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Lun 12 Juin - 8:37
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Juunin
Fondateur de l'Aile du Phenix
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Date d'inscription : 18/02/2017

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Lun 12 Juin - 9:22
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Citation :
Shura-senseï,

Je vous trouve bien triste ces derniers jours, et j’en ai parlé à Nobutsu et Yoriko qui m’ont dit qu’ils l’avaient remarqué aussi.
Nous ne savons pas pourquoi, mais nous nous sommes dit que ce serait bien pour vous de ne pas rester seul chez vous, et d’avoir un peu de compagnie.
Saba a été abandonnée il y a deux ans par son propriétaire, nous l’avons trouvé dans un refuge. L’employée nous a dit qu’elle était espiègle et très vivante.
Je pense qu’elle saura vous égayer !

Passez une bonne journée,
Hikari.


La chatte entre les mains, Shura la regardait avec l’air perdu. Cette lettre l’avait tout simplement scotché sur place. La bestiole essayait d’attraper sa mèche de cheveux rebelle avec sa patte, faisant tinter la clochette autour de son cou à chaque battement. Le Jounin était consterné. Il n’avait jamais aimé ses élèves. Des incapables, des tire-au-flanc. Des bons à rien, aussi. Mais même en les martyrisant de toutes ses forces, ils avaient résistés. Comme des cafards, qu’aucun produit ne peut éradiquer, ils revenaient sans cesse à la charge, plus stupides que jamais. A un moment, il avait même songé à les laisser mourir en mission ou à ordonner à l’Aile du phénix de les assassiner pour qu’il ait la paix. En songeant que ce serait de mauvaises idées, il avait alors pensé à se donner lui-même la mort. Et puis, au final, s’était dit qu’ils n’étaient peut-être pas si mauvais que ça, qu’il fallait leur laisser une chance.

« Miaow. »

** Je veux mourir. **

Que pouvait-il faire de cette créature ? Hors de question de la laisser chez lui. Elle allait mettre des poils partout. Il prenait un soin méticuleux à ce que chaque pièce soit impeccable, que tout soit en ordre, et que sa collection d’objets anciens soit rangée, étiquetée, et exposée en bonne et due forme. Cette chose chaotique allait semer la zizanie dans ses installations. Perturber cet équilibre qu’il avait mis tant de soins à mettre en place.
Peut-être que s’il la carbonisait discrètement, avec un petit coup de Katon, ça ne se verrait pas ?

« Miaow ? »

« C’est vrai, ce n’est pas de ta faute au fond. C’est eux que je devrais mettre sur un bûcher. Je … Je parle à un chat. »

« Miaow. »

« Ne me regarde pas comme ça, c’est hors de question que tu restes ici. »

Citation :
PS : Elle est très propre, et elle aime le grand air, elle sera à l’aise dans votre jardin. Je l'ai toujours trouvé un peu vide.

« … »

D’un autre côté, elle avait l’air plutôt mignonne. Et cette petite clochette était marrante. Qui était-il pour ne pas lui laisser sa chance ? Il n’allait quand même pas la ramener au refuge dont elle avait pris tant de peine à s’extirper, ou la balancer dans la rue sans pitié. Même s’il avait fondé un mouvement révolutionnaire à moitié terroriste, il avait quand même une âme. Il ne pouvait pas se montrer cruel et sans pitié à tours de bras. Et s’ils apprenaient qu’il n’avait pas gardé le chat, qu’est-ce que ses élèves allaient encore pouvoir inventer pour essayer de lui ‘redonner le sourire’ ? Shura n’osait même pas imaginer, déjà le chat c’était fort comme complot … Mais s’ils avaient encore pire, ce serait insurmontable. Pas pour lui, il avait la solution simple à portée de mains. Mais pour eux. Déjà, ils allaient prendre une raclée la prochaine fois qu’il les croisait. Si, dans leur chapeau à conneries, ils avaient une ‘meilleure idée’, cette prochaine fois deviendrait la dernière. Et le Jounin n’avait ni envie d’un procès, ni d’une mise à pieds, ni de faire de la prison. En faisant jouer ses relations, il pourrait tout juste éviter la dernière solution en faisant passer ça comme un incident à l’entrainement. Ou alors s’arranger pour que ça arrive dans l’exercice des fonctions. Mais il n’échapperait pas, au minimum, à une sérieuse baisse de popularité. Et à une rétrogradation. Et son grade de Jounin lui convenait bien : il choisissait presque toutes ses missions, son emploi du temps pouvait être aménagé pour lui permettre de faire de la recherche et selon ses envies … Redevenir Chuunin c’était perdre son prestige et tous ses avantages. Il ne pouvait pas s’y risquer. Surtout pas pour trois abrutis.

