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La Branche d'olivier [Raimari]

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PARTIE RP
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Jeu 6 Juil - 22:21
Ce bar un peu miteux est situé dans la capitale du pays de la foudre, Raimari. Il est vieux et mal entretenu, un peu poussiéreux, mais on y sert une liqueur d'olives à tomber par terre. Et un whisky pas trop mauvais. Ah et une bière dégueulasse.

C'est aussi le repère de la Confrérie des Sans-Couteaux, une organisation d'assassins. Ils ne se réunissent jamais ici, mais c'est l'endroit où ils prennent leur contrat. Le barman s'en occupe en règle générale (pour la tronche du loustique, voir à droite de votre écran).
On raconte que pour passer un contrat avec la Confrérie, il y a deux moyens : pour la capture de quelqu'un il faut payer en cash, et cher. Mais pour tuer quelqu'un, il faut payer avec un secret. Quelque chose de personnel ? Un secret d'état ? Une technique cachée ? Nul ne le sait vraiment. Mais on dit que la Confrérie accepte peu de contrats. Par contre, ses échecs se comptent sur les doigts d'une seule main.

Plusieurs noms célèbres font partie de cette Confrérie. Kiyoketsueki Nanbozo, Hiryuu Kazeki, ou encore Shoga Koganei ''Le Poignard'' et Deidan Hazara. Que des assassins de renommée mondiale. Et pour la plupart recherchés en rang A ou S sur le Bingo Book.


Il y a un petit groupe de musiciens qui viennent régulièrement jouer un peu de musique, et que le barman apprécient.
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Ven 7 Juil - 0:24
Un bar rétro. Quand quelqu’un entrait pour la première fois dans la Branche d’Olivier, c’est ainsi qu’il la décrivait. C’était le dernier bar de tout Raimari dans lequel on pouvait fumer à l’intérieur. Et un gros nuage blanc flirtait en permanence avec le plafond. Ici, on ne servait pas autre chose que de l’alcool. La plupart prenaient plutôt le whisky, un bon compromis entre la qualité et le prix. Mais quelqu’un s’essayait à la liqueur d’olive, quel bon moment il passait ! Et pour ceux qui restaient toute la soirée, il y avait cette pisse de mauvaise bière qui leur permettait plus de se désaltérer et de se saouler que de savourer un bon verre. Il y avait régulièrement des échauffourées, presque jamais des bagarres. Car quand quelqu’un se souvenait où il était, les querelles s’éteignaient. Et par-dessus cette ambiance virile, on entendait quelques notes de musique. Enfin, seulement si on venait le soir, les musiciens n’étaient pas là pendant la journée.

Ce soir, ils étaient là.

Il y avait cet homme seul, qui écoutait calmement en sirotant sa liqueur. Il avait l’air serein, d’être simplement venu se vider l’esprit avec un bon verre. Rentrait-il d’une soirée houleuse ? C’était peu probable. Car en réalité, le feu brûlait dans ses entrailles. Et on ne parle pas, ici, du chemin brûlant que s’y frayait l’alcool. Mais bien de cette soif vengeresse, de colère, de frustration, qui remplissait tout l’être jusqu’à ce qu’il en oublie qui il était. Cet homme attendit là toute la nuit. Sans rien faire, ni même bouger. Parfois un regard interrogateur coulait jusqu’à lui, mais il n’y prêtait pas la moindre attention. De là où j’étais, je n’avais pas pris la peine d’observer ce manège silencieux plus de quelques  minutes. Quand un client venait me voir et me le pointait du doigt, je haussais simplement les épaules. Je prétendais que je m’en fichais.
Mais en réalité, je savais simplement avec pertinence ce que venait faire cet homme : il attendait la tombée de la nuit. Pas le premier voile, ni même minuit. Non la nuit noire, épaisse. Celle où les dernières lueurs s’éteignent.
Et celle où la branche d’olivier était vide. Où je fermais la porte à clé.

Je me dirigeais vers l’entrée, et jetais un œil un peu partout. Puis je tournais le panneau sur ‘Fermé’. Avant d’éteindre les lumières. Désormais, seules les bougies illuminaient faiblement la pièce. Puis, j’allais m’asseoir en face de cet homme.

