait que sur ses crocs.

« Bon, c’est bien. »

Soumei passa sa main sur le front des deux malades.

« Reposez-vous bien, je m’occupe de tout. »

« T’en fais pas maman, je veille sur eux. »

« Merci Beekon. Surveille aussi tes frères, d’accord ? Tu es le plus solide d’eux tous. Ils comptent sur toi, et moi aussi. »

« Ne t’en fais pas, fais le nécessaire. Je me charge de tout ici. »

Elle lui tapota affectueusement la tête avant de sortir. Elle avait quand même engendré de braves garçons, tous autant qu’ils étaient. Même Kenka et sa tendance à frapper tout ce qui bouge était un brave singe à sa manière. S’il se calmait avec l’âge, il ferait même un chef honorable pour les orang-outangs. Enfin, elle n’était pas encore prête à la retraite de toute façon. Il fallait qu’elle s’y mette : l’affaire était urgente.
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