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Chalet de Tsukiko

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PARTIE RP
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Sam 12 Aoû - 18:33
Une grande maison, entièrement en bois, et perdue aux abords d'une forêt située entre le pays de la cascade et la capitale, à peu près à égale distance de l'un et de l'autre.

Il n'y a pas de clôture, mais l'endroit semble protégé par des sceaux. Occasionnellement, des renards trainent autour de la maison. Ils sont tous affublés de tatouages ou de coiffes à base de plumes.

Le chalet en lui-même est grand et spacieux. Tsukiko y vivait toute seule à la base, mais elle a accepté d'héberger un jeune étudiant pour une raison inconnue. Toujours est-il que ça reste plus que suffisant pour deux personnes.

Il y a un poulailler à l'arrière de l'habitation, auquel les renards ne touchent curieusement pas. Et une cascade, avec un bassin d'eau pure, juste à côté.
Anbu
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Mer 16 Aoû - 11:27
Flash-back
An 26, règne du rat (début de l'automne).


Le chalet, qui était ma résidence depuis un peu plus de deux ans maintenant, ne m’avait jamais paru aussi froid. Quand j’avais abandonné mon identité pour ma nouvelle, j’avais imaginé cet endroit et je lui avais donné forme, avec l’aide des renards et de quelques ouvriers. Heureusement, le salaire d’Anbu payait suffisamment bien pour me le permettre. Et les économies issues de l’héritage de mes parents avaient bien aidées aussi. Enfin, depuis qu’il était solide sur ses poutres, cet endroit avait été mon refuge. Dans le monde extérieur, j’étais sans cesse obligée d’être quelqu’un d’autre, de porter un masque, de tout dissimuler. Ici, j’étais un peu comme une héroïne qui ôtait son costume. Je pouvais enfin laisser ma personnalité reprendre ses droits, laisser Ozumi reprendre le contrôle de mes actes. Abandonner ce pseudonyme de Tsukiko, qui sinon aurait fini par devenir plus réel que mon véritable nom.
Mais depuis l’arrivée de Renzawa, ce havre en pleine nature avait gagné en tensions. Est-ce que je lui en voulais ? Pas du tout. Son monde s’était écroulé. A supposer qu’on pouvait appeler son passé, fait de tortures et placé sous le signe de la violence, évidemment.
Gagner ne serait-ce que quelques mots n’était même pas une sinécure. Après tout, son père aussi lui avait donné un toit durant toute sa vie, jusqu’à maintenant. Ca n’en faisait pas quelqu’un en qui il avait pu avoir confiance. Et se perdre en psychanalyse de comptoir n’aiderait personne. Seule la patience était une véritable amie dans une situation comme celle-là. Rester elle-même, et présente autant que je le pourrais. Soit pas beaucoup.

Je soupirais, peut-être n’avais-je pas choisi la bonne carrière pour venir en aide à mon prochain. Et encore moins à Ren. Je me disais qu’il avait sans doute plus besoin de quelqu’un qui lui lâchait un peu de lest que de quelqu’un qui chercherait à serrer les boulons … Mais bon, au fond c’était peut-être une mauvaise excuse.
C’était peut-être juste une histoire de culpabilité. Ce qui lui était arrivé n’était pas de ma faute, mais celle de ma supérieure de l’époque. Elle avait fait une erreur, si le département d’espionnage avait suivi la piste de Kogah Kumujin comme je l’avais suggéré, peut-être qu’au moins la mort d’une innocente aurait pu être évitée. Au lieu de cela …
Bon, assez des mânes du passé pour le moment.