Il était vraiment petit. Un mètre soixante au grand mot. Mais il était aussi très âgé. Cependant, son dos n’était pas courbé. La ligne de ses épaules était droite : il avait encore beaucoup d’aplomb malgré le poids de l’âge. Il le supportait sans grande peine. Son visage était très marqué. C’était celui de quelqu’un qui avait subi de nombreux coups durs, mais c’en était toujours relevé grandit. On pouvait deviner les muscles de sa jeunesse, sa fougue d’antan, en étudiant soigneusement les lignes affaissées de son corps. Il avait eu une forme physique monstrueuse. Et les cicatrices couturaient discrètement sa peau. Il avait des gants, et un manteau large, qui auraient dû les dissimuler. Mais son attitude le trahissait néanmoins : il avait tendance à soulager son pied droit quand il tenait la position. L’une de ses manches était plus longue que l’autre : il voulait dissimuler quelque chose au niveau de l’encolure de sa manche gauche. A force de détails, je pus reconstituer le parcours d’une vie de combattant. Il avait dû distribuer de nombreux coups, et en encaisser presque autant. C’était un titan. Mais sa présence prouvait un vieil adage que j’observais d’ailleurs scrupuleusement : les colosses ont des pieds d’argile.

Je tire une cigarette de ma poche, et lui en tend une par politesse. Il me fait signe que non. D’un coup de Zippo expert, j’allume la gitane, et je l’entame.
L’homme se décide enfin, après avoir jeté un œil aux alentours lui aussi, à l’ouvrir.


« Je veux engager le Poignard. »

Je soupire. Evidemment, tout le monde veut le Poignard. De tous mes alias, c’était celui qui était le plus connu. Pourtant, les autres avaient de meilleurs résultats. Car Shoga Koganei avait manqué deux cibles, officiellement. Sur la soixantaine de contrats qu’il avait eus. Pourquoi est-ce que personne ne demandait Hiryuu ? Simplement parce que plus l’assassin est discret, moins il est réputé. Pourtant, plus il est discret, plus il est efficace. Shoga Koganei n’était à la base qu’un coup de pub pour la Confrérie des Sans-Couteaux. Il s’était transformé en assassin le plus prolifique du moment. Mais utiliser cet alias me faisait parfois commettre des bourdes : il était un peu trop spectaculaire. Du coup j’en faisais de trop, ce qui était pourtant contraire à mon modus operandi.

« J’en jugerais. Qui est la cible ? »

L’homme me tendit une photographie. J’observais calmement le visage. Je le connaissais très bien.

« Le Raikage. Je vois. »

« Ce salop m’a tout pris. Je veux qu’il meure. »

« C’est compréhensible. Quand quelqu’un désire se venger et ne peut le faire soi-même, alors il engage quelqu’un afin de le faire pour lui. C’est d’une irréprochable logique. Mais ce n’est pas comme ça que fonctionne le marchandage d’une mort. Qu’avez-vous à offrir à la Confrérie en échange de ce meurtre ? »

« Je n’ai presque plus rien, mais j’ai vendu tous mes biens, rassemblé l’or que j’en ai obtenu, et je vous le donne. »

Je le regardais. Je sentis son tremblement. Derrière mes lunettes teintées, il était difficile de voir ce que mon expression disait. C’était précisément la raison de leur présence, d’ailleurs. Cet homme était un forcené, désespéré, qui n’avait plus rien à offrir. Pourtant, ce n’était pas ce que la Confrérie exigeait de lui. Il avait perdu tout ce que sa vie lui avait permis de bâtir à cause d’une mauvaise transaction, et accusait la loi du Raikage. Soit. Le coupable m’importait peu. Et pour cette vie qu’il souhaitait faire éteindre, il avait choisi de sacrifier l’ensemble des souvenirs qu’il lui restait. D’habitude, j’aimais qu’on me donne des secrets inavouables, des techniques ancestrales qu’on n’aurait jamais osé donné à qui que ce soit … Mais faire table rase du passé ce n’était pas si mal.

« Il ne vous reste donc plus rien. »

« Non. Ma femme est partie avec mes enfants quand elle a appris que j’étais fauché. Son père lui a trouvé un meilleur parti et elle a demandé le divorce. Je suis seul. Et désormais, tout ce que j’avais, je ne l’ai plus. Il m’a pris presque tout et je vous lègue tout le reste. »

« Votre détermination est forte, alors. Je vois. Bien, le Poignard ne fera malheureusement pas l’affaire devant une telle volonté. Je vais plutôt vous prescrire le meilleur de tous. »

« Hi-Hiryuu Kazeki ? »

Je lui souris, l’air énigmatique. Je m’attendais à cette réponse. Le Poignard était le plus visuel. Hiryuu le plus discret, presque un fantôme. Il y avait beaucoup d’autres assassins qui travaillaient pour la Confrérie, tous différents les uns des autres. Mais en réalité, ils n’étaient qu’une seule et même personne.

