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La Branche d'olivier [Raimari]

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PARTIE RP
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Jeu 6 Juil - 22:21
Ce bar un peu miteux est situé dans la capitale du pays de la foudre, Raimari. Il est vieux et mal entretenu, un peu poussiéreux, mais on y sert une liqueur d'olives à tomber par terre. Et un whisky pas trop mauvais. Ah et une bière dégueulasse.

C'est aussi le repère de la Confrérie des Sans-Couteaux, une organisation d'assassins. Ils ne se réunissent jamais ici, mais c'est l'endroit où ils prennent leur contrat. Le barman s'en occupe en règle générale (pour la tronche du loustique, voir à droite de votre écran).
On raconte que pour passer un contrat avec la Confrérie, il y a deux moyens : pour la capture de quelqu'un il faut payer en cash, et cher. Mais pour tuer quelqu'un, il faut payer avec un secret. Quelque chose de personnel ? Un secret d'état ? Une technique cachée ? Nul ne le sait vraiment. Mais on dit que la Confrérie accepte peu de contrats. Par contre, ses échecs se comptent sur les doigts d'une seule main.

Plusieurs noms célèbres font partie de cette Confrérie. Kiyoketsueki Nanbozo, Hiryuu Kazeki, ou encore Shoga Koganei ''Le Poignard'' et Deidan Hazara. Que des assassins de renommée mondiale. Et pour la plupart recherchés en rang A ou S sur le Bingo Book.


Il y a un petit groupe de musiciens qui viennent régulièrement jouer un peu de musique, et que le barman apprécient.
Ambiance sonore
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Ven 7 Juil - 0:24
Un bar rétro. Quand quelqu’un entrait pour la première fois dans la Branche d’Olivier, c’est ainsi qu’il la décrivait. C’était le dernier bar de tout Raimari dans lequel on pouvait fumer à l’intérieur. Et un gros nuage blanc flirtait en permanence avec le plafond. Ici, on ne servait pas autre chose que de l’alcool. La plupart prenaient plutôt le whisky, un bon compromis entre la qualité et le prix. Mais quelqu’un s’essayait à la liqueur d’olive, quel bon moment il passait ! Et pour ceux qui restaient toute la soirée, il y avait cette pisse de mauvaise bière qui leur permettait plus de se désaltérer et de se saouler que de savourer un bon verre. Il y avait régulièrement des échauffourées, presque jamais des bagarres. Car quand quelqu’un se souvenait où il était, les querelles s’éteignaient. Et par-dessus cette ambiance virile, on entendait quelques notes de musique. Enfin, seulement si on venait le soir, les musiciens n’étaient pas là pendant la journée.

Ce soir, ils étaient là.

Il y avait cet homme seul, qui écoutait calmement en sirotant sa liqueur. Il avait l’air serein, d’être simplement venu se vider l’esprit avec un bon verre. Rentrait-il d’une soirée houleuse ? C’était peu probable. Car en réalité, le feu brûlait dans ses entrailles. Et on ne parle pas, ici, du chemin brûlant que s’y frayait l’alcool. Mais bien de cette soif vengeresse, de colère, de frustration, qui remplissait tout l’être jusqu’à ce qu’il en oublie qui il était. Cet homme attendit là toute la nuit. Sans rien faire, ni même bouger. Parfois un regard interrogateur coulait jusqu’à lui, mais il n’y prêtait pas la moindre attention. De là où j’étais, je n’avais pas pris la peine d’observer ce manège silencieux plus de quelques  minutes. Quand un client venait me voir et me le pointait du doigt, je haussais simplement les épaules. Je prétendais que je m’en fichais.
Mais en réalité, je savais simplement avec pertinence ce que venait faire cet homme : il attendait la tombée de la nuit. Pas le premier voile, ni même minuit. Non la nuit noire, épaisse. Celle où les dernières lueurs s’éteignent.
Et celle où la branche d’olivier était vide. Où je fermais la porte à clé.

Je me dirigeais vers l’entrée, et jetais un œil un peu partout. Puis je tournais le panneau sur ‘Fermé’. Avant d’éteindre les lumières. Désormais, seules les bougies illuminaient faiblement la pièce. Puis, j’allais m’asseoir en face de cet homme.

Il était vraiment petit. Un mètre soixante au grand mot. Mais il était aussi très âgé. Cependant, son dos n’était pas courbé. La ligne de ses épaules était droite : il avait encore beaucoup d’aplomb malgré le poids de l’âge. Il le supportait sans grande peine. Son visage était très marqué. C’était celui de quelqu’un qui avait subi de nombreux coups durs, mais c’en était toujours relevé grandit. On pouvait deviner les muscles de sa jeunesse, sa fougue d’antan, en étudiant soigneusement les lignes affaissées de son corps. Il avait eu une forme physique monstrueuse. Et les cicatrices couturaient discrètement sa peau. Il avait des gants, et un manteau large, qui auraient dû les dissimuler. Mais son attitude le trahissait néanmoins : il avait tendance à soulager son pied droit quand il tenait la position. L’une de ses manches était plus longue que l’autre : il voulait dissimuler quelque chose au niveau de l’encolure de sa manche gauche. A force de détails, je pus reconstituer le parcours d’une vie de combattant. Il avait dû distribuer de nombreux coups, et en encaisser presque autant. C’était un titan. Mais sa présence prouvait un vieil adage que j’observais d’ailleurs scrupuleusement : les colosses ont des pieds d’argile.

Je tire une cigarette de ma poche, et lui en tend une par politesse. Il me fait signe que non. D’un coup de Zippo expert, j’allume la gitane, et je l’entame.
L’homme se décide enfin, après avoir jeté un œil aux alentours lui aussi, à l’ouvrir.


« Je veux engager le Poignard. »

Je soupire. Evidemment, tout le monde veut le Poignard. De tous mes alias, c’était celui qui était le plus connu. Pourtant, les autres avaient de meilleurs résultats. Car Shoga Koganei avait manqué deux cibles, officiellement. Sur la soixantaine de contrats qu’il avait eus. Pourquoi est-ce que personne ne demandait Hiryuu ? Simplement parce que plus l’assassin est discret, moins il est réputé. Pourtant, plus il est discret, plus il est efficace. Shoga Koganei n’était à la base qu’un coup de pub pour la Confrérie des Sans-Couteaux. Il s’était transformé en assassin le plus prolifique du moment. Mais utiliser cet alias me faisait parfois commettre des bourdes : il était un peu trop spectaculaire. Du coup j’en faisais de trop, ce qui était pourtant contraire à mon modus operandi.

« J’en jugerais. Qui est la cible ? »

L’homme me tendit une photographie. J’observais calmement le visage. Je le connaissais très bien.

« Le Raikage. Je vois. »

« Ce salop m’a tout pris. Je veux qu’il meure. »

« C’est compréhensible. Quand quelqu’un désire se venger et ne peut le faire soi-même, alors il engage quelqu’un afin de le faire pour lui. C’est d’une irréprochable logique. Mais ce n’est pas comme ça que fonctionne le marchandage d’une mort. Qu’avez-vous à offrir à la Confrérie en échange de ce meurtre ? »

« Je n’ai presque plus rien, mais j’ai vendu tous mes biens, rassemblé l’or que j’en ai obtenu, et je vous le donne. »

Je le regardais. Je sentis son tremblement. Derrière mes lunettes teintées, il était difficile de voir ce que mon expression disait. C’était précisément la raison de leur présence, d’ailleurs. Cet homme était un forcené, désespéré, qui n’avait plus rien à offrir. Pourtant, ce n’était pas ce que la Confrérie exigeait de lui. Il avait perdu tout ce que sa vie lui avait permis de bâtir à cause d’une mauvaise transaction, et accusait la loi du Raikage. Soit. Le coupable m’importait peu. Et pour cette vie qu’il souhaitait faire éteindre, il avait choisi de sacrifier l’ensemble des souvenirs qu’il lui restait. D’habitude, j’aimais qu’on me donne des secrets inavouables, des techniques ancestrales qu’on n’aurait jamais osé donné à qui que ce soit … Mais faire table rase du passé ce n’était pas si mal.

« Il ne vous reste donc plus rien. »

« Non. Ma femme est partie avec mes enfants quand elle a appris que j’étais fauché. Son père lui a trouvé un meilleur parti et elle a demandé le divorce. Je suis seul. Et désormais, tout ce que j’avais, je ne l’ai plus. Il m’a pris presque tout et je vous lègue tout le reste. »

« Votre détermination est forte, alors. Je vois. Bien, le Poignard ne fera malheureusement pas l’affaire devant une telle volonté. Je vais plutôt vous prescrire le meilleur de tous. »

« Hi-Hiryuu Kazeki ? »

Je lui souris, l’air énigmatique. Je m’attendais à cette réponse. Le Poignard était le plus visuel. Hiryuu le plus discret, presque un fantôme. Il y avait beaucoup d’autres assassins qui travaillaient pour la Confrérie, tous différents les uns des autres. Mais en réalité, ils n’étaient qu’une seule et même personne.

