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Brasserie Restaurant: "Au Papillon Affamé"

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PARTIE RP
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Lun 19 Juin - 11:07
Situé à la frontière entre le quartier Nord et le quartier central, le Papillon Affamé est relativement idéalement placé pour attirer les touristes mais aussi très facile à retrouver pour les habitants.

[Façace du resto: Image à venir]

L'intérieur de la bâtisse est scindé en deux parties distinctes:
L'une servant de brasserie, laissant apparaître les divers alambics nécessaires à la fabrication de la bière directement produite dans ces-mêmes locaux mais présentant également des tables auxquelles nous pouvons nous asseoir et manger, pouvant accueillir environ 50 personnes

[Partie Brasserie: Image à venir]

L'autre étant réservée à la partie restaurant, pouvant accueillir environ 50 personnes également.


[Partie Restaurant: Image à venir]

Si l'on fouille un peu et surtout si il n'est pas parti en mission pour l'Empire, nous aurons peut-être la chance de rencontrer le patron, un ancien shinobi de Shousan servant maintenant la "mère patrie".

Avec un peu de chance ce sera peut-être même lui qui s'occupera personnellement de vous!
                                    
CatégoriesArticlePrix (Drakes)
Boissons chaudes
Café2
Thé (Tous)2
Chocolat chaud3
Thé aux ailes de papillon5
Boissons froides
Soda (Citron, Orange)2
Eau de Taki3
Eau 25cl 50cl 1L2..4..6
La Jigrobu (bière blonde faite maison)3
Entrées froides
Carpaccio de Kikaru10
Salade de la forêt Papillon9
Entrées chaudes
Rocher du phénix11
Croquettes de la Meute  14
  Plats
Spécialité du chef Cerf de Raimari sauce Akimichi (piquant)27
     Perche de Takuna25
Spécialité du chef Nouilles sautées (poulet, boeuf)20
Nouilles sautées (Canard)22
    Suggestion du chef Riz Akimichi (Secret)24
Tous nos plats, à l'exception des plats de riz et de nouilles sont accompagnés de riz ou de nouilles (au choix)

Staff:

Rin Chisu Serveur

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Juunin
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Mer 21 Juin - 7:15
Je devais bien avouer être un peu étonné. D’après Sora, Jirobuu c’était pas mal renfermé après la guerre, et n’était pas revenu au clan Akimichi depuis un bout de temps. Mais en rentrant dans son auberge, je reconnus immédiatement toutes les caractéristiques d’un restaurant Akimichi. J’avais eu un peu peur qu’il ait trop changé, et qu’il ait perdu de vue les valeurs du clan … mais c’était bien mal le connaître apparemment.
De grandes tables et une odeur de cuisine maison, une ambiance plutôt chaleureuse. Un peu alcoolisée, aussi, on voyait que ce n’était pas trop le restaurant où on devait amener ses gosses pour manger un morceau. Mais c’était quand même bien sympa, et convivial.

Je me glissais dans un coin de la pièce, à une table un peu à l’écart, et je pris place. Le menu était alléchant.
Après un instant d’hésitation, j’attrapais mon masque et le déposais sur la table. C’était plus une sécurité qu’autre chose, et je me voyais mal manger avec. De toute façon, avec ma cicatrice à la tempe et ma nouvelle coupe de cheveux, en plus de la tenue de l’Anbu, il y avait peu de chance qu’on me reconnaisse. En fait, à part quelqu’un qui m’aurait connu avant, j’avais un peu trop changé physiquement pendant mon séjour à Gomonchikou. A part si Shura avait mentionné l’attaque qui m’avait brûlé la tempe lors de notre combat, mais c’était peu probable. J’avais promis de garder son secret, alors j’estimais qu’il ferait pareil pour moi.
Un serveur s’approcha à peine quelques minutes après que je me sois installé.