** J’aurais dû les envoyer à l’examen Chuunin. Ils se seraient fait tués sans que j’ai besoin d’intervenir vu les deux demi-neurones que cette équipe promène. **

Et quitte à avoir de la compagnie, ils auraient pu lui payer un robot, ou une geisha. Quelqu’un de cultivé, quoi, avec qui partager une bonne discussion. Pas une foutue chatte qui ne pouvait même pas parler et qui n’avait aucunement moyen de discuter de ses passions avec lui. Enfin, au fond c’était pas pire que de discuter avec ses élèves ou ses collègues. Au moins elle ne dirait pas d’âneries, elle.

« Saba, hein ? Bon tu peux rester, mais dans le jardin. Je veux pas voir tes pattes à l’intérieur ! »

« Miaow. »

« … Evidemment. »

Il la déposa par terre. Par contre … Ca mangeait quoi les chats ? Comment on s’en occupait ? Elle pouvait chasser ses souris toute seule ou … ?
Il allait devoir chercher ses réponses dans les livres. Au final, ses élèves lui avait juste donné du travail en plus.

Quelques heures plus tard …

Allongé sur le divan, Shura compulsait un ouvrage avec frénésie, tout en parlant à voix haute.

« Fascinant. Saba, tu savais que les chats ont une place importante dans toutes les religions ? Dans l’ancienne religion, les Nekos sont des créatures importantes. Et il ne faut pas oublier qu’un des Bijuus est un chat, lui aussi. Il est censé guider les âmes des défunts. Et le félin est souvent associé au dieu du feu Ragnaros. Ahaha, c’est marrant, je suis moi-même un utilisateur du feu, et j’ai un chat. Donc un félin. La coïncidence est amusante. D’ailleurs ça me rappelle que … »

Shura s’interrompit, regardant la chatte qui se léchait la patte de l’autre côté du divan.

« Dis-donc tu ne devais pas rester dehors toi ? »

« Miaow … »

« Mouais. J’ai l’impression de m’être fait avoir. Mais ça va pas m'empêcher des les brûler vifs, tous les trois. »
Juunin
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Mer 14 Juin - 13:15
Shura avait les fesses lovées au fond de son gigantesque divan. Avec l’adresse d’un expert, il tenait et manipulait un livre pourtant volumineux de sa seule main droite. Sa main gauche, elle, flattait le chat roulée en boule sur ses cuisses.

Un parchemin musical diffusait de vieilles musiques de jazz à volume doux. Tonbogiri, le ninja au saxophone, était l’auteur de tous ces morceaux. Le parchemin était prévu pour s’interrompre avant la dernière demi-minute de musique. Car une musique de Tonbogiri pouvait plonger dans un genjutsu quiconque l’entendait, même alors que le musicien était mort depuis des années. On appelait ça le jazz hallucinogène. Les illusions duraient au maximum vingt minutes, et n’étaient jamais exactement les mêmes. Shura enlevait parfois le limiteur qui empêchait l’accès au genjutsu, mais pas quand il lisait. Là, seule la musique trouvait sa place. Il avait besoin de toute sa concentration pour déchiffrer le bouquin.
Mais Tonbogiri était un génie. Que ce soit dans les arts ninjas ou dans la musique. Shura avait mis deux années de recherche complète avant de mettre la main sur ce parchemin collector. Il avait investi quatre mois de salaire, et du temps où il était général pas simple Jounin, pour se privatiser ce petit bijou. Il l’avait longuement analysé, et en était venu à la conclusion que c’était d’avantage du Juinjutsu que du Fuinjutsu. Une sorte de Juinjutsu éternel. Il n’avait jamais compris son fonctionnement, et du coup se contentait du plaisir de posséder cet objet et de celui distillé par la musique elle-même. Tant pis pour l’analyse, même s’il s’était rendu presque malade à essayer de la terminer …

Le livre dans sa main était un traité qu’il trouvait de plus en plus barbant. Un certain Professeur Kido évoquait une civilisation disparue, qui datait d’une époque située bien avant l’époque des clans, la plus lointaine dont les hommes avaient encore une trace claire. Il avançait tout un tas de trouvailles faites ces dernières années, et les additionnaient avec de plus anciennes découvertes, et tout son raisonnement, toutes ces conclusions, se basaient sur ces trouvailles.
Mais Shura déplorait le manque d’interprétations, d’hypothèses, personnelles. Le professeur relatait simplement des faits existants et avérés, sans tenter la moindre chose nouvelle. Ne serait-ce qu’une petite suggestion en bas de page. Ce n’était pas un écrit scientifique, plutôt un recueil d’articles de journaux analysés superficiellement. Tous ceux qui avaient un peu d’expertise auraient pu faire la même chose.
Et dire qu’après son article novateur présentant une tablette sur laquelle on avait retrouvé un sceau datant de l’époque de Suna, Shura avait songé à travailler avec le professeur Kido. Au final, ils ne s’entendraient pas très bien tous les deux. Dommage.