« Non. C'est le plus grand secret de la Confrérie : Za Onizuki. »

« Je … n’en ai jamais entendu parler. Il est si terrible que ça ? »

Mon sourire s’accentue.

« C’est moi. Mais je suis aussi le Poignard. Et Hiryuu. Za Onizuki est le seul assassin de la Confrérie des Sans-Couteaux. Alors oui, c’est le plus terrible de tous. »

Il a l’air surpris, et veux dire quelque chose. Mais aucun son ne sort de sa bouche, comme si ses cordes vocales étaient bloquées. Terrifié, il baisse légèrement les yeux. De petits insectes parsèment sa peau, et la morde avec avidité. Le poison se répand doucement dans ses veines. Comment ? Il a étudié le chakra du temps où il était ninja, comment une technique a-t-elle pu le paralyser à ce point ?
Il relève les pupilles. Et il comprend, comme dans une hallucination. Le tribut de chakra vient d’être payé. En décalé par rapport au lancement de la technique. Alors c’est cela la technique secrète de l’assassin le plus efficace de la Confrérie ? Quelle démonstration ! Avec lui, le Raikage va mourir et … Attendez …

Autour de mon bras, une lame de chakra vient de se former. Je me rapproche de l’homme.


« Vous m’avez donné un bon prix, Shoryu Takeda. Malheureusement pour vous, votre volonté n’est pas aussi forte que l’homme qui est venu me voir ce matin. Il avait d’avantage à offrir pour que je vous tue à sa place. C’est dommage. Si vous aviez vraiment été déterminé, c’est votre vie, ou celle de vos enfants, que vous m’auriez offerte, vous ne croyez pas ? Vous n’étiez pas prêt à sacrifier votre bien le plus précieux. »

Tout en parlant, je sectionne la trachée d’un coup de lame précis. C’est une véritable cascade de sang qui s’écoule de son corps. Mais l’homme n’est pas encore mort. La lame disparait. De deux coups de poings puissants, je frappe l’estomac jusqu’à ce qu’il éclate. Puis je frappe à la tempe pour l’assommer. Je le laisse tomber sur le plancher, rappelant mes insectes.

Je me rassieds, buvant mon verre, tandis qu’il se vide de son sang sur le sol. Une dure matinée de nettoyage en prévision. Le sort de cet homme était triste : son prix était pourtant élevé. Seulement, les secrets révélés par le Raikage en échange de sa vie, et de la mort de cet homme, impliquaient bien d’avantage que des restes d’un passé déjà brisé. Un sourire cynique se forma sur mon faciès. C’était fou, ce qu’on pouvait apprendre sur un homme au moment où il marchandait une vie. Retirez-lui l’or, et observer ce qu’il lui reste pour payer. Le prix de sa volonté de voir l’autre mourir. C’est à ce moment précis qu’il révèle sa véritable personnalité.

La liqueur d’olive se déverse dans mon gosier. Quel goût savoureux. Et ce parfum énigmatique. On ne sait jamais vraiment ce qu’il y a comme ingrédient secret, derrière l’olive. Et moi non plus : le fournisseur ne me l’a jamais dit. Tant mieux, elle était d’autant plus délicieuse.

En tous les cas, ce contrat était payé cher. Mais il était facile. Lorsque la cible vient d’elle-même s’asseoir à votre table, c’est toujours plus simple. Tant mieux. Ce n’est pas que j’aime être payé à ne rien faire, mais un travail tranquille de temps en temps me détend. Surtout que ces dernières semaines ont été plutôt agitées. En plus, ce job m’avait rapporté très gros : tant que je ne faisais pas parler de moi, le Raikage venait plus ou moins de me donner l’autorisation de faire régner ma loi. Voilà ce qu’il m’avait sacrifié : son autorité. Sa crédibilité. Et si je parlais, sa carrière. En somme, tout ce qu’il était. Son âme de Raikage. Sans son titre et sans son pouvoir, cet homme n’était plus rien. Mais visiblement, il était prêt à tout. Et cela valait moins que sa vie.

Je bois une nouvelle gorgée. Oui, il n’y a qu’en les écoutant marchander la mort de quelqu’un d’autre, qu’on découvre qui sont réellement les hommes.


Spoiler:
 
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Ven 4 Aoû - 9:01
Un établissement de couverture ? Conneries. Cet endroit était une ruine. Une putain au cul ruinée, même parmi les autres taudis qui composaient le quartier. Des ivrognes chancelaient sur leurs tabourets, en marmonnant des refrains qu’ils pensaient suffisant pour changer le monde. Rien qu’à les voir se dandiner en baragouinant des insanités, j’avais envie de les brûler vif. Ce qui me retenait ? Non, ce n’était pas la bienséance ou le danger que j’aurais couru en le faisant. Si je l’avais réellement voulu, n’aurais-je pas pu exterminer toutes les personnes présentes dans cette auberge à cafards, après tout ? C’était d’avantage que j’aimais voir mes victimes souffrir. Et à force d’accumuler l’alcool dans leur sang, ces têtes à claques s’étaient créés une armure naturelle contre mes envies meurtrières. Avec une anesthésie pareille, je n’y prendrais aucun plaisir.

Or, quoiqu’on en pense, l’essence du meurtre n’a jamais été la nécessité, ou encore de défendre une cause. Elle a toujours été une seule et unique chose : le plaisir. Celui des instants sanglants et savoureux qui précèdent une joie extatique au moment où on ôte définitivement la vie à quelqu’un. Le plaisir de se sentir tout-puissant, et surtout de piétiner un autre être humain. Tous les humains sont égaux. Alors si on peut en détruire un, c’est qu’on est plus qu’un humain. Un surhumain. Une divinité. Que tous ceux qui se targuent d’être des réincarnations, des élus, ou quoi que ce soit d’un tant soit peu divins viennent me voir. Je leur expliquerais qu’être réellement un dieu, c’est être un meurtrier.

Dans un coin du dépotoir, il y a une petite estrade. Des musiciens sont en train d’accorder leurs instruments. Enfin un peu d’ambiance ! Me dis-je. Et quelle déception. Leur musique est à la hauteur du lieu, de la merde.
Bon sang, à quoi bon être l’organisation d’assassins la plus réputée du monde, si c’est pour avoir son QG ici ? Je ne comprendrais jamais mes pairs, il faut croire. Les tueurs aiment les lieux reclus, dans l’ombre de la société. Alors qu’avec les torrents d’or qui coulent dans les mains des plus renommés, ils pourraient se faire bâtir des châteaux, des palais, des villas. Qu’importe, mais quelque chose d’un peu plus agréable à vivre. A croire que tous reniaient leur propre métier, et se sentaient obligés de se cacher. Parce qu’ils étaient dans l’illégalité ? Quand on est réellement bon, les preuves de nos forfaits sont inexistantes. Et c’était le cas pour cette Confrérie. S’ils l’avaient réellement voulu ils auraient pu faire comme moi : se faire construire sur-mesure une demeure à l’image de leur talent. Sculpter directement un palais dans la pierre la plus rare, orné de victuailles, d’orgies, de décorations. Stupre, luxure, la belle vie quoi. Si on gagne de l’or, c’est pour se faire plaisir. Par pour dénigrer tout ce qu’on est et se planquer dans des décharges vulgaires et malfamées. Ce n’est pas une question de noblesse, mais tout simplement de puissance, de profits, et de plaisir.

On en revient toujours au plaisir. Mais c’est l’essence d’une bonne viande. Quand on est un assassin, c’est important d’être soi-même une viande parfaite, une victime attrayante. Pour que quelqu’un soit tenté de te ravir le trône. C’est quand il est disputé qu’un trône a réellement de la valeur. Et une bonne viande ne se forge pas dans la fange. Ni dans la peur, ni dans le dégout, ni rien de tout cela. Elle doit être engraissée dans de la boue dorée. Vautrée dans des océans de luxe. Au fond, si j’en avais l’occasion un jour, j’aimerais beaucoup avoir à m’assassiner moi-même. Oh, comme j’aurais aimé avoir un frère jumeau qui me soit identique en tous points … Le tuer aurait été le plus beau jour de ma vie. J’aurais pu me tuer sans avoir à me tuer, et j’aurais connu le plaisir d’une nouvelle balafre cérébrale par la même occasion. Car même si tout le monde affirme le contraire, c’est extatique que d’être habité par la folie. Le cerveau, les émotions, le corps, tout est naturellement régulé pour qu’on garde un certain contrôle. Ce sont autant d’entraves au véritable plaisir ! Lorsqu’on a appris à détruire une par une toutes ces barrières, on peut réellement goûter la vie telle qu’on aurait toujours dû la goûter.