« Bonjour, Monsieur. Nous accueillons rarement un membre des forces spéciales. Je serais honoré de prendre votre commande. »

« Je vais vous prendre un thé aux ailes de papillon. Et des nouilles sautées au poulet. »

« Très bien, ce sera tout ? »

« Sans doute pas, mais je vais déjà manger ça. »

« Comme vous le désirez. Cela vous fera 25 drakes. Je vous apporte ça dès que ce sera prêt. »

« Attendez ! »

« Monsieur ? »

« Est-ce que Jirobuu est là ? Si c’est le cas, pourriez-vous lui dire que Kikoho Akimichi est venu le voir ? Ah, et dites-lui que j’ai apporté des chips comme la première fois que je suis venu le voir, à son appartement. Tel que je le connais, ça le motivera sûrement ! »

« Je ne vous promets rien monsieur, mais je ferais passer le message. »

« Merci. »


J’ignorais si, à l’époque de Shousan comme maintenant, les gens venaient souvent le voir avec des chips à partager. Mais bon, je me souviens aussi qu’il était plutôt renfrogné, même si c’était un gars super sympa. Du coup, il y avait peu de chances.

Pourquoi étais-je venu ici ? Au fond, je me posais quand même la question. Certes, on était amis à l’époque. Et Jirobuu m’avait beaucoup aidé quand j’étais sur les traces de ma mère. J’appréciais beaucoup la compagnie de l’Akimichi à l’époque, même si on ne se connaissait pas tant que ça. Mais après tout ce qui s’était passé, et avec les événements pendant la guerre, je m’étais dit que j’avais besoin de venir le voir. Après tout, au rayon des personnes qui avaient dû se sentir trahi par mon départ, il devait être dans le peloton de tête. Pendant un moment, au début de la guerre, on avait quand même luttés côte à côte. Et si je ne regrettais plus autant d’avoir abandonné Shousan en lui-même, la culpabilité d’avoir laissé mes amis derrière moi, elle, était toujours bien présente. En fait, je comprendrais même que Jirobuu ne veuille pas me voir. Après tout, j’étais un traître à mon ancien pays, un déserteur. Et j’étais, en plus, recherché dans tout l’Empire par-dessus le marché. A croire que les nations ne m’aimaient pas.
Mais j’avais quand même besoin de tenter le coup. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais lui dire en fait : mes excuses seraient sûrement en-dessous de tout. Je ne m’attendais pas non plus au pardon. Cependant, comme pour Sham, je devais la vérité à mes amis. Après tout, c’étaient les secrets qui avaient tués ma mère, détruit ma confiance en Shousan, et qui infectaient l’Empire aussi.

Non, en fait je savais très bien pourquoi j’étais là. Pour la vérité. Parce que, peu importe le poids de la culpabilité ou de mes fautes, j’avais envie d’aller de l’avant. Comme l’avait dit l’Impératrice, la meilleure façon de se racheter c’était simplement de ne pas refaire les mêmes erreurs. Et n’avoir rien dit à personne avant de partir, c’était une de mes plus grosses conneries.
J’étais là pour rectifier le tir.
Mais aussi pour voir comment allait mon ami, aujourd'hui, tout simplement.

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L'Eclair Blanc
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Ven 23 Juin - 15:33
A vrai dire, je m’étais moi-même étonné en ouvrant ce restaurant au cœur même de l’Empire. C’était la première fois depuis mon entrée dans ses forces que je m’investissais dans la vie de celui-ci. Les rares jours où je n’étais pas en mission pour l’Empire ou pour l’Aile, je m’occupais de cuisiner pour les clients et ce jour-là était l’un de ceux-ci. Malheureusement pour moi, je n’avais pas grand-chose pour m’occuper : Seuls quelques clients étaient venus dans la journée et je ne devais quasiment pas m’en occuper, mes serveurs se chargeaient déjà de tout. Je m’étais mis dans un petit bureau que je m’étais aménagé au fond de la cuisine, duquel je ne sortais que pour cuisiner les plats qui étaient un peu plus délicats pour mes employés, ou lorsqu’il y avait des clients qui me demandaient directement.

Rin, mon serveur principal, y fit irruption si on peut dire ça comme ça étant donné qu’il était totalement ouvert au reste de la cuisine, afin de me faire part de deux choses dont l’une m’interpellait plus particulièrement.

