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Ven 7 Juil - 5:30
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Comparé à la cathédrale des Cinq, c'est un temple minuscule. Mais il y a quelques prêtres et prêtresses qui s'en occupent malgré tout. Ils ne restent pas sur place la nuit et l'après-midi, et le temple n'est donc ouvert que le matin, aux heures de prières. Il ouvre à l'aube et se ferme au zénith.

Il n'est composé que d'une seule salle, très dépouillée, dans laquelle trône un petit bassin, au milieu duquel on peut voir une statue d'une femme mi-renard mi-humaine. Aux pieds de la statue, à moitié enfouies dans l'eau, on peut distinguer trois urnes frappées chacune d'un kanji différent : Do, Kaze et Mizu. C'est-à-dire la terre, le vent, et l'eau.

La tradition veut qu'à chaque prière, on dépose une offrande dans chaque urne : un produit de sa récolte dans l'urne de la terre, une prière sur un parchemin dans l'urne de l'air, et une graine dans l'urne de l'eau.

Inari est une déesse clémente et protectrice, mais son culte n'est pas très répandu dans l'enceinte de Shi : c'est plutôt un culte qui se fait dans les grandes plaines, là où la population agricole est forte. Jugée comme une déesse mineure par l'Eglise des Cinq, elle n'est néanmoins pas interdite et son culte n'est pas du tout mal vu, bien que très peu développé.
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Ven 15 Sep - 10:35
J’ai comme l’impression de m’être faite avoir. On m’a donnée une jolie tenue blanche et étincelante, mes chaines ont été ‘bénies’ pour devenir plus belles que jamais, et tout aussi blanches que le reste de ma tenue d’ailleurs. Mais parée de ces jolis atours, on m’a surtout joué un sale tour. Normalement, le rôle de paladin veut dire qu’on est le second dans la hiérarchie d’une église, juste derrière l’évêque. On est directement sous ses ordres, et chargé de faire respecter les traditions et la paix au nom de son Eglise, ou quelque chose comme ça. On a l’autorisation d’utiliser la force en cas d’extrême urgence, contrairement aux prêtres ou aux chevaliers pontificaux qui ne le peuvent pas sans un ordre direct d’un supérieur.
Le problème, c’est que je suis censée être supervisée par l’évêque d’Inari, du coup. Or, il n’y a tout simplement pas d’évêque d’Inari. Le culte étant mineur, il n’y a jamais eu d’évêque ou de paladin nommé pour cette église, qui n’a après tout qu’un temple minuscule en plein milieu d’un quartier secondaire de la Grande Cité à Shi. Je me retrouve donc avec le rôle le plus en vue, ce qui est pour moi une grande déconvenue. Je ne me suis pas du tout attendue à autant de responsabilités, et j’ai déjà accepté de justesse d’en avoir un petit peu en pensant que j’allais être guidée. Maintenant que je sais que ce n’est pas le cas, je commence à me demander si tout ça n’est pas une sorte de traquenard en réalité.

Heureusement, même si l’Eglise n’a pas d’évêque, les prêtres les plus anciens ont toujours su s’occuper des affaires administratives, et gérer tranquillement l’Eglise. Donc pour le moment, je leur ai simplement dit de faire comme d’habitude et que je vais juste m’occuper de défendre les intérêts de l’Eglise d’Inari quand j’aurais trouvé comment le faire. Mais ils ont quand même insistés pour que je participe à toutes les petites réunions qu’ils font. Une à chaque début de soirée en fait. Ca ne dure qu’une petite heure, et c’est ennuyeux, mais j’ai été surprise de constater que même s’ils ne m’aiment pas beaucoup, ce qui se comprend vu mon statut d’étrangère et que je ne suis pas du genre à avoir une aura qui met en confiance, ils sont quand même contents de ma nomination. C’est sûr que pour un culte considéré comme mineur, c’est un bon coup de pub. En plus j’ai refusé la proposition d’une Eglise plus haute placée pour accepter la leur. Ca a quand même dû renforcer un peu leur égo quelque part.
En parlant de l’Eglise d’Akikaze, je me demande s’ils l’ont mal pris ou s’ils ont compris ma décision. Il parait qu’il existe un conseil des évêques, où ils se rendent accompagnés de leurs paladins. Je dois pouvoir m’y rendre du coup, même si je n’ai pas d’évêque à accompagner. Si j’arrive à trouver le courage je le ferais. Ainsi, je pourrais apprendre par mes propres moyens l’état d’esprit de l’Eglise que j’ai rejetée.