Les codes moraux, le bon sens, appelez ça comme vous le souhaitez. Mais ils posent des limites qu’on ne devrait même pas connaitre. Si je les avais conservé intacts, comment aurais-je pu connaitre les véritables joies de l’existence ? Mordre avec des dents avides la chair d’un autre être humain. Sodomiser la fille de mon propre cousin. Avant de la fouetter, de lui arracher les ongles, ou de la pendre par les pieds pendant plusieurs jours. Puis la relâcher et entendre, ô extase des extases, qu’elle s’était elle-même donne la mort ? Le meurtre par la destruction mentale, sans même avoir usé d’une technique d’illusion. J’en avais créé une en passant par son corps, puis lui avait fait comprendre que tout était réel. Si ce n’était pas là le pouvoir d’un dieu !
Comment aurais-je pu torturer tous ces hommes et connaitre enfin la liesse de comprendre leurs cris, de connaitre chacune de leurs peurs, et d’en créer de nouvelles ?
Enfin, si je devais terminer mon énumération nous n’aurions pas fini. L’essentiel est simple à résumer : la folie c’est cool. Ceux qui vont disent le contraire sont des menteurs, ou des ignorants. Ce sont presque tout le temps des ignorants d’ailleurs. Ou alors ils ne savent tout simplement pas nourrir la folie avec le bon engrais.

Si je pense à tout ça, c’est surtout parce que j’aimerais prendre un peu plus de temps pour préparer mon entrée en scène. Mais là je ne tiens plus. Je me lève de mon siège, bousculant au passage le verre de liqueur à peine entamé qui était posé devant moi. Le bruit du verre amène l’attention de l’assemblée jusqu’à moi. La porte d’entrée s’entrouvre, et un loup noir passe le seuil de la porte. Je ne laisse pas le temps à qui que ce soit de réagir, et je crache des miasmes violets par la bouche. Yuudoku Kumo, un nuage empoisonné. Il se répand dans la pièce. Les autres loups ont fermés les fenêtres, les portes de secours. Le seul loup présent dans la pièce agit en même temps que moi, plongeant la pièce dans l’obscurité la plus totale à l’aide d’une des techniques de son cru. Puis il sort, bloquant la porte derrière lui.
Les quintes de toux se succèdent. Tout le monde se ruent vers les fenêtres et la porte, essayant vainement de l’ouvrir.

Je me laisse aller à rire. Franchement, quelle bande d’insectes. Ils sont pitoyables.

« Vous ne pouvez plus fuir. Ce gaz empoisonné vous aura tous tuer dans quelques minutes. VERS DE TERRE ! »

J’ai hurlé. Oups. Un peu trop de joie. C’est comme ça, je suis un émotif, j’aime montrer quand je suis réellement heureux, et en faire profiter tout le monde.

« Amenez-moi les Sans-Couteaux. TOUT DE SUITE ! Sinon je ne donne pas cher de votre peau à tous … »

J’écarte les bras, alors que le noir complet créé par la technique du loup s’estompe. Je suis provocateur, je suis parfait, aussi. Mais ça tout le monde le sait déjà.

« Allez quoi ! Vous n’allez quand même pas me laisser tuer tout le monde dans votre propre repaire ? AMENEZ-VOUS BANDE DE SALOPES ! Ne me forcez pas à envoyer tout le monde six pieds sous terre. Je vais encore avoir des problèmes avec la Défense après … »

Des problèmes ? Bah, tant que l’Empire continuait de pactiser avec ces sous-êtres de la branche des Sceaux, je m’en fichais pas mal. De toute manière je n’avais pas pour habitude de laisser des preuves trainer derrière moi. Mais dans un élan de bonté, si les assassins se montraient assez vite, j’acceptais quand même de laisser leur clientèle vivre. Comme preuve de mon respect pour leur travail. J’étais meilleur qu’eux. Mon palais en était la preuve vivante. Et puis même, j’étais le meilleur de tous. Et ce n’était pas une crise d’égo. Enfin, si peut-être. Bah, de toute manière, tout le monde serait fixé d’ici quelques minutes.
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Lun 7 Aoû - 17:05
Dans l’enceinte de la Branche d’Olivier, les journées se suivent et se ressemblent. Presque toujours la même clientèle. Les mêmes vétérans du pays de la foudre, civils, et même quelques anciens ninjas retraités et bourrus. Même les ponctuations inattendues font parties du quotidien : les clients. D’habitude, Za les voit arriver de très loin. C’est simple : tout ce qui n’est pas clientèle habituelle, ce sont des clients pour la Confrérie. Des exceptions ? Curieusement, non. Les seuls nouveaux clients étaient amenés par d’autres clients. Puis ils revenaient, amenant d’autres invités. C’est ainsi que la clientèle s’élargissait, et jamais autrement. Cela convenait parfaitement au barman, qui pouvait ainsi conserver une certaine maitrise de ses propres clients, et savoir qui venait pour quelle raison. Il y avait ceux qui venaient se détendre, et souvent boire, et ceux qui venaient louer les services d’un assassin. Za n’aimait pas vraiment qu’on transgresse ces règles officieusement établies, car elles étaient une assise solide pour son mode de vie.

Et aujourd’hui, justement, il assistait à une de ces infractions. Alors qu’il nettoyait tranquillement ses verres, derrière son comptoir comme à son habitude, une étrange conversation parvint jusqu’à son esprit, à travers le réseau télépathique des sagittaires.


** Kumataka, tu les vois toi aussi ? **

** Oui. J’en vois un qui rôde autour du côté Ouest du bâtiment, et un à l’angle Nord. Ils agissent de concert, je viens de voir un signe de tête qui ressemble à un signal. Maintenant ils s’éloignent l’un de l’autre. Tu en vois d’autres Kyuushuu ? **

** Un à l’angle Nord Est, et un à l’Est, qui se déplace vers le Sud, donc la porte principale. Il reste caché pour des yeux bipèdes, pour le moment. Washi ? **

** Rien par le haut. Quelle que soit la raison de leur approche, elle n’est pas tridimensionnelle, ils ne tiennent compte que de l’espace terrestre, rien par les airs. **


Za ne pouvant pas répondre ou questionner, il resta de marbre, continuant de labourer ses verres de coups de chiffon, tout en suivant attentivement l’échange entre Kyuushuu, Kumataka, et Washi. Pendant ce temps, derrière ses verres teintés, ses yeux observaient attentivement la clientèle qui composait en ce moment la Branche d’Olivier. Les mêmes musiciens. Les mêmes arnaqueurs. Les mêmes ivrognes. Les mêmes fêtards. Et … Un individu inconnu. Non, deux, en fait. L’un d’eux porte un manteau à capuchon. Mais à la forme du corps, et aux courbes, on devine que c’est un individu de sexe féminin. Taille moyenne. Pas d’hostilité apparente. Aucun signal de chakra n’en émane, le calme plat. Peut-être simplement un voyageur de passage ? Impossible. Za avait volontairement choisi de s’établir à côté d’un autre bar plus adapté à leurs besoins, avec un service d’aubergiste notamment, pour ne pas les attirer. Plutôt une cliente potentielle. Le coup du capuchon est assez courant parmi la clientèle de l’assassin. Par contre, le second inconnu, lui, semble avoir un profil plus adéquat à des soupçons. Une réserve de chakra immense, qu’il ne prend même pas la peine de dissimuler, la laissant ouvertement à qui veut la repérer. C’est impensable d’en avoir autant. Za n’a jamais croisé quelqu’un possédant une telle quantité de chakra … Ca, et puis cette cicatrice à l’œil … Aucun doute, il s’agit de Shinsui Uzumaki. Un assassin extrêmement connu, pour ainsi dire le numéro deux derrière la Confrérie des Sans-Couteaux. Il passe pour être, individuellement, le meilleur de tous ceux qui sont en exercice sur le continent, voire dans Onogoro tout entier. C’est aussi le seul à l’être presque officiellement, tant il a confiance en ses capacités, et puisqu’il ne laisse jamais de réelle preuve contre lui aucun procès n’a jamais pu être intenté contre sa personne.
Que fait-il ici ? Sa réputation d’homme complètement fou et instable semble coïncider avec le chaos soudain qui s’abat sur la Branche d’Olivier en tous cas.