« Chef, il nous faut un thé papillon et des nouilles au poulet ! Je me charge du thé, mais bon… Ce sont vos nouilles. »

Ni une ni deux, j’étais déjà derrière les fourneaux. Y’a pas à dire, j’avais peut-être changé depuis la guerre et ma haine envers l’Empire était toujours aussi vivace, mon amour pour la cuisine était toujours resté intact. Rien ne pouvait me faire plus plaisir que de préparer un repas, que ce soit pour mon pire ennemi comme pour mon meilleur ami. Alors que Rin préparait le thé, il me glissa sa deuxième « commande »

« Ah ouais et j’ai oublié, le type qui a commandé ça, c’est un Anbu qui répond au nom de Kikoho Akimichi. Il demande à te voir ! »

« Kikoho Akimichi ? Ca me dit rien… »

« Apparemment il te connait, il dit qu’il t’a apporté des chips comme lors de votre première rencontre à ton appartement »

Je m’arrêtais un instant, comme figé. Bien sûr, je ne m’en étais pas rendu compte tout de suite, mais une fois que j’eus compris qui se cachait derrière cette personne, j’étais surexcité. D’abord il me sauve la vie, ensuite il se pointe à mon restaurant quelques jours plus tard, comme un cheveu dans la soupe ? C’était lui tout craché.

« Rin, soigne bien ce client, c’est un invité de marque. »

« Ok patron, je lui apporte les biscuits impériaux du coup ? »

« Sors lui le grand jeu ! Et dis-lui que je vais arriver avec ses nouilles. »

Rin partit en salle avec un plateau comportant donc la théière et quelques biscuits afin d’accompagner le thé aux ailes de Papillon. Bien sûr, ça n’était pas réellement des ailes de Papillons qui étaient infusées. C’était un mélange d’herbes venues tout droit de la forêt Papillon, comprenant principalement de la menthe, et du thé noir. Il y avait bien entendu d’autres herbes, mais celles-ci sont tenues secrètes par le patron.

A peine arrivé à la table, il s’approcha du dénommé Kikoho.

« Voici votre thé, monsieur. Vous avez en prime droit à un cadeau de la maison, les biscuits impériaux, afin de l’accompagner. Ceux-ci se marient parfaitement avec ce thé aux ailes de papillon. Vos nouilles sont en préparation. Ce sera Monsieur Akimichi en personne qui viendra vous les apporter. Bonne dégustation ! »

Après avoir rempli la tasse de thé, Rin repartit en salle afin de s’occuper des quelques autres clients. Quelques minutes après, c’était à mon tour de faire mon entrée en jeu. Il fallait que je le voie pour y croire, mais connaissant sa force, ça ne m’étonnait pas vraiment qu’il se pointe avec un masque des forces spéciales sur lui. Et puis, étant donné les circonstances – C’était un criminel de rang S – il lui valait mieux de passer incognito.

Mais du coup, j’avais pas mal de questions qui fusaient dans mon crâne, comme à chaque fois que je le voyais, ce petit homme était toujours au centre de bien des mystères. Je lui dépose les nouilles en face.

« Salut, Kikoho. Ca faisait une paye. »

Maintenant que je le voyais de plus près, il m'était possible de voir les quelques affres de la guerre qui s'étaient installés sur son visage. Une brûlure était venue se loger sur sa tempe... Bon c'était sans doute moins impressionnant que mon changement radical d'apparence, mais tout de même, il avait bien changé depuis la fois où il était venu frapper timidement à ma porte.
Juunin
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Sam 24 Juin - 6:45
Monsieur Akimichi. Je souris, tout en hochant la tête à l’adresse du serveur. C’était étrange d’entendre quelqu’un appeler Jirobuu de la sorte. Quand on était à Shousan, on était encore Genins tous les deux. Bon, c’était avant la guerre. Mais ça en disait quand même long sur le chemin qu’il avait parcouru. Pour le meilleur et pour le pire, il s’était sacrément endurcit. Je l’avais déjà croisé à l’académie, je savais déjà à quel point.
Et je comprenais complètement qu’on l’appelle ‘Monsieur’ dans les parages. Il s’était bien intégré à l’Empire, finalement, dans un sens. Malgré tout ce qui s’était passé. Mais bon, je ne me leurrais pas non plus : j’avais bien vu ses cicatrices. Je me doutais bien qu’elles n’étaient pas que physiques. C’était quand même quelqu’un de bien plus sombre qu’à l’époque où on s’était connus.