« Non. C'est le plus grand secret de la Confrérie : Za Onizuki. »

« Je … n’en ai jamais entendu parler. Il est si terrible que ça ? »

Mon sourire s’accentue.

« C’est moi. Mais je suis aussi le Poignard. Et Hiryuu. Za Onizuki est le seul assassin de la Confrérie des Sans-Couteaux. Alors oui, c’est le plus terrible de tous. »

Il a l’air surpris, et veux dire quelque chose. Mais aucun son ne sort de sa bouche, comme si ses cordes vocales étaient bloquées. Terrifié, il baisse légèrement les yeux. De petits insectes parsèment sa peau, et la morde avec avidité. Le poison se répand doucement dans ses veines. Comment ? Il a étudié le chakra du temps où il était ninja, comment une technique a-t-elle pu le paralyser à ce point ?
Il relève les pupilles. Et il comprend, comme dans une hallucination. Le tribut de chakra vient d’être payé. En décalé par rapport au lancement de la technique. Alors c’est cela la technique secrète de l’assassin le plus efficace de la Confrérie ? Quelle démonstration ! Avec lui, le Raikage va mourir et … Attendez …

Autour de mon bras, une lame de chakra vient de se former. Je me rapproche de l’homme.


« Vous m’avez donné un bon prix, Shoryu Takeda. Malheureusement pour vous, votre volonté n’est pas aussi forte que l’homme qui est venu me voir ce matin. Il avait d’avantage à offrir pour que je vous tue à sa place. C’est dommage. Si vous aviez vraiment été déterminé, c’est votre vie, ou celle de vos enfants, que vous m’auriez offerte, vous ne croyez pas ? Vous n’étiez pas prêt à sacrifier votre bien le plus précieux. »

Tout en parlant, je sectionne la trachée d’un coup de lame précis. C’est une véritable cascade de sang qui s’écoule de son corps. Mais l’homme n’est pas encore mort. La lame disparait. De deux coups de poings puissants, je frappe l’estomac jusqu’à ce qu’il éclate. Puis je frappe à la tempe pour l’assommer. Je le laisse tomber sur le plancher, rappelant mes insectes.

Je me rassieds, buvant mon verre, tandis qu’il se vide de son sang sur le sol. Une dure matinée de nettoyage en prévision. Le sort de cet homme était triste : son prix était pourtant élevé. Seulement, les secrets révélés par le Raikage en échange de sa vie, et de la mort de cet homme, impliquaient bien d’avantage que des restes d’un passé déjà brisé. Un sourire cynique se forma sur mon faciès. C’était fou, ce qu’on pouvait apprendre sur un homme au moment où il marchandait une vie. Retirez-lui l’or, et observer ce qu’il lui reste pour payer. Le prix de sa volonté de voir l’autre mourir. C’est à ce moment précis qu’il révèle sa véritable personnalité.

La liqueur d’olive se déverse dans mon gosier. Quel goût savoureux. Et ce parfum énigmatique. On ne sait jamais vraiment ce qu’il y a comme ingrédient secret, derrière l’olive. Et moi non plus : le fournisseur ne me l’a jamais dit. Tant mieux, elle était d’autant plus délicieuse.

En tous les cas, ce contrat était payé cher. Mais il était facile. Lorsque la cible vient d’elle-même s’asseoir à votre table, c’est toujours plus simple. Tant mieux. Ce n’est pas que j’aime être payé à ne rien faire, mais un travail tranquille de temps en temps me détend. Surtout que ces dernières semaines ont été plutôt agitées. En plus, ce job m’avait rapporté très gros : tant que je ne faisais pas parler de moi, le Raikage venait plus ou moins de me donner l’autorisation de faire régner ma loi. Voilà ce qu’il m’avait sacrifié : son autorité. Sa crédibilité. Et si je parlais, sa carrière. En somme, tout ce qu’il était. Son âme de Raikage. Sans son titre et sans son pouvoir, cet homme n’était plus rien. Mais visiblement, il était prêt à tout. Et cela valait moins que sa vie.

Je bois une nouvelle gorgée. Oui, il n’y a qu’en les écoutant marchander la mort de quelqu’un d’autre, qu’on découvre qui sont réellement les hommes.


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