** Au rapport, Za. Quatre loups, sans aucun doute des Kyuchioses, sont en mouvement autour de l’établissement. Ils sont tous à proximité d’un point d’entrée ou d’une fenêtre, et ils sont très prudents et discrets. Sans notre position stratégique aérienne, on les aurait manqués. Une autre source de chakra assez démentielle provient de l’intérieur, sans doute un de tes clients. A la table du centre, celui avec la cicatrice. J’active le brouilleur, nous aurons le monopole de la communication à distance. Je ne sais pas ce qu’ils veulent, mais un tel degré de coordination ne me dit rien de bon. **

** Attention, le loup à l’entrée se dirige vers la porte principale, ils se mettent en mouvement. Tenez-vous prêts à intervenir. **

Sur ses gardes, Za laissa tout de même les événements s’enchainer. Mais même prévenu à l’avance qu’il allait se passer quelque chose, et ayant déployé ses insectes au cas où dans la direction de l’individu, il se retrouva aveuglé comme tout le monde par la technique d’obscurité du loup. Et il inspira par mégarde un petit peu du nuage de poison.
Avant de procéder à une riposte, l’assassin évalua d’abord les dégâts  du poison sur son organisme. Il était solide : contrairement aux civils présents, il faudrait plus de quelques minutes pour que le poison ne l’affaiblisse puis le mette à terre. Il avait le temps d’agir puis de préparer un antidote pour tout le monde. Enfin, à condition qu’il neutraliser au plus vite la menace que représentait Shinsui.


Tandis que l’autre s’extasiait et criait des insultes, Za déposa ses verres sur le comptoir, puis son chiffon. Et finalement, passa rapidement ses mains sous l’eau, avant de remettre ses gants. Il prenait volontairement son temps, afin de laisser le temps à la technique qui plongeait la pièce dans le noir de s’estomper. Et aussi à ses insectes de se mettre en position. Les colonies Kikaïs se déployaient autour de l’Uzumaki, attendant de pouvoir elles aussi voir quelque chose avant de passer à l’action. La lumière reprit ses droits. Immédiatement, les insectes grimpèrent le long des jambes de Shinsui, pour le mordre aux chevilles et aux mollets. Et lui injecter une dose suffisante de venin paralysant pour l’empêcher totalement de bouger.

** Le loup est de nouveau sortit. Mais toutes les entrées sont barricadées, et surtout sous surveillance des loups. **

Sa méthode pour exécuter un meurtre de masse était pour ainsi dire parfaite. S’il n’avait pas révélé volontairement sa position en guise de provocation, et s’était fondu dans la foule, Za n’y aurait vu que du feu et n’aurait pas pu sauver tout le monde. Ou alors il aurait dû égorger chaque personne présente jusqu’à trouver la bonne. Même le réseau sagittaire ne pouvait pas repérer un assassin de cette trempe, s’il avait décidé de ne pas révéler sa présence. Il le savait pertinemment car lui-même pouvait échapper à la surveillance de ce réseau. Il l’avait expérimenté à plusieurs reprises pour en étudier les limites et les possibilités.
Mais son attitude provocatrice signait sa perte. Il était complètement paralysé, à l’exception de son visage, que Za avait volontairement épargné afin de pouvoir le laisser communiquer.
L’assassin s’approcha en marchant de la victime paralysée. Du charka se rassembla autour de son avant-bras, afin de former une lame de chakra, qu’il déposa tranquillement sous la gorge de Shinsui.


« Que viens-tu faire ici ? Je te donne quatre secondes pour me le dire et t’excuser. Ensuite tu partiras la tête basse et tu ne reviendras plus jamais. »

Il pressa un peu plus la lame de chakra contre la gorge de l’homme, faisant couler un peu de sang. C’était à la fois de l’intimidation, et un moyen de vérifier que ce n’était pas un clone.

« Je te préviens, si tu ne te dépêches pas de me répondre, je t’exécute. Qui que tu sois. »

Restait trois secondes avant que le venin paralysant ne fasse plus effet. C’était cette donnée qui déterminait la quantité de temps dont disposait son homologue parodique.
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Sam 12 Aoû - 19:33
La Branche d’olivier. Un établissement officiel, dissimulant l’organisation d’assassins la plus réputée au monde. Inutile de dire que leur siège, qui était sur le territoire de l’Empire et plus ou moins officiellement connu, était surveillé de manière régulière par les espions impériaux. La seule raison qui laissait cet établissement de bout, c’était le manque de preuves, et le manque d’une enquête approfondie sur eux. Globalement, ces Sans Couteaux, même dans l’illégalité, ne commettaient rien de particulièrement mauvais pour l’ordre de l’Empire. Tant qu’ils s’en tiendraient à leur domaine, ils n’étaient pas encore dangereux, et donc il était inutile de perdre du temps sur leur cas. Surtout qu’il y avait beaucoup d’autres dossiers à étudier.
Néanmoins, garder quelqu’un à proximité de cette organisation, qui restait illégale, était une nécessité. Les espions réputés se relayaient ainsi pour ce job. Et aujourd’hui, c’était mon tour. J’étais chef de discipline, j’aurais aisément pu m’en dispenser. Mais j’étais partisante du fait de montrer l’exemple, et que chacun devait mettre la main à la pâte.

En plus, j’avais besoin de quelques jours pour réfléchir au calme, loin du QG et de la capitale. Les intrigues, même si pour la plupart j’en étais l’instigatrice, me fatiguaient à la longue. Parfois, un moment de répit me permettais de remettre de l’ordre dans mon esprit. J’étais sans cesse à couteaux tirés, à devoir surveiller l’ensemble du monde autour de moi, et c’était épuisant. A côté de ma vie citadine, autant dire qu’une infiltration, c’était des vacances.

En plus, la Branche d’olivier était un endroit très calme. Même si presque tout le monde buvait, et beaucoup avec excès, le chahut était un bruit de fond, recouvert par les musiciens qui jouaient au fond de la salle.

** Et c’est ici que se cachent les assassins les plus redoutables de l’Empire. C’est vrai que si on ne le sait pas, pas moyen de s’en douter. C’est tellement calme. **

C’était effectivement très calme, mais j’avais quand même l’œil sur deux individus en particulier : le barman, un grand dadais blond, avec des lunettes teintées ; et un autre qui suscitait plus de questions : un type à la face couturée d’une grosse cicatrice. Des yeux vairons. Evidemment, je le connaissais : c’était Shinsui Uzumaki. Aucun doute sur le sujet : personne d’autre dans l’Empire ne possédait une réserve de chakra aussi gigantesque. Et très peu correspondaient aux critères physiques très particuliers de cet homme.
Or, le dossier de Shinsui Uzumaki était parmi les dossiers chauds de l’espionnage. Cet homme était tout simplement un criminel de la pire espèce. Seul son statut de chef de clan le mettait, pour le moment, à l’abri des représailles. Mais je cherchais activement un moyen de faire pression sur lui pour pouvoir le calmer : ce genre d’homme pouvait avoir des faiblesses.
Et même trouver des preuves contre lui était difficile : se mettre tout un clan à dos était dangereux, et son clan l’adulait. Le problème avec l’autre branche Uzumaki avait pris trop d’ampleur pour qu’on jette encore plus d’essence sur le feu. Le souci, c’était que du coup cet homme faisait tout ce qu’il voulait, ou presque, et que laisser un tel fou furieux en liberté était une des faiblesses de l’Empire. Au moins si un jour je devais faire pression sur l’Impératrice elle-même, elle entendrait parler de cet homme, qui était une vraie aberration compte tenu des projets impériaux.

Quant au barman, il avait aussi un chakra plutôt intéressant, mais moins de la moitié de l’autre barjot. Non, ce qui était intriguant à son propos était complètement différent. Je ne disposais que de très peu d’informations sur lui : voilà ce qui m’intriguait. Il se faisait appeler Za, et j’avais des soupçons quant au fait qu’il soit lui-même un assassin. Peut-être même le patron de l’organisation, ou du moins un gros cadre. J’avais quelques dossiers sur mon bureau, qui correspondaient à son profil. Tous intéressants, et peut-être que le bon était parmi eux. En tous cas, nous surveillions également cet individu : il faisait aussi partie de ceux sur lesquels nous avions besoin e disposer d’informations. Ne serait-ce que son identité réelle, aurait été un bon début. Enfin, c’était sûrement le nœud du problème, et l’information qui permettrait d’avoir un contrôle sur lui. Normal que ce ne soit pas si facile. En tous cas, il ne me manquait que très peu d’éléments, donc ça pouvait être une bonne occasion aujourd’hui.