Alors que je buvais mon thé, Jirobuu sortit des cuisines et vint s’installer en face de moi. Le ton de sa voix était rude, autant que sa nouvelle apparence. J’avais beau avoir eu un aperçu quelques jours plus tôt, c’était frappant. Tout comme son aura. Il était devenu bien plus impressionnant. Déjà que, je m’en souvenais bien, à l’époque il était déjà intimidant. Mais c’était juste une question de masse. Maintenant, c’était autre chose.
J’étais rassuré de l’entendre utiliser mon nom d’emprunt. C’était évident qu’il m’avait reconnu. S’il choisissait d’utiliser ce nom de Kikoho, c’était qu’il avait l’intention d’accepter de discuter. Je devais bien avouer en avoir douté, pendant un instant. Le moment, juste avant de franchir le pas de la porte, où on se demande si on a bien fait de venir … Un doute inutile, évidemment. S

« Oui, ça fait déjà pas mal de temps. »

Je bois une gorgée de thé. Il est bon, décidément. Suffisamment pour m’ôter l’envie de boire la moindre goutte d’alcool. Et pourtant, j’ai encore du mal à me restreindre en la matière. J’y travaille, mais pas toujours avec abnégation.

« Je reviens du clan Akimichi. Je suis allé sur la tombe de ma mère. Forcément, j’ai pensé à toi. C’est un peu grâce à toi que j’avais retrouvé sa trace à l’époque … Et quand j’ai demandé, on m’a dit que tu n’y allais pas souvent. Mais que tu avais ouvert un restaurant. Du coup, me voilà. »

« Au début, je me suis dit que je venais pour m’excuser d’être parti. Mais en déballant ce que j’avais sur le cœur sur la tombe de maman, j’ai réalisé que … Eh bien, je ne regrette absolument pas. J’ai fait le choix que mon cœur m’imposait. Toi comme moi, comme les autres. On nous a trop demandé avec cette guerre. On était trop jeunes. Non, ce que je regrette, plutôt que d’être parti, c’est d’être parti sans rien dire. Sans rien expliquer. De vous avoir laissé croire que je vous abandonnais sans raison. Quand j’ai fait ça, j’ai insulté notre amitié. Et ça, c’était vraiment mal. »

« Voilà. Je … Je suis venu te dire que si tu veux entendre toute l’histoire, je veux te la raconter. J’ai fait quelque chose d’impardonnable. Mais je veux aller de l’avant. Et il y a des personnes, comme toi, qui méritent au moins de connaitre le fin mot de tout ce bordel. »


En achevant de parler, je me détourne quelques instants de la conversation pour fouiller le vieux sac que je trimballe partout avec moi. Celui qui s’est imbibé d’alcool à force d’en transporter. Il pue comme un fond de cave, mais je n’ai pas vraiment pensé à m’en séparer. Et puis bon, tant qu’il reste sous la table, l’odeur ne gêne personne.
Avec un sourire nostalgique, j’en sors un gros paquet de chips aux crevettes, et un bol dans lequel je les verse, avant de le poser entre nous deux.

« Je ne sais pas si tu te souviens, c’était le même paquet. Des chips importés d’Hoto. Ils ne sont pas très chers, mais j’ai eu un mal fou à en retrouver des comme ça ! Et il n’y a que là-bas qu’ils font un parfum crevettes digne de ce nom. »

A une exception près : les techniques culinaires secrètes du clan Akimichi. Certaines spécialistes des chips de là-bas maniaient l’alchimie alimentaire à la perfection, et étaient capables de créer n’importe quelle saveur pour l’ajoute à des chips. C’était assez bluffant, parfois. La passion des chips du clan Akimichi avait toujours été un mystère pour beaucoup. Mais c’était pourtant un aliment idéal : il se mange sans faim, et la pomme de terre qui en est la base est idéale pour accumuler de l’énergie. Et des graisses. Donc de la force, pour eux.
Oh bien sûr, un tas d’autres aliments correspondaient. Mais bon, il en fallait bien un pour servir de tradition.