Par contre, depuis que j’ai ce nouveau rôle, j’ai l’impression que les journées se sont allongées. Je n’ai plus autant de liberté de mouvement, puisque je suis très demandée. En fait je passe la moitié de la journée au temple. De l’aube au zénith, durant chacune de ses heures d’ouverture. J’essaie de consacrer l’autre moitié à mon apprentissage de la forge chez Eihiko, mais en ce moment je ne fais que tenir la boutique, il n’est jamais là. Ou alors en coup de vent. C’est probablement normal : avec tous les événements récents, tous les ninjas sont sur le pied de guerre et ont plein de choses à faire. Même s’il est tout juste officialisé, il doit quand même assumer son rôle d’Anbu, donc ça lui prend beaucoup de temps.
Mais bon, il a quand même une clientèle très postale et très peu de visites dans la boutique, donc c’est vrai que je m’ennuie un peu ces derniers temps. Du coup j’essaie de m’entrainer quand même mais toute seule ça ne donne pas de très fameux résultats.

Ce matin-là, et comme tous les matins, j’arrive en avance au temple. A l’aurore. Ca me permet de faire ma prière à Inari avant que le temple perde de son aspect silencieux. Contrairement aux longues après-midi à la forge, le calme du temple avant le matin a un effet rassérénant sur moi. C’est un moment agréable. Mais maintenant que j’y pense, le temple est peut-être un peu lugubre pour un temple dédié à la déesse des moissons. Il n’est pas décoré, et est très dépouillé. Mais peut-être qu’il serait plus avenant en y ajoutant un peu de verdure, ou un jardin dans l’immense cours qui lui est alloué à l’arrière. Ca demandera de l’entretien, mais remettre mes mains dans la terre me serait très réconfortant et permettra en plus d’attirer plus de gens, ou même de montrer des valeurs importantes que nous a transmis Inari.

Alors que je me complais dans cette idée, je sens une sensation désagréable me parcourir l’échine, comme si je suis observée. Je me redresse et parcoure le temple du regard. Je n’ai pas allumé les torches et le jour n’est pas encore levé, alors mes yeux ont un peu de mal à s’habituer à l’obscurité. Mais je distingue quand même une silhouette se découper dans les ténèbres qui ont élus domicile dans ce lieu. Je ne sens pas d’hostilité, mais quand même une sorte de malaise. Pas de quoi porter la main à mes chaines cela dit. Mais ce n’est pas un prêtre, de cela je suis certaine.

« Je suis désolée mais le temple n’est normalement pas encore ouvert au public. Cela dit, si je peux vous aider d’une quelconque manière, je serais ravie de voir ce que je peux faire. »

C’est un peu étrange de se sentir mal lotie alors que l’ombre règne tout autour de moi. Après tout j’ai les gênes du clan Nara. Les ténèbres sont censées être notre domaine. Mais je sens comme quelque chose d’inhabituel qui se dégage de cette silhouette que je ne distingue pourtant pas très bien.
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Ven 15 Sep - 17:26

J'étais installé dans ma demeure dans la forêt Yoru, comme à mon habitude quand je me trouvais ici et que je n'avais pas à m'occuper des affaires des Nogitsunes je m'amusais à épier le monde des humains. J'étais bien sûr limité à ce que je pouvais voir, limité à des endroits qui n'étaient pas fréquenté. Je ne pouvais prendre le risque de déchirer le voile dans un endroit où mes pions préférés passaient sans relâche. Il fallait que je trouve des endroits isolé de toute population. Il était bien sûr arrivé que des Hommes croise l'une des déchirures mais malheureusement, ou pas, pour eux ils n'avaient pu rien en conter. Ma capacité à donner confiance était l'une de mes meilleures armes. Sans quoi, jamais je n'aurais pu les attirer dans ma tanière.