C’est ce que je me disais, mais le loup entra et que la pièce fut plongée dans l’obscurité, je compris rapidement que tout allait dégénérer au-delà de mes prévisions. Incapable d’y voir à plus de trois centimètres, je déployais instantanément une technique que j’aimais pourtant garder secrète … Personne ne pouvait le voir, avec le noir total, mais mes yeux venaient de virer de couleur, pour arborer la lueur rouge caractéristique du sharingan. Deux kaléidoscopes entremêlés, symboles de la pupille du clan Uchiwa à son stade ultime. Je percevais très distinctement les évaporations de chakra qui provenaient de Shinsui, ainsi que celles de Za qui commençaient lui aussi à s’agiter. Ils mettaient leurs pions en place …

** Ils vont s’affronter ici ? Sérieusement ? Avec autant de civils impliqués ? Pourquoi est-ce qu’il est venu attaquer la Confrérie, ce malade ? A tous les coups c’est pour s’amuser ou une autre bizarrerie du même acabit. Bordel, ce type devrait se faire enfermer … **

Une sensation étrange me parcourue de part en part. Comme si j’avais inhalé une fumée épaisse … Instinctivement, j’utilisais une technique Doton pour me dissimuler dans les murs de l’établissement, et disparaître de tout champ de vision. Je fis également taire complètement mon chakra pour échapper aux nombreuses sources de chakra que je sentais aux alentours du bar.

** Quatre sources de chakra dans le ciel, quatre autres au sol … L’une est celle du loup, donc les trois autres sont probablement d’autres loups. Celles dans le ciel sont fixes, donc des oiseaux ? En tous cas des invocations qui peuvent voler. Ce sont des fous, mais ils ne laissent rien au hasard. **

L’obscurité se dissipa, me laissant constater l’ampleur des dégâts. Un nuage violacé emplissait la pièce close. Les civils innocents étaient à terre, se tordant de douleur à cause du poison. Ils n’étaient pas encore en danger de mort, il faudrait de très longues minutes avant qu’ils ne le soient. En attendant, la situation devenait potentiellement mortel pour certains d’entre eux. Je me mettais progressivement dans une colère noire à l’encontre de l’Uzumaki, qui venait de signer tout simplement des aveux de son statut de danger public.

** Toi, un jour, je te ferais couler. Je te jetterais à bas de ton piédestal et je te mettrais à ta place : au Bagne. Crois-moi je ferais jouer toutes mes relations pour t’offrir une magnifique cellule privée, tu ne pourras plus jamais voir la lumière du jour. **

En attendant, planquée comme j’étais, j’avais un petit laps de temps pour observer le déroulement des événements. Za venait d’envoyer des insectes de chakra vers son assaillant, afin de le paralyser. Un Aburame. Un sourire s’étira sur mon visage malgré l’angoisse suscitée par la situation.

** Aburame. Zawarudo Aburame alors ? Je savais bien qu’un de nos dossiers à ton sujet était forcément le bon. Je sais qui tu es maintenant. Toi aussi tu vas apprendre à te tenir à carreaux. A la moindre bavure je ne te louperais pas. Enfin, ce serait déjà pas mal qu’il commence par maitriser ce fou furieux … **

Oui parce que je ne me faisais pas d’illusions sur mes possibilités d’intervention. S’ils ne se fatiguaient pas et n’en montraient pas un peu plus, elles resteraient incertaines. Le contre la montre était enclenché, mais je devais montrer un minimum de patience. Je n’avais pas le sanctuaire du Ciel de Sentetsu, je n’avais pas préparé de sceaux, et le terrain n’était pour le moment pas favorable. En plus j’étais moi aussi empoisonnée. Tant mieux, j’avais une résistance physique assez faible, le fait que je sois empoisonné serait un excellent moyen pour moi de contrôler l’état des innocents en se basant sur le mien. Je connaitrais la limite de mon délai d’observation. Après quoi il faudrait bien que j’intervienne pour les arrêter. Enfin, si tout rentrait dans l’ordre sans que j’ai à le faire, je n’en serais que plus heureuse. Dévoiler une partie de mes capacités en publique ne me plaisait pas du tout. Ne serait-ce que mon sharingan : personne ne l’avait jamais vu. J’avais toujours fait au mieux pour le cacher. Or, là, je n’avais même pas pris le temps de mettre des lentilles pour le cacher. Normal, je n’avais pas prévu qu’un enragé assoiffé de sang et sans aucun respect de la vie humaine déboulerait au cours d’une simple mission de routine.
Anbu
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Ven 25 Aoû - 16:41
Délectable. Cet homme n’avait pas besoin de cuisson pour devenir savoureux. Il était naturellement à point. Et même crue, sa chair était à la fois ferme sous la dent, et tendre pour faciliter la mastication. Ce devait être un vrai plaisir d’arracher des morceaux à cet illustre inconnu, avec les dents. Ou les ongles. Racler la peau pour faire juter la viande, planter violemment et profondément les ongles dans le corps, et en retirer d’un coup sec ce qu’il y avait de meilleur.
Oh que oui, toute cette assurance, cette confiance en soi, cette force tranquille, je goûtais déjà son goût sublime.

« Tu es en colère ? Je n’arrive pas à savoir si tu es en colère ou si tu es vexé de ne pas avoir su contrer totalement mon attaque. Pourtant, je t’ai laissé des indices trainer. Je n’ai pas été méchant, je t’ai même ménagé, tu vois ! Tu as dû sentir que quelque chose approchait. Alors pourquoi serais-tu fâché ? Ahaha, je ne vois pas. HEIN ? POURQUOI TU TE METS EN COLERE ? DIS-MOI ! »

Mon cuir chevelu me grattait, mais les insectes qui grouillaient sur ma peau, et leurs mandibules imprégnées de poison paralysant, m’empêchaient totalement de bouger. C’était particulièrement frustrant. Heureusement pour moi, la situation n’était pas aussi mauvaise qu’elle en avait l’air, et puis, ces démangeaisons n’étaient pas réelles. Pas totalement tout du moins.

Pourquoi tant de haine ? La haine, la rage, elles étaient toutes à moi. Je ne supportais pas de voir quelqu’un d’autre m’en dérober même une petite partie. Qu’il me rende ma colère, cet immonde chacal. Il avait peut-être un lien avec ceux qui avaient dérobé les sceaux ? Tous les voleurs se connaissaient. Ah, quelle bande de déchets tous autant qu’ils étaient. Des sous-humains. Non, des sous-êtres. Des esclaves naturels, qui se rebellaient contre l’inévitable. Mais ils finiraient par ployer de nouveau sous la toute-puissance du Ranton. Nous étions leurs dieux. Quand on trahi ses convictions, sa nature, et qu’on se révolte contre … Eh bien, il fallait être prêt à en subir les conséquences, car elles nous reviendraient en pleine figure.
Oui, cet homme était un agent des Sceaux. Un voleur. Un usurpateur. Et un moins-que-rien. Et maintenant, il voulait s’approprier ce qui était à moi.

« Rends-la moi. Rends-la moi ! BORDEL TU VAS ME LA RENDRE ? »

J’explosais. Oui, c’était juste un clone qui faisait un caca nerveux. Bon sang, quelle plaie. Je sortis de l’ombre, souriant de toutes mes dents. Comme j’étais heureux. Je rencontrais enfin en vis-à-vis cet homme qui devait sans doute être le chef des Sans-Poignards, vu son niveau élevé. J’allais connaître le nom de l’assassin le plus redoutable du continent.

« Ce clone était stupide. Moi je sais pourquoi tu es en colère. Je connais bien mon plus vieil ennemi, c’est évident. Si tu es en colère, c’est parce que je ne me suis pas présenté. Et tu as raison. La politesse est importante. Surtout après une si piètre entrée en matière de mon clone. Je te dois au moins ça, maintenant que j’ai condamné à mort toute ta clientèle. »

Je ne pris pas le luxe de m’incliner pour le saluer. Sans exagération, je crois que ça m’aurait condamné à mort. Et j’avais très envie de connaitre l’ensemble des capacités de ce rival. Il n’avait sans doute rien à m’apprendre, et puis mon clone n’avait peut-être pas tort : était-il allié aux Sceaux ? Voulait-il me dérober ce qui était à moi ? J’avais besoin de réponses. Oui c’était ça la raison de ma venue, maintenant que j’y pensais. Je voulais des réponses. J’étais en quelque sorte en pleine quête. Une quête noble, sur les traces de mes origines, et qui avait des allures de croisade. Car c’étaient ces infidèles des Sceaux qui se trouvaient au bout de la quête. Et puis, si je ne récupérais pas la haine que cet homme avait volé, je n’en aurais peut-être plus assez pour ma croisade. Qu’il me la rende, elle est à moi.

