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Merci, mon héros !

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PARTIE RP
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Kahari
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Dim 11 Juin - 1:28
Kahari est si belle. Les bâtiments sont tous de pierre neuve, et ils semblent s’élever jusqu’au ciel. Je ne sais pas si c’est parce que la construction de la ville est récente, mais ils dégagent une pureté que je n’ai encore pas vue ailleurs. Ou alors sont-ce leur hauteur, et la pierre claire, qui me font penser à une cité qu’on aurait construite dans les nuages ?
Ma main frôle un muret, construit pour délimiter un petit parc. Une sorte de poudre colore sa paume. Ce n’est pas de la poussière, ni de la peinture. C’est simplement de la poudre minérale, un dépôt. Comment une ville construite entièrement par la main de l’homme a pu garder ce genre de contact avec la nature ? Je sais bien que son statut de nouvelle-née est la seule cause de cette perfection … mais quand même, cette luxuriance me prend aux yeux. Je ne m’étais pas attendu à ça quand j’ai pris la direction du pays du feu.

Mon premier souhait a été de visiter Shousan. Mais quand j’ai vu ce qu’il en reste, j’ai bien vite compris que la guerre a sévie d’avantage encore que ce que l’on m’a raconté. J’ai pensé le pays du feu détruit, et irrécupérable. Ses habitants tués, sa campagne désolée. Mais quand on m’a parlé de Kahari, j’ai quand même cru bon de m’y rendre. Je me suis attendu à tomber sur une ville de fortune, construite par des survivants.
Mais là c’est totalement différent. Les gens sourient, les marchands crient dans les rues, et tout semble aller bon train. J’ai même aperçu un ninja de l’Empire en train de discuter avec une vieille dame, en l’aidant à porter ses cours jusqu’à chez elle. Quel est ce monde au juste ? Constater de moi-même à quel point le clan a fermé les yeux sur le monde extérieur me terrifie. J’ai voulu la jouer humaine et partir faire le bien en protégeant une nation en déclin, comme première action maintenant que je possède mon libre-arbitre. Et tout ce que je constate, c’est que l’Empire m’a devancé de plusieurs années. Ils n’ont pas décimé ou asservi le pays du feu, ils l’ont assiégé, puis rebâti. Je ne suis jamais allé à Shousan avant, donc je ne peux pas affirmer qu’il est plus beau que jamais, ce pays … Mais pourtant, je pourrais éventuellement parier dessus si on me le demande. Mon instinct me dit que ceux qui se sont dit les miens se sont trompés.
La vie est belle à Kahari. Et quand je vois ce ninja de l’Empire, je me dis que ce dernier n’est peut-être pas le diable après tout.

Est-ce pour cela que mon clan a refusé d’intervenir en faveur d’un camp ou de l’autre ? Et même si c’est le cas, finalement, je ne peux pas trouvé que c’est une excuse acceptable. Ne pas prendre parti ne signifie pas ne pas intervenir. Soigner et protéger les civils, offrir un refuge. Il y a tant de choses qu’ils auraient pu faire. Menacer les deux camps de prendre parti, solliciter d’autres nations. Tout plutôt que de rester stoïques à protéger quelques vieilleries. A quoi peut bien servir des livres et des reliques du passé, s’il n’y a pas d’avenir ?
Pourtant, toute cette souffrance semble avoir permis une sorte de renaissance de Shousan, en Kahari. Elle resplendit. Et à en juger par les travaux en cours que j’ai croisé sur la route, elle va rayonner encore d’avantage dans quelques années.

« Akane Nara ? Veuillez nous suivre sans opposer de résistance. Vous … Argh ! »

Dès que j’ai entendu la voix, j’ai aussitôt fait coulisser la chaine attachée au côté droit de ma taille pour qu’elle fouette l’air, et l’homme avec. Propulsé sur le côté de la ruelle, sonné, il n’a pas vraiment eu le temps de réagir.