Je profitais du vent iodé des côtes de l'Empire. L'odeur du bord de mer était toujours agréable, sans parler de cette brise caressant mon corps humain. J'enviais les restes de mes enfants, eux étaient capable de franchir cette déchirure, eux pouvaient profiter de ce monde, se jouer des hommes. Moi, j'étais confiné dans la forêt de Yoru. Plus aujourd'hui à vrai dire, maintenant que Shian ne pouvait plus maintenir son dôme il m'était possible de quitter cet endroit et même de me rendre au mont Hansei. Mais pour y faire quoi ? Il n'y avait rien de plus ennuyeux que les Myobus. Mise à par Chiisai bien sûr.

Je pris une profonde inspiration, oui je les enviais mais sans mes enfants jamais je n'aurais pu me tenir au courant de ce qui se tramait sur ce monde. Il y avait tout de même quelque chose de désagréable dans le fait de savoir sans pouvoir agir. J'aurais tant aimé mettre mon grain de sel dans cette guerre qui avait opposé le monde à l'Empire. J'étais triste de voir que les humains étaient tout aussi capable d'agir de façon totalement idiote sans avoir besoin de monde aide. Mais ça ne m'empêchait pas de mourir d'envie de pouvoir à nouveau me jouer d'eux. J'aurais donné une partie de ma puissance pour ne serais-ce que briser un couple.

Le voile se referma, comme toujours. Il ne restait pas bien longtemps. J'en ouvrais un nouveau, cette fois-ci dans la cave d'une maison quelconque. L'odeur de l'humidité m'arriva jusqu'au narine ou nez devrais-je plutôt dire. Un commerçant très certainement à la vue des nombreuses caisses qui s'y trouvaient. Du vin ? Non, sans quoi il aurait bien vite fait de tourner au vinaigre vu la moiteur de cette pièce. Je pouvais même distinguer des champignons sur certain mur. Etait-ce seulement visité ? Oui, les traces de pas dans la poussière des escaliers m'indiquait que c'était le cas, juste que le propriétaire n'avait que faire de la propreté de cet endroit.

Comme toujours, au moins un fois par jour je tentais de passer l'une de mes queues au travers. Si les premières dix années je gardais chaque jour espoir que ça marche, aujourd'hui je ne le faisais plus que par habitude. Plus de cent ans que je n'avais pas pu franchir cette déchirure. Autant dire qu'aujourd'hui je ne comptais plus réellement sur le fait que je ne rencontre aucun obstacle. Et pourtant, mes yeux s'ouvrirent comme jamais. Ma bouche resta entrouverte quelques instants avant que la réalité ne me frappe. Je retirais aussi vite que je le pouvais ma queue qui au passage eu quelques poils sectionné par la disparation de la déchirure. Je l'avais échappé belle ! Alors que je me remettais de ma surprise, un sourire naquis sur mes lèvres, je déchirais à nouveau le voile, passant cette fois-ci l'une de mes mains griffue. Oui, je pouvais à nouveau franchir le passage. Pourtant je n'en fis rien, continuant à admirer l'herbe s'étalant à perte de vue. Les plaines Arc-en-ciel. Je me levais, faisant les cents pas, j'avais un mal fou à contenir mon excitation. Je pouvais à nouveau me rendre sur Onogoro !

Il fallait que je me calme, ce n'était digne de moi. J'avais l'impression d'être remonté des milliers d'années en arrière quand je n'étais encore qu'un jeune Sentaatsune. Je m'étais forcer à m'asseoir et à me concentrer sur ma respiration. Je ne pouvais pas perdre mon sang-froid, oui c'était une grande nouvelle mais ça ne devait pas influer sur mon état d'esprit. Il fallait que je réfléchie, et pour ça rien de mieux que ma pipe. Je la tassais de tabac, les mains tremblante par cette découverte. Je portais l'objet et ma bouche et allumait le tout. Je ne sais pas pourquoi mais cette action avait depuis longtemps l'art de me calmer, pourtant il n'y avait rien d'extraordinaire dedans. Simplement du tabac rien de plus.

Le portail se referma à nouveau. Je n'en ouvris pas un immédiatement, rien que de le faire, sentir et savoir que je pouvais passer me mettait dans un état d’excitation que j'avais du mal à contenir.

J'avais passé une bonne heure simplement assis à fumer. Reprenant au fur et à mesure mon calme légendaire. Il était hors de question que je retourne à Onogoro dans l'état dans le quel je m'étais retrouvé. Et puis ça m'avait permis de me décider d'où je réapparaîtrais pour le première fois depuis mille ans. Mon choix avait fini par se porter sur le nouveau temple dédié à Inari. Quoi de mieux comme endroit pour se jouer des Humains ?