« Je suis le boucher de Goraiku, l’ange de la mort, mais aussi l’héritier suprême du Ranton. L’unique Shinsui Uzumaki ! Mais que ce soit bien clair, je refuse que tu m’appelles maître ou que tu ploies le genou. Tu es mon rival, alors tu n’auras le droit de me vénérer que lorsque je t’aurais brisé. Pas avant. PAS AVANT, C’EST CLAIR ?! »

Certains se demanderont peut-être pourquoi ses insectes ne m’avaient pas paralysé à nouveau. Lui le premier peut-être ? C’était très simple : j’avais profité de la feinte de mon clone pour faire apparaître de l’eau dans la pièce. De plus, un tourbillon d’eau m’entourait désormais. Forcément, quand on avait vu la technique d’un assassin, il était généralement nécessaire pour lui de battre en retraite pour en bâtir une nouvelle. Or, je sentais que cette technique-là, c’était son mode opératoire favori, sa signature. Et qu’il n’avait pas pensé qu’elle ne serait pas efficace. Mais à quoi s’attendait-il ? J’étais l’ange de la mort quand même ! Le véritable héritier du Ranton ! Il n’avait rien qui puisse m’occire. Personne ne le pouvait, j’étais bien trop fort.
Bien, il était temps d’utiliser toute cette eau à mon avantage. Je n’avais pas parlé dans le vent, ni même été planqué pour rien. Je ne faisais jamais les choses par hasard. Du doigt, mon sourire toujours plus appuyé, je pointais les pieds de l’homme qui me faisait face. Incitant mon rival à regarder. Le ferait-il ou se méfierait-il ? Ce serait dommage, d’autant plus que ce n’était pas un piège. Enfin, si c’était un piège. Mais pas le doigt pointé. Ce qui s’était formé à ses pieds. L’eau s’était accumulée en quelques secondes, jusqu’à former un petit siphon. Ce n’était pas aussi redoutable que ma technique habituelle, mais ça suffisait à accrocher les pieds de mon rival au sol et à lui broyer les chevilles.

En plus … Oui, de l’eau continuait à affluer, le niveau de la pièce montait petit à petit.

« Je me demande comment tu vas mourir. Comment vous allez tous mourir. Que préfères-tu, mon cher rival ? Mourir noyé, ou mourir asphyxié lentement par le poison ? »

Petite moue presque enfantine. Ca en serait presque mignon … mais en fait non, pas tant que ça.

« Oh, j’oubliais. Il est interdit de se donner la mort ! Sinon c’est pas du jeu. C’est un duel d’assassins, après tout ! C’est à celui qui tue l’autre le plus vite. Les règles te conviennent ? TANT MIEUX PARCE QUE JE NE LES CHANGERAIS PAS ! »

C’était le pied, tout simplement. Voilà très longtemps que je ne m’étais pas autant amusé. J’en voulais encore. Toujours plus. Du suspens, de la tension, des torrents de haine qui se déverseraient directement dans mon âme. J’avais soif. Très soif. Et toute cette eau ne faisait qu’attiser cette soif intarissable.

« Au fait tu as quelque chose à me rendre non ? Je le veux. Ca m'appartient. Alors rends-la moi, sous-être.»
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Jeu 7 Sep - 22:25
Cet homme qui venait de prendre d’assaut le quartier général des Sans-Couteaux semblait être un psychopathe en puissance, et avoir depuis longtemps franchi les limites de la démence. En actes comme en parole, sa folie crevait les yeux. Mais il était essentiel de ne pas négliger deux choses, afin de ne pas se faire éblouir par cette folie qui tenait de l’extraordinaire : déjà, j’étais naturellement bigleux. Donc me crever les yeux ne changeait pas tant de choses que ce qu’on pourrait croire. Ensuite, et c’était un peu plus important j’en conviens, il n’était pas uniquement fou à lier. Il était aussi très doué. Son utilisation du ninjutsu était certes la première chose qui sautait aux yeux. Mais là aussi il fallait passer outre ce qui était évident. Il était suffisamment prudent dans sa stratégie pour créer un clone en profitant de la technique d’obscurité lancée par son loup, et utiliser cette feinte pour récolter de précieuses informations. Ensuite, même si mes invocations avaient vu venir ses loups, sans elles j’aurais été complètement pris au dépourvu par cette attaque surprise. Et même si je m’attendais à quelque chose, la violence dont il était capable de faire preuve et l’absence des limites d’un code d’honneur chez lui, le rendaient extrêmement dangereux. Contrairement à moi, les dégâts collatéraux et la précision d’un assassinat n’avaient aucune importance à ses yeux. J’étais spécialisé dans le meurtre individuel, et la frappe chirurgicale. J’étais sans doute le meilleur dans ce domaine. Mais la spécialité de cet homme, par contre, c’était l’assaut massif. Le génocide. J’en avais entendu parler, comme beaucoup, de ce qu’il avait fait pendant la guerre. Mais voir Shinsui Uzumaki à l’œuvre était une toute autre chose.

Je commençais sérieusement à envisager la possibilité d’une fuite. D’autant plus qu’il disposait d’alliés qui encadraient l’établissement : ses loups. S’ils intervenaient, je risquais de me retrouver dans une fâcheuse situation. Il disposait de renforts au combat. Pas moi. Le réseau aérien des sagittaires me permettait l’information, la désinformation, la surveillance … Et peut-être aussi une fuite aérienne. Mais certainement pas un appui au combat. Même si je préférais régler promptement les choses, j’étais quand même plus que simplement fort quand je devais me battre. Au moins suffisamment pour me débrouiller moi-même, sans avoir eu besoin de renforts. Mais dans le cas présent, même fuir serait un véritable exploit. Cela dit, j’avais encore des moyens d’y parvenir à l’heure actuelle.
Le problème, c’était que si je fuyais, tout le monde mourrait à cause du poison, et mon établissement coulerait. Et je ne retrouverais pas de sitôt une aussi bonne couverture. Elle me fournissait un revenu stable, et la réputation nécessaire pour mes contrats. Et je tenais à ces contrats, qui me permettaient de mener mon étude sur l’esprit humain très efficacement. Les cobayes venaient à moi et se soumettaient à mes règles d’eux-mêmes, c’était bien moins fatiguant que d’en capturer par mes propres moyens. Je n’avais pas besoin de contraindre qui que ce soit, et toutes mes études devenaient ainsi bien plus naturelles et objectives. Si ma clientèle se faisait tuer comme ça, plus personne ne ferait confiance aux Sans-Couteaux, c’est-à-dire à moi-même.
Mais je gardais cette possibilité dans un coin de mon esprit. Vu la force de cet opposant, je préférais devoir me trouver un autre moyen de mener mes expériences que d’y perdre la vie. La réputation était uniquement un bonus pour moi. Certes, un bonus plus qu’agréable. Mais j’avais besoin de rester vivant pour mener mon projet d’étude.

Le boucher de Goraiku. C’était vraiment un assassin complètement différent de celui que je pouvais être. Il tirait une telle fierté de ses meurtres … Je connaissais bien évidemment l’histoire du petit village de Goraiku. C’était l’un des pires crimes de guerre commis durant le conflit entre Shousan et l’Empire. C’était un village qui se situait du côté impérial des plaines arc-en-ciel. Ses habitants ne comptaient qu’une petite milice pour les protéger, mais manifestaient leur soutien à l’Empire ouvertement, par des mots et quelques militants politiques. A part ça, c’étaient des cultivateurs. Ils avaient, mystérieusement, été décimés pendant la nuit. Les maisons étaient toutes en flammes, et il n’y avait pas eu un seul survivant. Jusqu’à la fillette retrouvée à la lisière de la forêt alors qu’elle était partie se cacher.
J’étais fier de pouvoir donner un sens à mes crimes. Ils servaient à faire avancer mon étude de l’espèce humaine, et je savais qu’un jour ils mèneraient à l’accession de l’être humain à un stade supérieur de son évolution psychologique, physique, et génétique. Mais ce que faisait cet homme n’avait rien à voir avec ce que je faisais moi. Il tuait des êtres vivants par paquet de dix, de cent, ou de mille, simplement parce que ça le faisait bander.
Cela signifiait-il que je détestais ce genre d’individus ? Pas vraiment. Ils étaient en général de bons sujets d’études. Et puis, c’était aussi parce qu’ils existaient que je cherchais à faire avancer l’espèce humaine. Les déments dans son genre n’étaient que des preuves qui venaient justifier mes recherches, donc j’étais satisfait de pouvoir les citer en exemple.

Ce que j’appréciais moins, c’était qu’il m’en veuille personnellement à moi et tente de me tuer. Parce que généralement, leur absence de limites décuple leur puissance. Et celle de ce type n’était pas assez faible pour que je puisse facilement gérer ce problème.