« Bordel ce que t’es con ! Qu’est-ce qui t’as pris de l’appeler par son vrai nom pour l’aborder, crétin ? Ils nous ont dit qu’elle était dangereuse ! »

Je m’éclipse, sans demander mon reste. J’entends les exclamations d’une deuxième voix alors que je bondis hors de la ruelle pour rallier la rue principale et me dissimuler dans la foule. J’ai eu de la chance. Perdue dans l’admiration de la cité, je ne les ai pas entendus s’approcher. Ni même réalisé que j’ai choisi une ruelle pour passer de la grande rue à une rue parallèle. D’habitude, je les évite comme la peste et je suis vigilante. Mais la fortune m’a souri : ils ont été suffisamment bêtes pour croire que je suis prête à suivre tranquillement n’importe qui parce qu’on m’a retrouvée. Ou alors mon apparence les a amadoués.
Peu importe, il faut que je détale le plus loin possible. Je vois l’un d’entre eux dans mon rétroviseur, il essaie de me contourner. Si je prends par cette ruelle je devrais réussir à le semer et … Et merde. L’autre m’a contourné, et arrive dans le sens inverse.

« Héhé, t’es coincée ma jolie ! Tu vas te rendre gentiment maintenant, ok ? Et je ne serais pas obligé de te faire payer pour mon visage …
-Faut qu’on la ramène vivant et en bon état, vas-y doucement, gros. »


Pas moyen de se faire la malle. C’est donc soit les affronter et les assommer, et donc prendre le risque d’alerter les ninjas de l’Empire qui trainent dans Kahari, soit … Oui, c’est la meilleure solution. Je me jette contre le mur, recroquevillée et apeurée. Allez, je croise les doigts et je hurle de toutes mes forces.

« Kyaaaaa ! A l’aiiiide ! Pitié, aidez-moi ! Lâchez-moi sales pervers ! »
Âme errante
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Dim 11 Juin - 16:07
Quitte à m’enfuir à Hoto, autant faire un peu de tourisme au passage. Du coup, comme Kahari était sur le chemin, j’étais allé jeter un œil. Je n’avais jamais vu cette ville, et pourtant on ne m’en avait dit que du bien. Apparemment, c’était aussi riche que Shi elle-même, et pourtant bien plus tranquille. Moins de stress, du luxe, et un peu de farniente. En plus, le pas du feu était connu pour être proche de la nature et ensoleillé, tout ce que j’aimais.
Mais au fond, maintenant que j’y étais, j’étais un peu déçu. Ca ressemblait plutôt à une espèce de faux paradis. Il n’y avait essentiellement que des marchands et des vieillards ici. C’était une belle ville, mais à l’écart des autres civilisations de l’Empire ; Même si tout avait l’air beau et chatoyant, la ville manquait de charisme, d’aura. Shousan était loin d’être reconstruite, et le pays du feu n’avait jamais été aussi peu influent dans les faits. Les efforts de l’Empire étaient évidents, mais les résultats n’étaient clairement pas encore là.
Enfin, au moins maintenant j’avais vu ce que c’était. Et aussi que les auberges étaient hors de prix : si je voulais rester ici une nuit, je dormirais à la belle étoile. J’avais bien quelques pièces qui se battaient en duel au fond de mes poches, mais pas assez pour me permettre le luxe d’une nuit dans un lit. Ou alors, faudrait que je traverse l’océan à la nage pour me rendre à Hoto. Il n’y avait que Tenshi pour réussir un truc pareil. Ou alors je construisais un radeau ? Ou je volais une barque. Mais dans les deux cas je n’avais aucune idée de comment amener l’embarcation jusqu’aux plages de l’île d’Hoto. Non, la meilleure solution restait de dormir à l’air libre et de prendre un bateau rempli de touristes le lendemain.