J'avais choisi de revêtir la forme d'une jeune femme au chignon plus que sophistiqué, gardant des caractéristiques propres à ma famille. Les queues se balançant dans mon dos étaient noires, rien de plus anomale pour un Nogitsune. J’espérais simplement que ça ne me porte pas trop préjudice en ce lieu. Fallait-il encore que l'on devine ce que j'étais réellement.

Le temple était plutôt petit, vide également mais rien d'anormal vu l'heure. Quoi que vu la taille de celui-ci je ne pu m'empêcher de me demander si ce n'était pas proche de la population maximale même en journée. Le portail disparu en même temps que le bruit d'une porte se fit entendre, l'excitation remonta en moi, irisant les petits cheveux de ma nuque. Je ne sais pas exactement pourquoi mais je fis quelques pas en arrière, vers l'un des murs. Etait-ce une sorte de peur par rapport au fait de me retrouver à nouveau sur Onogoro ? De ne pas être sur mon terrain mais sur celui d'un autre ... Ca faisait tellement longtemps que je ne m'étais pas retrouvé dans cette situation.

Bien qu'il fasse sombre j'arrivais tout de même à avoir une bonne vision, chose totalement normale pour un Kyuochise de mon espèce. Je suivais la jeune femme des yeux, quelque chose d'étrange se dégageait de sa personne. Sans doute pour ça que je fis pas un pas en avant dans l'immédiat. Quelque chose me retenait, cet aura qui l'entourait même dans la pénombre ne me plaisait pas du tout. A tel point que j'en perdis mon but premier, la surprise, j'avais voulu jouer là-dessus mais elle me prit de court.

« Je suis navrée je ne comptais pas m'imposer de cette façon. »

Je fis quelques pas en avant, allant vers le basin du temple tout en gardant mes yeux fixés sur la jeune femme. Armée ? Depuis quand on pouvait entrer dans ce genre de lieu avec ce genre d'objet ? Je décrochais mon regard de l'arme le reportant dans ses yeux.

« Que fait cette chose dans mon temple ? » dis-je en pointant la chaîne du doigt, mon regard était sévère, impossible de le louper vu qu'il captait le peu de lumière de l'endroit. Un mensonge ? Pas tant que ça, après tout j'étais un fils d'Inari « Je doute que ce soit utile dans ce genre de lieu. »

Lui demander qui elle était ? Peut-être trop risqué, si je voulais réellement qu'elle me croit il valait peut-être mieux jouer la carte d'une sorte d'omniscience sur ce qui se passait en cet endroit. Vu que le temple n'était pas encore ouvert ne pouvait dire qu'une chose, elle faisait partie des personnes s'occupant de celui-ci. Prêtresse ? Peut-être. Qu'importe de toute façon.

« Je suis navrée d'arriver de cette façon. Peut-être n'était-ce pas le bon endroit pour mon retour. Les plaines auraient très certainement été un meilleur choix. »

Je fis le tour du bassin en posant mes yeux sur la statue, l'observant sous toute les coutures. Les Humains pensaient réellement qu'Inari ressemblait à ça ? Ce n'était pas la première fois que je voyais cette représentation ... Si seulement ils savaient.

« Dites-moi. Pourquoi s'être tourné vers moi ? »

La question était plus qu'ouverte, idéale pour mieux comprendre avec qui je parlais. Si je voulais pouvoir la manipuler il fallait que j'en sache un peu plus sur elle. Là il y avait deux possibilité : elle me croyait ou non. Dans le premier des cas il me serait facile de me jouer d'elle, peut-être même trop. Dans le deuxième, ça allait être plus sportif que je ne l'avais prévu. Voilà qui me pouvais me promettre un bon retour.