A droite de l’entrée, paisiblement étendue dans l’herbe haute, il y avait Shinogu. Le renard était seul, aucun des autres membres de sa famille ne pointait son museau à l’horizon. Et je ne sentais pas leurs chakras de toute manière. Comme le renard ne relevait même pas la tête, semblant profondément endormi (ou peut-être qu’il méditait ?), je ne fis même pas mine de le réveiller, et ouvrit plutôt la porte du chalet pour aller déposer mes affaires sur la table. Pochette de shurikens, et une sacoche contenant du matériel de Fuinjutsu. Quelques parchemins et fumigènes qui trainaient dans mes poches aussi.
Puis je sortis de nouveau, pour faire le tour de la propriété. En réalité, je vérifiais les sceaux mis en place autour d’elle. Ceux que j’avais mis pour la sécurité, évidemment. Mais aussi celui de Sentetsu. Comme seul Ren et moi étions inclus dans les exclusions de ce sceau, nous étions les seuls à ne pas les déclencher. A l’exception des renards, évidemment.

** Personne n’est venu. Mes sceaux ne sont même pas ébréchés. Et la technique de Sentetsu ne révèle rien de suspect non plus, donc impossible que quelqu’un ait brisé le sceau, puis l’ait reformé. Par contre, trois personnes ont foulé le sanctuaire du ciel côté Sud. A l’arrière de la maison … Mais ils n’ont pas franchi le sceau. Ils ont dû le voir, et comme ils ne savaient pas s’ils pouvaient le passer ils n’ont rien fait. Ou alors, ils ont simplement vu que je n’étais pas là. Ou seraient-ils venus quand Ren était seul ? **

Je fronçais les sourcils. Ce n’étaient pas des gens dangereux. Pas pour lui en tous cas. Et même si Ren connaissait mon nom, je ne le voyais pas le dévoiler à des inconnus. Pas par fidélité, mais plutôt parce qu’il me l’avait promis. C’était la seule chose sur laquelle je m’étais accrochée quitte à m’engueuler avec lui, au tout début de cette cohabitation. Ozumi était morte, point barre. Mais même s’ils n’étaient pas dangereux, qui sait quels projets ils pouvaient nourrir ? Evidemment, ils enquêtaient sur moi. La rivalité entre Enquête et Espionnage était presque de notoriété publique, ils devaient se sentir menacé depuis mon accession au leadership de la discipline rivale. J’avais pleinement conscience du danger que je représentais, c’était même mon arme favorite. Mais jusqu’où iraient-ils pour en savoir plus ?
J’avais soigneusement vérifier le dossier sur Kogah Kumujin au cas où ils utiliseraient Ren pour remonter jusqu’à moi. Le nom d’Ozumi Uchiwa y apparaissait évidemment, mais il n’y avait aucun indice d’aucune sorte. Et officiellement, je m’étais arrangé pour que la demande d’adoption légale soit une requête du village vers moi, pas l’inverse. En plus, j’avais une grande maison.

Je me fais du souci pour rien. La méfiance est une bonne chose. La paranoïa, c’est juste des nœuds inutiles au cerveau. J’inspire un grand coup pour me débarrasser de tout ça pour le moment, et je rentre m’asseoir. Toujours aucun signe de Ren, en passant. A cette heure il doit être sorti de l’académie … Le temps du trajet probablement.
Je sens une douleur à l’abdomen. En posant ma main sous mon t-shirt, je sens quelque chose de liquide la recouvrir. Je souris, un peu dépitée.

- Il m’avait bien touchée après tout …

Ma main luit de chakra vert, refermant la plaie aussitôt. Un petit coup d’eau, et il n’y a même plus de sang.
Korobu Yamanaka. On le soupçonnait d’avoir un quelconque lien avec le village de Yuki et d’espionner l’Empire en interne. Du coup, après que l’enquête ait soupçonné qu’il donnait des informations à l’étranger, l’espionnage et la défense s’étaient occupés de lui. Je ne sais pas trop comment mais c’est moi qui me suit retrouvé en face à face avec lui. Heureusement, j’avais de bons réflexes. Un genjutsu bien placé avait suffi à l’immobiliser avant qu’il ne me tranche en deux avec son katana. Je pensais avoir complètement évité le coup. Apparemment pas. Je fatiguais vite ces derniers temps décidément.