Lassé, Shura reposa le livre sur la table basse. Saba, avant même qu’il n’esquisse le moindre mouvement, s’étira en ronchonnant, et quitta son nid douillet pour aller se fourrer dans un coin du divan, et continuer sa sieste. Le Jounin, lui, se leva pour aller se servir un verre d’eau.
Alors qu’il achevait de s’hydrater, la sonnette retentit. Il fronça les sourcils. Il ne s’était pas attendu à recevoir de la visite aujourd’hui. A tous les coups, c’était un messager qui venait lui transmettre un ordre de mission, ou réclamer un rapport d’activité, ou un truc dans ce goût-là. Ca tombait plutôt mal, parce qu’il n’était pas dans une phase très motivée ces jours-ci. Enfin, peut-être qu’un peu d’action amènerait un peu d’entrain.
Curieux, quand même. Depuis combien de temps n’était-il pas partit en mission tout seul ? Mise à part pour superviser les missions de rang C de ses élèves, il n’avait rien fait de très rentable depuis longtemps. Avec son salaire de chercheur, il se consacrait presque à plein temps à ses activités de scientifique, et un petit peu à celles de senseï par intermittence. Et tout son temps libre était voué à bouquiner, ou à l’Aile du phénix. Enfin, officiellement, il préférait prétendre qu’il approfondissait des recherches personnelles. En société, ça sonnait un peu mieux que la vérité.

En ouvrant la porte, il fut surprit de constater que ce n’était rien de tout cela. Hikari. Ce devait être la première fois qu’elle venait directement sonner chez lui. La jeune fille était écarlate, et piétinait. Elle semblait ne plus savoir où se mettre. Négligemment, un peu curieux de savoir ce qu’elle venait foutre ici, le Jounin la planta sur le paillasson. Non sans laisser la porte ouverte, en guise d’invitation à entrer. Ce qu’elle fit, après avoir baragouiné une question qu’il ne comprit même pas. Elle resta debout au milieu du salon, pendant qu’il faisait chauffer du thé.
Oui, elle n’était ni maline ni de très bonne compagnie pour lui. En fait, il avait du mal à ne pas s’énerver en sa présence. Elle lui tapait sur le système. Mais Shura était quelqu’un de très protocolaire. Il n’allait pas inviter quelqu’un sans lui proposer du thé, ou autre chose. Les devoirs d’hôte étaient une tradition à laquelle il ne dérogeait jamais. Un vieux réflexe, qu’il trainait avec lui depuis Shousan. Son père lui avait littéralement taper sur les doigts la seule fois où il avait osé transgresser ce devoir sacré. Du coup, sans même s’en rendre compte, il s’était inscrit dans son code génétique.

Le Jounin fit glisser un fauteuil vers la jeune fille. Avec suffisamment de force pour donner l’impression que, s’il l’avait pu, il lui aurait lancé le meuble directement dans la figure. Puis, avec une cérémonie étonnante, il déposa les dessous de tasse, puis le breuvage lui-même, ajoutant même un petit gâteau et un caramel mou à côté. Hikari semblait complètement désemparée, mais il était difficile de dire si elle était effarée de ce spectacle, ou si la timidité maladive la rattrapait encore une fois. En tous cas, elle avait tout bonnement perd la faculté de parler.
Shura se posa dans le divan, attendant de voir si elle se déciderait à parler la première. Ce n’était sûrement pas anodin qu’elle lui rende visite une journée à peine après le dernier ‘entrainement’, qui s’était plus ou moins fini en lynchage pour les trois Genins. Il s’était attendu à en voir un arriver plein d’entrain chez lui pour dire il ne savait quelle connerie. Mais pas Hikari. Et certainement pas aussi chiante que d’habitude.
Saba, comprenant que le silence allait s’éterniser, vint s’installer à nouveau sur les genoux de Shura, qui grimaça mais ne l’en empêcha pas. Hikari eu un sourire en coin, qu’elle réprima bien vite en voyant le regard glacial que l’ancien général lui balança.
Et le silence s’installa de nouveau tandis que le Jounin buvait une première gorgée de thé. L’hôte devait toujours boire le premier, c’était bien connu. Enfin, il y aurait eu des méthodes plus simples que le poison pour se débarrasser d’elle, tout à fait entre nous.