Je souriais à la jeune femme, mettant toute la douceur possible dans mon visage.
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Lun 18 Sep - 20:01
Je regarde la silhouette s’avancer dans la lumière. La lumière est une façon très élogieuse de parler de quelques maigres et pâles rayons de soleil. Ce que je peux voir avec mes yeux est encore à moitié plongé dans les ténèbres. Mais au moins, maintenant, j’y vois.
C’est une femme. Une très belle femme. En fait, je ne crois pas avoir déjà croisé la route d’une aussi belle personne. Et elle semble renfermer quelque chose d’exceptionnel. Ce ne sont pas seulement ses oreilles de renard, même si elles sortent de la norme, et de très loin. C’est tout simplement sa présence. C’est difficile à expliquer, en fait. Mais il est certain que ce n’est pas quelqu’un d’ordinaire. En fait, même si c’est un peu maladroit à dire, j’aurais tendance à nous donner un point commun : notre inhumanité. Je me dois de rectifier ce point cependant : si je suis une anomalie, quelque chose plus que quelqu’un … Elle est toute différente. En quelque sorte, on pourrait me qualifier de copie. Elle, c’est simplement une toute autre personne. C’est différent. Ce n’est qu’un vague instinct qui me dicte cette pensée, cependant. Je suis la mieux placée pour comprendre qu’être humain, ce n’est pas qu’une histoire d’archétype physique. Et que quelques modifications, quelques différences, n’empêchent pas de l’être.
Je crois que je suis un peu intimidée. Même si mon attitude ne le montre pas, parce que la gêne, la timidité, ou la crainte, ne sont pas implantées en moi et que je n’ai jamais appris à les montrer. Je les ressens, évidemment, mais je n’en donne aucune manifestation externe. Pour me donner une contenance, et aussi un peu par politesse, j’entame le tour de l’Eglise, pour allumer les torches. Normalement, je ne le fais que lors de l’ouverture. Mais puisqu’elle est là, elle doit avoir un but. Et je ne me vois pas la chasser d’ici. Ce serait indigne d’une déesse prônant le foyer et la protection, et quelque chose m’en empêche de toute manière.

Sa façon de s’exprimer a quelque chose d’étrange, elle aussi. Une sorte d’attitude impérieuse. Et comme si elle se considérait elle-même comme une divinité. Mieux encore, comme si elle se considérait comme la déesse Inari. Je reste songeuse, tout en terminant d’allumer les torches. Ca me rappelle une phrase que m’a dite Masuro. Je ne me souviens plus du tout du contexte. De toute manière, je n’ai plus tellement de souvenirs remontant à cette époque : ça doit faire plusieurs centaines d’années. Et j’ai été éteinte entre deux, ce qui n’aide pas beaucoup.
Cette phrase c’était : les dieux ne se mêlent pas aux hommes. Ils nous conseillent depuis le ciel, mais c’est comme une loi tacite, ils n’interviennent jamais directement.
Je ne sais pas ce que veut cette personne, ni qui elle est, mais cette façon de s’exprimer me parait du coup encore plus étrange. Elle a l’air convaincue de ce qu’elle dit, pourtant. Donc soit c’est une très bonne menteuse, soit elle le pense réellement. Et alors ça peut être une foi exagérée, ou de la folie. Je préfère remettre en doute sa parole à elle, aussi belle qu’elle soit, que celle de Masuro de toute façon.
Et puis, s’il suffit de se coller des oreilles de renard et d’être une personne magnifique pour devenir une déesse … Alors je pense qu’elles vont se multiplier.
Mais je ne vois pas non plus l’intérêt de confronter ou de provoquer cette personne en remettant sa parole en doute pour le moment. En plus, elle n’a rien dit clairement. Après tout, même si on m’a indiqué que non, elle pourrait tout simplement être le nouvel évêque, ou quelqu’un d’important pour l’Eglise tout simplement. Je ne sais pas trop comment fonctionne exactement la religion à Shi, mais elle a peut-être juste acheté le bâtiment ? Ca explique sa façon de parler avec des possessifs à la première personne, de ce temple. Et ce comportement n’est peut-être que son attitude naturelle.

D’un coup, je me sens beaucoup moins déboussolée. Ce qui m’a paru naturellement difficile à croire prend finalement beaucoup d’explications plausibles.
Sa remarque sur ma chaine me surprend, par contre. Qui qu’elle soit, elle ne connait pas le règlement de ce temple en tous cas. Ou de l’Eglise en général. Enfin, elle peut tout aussi bien ne pas m’avoir reconnue, ce serait prendre la grosse tête que de me croire célèbre, même un tout petit peu.