Mais en attendant la nuit, je n’avais trop rien à faire. Si je poursuivais mon voyage jusqu’à la côte pour attendre le bateau, j’allais juste devoir m’arrêter en pleine forêt pour ‘camper’, je préférais profiter de l’abri d’une ville quitte à dormir dans la rue. Au moins j’y serais en sécurité. Les bêtes sauvages, les brigands de passage, tout cela c’était pas trop mon truc.
Kahari était quand même d’un ennui mortel. Je flânais entre les échoppes pour regarder, comme je n’avais pas d’autre plan. Mais je n’avais pas les thunes d’acheter quoi que ce soit. Même pas une petite pomme ou une glace à la pistache.
Pas les thunes ? Mais je me prenais pour un saint ou quoi ?
Au détour d’une rue, une poire était miraculeusement apparue dans ma main. Et un morceau de bœuf dans les pattes de Tenshi. Nous avisons une ruelle un peu plus loin, et on se pose pour savourer notre larcin. Quand soudain …

Tenshi, qui avait fini son morceau de viande, aboya, et détala. Je soupirais en lui emboîtant le pas. Décidément ce chien ne voulait pas me laisser tranquille. Je me demandais ce qu’il avait pu entendre cette fois.
Un cri aigue. Une femme ? Oui, Tenshi m’a amené dans les emmerdes comme à son habitude. Elle est blottie contre un mur, et deux sales types l’encerclent. Des pervers ? C’était pas cool, oui, mais je pouvais pas y faire grand-chose. Je caresse la tête de Tenshi et m’apprête à passer mon chemin, mais le chien m’accroche la manche en grognant.

« Ca va, ca va, je vais l’aider. Attends-moi dans la ruelle d’à côté, ok ? »

Pas moyen de s’en foutre royalement, du sort des autres, quand on a un chien aussi borné avec soi. Bon, les deux types avaient l’air costaud, mais ce n’étaient pas des ninjas. Plutôt des mercenaires ? Ou des voyous, c’était du pareil au même. J’étais censé représenter l’autorité impériale, et les empêcher de nuire. Mais je n’avais pas non plus envie de me battre contre eux.
Bon, aux grands maux, les grands remèdes. Il fallait bien que je fasse quelque chose sinon Tenshi allait bouder pendant des semaines. C’était mon tour de jouer les super héros apparemment.

Rem, le héros !

D’un geste vif, je lance un fumigène pour brouiller la scène. Les deux types se mettent à râler, à gesticuler et à crier. Ils ne semblent pas avoir vu d’où ça venait, donc ils n’ont pas senti nos chakras à Tenshi et à moi. Pour de bon, ce ne sont pas des ninjas. Mais avant de lancer mon fumigène j’ai eu le temps de photographier la scène. Je cours vers la jeune femme et lui attrape le bras, doucement. Elle a la peau douce. Oh bordel, ce que je déteste les filles … Elles me font perdre mes moyens. Comme ça, rien qu’à lui toucher la peau je me sens pas très bien. Elle doit être très jolie, non ? Je n’ai pas eu le temps de bien voir. Je me demande si, en lui touchant la peau, je ne venais pas de la demander en mariage sans faire exprès. J’espère pas. D’un autre côté, c’est parce que mon père et ma mère étaient passés par là que j’étais né. Je n’y avais jamais pensé, mais un jour il faudrait bien que je fasse un truc comme ça. En plus, j’aurais peut-être moins peur de regarder les nanas dans les yeux si je faisais un truc du genre non ?
Bah, on verrait plus tard. En attendant, fallait se tirer. Je balbutie, en bon héros que je suis :

« Venez, on se tire. »

Je tire sur son bras tout en bondissant vers le toit, la soulevant de terre sans trop d’efforts. Elle est légère, c’est incroyable. Enfin, j’imagine que quand on a fait des pompes avec Ikusa-senseï sur le dos, supporter le poids d’une jeune femme c’était facile. Ou alors c’était juste parce qu’elle faisait une sorte de régime bizarre dont les filles ont le secret ?

Je trace sur le toit, trainant la jeune femme à bout de bras sans la regarder. Si je me retournais, j’allais rougir et me vautrer par terre, ça casserait toute la classe de cette fuite majestueuse. On est de l’autre côté du toit, maintenant il fallait sauter. Tenshi nous attendait en bas. Je murmure en rougissant :

« Si vous le sentez pas, accrochez-vous, faut qu’on saute. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Rouge comme une tomate, j’arrive en bas dans la ruelle, trébuchant au passage. Tenshi aboie.