Je regardais tout autour de moi. De l’eau. Il avait utilisé l’obscurité pour mettre en place son piège. C’était vraiment bien exécuté. Cela avait permis deux choses en une seule : bloquer mes techniques à base d’insectes, car ils ne pouvaient pas être efficaces avec autant d’eau et plus généralement d’humidité dans cette pièce close avec tant d’eau dedans. Mais aussi d’exécuter une technique de tourbillon qui accrochait mes pieds au sol et m’empêchait de bouger.


** Il utilise les informations récoltées par sa feinte avec une efficacité et une vitesse d’exécution redoutable. Je lui ai montré que j’aimais le corps à corps, alors il m’immobilise et prend ses distances. Et je lui ai dévoilé ma technique de meurtre favorite, avec mes insectes, donc il utilise le Suiton pour la bloquer. Il a monté ce plan en quelques secondes. Sous ses airs de fou furieux et ce chakra colossal se cache un stratège précis et avisé. Comment peut-on être aussi méticuleux en ayant un esprit aussi désordonné ? Si je parviens à le tuer, je serais ravi de disséquer son cerveau à celui-là. Il doit être rempli de données très intéressantes que je pourrais exploiter pour mes recherches. **

Cependant, l’heure n’était pas à admirer mon opposant, mais bien à chercher une ouverture dans sa stratégie. Il avait touché juste : privé de la possibilité de me rendre au corps à corps, et dans un environnement constitué d’autant d’eau, il m’ôtait mes techniques favorites. Cela ne signifiait pas pour autant que j’étais complètement sans défense, cependant. J’avais peut-être une idée de comment m’en sortir. J’avais toujours ma lame de chakra autour de ma main droite. Bien, je n’aurais pas à la faire réapparaître, et donc à lui montrer que je préparais quelque chose.
En attendant, j’avais l’occasion de répondre à son débit de paroles et de cris et donc de gagner un peu de temps, dont j’avais précieusement besoin.


« Très bien, Shinsui. Si tu libères mes jambes, je te la rendrais. »

De quoi parlait-il ? Je n’en avais évidemment aucune idée. Je ne cherchais pas à le comprendre, mais simplement à rentrer dans son jeu pour gagner quelques précieuses secondes afin de préparer ma riposte.

« Et tes règles me semblent très justes, en effet. Se donner la mort enlèverait toute possibilité à ce combat d’entrer dans la légende. Je souhaite également que ce soit un grand affrontement. Un duel entre les deux assassins les plus redoutables du monde. »

Je n’avais pas réellement besoin de me forcer pour le dire. J’étais à mes yeux l’assassin le plus efficace du point de vue de la méthode, sur une cible donnée. Mais ce type, bien que mentalement endommagé, était vraisemblablement le plus grand meurtrier de masse en activité. Donc bon, même si nos écoles étaient radicalement opposées, elles n’en demeuraient pas moins toutes les deux d’une efficacité exemplaire.
Bien, ces quelques instants que j’avais précieusement gagnés m’avaient suffi pour me préparer. J’avais injecté du chakra dans mon bras gauche afin de prendre possession des graisses à l’intérieur et de les assouplir, dans la prévision de … les étirer. Mon bras s’étira de façon surnaturelle, pour attraper Shinsui malgré la distance. Une fois son col empoigné, je tirais de toutes mes forces pour que mon bras revienne à la normale … Mais sans le lâcher.
Si je ne pouvais pas aller au corps à corps avec mon adversaire, alors il suffisait de le faire venir à moi, tout simplement. Et à cette distance, impossible que je manque mon coup. Du poing droit, je frappais à huit reprises Shinsui avec la lame de chakra, à une vitesse surnaturelle, et en visant à chaque fois un point vital. Chaque attaque pouvait être mortelle, mais je préférais ne rien laisser au hasard : les Uzumakis étaient connus pour être très solides, bien plus qu’ils n’en avaient l’air, et je ne connaissais pas le potentiel de celui-là en termes de résistance physique.
Mieux valait assurer le coup pour qu’il n’en réchappe pas.
Assassin Free-lance
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Ven 8 Sep - 16:29
Mais ils comptaient aller jusqu’où comme ça, ces deux fous furieux ? Leur affrontement pour savoir qui a la plus grosse venait à peine de commencer que déjà la moitié de la pièce était évanoui, à l’agonie. Moi-même j’avais du mal à supporter le poison du nuage et je commençais à avoir la vue qui se brouillait, même à l’abri dans le mur grâce à la technique Doton que j’avais utilisée. Cet nuage était un vrai problème. Parce que si moi je faiblissais, les civils qui étaient à terre devaient être au bord de l’agonie. J’avais espéré que leur affrontement se conclut rapidement, puisque c’était un duel d’assassins, mais les deux opposants étaient trop adroits et trop forts pour en conclure rapidement, donc malheureusement ce ne serait pas le cas.
Il en était encore aux premiers rounds, observation et intimidation. Même si les échanges étaient constitués de techniques puissantes, et que chaque attaque pouvait potentiellement envoyer leur adversaire dans la tombe, il fallait encore qu’elles touchent. Ce duel de haut niveau aurait pu être un spectacle et une collecte d’informations passionnante, mais au vu de la gravité de la situation c’était un luxe que je ne pouvais pas me permettre.
On en revenait toujours au même point : le problème, le danger, c’était le nuage empoisonné. Bon pas le temps de tergiverser. J’activais mon sharingan ultime, et commençais à analyser sa structure …

** Ce nuage est composé d’air, et de gaz brûlant. Ce n’est pas du poison ! Enfin pas à proprement parler. C’est l’air brûlant qui pénètre dans l’organisme et le ravage de l’intérieur. C’est du Karyoku. Donc si je fais disparaître le nuage, les effets s’estomperont en même temps que la vapeur. Yuudoku Kumo, j’ai déjà entendu parler de cette technique. Il faut utiliser une technique Fuuton de haut niveau pour le dissiper … **

Avais-je une telle technique à ma disposition ? Si seulement j’avais vu le combat venir, j’aurais pu préparer une ancre céleste pour lier un esprit du ciel. De là j’aurais pu lui demander d’utiliser un Fuuton pour se débarrasser de cette saloperie. En plus, l’adversaire de l’Uzumaki semblait être plutôt versé dans les armes de corps à corps et le ninjutsu médical, pas les éléments. Donc c’était peu probable qu’il ait de quoi s’occuper du Yuudoku Kumo. Pas d’espoir de sauver ces gens de ce côté-là du coup c’était à moi de le faire.

** Je n’ai pas de quoi dissiper le nuage … Très bien ! La seule corde qu’il reste à mon arc c’est de le faire complètement disparaître. **

Pendant qu’ils étaient en train de s’étriper, je m’extirpais du mur. Je titubais. Ce fichu nuage était en train de me dévorer de l’intérieur. Quelle technique redoutable. Pas étonnant que ce type, même si c’était un fou sanguinaire, soit un des assassins parmi les plus réputés du monde. Et les plus meurtriers, aussi. Je profitais du fait qu’ils ne savaient pas encore que j’étais là pour changer d’apparence. Pas très compliqué, je prenais simplement l’une de celles que j’avais en stock pour ce genre d’occasion. Celle d’un homme d’une quarantaine d’années, habillé intégralement en tenue d’Anbu. Sako Tsunomoku. C’était un Anbu mort pendant la guerre, que j’avais eu sous mes ordres pour différentes missions d’espionnage. Parti à Yuki et jamais revenu. Peut-être était-il encore prisonnier ? En tous cas, c’était comme s’il était mort pour l’instant.

Sako n’avait jamais eu le sharingan. Pourtant, ses yeux brillaient rouge. Et c’était le double kaléidoscope du sharingan ultime qui prenait place dans son visage, encadré par ses cheveux longs et bruns soigneusement coiffés et plus lisses que ceux d’une mannequin. Et une bouche recouverte d’un rouge à lèvres plutôt … louche.
Bon, fini de plaisanter les deux guignols. Je n’allais pas vous laisser tuer autant de personnes sans rien faire.

- Another Dimension !

Le nuage se brouilla comme s’il était victime d’un piratage informatique. Puis il disparut tout simplement. Il ne fallut que quelques secondes pour la désintégration progressive de mes organes internes ne s’arrêtent. Et avec probablement celle des civils innocents disséminés dans la pièce. Je soupirais de soulagement, tout en vérifiant sur les premiers qui étaient à mes pieds qu’ils n’étaient pas morts. Pas facile de bouger librement avec toute cette flotte. Alors quoi, il voulait les empoisonner et les noyer en même temps et voir quelle technique les tuerait en premier ? Mais bordel c’était vraiment un malade !