« Tu es venu m’annoncer que tu renonces à devenir une kunoichi ? »

« Hein ? Euh … Non … »

Ah. Ce n’était donc pas comme ça qu’il fallait interpréter le silence. Shura avait cru qu’elle hésitait de peur de le décevoir. Mais en fait, elle préparait simplement sa connerie du mieux possible. Le truc, c’était que l’attente en elle-même était la pire façon d’amener ce qu’elle allait dire. Quoi qu’elle dise d’ailleurs.

« En fait, ce que vous avez dit hier … Ca m’a un peu perturbée et … J’ai réfléchi à ce que je pourrais faire pour être plus forte … »

Shura ne répondit rien, mais se détendit un peu. Pour une fois que quelque chose qu’il disait à ses élèves était entendue. Il se rappela ensuite qu’Hikari baissait toujours les bras à mi-chemin, dès que tout devenait plus difficile, et se raidit de nouveau. Mieux valait ne pas trop l’encourager et la laisser mariner. Sinon elle ne surmonterait jamais ses plus grandes faiblesses.

« Shura-senseï … Pensez-vous que je devrais arrêter de m’entrainer au katana pour me consacrer d’avantage au ninjutsu ? »

Le Jounin ne put retenir une moue étonnée. La famille d’Hikari, les Arukas, n’étaient pas vraiment un clan. Mais tous depuis trois générations, ils étaient connus pour être d’excellents bretteurs. Ils possédaient aujourd’hui un dojo aux abords du quartier commerçant, qui leur donnait presque l’allure d’un clan mineur. Qu’elle songe à abandonner la voie du sabre témoignait d’un peu plus de détermination que d’habitude. Elle se trompait de problème, mais au moins, elle était réellement prête à franchir un cap. Quitte à laisser de côté certaines choses en lesquelles elle croyait. Toutefois, il fallait qu’il la garde sur le bon chemin, sinon elle allait faire n’importe quoi. Ne pas les tenir par la main hein … Décidément, il allait avoir du mal à lâcher ces Genins en pleine nature.

« Je ne sais pas. Le fait de savoir manier une arme représente un plus pour un utilisateur de ninjutsu : nous consommons énormément de chakra pour mener à la fois des manœuvres offensives et défensives. Pouvoir attaquer autrement qu’en dilapidant ses réserves est clairement quelque chose de bénéfique. Mais tu prends le problème par le mauvais angle. Je n’ai pas remis ton style en question, ça, ce ne sera que la seconde étape de ton entrainement. Avant de faire quoi que ce soit ou même d’avoir mon avis explicite sur la question, il me semble qu’une autre remarque que je t’ai faite devrait attirer ton attention. »

« Je … Je n’y arrive pas. Je ne sais pas comment faire pour améliorer ça … »

« Hikari, tu t’adresses à la mauvaise personne. Tu n’es clairement pas apte à tout faire avec ton seul sang-froid. Alors le mieux pour toi ce serait d’apprendre à exécuter des feintes, et à ce qu’on t’enseigne le jeu de regards. Et qui sont d’excellents professeurs pour ça ? Les épéistes. Et tu as une famille qui pourrait t’aider si tu leur demande. »

« Je … j’aurais préféré que ce soit vous qui me l’enseignez … »

Shura manqua de s’étrangler avec son thé. La jeune fille, elle, était aussi rose que ses cheveux. Il se souvenait de leur ‘entretien d’embauche’ quand il avait découvert sa nouvelle équipe. Elle lui avait avoué qu’elle l’admirait, à cause de son sang-froid et de ses ninjutsus. Et qu’elle était contente de pouvoir apprendre à manier le Katon, en espérant devenir comme lui.
Bordel. Cette fille le mettait de plus en plus mal à l’aise. Vivement qu’elle gagne un peu de confiance en elle … Il fallait qu’il s’arrange pour la faire progresser suffisamment, qu’elle gagne un duel dans une arène. Ca l’aiderait vraiment à avancer.