« Arrêtes de te moquer bordel ! Je fais ce que je peux, le clébard ! Je te signale que c’est de ta faute si … »

Je croise le regard de la jeune femme, que j’ai enfin lâchée. Trop de péripéties, mais je réalise enfin qu’elle est vraiment jolie. Merde, je ne sais pas trop ce que je dois dire dans ce genre de moment. Restons pratique, restons pratique.

« Ils … Ils devraient nous laisser tranquille maintenant. Au pire s’ils reviennent … »

Je tapote le bandeau de ninja qui se trouve autour de mon cou.

« Je m’en occuperais cette fois. »

Ou pas. Fuir c’était toujours une meilleure option. Se battre, c’était pas ma tasse de thé. Surtout quand je ne savais rien des gens qui étaient en face.
Je détournais le regard, craignant d’être impoli en la fixant. Elle avait les yeux oranges, j’avais un peu bloqué dessus parce que c’était inhabituel, mais peut-être qu’elle n’aimait pas. La peau foncée, aussi, j’avais déjà vu en croisant des nomades dans le désert mais c’était quand même inhabituel. Ca lui allait plutôt bien. Je rougis, à quoi je pensais moi encore ?
Je ne sais pas trop quoi dire, c’est misérable, mais c’est comme ça. Ni trop quoi faire aussi d’ailleurs. Tenshi, lui, est plus décomplexé. Il s’approche de la jeune femme et aboie pour attirer son attention, en remuant la queue. Je me détends un peu. Tenshi a l’air de bien l’aimer alors qu’il ne l’a jamais vu. Au moins, il n’y a pas l’air d’avoir de coup fourré dans l’histoire. Il avait un bon flair et une bonne intuition, je me fiais souvent à son jugement sur les gens.

« Tenshi a l’air de bien t’aimer. Alors disons que moi aussi. »

Je rougis encore. Foutu clébard, il m’a encore fait dire un truc qu’il fallait pas.

« C’est … pas ce que je voulais dire. Mais … Enfin. Ca ira, tu retrouveras ton chemin ? »
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Sam 17 Juin - 12:04
Les deux mercenaires hésitent un moment quand je hurle. Ils ne se sont pas attendus à une telle réaction. Evidemment, s’ils sont renseignés ça ne coïncide pas avec ce qu’ils savent de moi. Mais je suis encore plus surprise quand je vois une ombre se faufiler dans la ruelle. Ma ruse a fonctionnée ? Etonnant. Même à Kahari, je n’y ai pas vraiment cru, à trouver quelqu’un qui vole à mon secours. Mes mains se sont même agrippées aux chaines qui pendent autour de ma taille, prêtes à un affrontement inévitable. Mes doigts se détendent. Ce ne sera pas nécessaire.
Le fumigène dérobe la scène à ma vue. Dans cet endroit confiné, plus moyen de voir quoi que ce soit. Mais alors, quelqu’un attrape mon bras et me dit qu’il faut décamper. Je me laisse faire sans rien dire, me contentant de me relever. Je ne vais quand même pas rejeter une telle aubaine !

Et nous voilà partis pour une cavalcade effrénée, à travers les toits de Kahari. Un moment, je me suis dit que l’inconnu allait rosser les deux vilains et sauver la princesse … mais apparemment mon sauveur préfère les fuir. Ce n’est pas si important, ça me convient même plutôt bien. En plus, je viens de voir le bandeau de l’Empire qui est accroché à son bras. S’il est des autorités, nous n’aurons pas à courir très loin : les deux mercenaires ne prendront pas le risque de s’en prendre à moi si je suis en compagnie de quelqu’un qui fait partie des forces de l’Empire. Ils attendront que je sois seule. Tandis que mon nouvel ange gardien freine, au bord du toit, je réfléchis à m’en rompre les méninges. Il faut que je reste collée à lui pendant mon séjour. Il est mon assurance, en quelque sorte. Si je peux même le suivre quand il part d’ici, ce sera encore mieux.