Je m’apprêtais à intervenir quand le bras du barman se détendit d’un seul coup pour attraper l’Uzumaki et l’amener près de lui. Là il lui flanqua une série de coups dévastateurs.

** Yuukibutsu ? Je ne me suis pas trompée alors. C’est bien Zawarudo Aburame. Bordel qui aurait cru qu’on le retrouverait ici après toutes ces années ? **

Ca n’avait même pas l’air de les avoir perturbé, toutes ces personnes qui avaient frôlé la mort, ils se battaient comme si de rien n’était. Là ça commençait sérieusement à m’énerver. Pour de bon.

- Hé les deux abrutis !

Alors oui, vu ma constitution physique et le fait que je sois affaiblie par le poison, ce n’était peut-être pas la meilleure idée d’insulter les deux en une seule fois.

- C’est à vous que je parle ! Si vous avez fini de comparer la taille de vos *bip de censure*, regardez un peu autour de vous !

Non mais je rêve ? Ils n’en avaient rien à foutre ou quoi ?

- Ok finis de rire, maintenant. KATON, GOUKAKYUU !

Deux boules de feu partirent sur les assassins. Chacun la sienne, j’allais les calmer vite fait bien fait. Si j’avais pu réfléchir un peu j’aurais sûrement utilisé une autre méthode, plus radicale et moins risquée, mais bon, justement, j’étais vraiment en rogne, là. J’avais envie de leur faire mal.
Anbu
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Mer 4 Oct - 16:53
La trahison. C’est un sentiment douloureux, teinté d’une délicieuse note de désespoir. Oh comme j’aime quand ce sentiment me parcoure le corps. C’est un plaisir intense que vient de me faire éprouver mon rival à la viande tendre et goûteuse. Il me dit qu’il va me rendre l’enjeu de ce duel, et donc qu’il jette l’éponge. Mais en parallèle il me poignarde à huit reprises, sans aucune forme de pitié. Ses actes et ses paroles ne coïncident pas. Il m’a trompé ! Oh je l’aime vraiment beaucoup celui-là, il mérite bien son titre ! Et que je lui donne la mort de ma propre main, aussi. Parce que ceux qui me trahissent, je les aime, mais je les tue. Le plaisir n’est jamais aussi grand que quand on tue quelqu’un qu’on aime après tout.

Je baisse les yeux vers mon thorax perforé. Huit impacts, huit blessures. Il a visé les points vitaux, et n’a pas manqué son coup. Mais même s’il touche ces points que je pisse le sang … Qu’est-ce que ça change ? Je suis un être élu. Je suis invincible. Bien plus résistant que les cibles qu’il chasse d’habitude. Ce n’est pas parce qu’il est un prédateur qu’il peut me considérer comme une proie. Après tout, il existe des prédateurs qui chassent d’autres prédateurs. Moi je suis de ceux-là. Je fais partie des plus dangereux, des plus féroces, des plus exquis. Ce n’est pas pour rien que ma proie favorite, ma grande chasse, quand j’ai quelques pensées utopiques, n’est autre que moi-même. Personne d’autre que moi ne peut goûter ma chair.
Je souris entre deux filins de sang qui encadrent ma bouche. Je suis certain qu’il a pensé, un instant, que tout était terminé. Mais non, rien n’est terminé. Ca ne fait que commencer et …

Une boule de feu s’écrase sur le coin de ma figure, projetant ma tête sur le côté. Qui ose ? Qui ose interrompre un duel entre deux rivaux légendaires ? Un duel d’élu ? Qui est cette sombre merde ? Je vois un homme avec une tenue de ninja. Qu’est-ce qu’il croit celui-là ? Que ce qu’il fait est amusant ? Ce n’est pas ce que moi je crois. J’entends ce qu’il dit, par contre. Il est intervenu pour sauver les insectes qui rampent sur le sol ? Ces êtres insignifiants ? Alors il est quoi, lui, au juste, une sorte de roi des insectes ? Une grosse limace, qui veille sur les cloportes. En tous cas il est laid. Et pathétique. Comme tous les autres insectes qui peuplent cette pièce.
Par contre, il a fait disparaître mon nuage, et m’a attaqué. Je n’ai même pas vu comment, mais cette personne m’a ôté toute envie de m’amuser avec mon rival. Notre duel est désacralisé par sa simple présence. Il n’a plus rien d’intéressant, maintenant qu’il y a un troisième acteur pouilleux. Quand les grands de ce monde se rencontrent, c’est autour d’une boucherie où ils sont les seuls rois. Certainement pas avec une petite frappe qui vient faire des remontrances et détruire cette fantastique ambiance qui régnait jusqu’alors.

« Mais de quoi tu te mêles, toi ? »

Je disparais dans la brume ambiante. Je suis à l’abri, ici, je peux préparer ma technique. Puisqu’il a changé l’objectif de cet affrontement, alors je vais le punir. Si je ne peux pas prendre mon plaisir en tuant mon rival en duel singulier, alors je vais le prendre autrement. Par exemple, en faisant naître le désespoir dans ses yeux naïfs.

« Tu es un être inférieur. Tu n’as pas à t’interposer dans un duel entre l’Elu et son rival. DE QUEL DROIT TU LE FAIS, HEIIIIIN ?! »

Je suis en train d’amasser du chakra. Ca ressemble un peu à une bombe à retardement, comme système de déclenchement. Le sang me brouille la vue. Les lames m’ont fait bien mal. Oh j’aime ça, ça me donne encore plus envie de tout détruire et de tuer tout le monde ! Parce que oui, ça va être sa punition. Ce bâtiment et tous ceux qui sont dedans, cette stupide personne vient de les condamner. Alors que si mon rival m’avait affronté jusqu’au bout, quel que soit le vainqueur et le mort, je n’aurais rien fait aux survivants. Parce qu’il me fallait des témoins pour répandre la nouvelle de ma victoire et que tout le monde sache qui était le plus grand assassin du monde ! L’être suprême et supérieur entre tous, celui qui était le seul à avoir le droit de vie ou de mort sur chacun de ceux qui lui étaient inférieurs … C’est-à-dire absolument tous ! Les plantes, les animaux, comme les hommes ou les Kyuchioses. Tous devraient plier l’échine pour ne pas être tués. Et tous mourraient si je le voulais ou si ça me faisait plaisir. C’était simple et limpide, pourtant cette personne n’avait pas compris. Oh non je n’allais pas la tuer pour son affront. J’allais plutôt la faire souffrir, et la pousser à comprendre ses actes et leurs répercussions.

« Je vais te punir, chien. Tu vas regretter le jour où tu as levé la main sur l’être suprême. Mais tu ne vas pas mourir tout de suite, oh ça non. REGARDE BIEN ! REGARDE BIEN LES CONSEQUENCES DE TES ACTES ! »

Le bâtiment était cerné par des orbes tourbillonnants, à l’extérieur comme à l’intérieur. Une pluie d’orbes centrifuges. Je disparaissais à nouveau, me retrouvant au-dehors de ce bâtiment, cette fois. Les loups étaient déjà partis depuis longtemps, j’allais donc me délecter seul de ce spectacle. Ce bâtiment, ce bar … Bah, rien à foutre.
La pluie d’orbes centrifuges s’écrasa sur le bâtiment dans un vacarme de fin du monde. Satisfait de mon spectacle, et curieusement repu, je m’assurais simplement de percevoir encore le signal de chakra de mon rival … Et celui de l’autre merde ? Oui, tout allait bien. Je reviendrais un autre jour pour m’occuper de l’autre assassin, j’avais déjà prouvé ce que je voulais prouver, ne resterait que notre duel final désormais.
Quant à l’autre … Bah, il viendrait jusqu’à moi, après ce qui venait de se passer. C’est là que je l’écraserais, tout simplement. C’était même probable qu’au moment où il viendrait, je ne me souvienne même pas de lui. Les sous-êtres n’avaient pas des visages qui me marquaient.

J’avais envie d’un bain. Est-ce qu’il me restait un bœuf pour remplir ma baignoire avec son sang ? Je crois bien que oui. Ca me donnait très envie de rentrer, tiens. Ca faisait longtemps que je n’avais pas savouré un bon bain après une journée aussi bien remplie.
Et il fallait que je fasse quelque chose pour mes blessures aussi. Elles me piquaient un peu. Un sparadrap peut-être ? Ouais non, un peu trop de sang. Il me fallait une régénération sanguine et que quelqu’un me recouse ces fichus tissus abîmés un peu partout. Et les quelques veines éclatés.

Mais quelle magnifique soirée je venais de passer !
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