« L’Empire n’est pas sûr ces derniers temps. Alors les paladins de chaque dieu que l’Empire reconnait ont le droit de porter leurs armes même à l’intérieur des lieux sacrés jusqu’à nouvel ordre. Même si ce n’est pas très orthodoxe, protéger les lieux de culte et la population qui les fréquentent a paru être une priorité au haut commandement. Je crois que le décret vient du Grand Pope en personne. Elle a toutefois tenu à respecter les coutumes dans la mesure du possible : la raison pour laquelle seuls les paladins peuvent porter une arme apparente en ces lieux, c’est parce que nos armes ont été consacrées par le dieu que nous honorons. »

Techniquement, elle a dit le dieu que nous servons. Mais je n’ai jamais adhéré à cette histoire de servitude. Le pouvoir d’une divinité dépend de la population qui le vénère, le craint, ou lui voue un culte. Mais Inari est différente, ou en tous cas c’est ce que ses écrits laissent penser. Je la vois plutôt comme une grande sœur, sage et puissante, qu’il faut respecter et écouter, plutôt que comme une maitresse impitoyable qui s’impose à la force d’un fouet.

Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai éprouvé le besoin d’en expliquer autant à cette personne. Après tout, elle ne s’est toujours pas présentée ni n’a répondu à ma question sur la raison de sa venue ici. Mais c’est un peu comme si parler m’empêche de me laisser subjuguer par sa beauté. Je n’ai jamais été attirée par qui que ce soit, mais je pense pouvoir affirmer que c’est ce genre d’attraction irrésistible qui émane d’elle.

La voilà qui se remet à parler comme si elle est la déesse Inari. Je la regarde fixement. En fait, je suis sceptique mais encore une fois mon peu de possibilités question expression faciale donne simplement l’impression que je la fixe. A nouveau, je ressens une sorte de trouble que j’ai du mal à identifier. Seulement, je n’ai jamais dévié de mon programme, pas plus que des enseignements de Masuro parce qu’ils ne se sont jamais trompés.
Peut-être que je devrais faire semblant et tenter de rentrer dans son jeu. Mais encore une fois, je ne dévie pas de ce qui peut être définit comme des protocoles comportementaux. Mentir ou tromper, jouer la comédie, ce ne sont pas des choses que je sais faire ou que j’ai jamais eu l’intention de faire. Mettre de côté la vérité ou dissimuler mon nom pour me protéger, c’est une chose. C’est un réflexe défensif. Or, je ne me sens pas menacée et je ne vois pas l’utilité de mettre en place ce genre de comportement.
De plus, même si elle est étrange, j’ai toujours l’envie d’avoir de bonnes relations avec toutes les personnes que je croise. Et mes enseignements m’affirment que c’est en mentant qu’on envenime les relations, même si au début ça se passe mieux. Même avec un mauvais départ, les relations finissent par être toujours meilleures quand on est honnêtes dès le départ.

« Je ne comprends pas ce que vous dites. Je ne me suis pas tournée vers vous. Peut-être que les prêtres ont conclu un accord avec vous ? En ce cas je ne suis pas encore au courant : j’ai dû quitter la réunion avec quelques minutes d’avance hier. »

En restant sur des bases rationnelles je lui montre clairement que son jeu n’a aucun sens pour moi, et j’espère la faire réagir sans avoir à mentir ou à la brusquer. Si elle a des preuves de son statut exceptionnel, qui sont plus flagrantes que des oreilles ou sa beauté, je serais peut-être prête à en discuter. En attendant, c’est ce que je viens de dire : je ne comprends tout simplement pas où elle souhaite en venir.

« Je ne veux pas être impolie, mais vous n’avez pas répondu à ma question. Je ne sais toujours pas ce que je peux faire pour vous aider. »

J’ajoute à cette phrase toute en politesse la seule expression que je connais qui me permet d’être avenante : un sourire. C’est artificiel et construit, mais c’est aussi ma seule arme, ma seule expression, dans un dialogue. Enfin, la seule que je maitrise parfaitement en tous cas. Pour le reste, je suis encore en train d’apprendre.
Les questions se bousculent quand même dans ma tête. Quelqu’un qui possède tant d’assurance et qui affirmer être Inari, même indirectement. C’est très curieux. Mais je ne trouve pas de réponse toute faite, et cela va contre les enseignements qu’on ma prodigués. En attendant, mieux vaut tout simplement rester simple et se contenter d’attendre que quelque chose se produise. Considérer cette personne comme quelqu’un de spécial, une sorte d’invité de marque, en attendant de pouvoir statuer sur son identité et sa fonction.
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Jeu 21 Sep - 15:03