« Je ne peux pas. Si tu veux que je t’enseigne, alors dans deux semaines, je veux que tu reviennes en ayant fait des efforts. Je ne te demande pas de maitriser ça sur le bout des doigts. Juste d’y réfléchir et de t’exercer suffisamment pour être sur la bonne voie. Je reprendrais l’entrainement où tu le laisseras, mais si tu ne fais rien, je te renverrais à l’académie. Mes instructions ne changeront pas parce que tu viens boire le thé chez moi, Hikari. »

« Ou-oui … Désolée, senseï … »

Hikari sembla réfléchir quelques instants, un peu paniquée. Puis se calmer progressivement. Enfin, chose qui étonna le Jounin, elle serra le poing. Manquant même de faire éclater sa tasse en porcelaine. Chose que Shura n’aurait pas été sûr de lui pardonner … Heureusement qu’elle avait la poigne d’un moustique.
Elle releva les yeux. Elle semblait avoir encore un peu rougit, mais apparemment il y avait un peu plus de motivation dans son regard.

« Je vais le faire. Shura-senseï, si j’arrive à vous porter un coup dans deux semaines, vous accepterez de m’enseigner ? »

« … Seulement si cette démarche n’est pas isolée. Si tu te secoues les puces une fois, mais qu’une fois cet entrainement-là derrière toi tu te reposes sur tes lauriers à nouveau, je ne t’enseignerais plus jamais. Je voudrais que vous acquériez des automatismes d’entrainement même lorsque je ne suis pas là. La soif de progresser. »

« D’accord … »

Elle semblait moyennement convaincue, mais au moins sa timidité c’était envolée. Ce n’était vraiment pas plus mal, car c’était principalement elle qui attirait les foudres du Jounin. Quand elle se calmait, Hikari le dérangeait beaucoup moins. En fait, Shura commençait lui aussi à ne plus avoir envie de l’étrangler. Cela dit, la conversation menaçait de s’engluer et elle n’avait pas encore l’air de vouloir partir, malheureusement.
Bon, elle ne reprendrait pas la parole d’elle-même. Autant lui poser une dernière question avant de lui faire prendre la porte.

« La dernière fois que je t’ai demandé ton nindô, tu m’as répondu que tu voulais juste suivre la voie de ta famille et leur faire honneur. Tu as remis ça en question, en quelque sorte. C’est toujours ton seul but en tant que kunoichi ? »

« J’ai toujours envie que mes parents soient fiers de moi. Mais … Non, Shura-senseï, ce n’est plus mon seul but. En fait … »

Cette manie maladive de virer au rouge à chaque fois qu’elle croisait le regard de quelqu’un, le sien en particulier, lui revenait. Shura s’efforça de garder son calme en se réfugiant dans sa tasse de thé et en caressant le chat sur ses genoux. Il se contenait comme il pouvait.

« Il y a une personne dont je suis … En fait … Eh bien … Que j’aime bien ? J’aimerais devenir forte pour qu’il me voit autrement, qu’il me reconnaisse en tant que kunoichi. Pas juste comme une gamine peureuse, mais comme une femme forte. »

Elle détournait le regard et pivoinait du faciès en disant ça. Sacrée façon d’affirmer sa détermination, pas de doute. Shura acheva son thé, et laissa échapper un petit rire.

« Eh bien. Sacré projet, mais tu vas avoir du travail. »

« Oui … »

« Bon par contre, j’ai rendez-vous avec mon supérieur pour un débriefing dans moins de quinze minutes. Donc je vais devoir te mettre dehors, désolé. L’emploi du temps d’un Jounin … C’est un peu compliqué. »

Non, il n’avait pas de supérieur et venait de lui sortir un gros mensonge. Mais s’il ne faisait pas, elle allait rester éternellement collée à son siège comme s’il était recouvert de glue. Alors que là, elle venait de se lever d’un bloc comme si elle était assise sur des braises. Shura n’était pas un grand menteur, mais un de temps en temps ça ne pouvait faire que du bien à tout le monde … Hikari avait déjà du mal à raffermir sa personnalité, autant ne pas trop la déstabiliser. Il réservait tout ça pour le fameux ‘prochain entrainement’.
Tandis que la jeune fille quittait sa maison en trottinant, Shura se demanda ce que faisaient Yoriko et Nobu. Le second était sûrement retourné au clan Kaguya pour se refaire une santé. Il faisait toujours ça quand les choses se passaient mal. Et Toriko … Difficile à dire. Il était le plus inconstant du groupe. Tantôt motivé, tantôt plus intéressé par le fait de jouer les voyous dans un quelconque casino ou un cabaret malfamé.
Bah, il avait le temps de voir venir. Lui, son rôle, c’était juste de constater les résultats dans deux semaines. Et en attendant, son rôle, c’était d’admirer le talent de Tonbogiri.
Juunin
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Lun 19 Juin - 2:26
Shura : 15 xp, bien marrant tous ces rps solos, j'aime bien.
Chuunin
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