« Si vous le sentez pas, accrochez-vous, faut qu’on saute. »

Je sursaute, sortant de ma réflexion. Je n’ai pas vraiment besoin de lui pour sauter de ce toit. La ruelle en contrebas est à une poignée de mètres seulement. Mais je suppose qu’une faible jeune femme ne peut pas faire ce saut. Je ne suis censée n’être ni une homoncule, ni avoir eu une formation aux arts ninjas après tout. C’est probablement pour ça qu’il est venu m’aider. Du coup, je l’attrape par la taille. Il est plutôt musclé, c’est étonnant au vu de sa carrure qui n’est pourtant pas exceptionnel. Il saute.
Il ne manque pas sa réception, mais trébuche, curieusement. Il y a un énorme chien noir qui nous attend. Ils semblent communiquer tous les deux, c’est plutôt … déroutant. C’est un membre du clan Inuzuka ? A ma connaissance, il n’y a qu’eux pour s’entendre aussi bien avec les canidés et comprendre un aboiement aussi sommaire.

Le garçon n’a pas trop l’air dans son assiette, il s’éloigne de moi assez vivement et baragouine quelque chose au sujet de corriger ces types s’ils reviennent. Je me contente de lui sourire calmement, comme le veut la convention de la sauvée au sauveur.

« Merci. »

Un autre aboiement. Je détourne le regard vers le chien. Il semble attendre quelque chose. Joyeux, la queue qui remue, le regard insistant. Je ne suis pas une grande habituée des animaux : la plupart me fuient généralement. Je suppose que même sans savoir leur instinct leur dit que je ne suis pas comme vraiment humaine et ils préfèrent m’ignorer. Voire me grogner. Celui-là non. Alors voyons, que font les personnes quand elles veulent être gentilles avec un animal ? Je me souviens. Je m’accroupis, et je lui caresse la tête. C’est étonnement doux pour un chien aussi volumineux, et avec un pelage aussi sale.
Son maître semble s’embrouiller encore dans ses propres mots. Mais il veut me laisser partir et me demande si ça ira. Mince. Moi qui voudrait le tenir encore quelques temps, mais il veut déjà s’échapper. Dois-je le laisser s’en aller ? Après tout, je ne suis pas certaine qu’ils ne reviendront pas. Et c’est injuste d’obliger quelqu’un à se mêler de mes affaires. Mais bon, il a l’air débrouillard et puis, ça fait longtemps que quelqu’un n’a pas fait quelque chose pour m’aider ou être gentil avec moi. J’ai bien envie de profiter encore un peu de leur présence à tous les deux. Ce chien s’appelle Tenshi. Un ange. C’est plutôt amusant, compte tenu de la situation … Oui, je veux rester avec eux. En plus s’ils sont de l’Empire ils accepteront peut-être de m’accompagner.

« En fait, je pensais plutôt vous inviter à manger quelque chose. Vous m’avez tirée d’un très mauvais pas, ce serait un minimum … »

Et si ça ne suffit pas ? On ne sait jamais.

« Et puis, j’ai un peu peur qu’ils reviennent une fois que vous serez partis, je serais plus rassurée si vous étiez avec moi encore quelques heures. Si ce n’est pas trop v… te demander, s’il te plait, laisse-moi  t’inviter ! J’ai vu un stand de râmen en arrivant, j’ai envie d’y goûter. »

Goûter … j’espère qu’il prendra ça comme un ‘goûter un nouveau râmen’. Ca pouvait paraître bizarre s’il comprend la vérité. Soit, que je n’ai jamais mangé ce genre de plat. Les Naras mangent plus ‘sainement’, et les plaines arc-en-ciel, en tous cas là où j’ai vécu, se nourrissaient plutôt des produits de la terre. Plus simplement. Les nouilles sont déjà une nouveauté pour moi. Alors les râmens me sont encore totalement inconnus.
Je me redresse. Je me demande si je dois lui tendre la main pour me présenter. Je ne le fais pas, dans le doute. Je n’aime pas vraiment les contacts directs, j’ai toujours l’impression de me trahir. Alors je préfère éviter si je peux.