Je restais pensive quand je reconnus la signature d’un chakra qui approchait. Réalisant soudainement la situation, je me levais d’un bond pour gagner ma chambre, juste à côté, et changer en vitesse de t-shirt. Si Ren entrait quand j’avais encore du sang sur moi, ça faisait mauvais genre non ? Enfin, mauvais genre. Disons que je n’aimais pas trop montrer mes faiblesses à qui que ce soit. Quand il arriva, j’étais simplement en train de me laver les mains, qui étaient encore tâchées de rouge. Ca avait un peu de mal à partir.

J’aurais pu lui crier un bienvenue à la maison ou quelque chose comme ça, mais j’avais peur que ça ne fasse trop ‘familial’. C’était un peu bizarre, puisque j’avais voulu qu’il vienne habiter ici. Mais je n’avais pas envie qu’il me trouve lourde. Du coup même si je savais pertinemment qu’il était là, je me servais de la taille de la maison pour faire semblant de n’avoir rien entendu. De toute manière ce n’était pas difficile de savoir quand j’étais là : la porte était grande ouverte, et mes affaires étaient sur la table.
J’inspirais à nouveau un grand coup. Bon, je devais faire quoi maintenant ?
Anbu
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Mer 16 Aoû - 17:22
Les cours à l'académie venaient de finir, Renzawa traversait la coure, il ne pu s'empêcher de remarquer ses camarades s'en aller en groupe. L'amitié, c'étaitquelque chose qu'il ne connaissait pas, son humeur s'assombri légèrement alors qu'il se dirigeait chez lui. La route n'était pas réellement longue, mais Ren ne se sentait pas d'humeur à se dépêcher. Son enfance ce résumait à un entrainement, non une torture quotidienne où aucune raison n'était assez bonne pour la suspendre. Cependant, Renzawa trouvait cela supportable, du moment qu'il avait sa mère, il aurait pu tout supporter, c'était son ancre. Mais ce père obsédé par une utopie le lui arracha. Ce fut sans doute la plus grande douleur qu'il n'ai jamais ressenti, c'était comme s'il avait été mis en pièce et dévoré. Même après s'être venger, il ne senti que du vide en lui.

À mesure qu'il ressassait ses tristes souvenirs, sa demeure apparaissait au loin. Le chalet de bois pouvait être considéré comme un paradis pour l'environnement calme et serein qui l'entoure, pour Renzawa elle inspirait aussi sécurité. Alors qu'il approchait, Renzawa vit un renard allongé sur l'herbe, l'air paisible. Ren se rappela que c'était un des renards que sa tutrice pouvait invoquer. Sa tutrice, Tsukiko ou plutôt Ozumi était son seul contact, la seule personne qu'il pouvait dire "connaitre". Elle était espionne et il était aisé de deviner à quel point cette voie était dangereuse et difficile, il serait la seule personne au courant de sa véritable identité, mais avait juré de ne rien dire à qui que ce soit et les divins savent qu'il n'est pas aisé d'obtenir cela de sa part. La porte du chalet était grande ouverte.

*Elle est là!* a-t-il pensé.

Il soupira en pénétrant dans la demeure, il ne manqua pas le sac posé sur la table. Il tomba sur la jeune femme aux longs cheveux noirs, elle n'était pas exceptionnellement belle, mais n'était pas désagréable à regarder. Il resta là à la regarder un moment, sans vraiment réfléchir.

*Je suis rentré*

C'était ce qu'il avait faillit dire, mais les mots ne sortirent pas. Il prit une profonde inspiration avant d'ouvrir à nouveau la bouche.

-Qu'est-ce qu'on mange?

Son regard restait froid et sans émotion.
Genin
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Sam 19 Aoû - 9:57
Cela pouvait paraître anodin, mais mon secret partagé avec Ren, était un petit peu un symbole que tout n’allait pas de travers entre nous. Ce n’était pas encore facile tous les jours, ni pour moi, ni surtout pour lui, de se considérer mutuellement comme frère et sœur d’adoption, et en fait on en était peut-être pas du tout encore là. Mais c’était une sorte de ciment, une preuve que j’étais prête à lui faire confiance.