« Je suis quand même content de te voir. Tu as l’air de t’être adapté à ce nouveau monde, non ? Ca n'a pas dû être simple. »
L'Eclair Blanc
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Sam 24 Juin - 13:55
C’est vrai, ça faisait presque tout aussi longtemps que je n’avais plus remis les pieds au sein du clan. Enfin, que je m’y étais vraiment arrêté pour autre chose que pour prendre les ingrédients dont j’ai besoin pour le restaurant. La dernière fois c’était lors d’une mission de nettoyage dans la forêt papillon sous les ordres de Shousan. Je m’en rappelle comme si c’était hier, c’était ma première mission en solo et j’avais bien morflé, tout ça pour une saleté de gros scarabée… C’était aussi le jour où j’avais rencontré Shicho, un petit panda qui s’incrustait dans tous les paquets de chips dès qu’il en voyait un. Et ce n’est pas parce quelqu’un de la stature d’Eihiko se tenait en face de lui qu’il allait changer ses habitudes. Après en avoir piqué une poignée, il vint se poser sur mon épaule et écoutait Eihiko avec attention, à y regarder de plus près c’était à se demander si il n’était pas plus intéressé que moi par ce qu’il disait.

Ca faisait cinq ans maintenant que cette foutue guerre avait fait rage, ça faisait cinq ans que le Phénix était tombé et attendait dans l’ombre de pouvoir briller de mille feux à nouveau mais malgré tout ce temps ces tristes évènements n’arrêtaient pas de revenir me hanter. De plus belle depuis que j’avais rejoint les rangs de l’Aile, comme si en voulant avancer vers un nouveau nous ne faisions que ressasser le passé.

Je m’étais un peu perdu dans mes pensées alors que mon tout récent sauveur était venu m’ouvrir son cœur de manière plutôt inattendue à vrai dire et c’était un peu hésitant que j’allais chercher quelques chips… Au diable les bonnes manières, nous étions en famille après tout. Et par Hydrius, qu’il avait raison. Des chips aux crevettes comme ceux d’Hoto étaient tout simplement inimitables. Bien sûr au sein du clan nous avions les meilleurs cuisiniers, mais personne n’était parvenu à égaler la singularité de ceux de Hoto – à ce niveau du moins. Alors que j’étais en train de m’epiffrer Shicho me grattait la joue pour en avoir un peu aussi. Ca faisait longtemps qu’il n’avait plus vraiment parlé devant quelqu’un d’autre que moi et la présence d’Eihiko devait sans doute le gêner un peu. Le pauvre avait vécu la guerre avec moi et m’avait vu dans pas mal de situations périlleuses. Lui-même s’était retrouvé dans quelques traquenards… L’Empire lui en avait fait baver aussi.

Avant d’entamer quoi que ce soit de cette discussion, je fis un signe à Rin, qui s’empressa de venir vers nous.

« Oui Monsieur Akimichi ? »

C’était vraiment bizarre de l’entendre me parler comme ça. J’y avais peut-être été un peu fort en lui disant de sortir le grand jeu face à Eihiko, mais il ne pouvait pas savoir qui il était réellement.

« Fais un bon à tous les clients présents pour qu’on leur offre un repas prochainement, et dis-leur de dégager. Tu peux rentrer chez toi après, je m’occuperai du reste, mais ferme juste le restaurant en partant. »

A voir sa tête, Rin n’arrivait pas à croire que je lui offrais une journée de libre à peu de choses près. C’est vrai qu’après tout, il était à peine midi et on fermait déjà, ça n’était pas le genre de trucs qui arrivait souvent. Cependant au vu de ce dont nous allions être sur le point de parler, je ne pouvais pas me permettre que des oreilles indiscrètes venaient épier la conversation. Et puis j’avais surtout besoin de me retrouver seul à seul avec un ami sorti tout droit de mes souvenirs. J’attendais que tout le petit monde ait quitté le restaurant avant de prendre la parole à mon tour.