J'étais face à un petit soucis, je ne sais pas ce qui se passait mais quelque chose empêchait cette jeune femme de suivre le court de mon mensonge ... Quoi que je n'en étais même pas moi-même certain. Etais-je rouillé à ce point. Certes ça faisait longtemps que je ne m'étais pas prêter à ce jeu avec un humain. J'en avais pas vraiment eu la chance et encore moins l'intérêt d'agir de cette façon avec Sham, ou tout du moins pas pour le moment sans être certain de la façon qui m'assurerait de le berner. Etait-ce Inari qui la protégeait en ces lieux ? Peut-être ... Mais pourquoi ? Ne suis-je pas l'un de ses enfants bordel ! Si elle devait protéger quelqu'un c'était moi et non elle.

Il y avait autre chose, oui autre chose. Son visage était d'une neutralité qui me déconcertait. Mais qui pouvait bien être cette jeune femme ? Voilà ce qui arrive quand on se jette dans la gueule du loup sans rien prévoir. Je jouais sans aucune carte en main et sur un territoire qui m'étais pratiquement inconnu. J'avais passé de longues heures à visiter cet endroit de ma demeure mais je n'y avais jamais vu personne. Après tout ouvrir un portail au milieu de fils d'Onogoro était la chose à éviter. Je n'ose imaginer ce qui pourrait se passer si l'un des deux mondes était au courant de ma capacité de passer de l'un à l'autre comme je le désirais ... Surtout maintenant que je pouvais emprunter mes passages.

Il fallait que je reprenne les choses en main, la situation était occupée de m'échapper et ça c'était hors de question. Comment pouvais-je convaincre cette jeune femme sans voir ma couverture partir en fumée. J'avais cru que revêtir simplement le corps d'une jeune femme aux attributs des miens visibles serait suffisant. Si seulement ça avait pu l'être ... Peut-être aurais-je simplement dû commencer par plus petite échelle, convaincre d'abord des petites gens m'aurait donné un appuis par la suite pour me donner une place confortable. J'étais tombé sur une épine ... Hum, me voilà sur un véritable défi. Berner cette femme d'église.

Elle me donna malgré elle, ou non à savoir, un peu plus d'information. Elle était donc paladin ou tout du moins c'est ce qu'elle laissait entendre vu qu'elle portait une arme. Elle faisait donc partie de la haute hiérarchie de ce lieu. J'avais un gros poisson sous la patte et j'allais avoir du mal à le berner.

Je regardais avec un peu plus d'attention cette chaîne. Inari elle même aurait béni cette arme ? C'était étrange, je voyais mal Inari agire de la sorte ... Mais bon, après tout comment pouvait-elle défendre ses croyants sans leurs donner un minimum d'outil ? Mais ça ne lui ressemblait tout de même pas. Dans tous les cas Onogoro avait bien changé depuis ma dernière visite, à l'époque, jamais personne n'aurait pu entrer dans un temple comme celui-ci avec une arme. Pas d'une divinité non guerrière.

Je gardais le silence face à ces nouvelles informations, un peu peiné de ce que je venais d'apprendre. Pas pour Onogoro, qu'il aille bien ou mal n'avait aucune importance. Il se remettait toujours de ses guerres, à croire que c'était son carburant à lui. Sans les guerres cet endroit ne faisait que stagner. Ce qui me peiné c'était de voir à quoi s'était réduit Inari ... Donner de quoi combattre. C'était vraiment le seul point d'on je ne me serais jamais attendu de sa part. Si tel était son vouloir, pourquoi ne pas avoir fait de ses fils des armes ?

Les queues se trouvant dans mon dos commencèrent une danse calme et paisible, preuve que la situation m’échappai légèrement. Jamais je n'avais réussi à les contrôler totalement dans ce genre de cas. Si l'on me connaissait c'était une façon de voir à travers moi, une bien mauvaise manie. Fort heureusement ça faisait bien trop longtemps que je n'avais pas foulé le sol d'Onogoro pour être connu par ne serais-ce qu'une personne. Il y avait bien une solution pour reprendre l'avantage mais c'était bien trop risqué, me dévoilé sous mon véritable visage ne ferait que lui montrer ma véritable nature. Disons que les Nogitsunes n'étaient pas réputés pour suivre à la lettre Inari. Nous étions bel et bien ses enfants mais en aucun cas ses messagers.