« Je m’appelle Chihiro. Je suis une prêtresse d’Inari. Comment dois-je t’appeler ? »
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Sam 17 Juin - 16:39
J’étais mal à l’aise, mais apparemment pas la jeune femme. Un simple sourire, un merci, et maintenant une invitation à diner. Je m’efforçais de rester calme, mais ça ne me laissait pas tout à fait indifférent. C’était une sorte de rencard ? Genre, la jeune femme sauvée qui invite son prince charmant ? Ou alors comme elle disait, le minimum syndical ?
Clairement, Tenshi m’avait encore fourré dans une sale situation. Il avait le don pour me propulser la tête la première dans les traquenards, ce chien. Tu parles d’un ami. Surtout que maintenant, il me laissait me démerder hein. Il me jette dans le piège, puis il fait son imbécile heureux et me laisse me dépêtrer moi-même de ce merdier sans solutions.
J’avais très envie de prendre mes jambes à mon cou pour l’éviter, mais bon, j’avais quand même encore un minimum de fierté. Et de virilité. Suffisamment pour assumer un tant soit peu mon rôle de héros du jour. Mais je n’y prenais aucun plaisir pour le moment. Enfin, peut-être un petit peu. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’une jolie jeune femme m’invitait à manger.
Et en plus elle payait, donc même si l’appel des hormones n’avait aucune incidence, celui du ventre jamais plein, lui, était puissant. Mon mode de vie m’empêchait strictement de refuser le moindre repas gratuit.

Oui mais voilà, si ses ennuis n’étaient pas terminés et que les deux autres revenaient ? Je n’avais pas envie de me battre, ça me fatiguait d’avance. Et je n’aimais pas trop me faire remarquer. En plus, j’étais encore sur le territoire de l’Empire. Je doutais qu’Ikusa-senseï me suive jusqu’à Kahari, mais je ne savais jamais trop sur quel pied danser avec lui. Si ça se trouvait il allait interrompre le repas et me tabasser devant tout le monde. Plus vite je serais à Hoto, mieux je me sentirais.

Argh, la voilà qui repart. Avec des jérémiades, limite des supplications. Et elle me tutoie ! Bordel, comment on résistait à ça ? Elle était mignonne et elle me demandait ça avec des petits yeux suppliants de merlan frit. Ou des yeux de biche, faut voir. Je rougis. Bordel, encore ? Je n’allais pas m’en sortir comme ça apparemment.

« Ouais, ok. »

Oui, je ne paraissais pas spécialement enthousiaste, mais quand même. Je ne l’étais pas, alors fallait pas se plaindre !

« J’adore les râmens. »

Comme une vérité tonitruante, ces paroles avaient interrompues toutes mes réflexions. Ben voilà, c’était dit. J’avais la dalle. Plus moyen de refuser. Puisque Tenshi m’avait poussé dans un piège, je n’allais pas essayer de me débattre hein. Sinon il allait tout bêtement me repousser dedans. Vu le regard qu’il me jetait, c’était à prévoir.
Bon sang, mais pourquoi je n’avais pas choisi un compagnon stupide ? Genre un caniche qui détestait les gens. Au moins, lui, ne m’aurait pas poussé à sauver tout le monde, je ne m’en serais porté que mieux.
Et puis je crois que je n’aimais pas les filles. Enfin, pas vraiment les mecs non plus. Disons que je préfère les filles. Mais de loin. C’est plus facile de les mater que de les approcher. Quand j’aurais passé la trentaine, et que j’aurais vraiment la dalle ce serait plus facile. Là, tout de suite, à part la bouffe …