« Ca y’a pas à dire, on était beaucoup trop jeunes pour ce genre de conneries. D’un autre côté, ça aurait pu être n’importe quand, on aurait jamais été prêts pour ça. On a vécu pas mal de trucs pendant les combats avec la Meute, après que… »

Je repris une petite poignée de chips, tout en soupirant un bon coup. C’est vrai qu’après tout, il nous avait tous abandonnés sans demander son reste. Il s’était battu avec l’Eclair Noir quelque part, l’avait même anéanti d’après les rapports, et avait totalement disparu par après. Maintenant il était là, juste en face de moi, ce type à qui j’en avais voulu pendant quelques temps après mon entrée dans les rangs de l’Empire. L’une des seules personnes qui aurait vraiment pu peser sur la balance lors d’un affrontement direct. Encore une fois, je m’étais perdu dans mes pensées. Il devait vraiment me prendre pour un fou, mais c’était la première fois que je parlais plus ou moins calmement à quelqu’un que j’avais connu avant, si l’on mettait Luciole de côté.

« Après que tu sois parti. Au début, je t’en ai voulu. Enfin, dès que j’ai eu le temps de prendre du recul bien sûr. Ca n’avait aucun sens de perdre mon temps à entretenir une rancune alors que je n’étais même pas sûr que j’allais pouvoir me réveiller le lendemain. »

« Quand Kazu-sempai a ordonné notre reddition et que les choses se sont calmées, j’ai seulement commencé à ressentir tout ce que j’avais mis de côté pendant les combats. Notamment le fait que tu nous aie laissé tomber. Bien sûr, les années passent, et j’ai eu l’occasion de réfléchir longuement à tout ce qu’il y a eu. Ton départ était l’une de ces choses. Après tout, j’ai vécu la même guerre que toi, et je sais ô combien elle a pu marquer les esprits, et le tiens n’a pas dû être épargné. D’autant plus de par ton jeune âge. Ensuite je me suis dit que de toute façon, on aurait pas pu continuer à se battre. Même si tu avais été là. On aurait jamais pu supporter cette pression beaucoup plus longtemps. Nous commencions à craquer aussi, nous, les héros de Shousan, comme on nous appelle maintenant. On peut le voir encore maintenant… Kazu-sempai a totalement disparu ainsi que Kaouri. Akai a quitté la vie de shinobi. Seuls Luciole et moi sommes restés actifs au sein de l’Empire. Mais bon… Luciole était mon seul contact et a sombré dans la bouteille. Je ne lui ai plus vraiment parlé depuis environ deux, trois ans. Je pense que tu es la première personne avec qui j’ai une vraie discussion depuis que j’ai reçu mon bandeau de Shi. »

« Comme tu peux t’en douter, ça n’a pas été simple pour moi de m’adapter à tout ça. Rien que le fait d’être Juunin dans les rangs de ceux qui ont décimé la plupart de mes amis, il m’a fallu pas mal de temps pour l’accepter. Je commence seulement à m’y faire. Jusqu’à présent, j’étais plus Juunin à titre honorifique qu’autre chose. Mais bon. Je n’ai pas vraiment le choix, je dois m’y faire. Toi par contre, je ne suis qu’à moitié étonné de te voir arborant les couleurs des forces spéciales. Une personne aussi puissante que toi ne pouvait que finir là. Mais bon du coup, je suis curieux de savoir, Ei… Kikoho-kun, comment on fait pour passer de Genin de Shousan à membre des forces spéciales de l’Empire. »


Encore une fois, Shicho se frotta contre ma joue. Dans le passé, m’ouvrir de la sorte m’aurait sans doute retiré une larme, mais plus maintenant. Je n’étais plus capable de pouvoir montrer ce genre de sentiments, ce genre de faiblesse, face à tout le monde. J’avais tellement pris l’habitude de faire semblant d’être un roc que je finis par en devenir un moi-même, ne laissant passer que quelques sourires de temps à autres, et pas mal de cynisme quand l’occasion se présentait. A l’image de ma chevelure, j’étais devenu aigri. Encore une fois, je pris quelques chips. Pas trop cette fois, histoire d’en laisser à mon interlocuteur, mais mon petit panda était devenu un vrai ventre sur pattes.
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