« Les prêtres ? » fis-je faussement surpris, mimant à la perfection l'étonnement « Non, il n'est absolument pas question de prêtres. A vrai dire mise à part vous je n'ai croisé encore personne depuis mon retour. Je me retrouve même un peu déboussolée. » chose qui n'était pas totalement fausse, mais l'avouer avait un but bien précis « Je m'étais attendue à ce que les représentants de ce temple me reconnaissent, surtout de la part d'une paladine. Mais ne vous en faite pas, je ne vous en veux absolument pas. Après tout, ça doit être quelque chose de plutôt difficile à aborder. Prier tant de temps une divinité et en avoir la représentation sous les yeux est quelque chose de totalement différent. »

Impolie ? Non, elle ne l'étais pas, loin de là même. Je sentais à quel point elle prenait des pincettes. Cherchant absolument à ne pas me froisser. Je m'éloignais du basin, profitant de cette marche pour réfléchir durant au moins un instant sur ce renouveau de question. Elle souriait, la seule émotion que j'avais vu sur son visage. Même son regard était d'une neutralité déconcertante. Sans parler de cet aura qui se dégageait d'elle ... Comment pouvait-on donner une telle place à une personne inspirant tout sauf la confiance ? Mais où avaient la tête les hautes instances de ce temple. Comment pouvaient-ils  espérer avoir du monde en ce lieu en plaçant un tel ... monstre ?, oui c'était plus ou moins ça ... à une telle place. Si je ne me trompe pas son but et bel et bien de défendre ce lieu mais également d'être l'un des visages d'Inari ... Depuis quand Inari était si ... Je n'arrivais même pas à trouver les mots pour décrire ce qui se dégageait de cette femme. Même quand mon regard n'était pas posé sur elle je pouvais ressentir cet aura.

En quoi elle pouvait m'aider ? J'avais bien mon idée mais il était hors de question de lui en parler. Peut-être aurais-je dû réfléchir à un but fictif. L'impatience m'avait un peu trop poussé finalement. Je n'avais pas bien prévu mon retour. Voilà qui était bien fâcheux.

« A vrai dire je ne sais pas réellement en quoi vous pouvez m'aider ou tout du moins si vous le pouvez. Je suis venue ici pour voir mon temple de mes propres yeux, l'un de mes temples bien sûr, et me rendre compte de ce qui se déroule sur Onogoro. Pourquoi celui-ci ? Je ne le sais pas réellement moi-même, mais il faut bien commencer par l'un non ? Mais j'avais tout de même dans l'idée de comprendre ce qui déroule dans l'Empire, voir ce qui provoquait tout ce remue ménage. Les Kitsunes m'ont prévenue que de grandes choses avaient débutés en Onogoro tout comme à Chikyuu. C'est deux mondes étroitement lié ont débuté un changement. Ce qui se déroule dans votre monde a une répercutions dans le monde de mes enfants, je ne peux rester les bras croiser tout en sachant que ceux-ci pourraient se retrouver en danger. »

J'étais conscient qu'Inari n'agirait jamais de la sorte, à vrai dire depuis que nous n'étions plus le Sentaatsune elle n'avait plus jamais rien fait pour nous. Ou tout du moins pas que je le sache. De toute façon, ce n'est pas pour les miens qu'elle aurait bougé son postérieur divin. Et dire que tous pensaient que nous lui avions tournés le dos ... Oui un peu mais il n'y avait pas que ça.

« Seriez-vous en mesure d'éclairer ma lanterne ? J'aimerais réellement comprendre ce qui chamboule ces deux mondes et pour cela je dois savoir quel en sont les changements. Bien sûr, je ne suis pas dans un flou totale. Disons juste qu'en cas de guerre ce n'est pas vers moi que l'on se retourne. »

Je faisais maintenant face à cette femme, j'avais du mal à soutenir son regard. Quelque chose me gênait réellement chez elle. Je fis de mon mieux pour ne rien laisser paraître ou tout du moins rien sur mon visage, mes queues elles dansaient toujours. Mais il ne me fut impossible de placarder un doux sourire sur mon visage. Il était même plutôt peint de sévérité, signe que je me concentrais sur ma capacité à soutenir ce calme en la présence de cet aura.
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