Elle se présente avec sa voix claironnante. Hé, mais elle n’a pas fini de me taquiner, un peu ? Ah non, c’est plutôt une question de politesse. Oui, ça colle aussi à la situation. Elle n’a peut-être même pas remarqué que je ne suis pas trop dans mon assiette. Enfin, façon de parler. Même si j’hésitais, généralement, j’étais toujours dans mon assiette au bon moment. Même si, en fin de compte, je n’avais pas souvent une assiette. Ca y est, même mes divagations étaient en train de s’embrouiller. Etrange, d’habitude même si je suis en présence féminine je ne suis pas aussi tendu. C’est sans doute parce qu’elle m’a attrapé par la taille toute à l’heure. Je l’ai touchée. Bon, pas grand-chose, mais suffisamment pour être troublé. A coup sûr, c’était la première fois depuis un bout de temps que je laissais quelqu’un s’approcher aussi près. Enfin, si on excluait les fois où j’avais dû me battre pour telle ou telle raison. Mais c’étaient des poings ou des prises. Pas une sorte de câlin désespérée en sautant du haut d’un toit. C’était pas pareil.

Ah, oui, elle m’a dit son nom, c’est vrai.

« Euh … Rem Inuzuka. Je suis … Ben comme vous voyez, un ninja. De l’Empire. Chuunin aux dernières nouvelles … Et espion de son état ! Mais là je suis pas vraiment en service, en fait. Je fug… euh, partais prendre des vacances à Hoto. Je me suis arrêté à Kahari pour passer la nuit. Je repars demain et … Euh … En fait on s’en fout un peu. Allons au stand de râmen. »

Ok, je parlais pour ne rien dire. Et le pire, c’est qu’en plus je lui disais des choses qu’elle ne me demandait même pas. Ce n’était pas de ma faute, je me sentais obligé de déblatérer pour meubler la conversation. Peut-être que si je lui laissais le cours de la conversation ça irait mieux et …

Bon, ça ne pouvait plus durer. Je m’arrête en plein élan. Tenshi, qui était parti trottiner devant, se retourne, l’air interrogatif. Il ouvrit la gueule, un peu comme pour me crier d’arrêter. Mais dans cette scène au ralenti, il n’eut pas le temps. Ca sortit tout seul :

« Dites, je vous ai sauvé la vie et vous m’avez invité à diner mais … Ca ne veut pas dire qu’on va se marier ou un truc comme ça, hein ? C’est juste une invitation formelle, pour être sympa ? »
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Hier à 16:03
Je me suis fait des idées sur les ninjas de l’Empire. J’ai imaginé des mercenaires, armés jusqu’aux dents, et sans aucun scrupules. Mais ce Chuunin est totalement différent. Et les ninjas que j’ai croisés dans les rues de Kahari sont eux aussi bien différents. C’est édifiant : je n’ai jamais pensé à remettre en cause les enseignements du clan Nara, et sa vision du monde extérieur. Mais il semble qu’ils ont besoin de sortir un peu plus de chez eux.
Rem a l’air gentil. Et sa timidité est très amusante. Presque touchante. Par contre, par les queues d’Inari, qu’est-ce qu’il est maladroit !
Je ne pense pas ça par rapport à une maladresse physique. Sa course, le chakra qu’il dégage, sa musculature … C’est sans doute un bon ninja et un combattant redoutable, malgré le peu de gloire de sa fuite, un peu plus tôt. Mais plutôt de ce qu’il dit. Et de son comportement. Il me rappelle un peu Naja. Elle est comme ça, toujours à paniquer pour une raison ou son contraire, à remettre en doute la moindre de ses actions. Et surtout, à ne pas savoir se comporter avec les autres personnes. Sauf avec moi. C’est peut-être parce que je suis différente, qu’elle a été plus à l’aise avec moi et que j’ai réussi à la comprendre ? Si c’est le cas, alors c’est une bénédiction.

Tandis que Rem bafouille et me raconte son amour des râmens, j’en profite pour regarder aux alentours. A première vue, c’est désert. J’attrape le jeune homme par la main et le tire hors de la ruelle, pour nous mêler à la foule. Je pense qu’ils me surveillent encore. Mais au milieu de tant de civils, ils ne tenteront rien qui puisse les compromettre. En plus, la présence d’un Chuunin doit foncièrement les faire hésiter. Ce sont probablement des mercenaires, ils ne veulent pas d’ennuis avec l’Empire.
Pourquoi ne seraient-ce pas des ninjas, eux aussi ? C’est simple, si c’était le cas, ils ne seraient pas en train d’attendre. Des ninjas auraient pu m’arrêter publiquement sans aucune crainte. Surtout pas de la part d’un de leurs confrères.
Donc tant que je reste avec Rem, je suis en sécurité. Je n’aime pas trop l’idée de me servir de lui en jouant les pots de colle … Mais il est attendrissant, même si je n’avais pas été dans cette situation j’aurais peut-être quand même insisté pour l’inviter. Peut-être avec un peu moins d’empressement, c’est tout.

Il est lancé, apparemment. Il me divulgue tout un tas d’informations sur lui, que j’ai du mal à faire concorder. Son comportement, et sa facilité à lâcher toutes ces données sur sa vie privée contredisent les dîtes données. Un espion, lui ?
Je me contente d’un simple sourire en guise de réponse. J’ai trop peu l’habitude de remettre en doute les paroles des autres. A chaque fois que je l’ai fait, auparavant, cela ne m’a attiré que des ennuis. Alors je préfère faire semblant de le croire et laisser couler.

Je m’arrête tout net et me retourne vers lui, étonnée, lorsqu’il se met à me parler de mariage. Mais quelle mouche l’a piqué ? Nous ne sommes pas dans un conte de fée, mais dans la vie réelle. Il n’y a que dans les histoires pour enfants, et encore la plupart du temps elles sont pour les enfants un peu simples, que les princesses épousent leur sauveur sans chercher à comprendre ou à le connaitre. Dans la vie réelle, on ne voyait ce genre de mariage rapide que quand ils étaient arrangés.
Enfin je ne vais quand même pas lui dire que c’est un crétin. Sa naïveté, là aussi, a quelque chose de touchant. Et puis, je suis quand même curieuse de savoir qui il est maintenant. Il est Chuunin, se présente comme un espion, mais enchaine les maladresses depuis qu’il m’a tiré de ce mauvais pas. Rem présente tous les symptômes d’un boulet. Et pourtant, il a clairement l’air compétent. Ce paradoxe me fascine un peu.
C’est peut-être juste mon manque de contacts humains qui produit cet effet.

« C’est une invitation, rien de plus. Peut-être pas formelle, mais amicale. Détends-toi, s’il te plait, j’ai l’impression de te forcer à venir manger avec moi … »

L’idée me frappe quand je l’énonce. Quel égoïsme de ma part. Je ne lui ai même pas demandé son avis en bonne et due forme. Enfin, si, je l’ai fait. Mais il ne m’a pas répondu et j’ai tout de suite pensé à une réponse positive. Parce que ça m’arrange.
Pour qui je me prends au juste ? Je ne suis ni jolie, ni riche. Et je n’ai pas tous les droits. Surtout pas celui de jouer avec les décisions de quelqu’un.

« Oh, je vois. Tu ne veux pas qu’on mange ensemble parce que ça ressemble à un rendez-vous et que je ne suis pas à ton goût, pas vrai ? Je suis bête de ne pas y avoir pensé plus tôt. Désolée ! »

Je souris gentiment. J’essaie de rattraper le coup, en fait. Je m’en veux un peu de l’avoir forcé à me suivre comme ça. Et moi qui a pensé à le mettre en danger sans tenir compte de lui, juste de moi. C’est une réaction primitive digne d’un animal. Ou de ce que je suis. Mais pas de l’être humain que je veux devenir.
J’arrête notre marche, au beau milieu de la rue.

« Ce n’est pas grave, tu aurais dû me le dire plus tôt. Je ne vais pas me vexer pour si peu, tu sais. »
Âme errante
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