Ca aiderait aussi, sans doute, à supporter le poids des secrets quand il se ferait sentir. Normalement, c’était le moment de la journée où nous pouvions nous raconter notre journée. Enfin, dans une fratrie normale c’était ce genre de moment. Ici, c’était bien rare. Le récit de mes journées était trop souvent à classer confidentiel, ou alors pouvait le mettre en danger. Et Ren n’était pas spécialement enclin à raconter les siennes. Il fallait bien lui concéder que sur ce point, j’étais un bien piètre exemple à suivre … C’était la seule base de relation humaine que je maitrisais à peu près : si tu veux que quelqu’un fasse quelque chose et qu’il ne sait, ou ne veut, pas le faire, fais le premier pas. Montre-lui la marche à suivre. Et n’exige jamais de quelqu’un qu’il t’expose quoi que ce soit de lui si tu n’es pas en mesure de faire la même chose.

Quand il entra dans la cuisine, j’achevais de nettoyer mes mains. En insistant un peu, j’avais fini par réussir à faire partir cette saloperie de sang. J’étais accoutumé à lui, mais je savais que je garderais la désagréable sensation d’en avoir sur les mains pendant encore quelques heures, malgré l’eau et le savon. De toute manière, la blessure à peine refermée au ventre se chargeait de me le rappeler quand je faisais un mouvement trop brusque. Néanmoins, satisfaite du résultat je me retournais, et me contentais d’un simple sourire en guise de bonjour. Il y avait une sorte de malaise naissant, comme d’habitude, mais c’était quand même moins prononcé que les tous premiers jours.

La question de Ren me prit curieusement au dépourvu. Et me faisais réaliser à quel point j’étais bancale en maîtresse de maison. Le diner. Evidemment, le soleil commençait à décliner, c’était la plage horaire où on pouvait s’attendre à ce genre de question. Elle eut aussi le mérite de me faire atterrir pour de bon. La mission était finie, j’étais chez moi. Enfin, chez nous désormais. Un peu plus relaxée qu’une minute auparavant, je me contentais de faire la moue.

- Je ne sais pas … Attends, je vais regarder.

M’affairant à fouiller à droite ou à gauche, j’inventoriais rapidement ce qui était disponible. La nourriture. Encore un sujet qui avait amené pas mal de difficultés. Je n’étais pas une cuisinière exceptionnelle, et même loin de là. Mais ça passait encore, j’étais quand même capable de faire des nouilles et de préparer des accompagnements basiques. Non, là où c’était plus problématique, c’était sur la viande. Je n’étais pas végétarienne, pas tout à fait. Mais j’avais un rapport à la chair animale assez particulier : je ne mangeais pas la viande si je n’avais pas tué moi-même l’animal. Ou alors seulement si je savais certaines choses. J’étais, à l’instar de mes renards, une shâman, mais pas pratiquante de ce shâmanisme moderne qui était une sorte de pouvoir religieux. La voie du shâmanisme originel reposait sur d’autres piliers. Et le rapport à la nature était plus fort. Tuer était évidemment dans l’ordre des choses. Mais sans rendre hommage à l’animal mort, son esprit ne peut pas rejoindre son esprit protecteur. Bref, autant dire que je mangeais peu de viande et que je n’avais pas souvent l’occasion de chasser.

Avec une grimace, l’inspection accomplie, je conclue simplement :

- Il faudra que je réapprovisionne tout ça …

Le problème ? Pour le moment mes dossiers urgents étaient à plat. J’étais même censée prendre du repos, et ma blessure ne faisait que renforcer cette nécessité. Malgré tout, je n’étais jamais à l’abri qu’un des parchemins jumeaux dans ma poche ne chauffe, et ne me donne une information qui m’enverrait à nouveau en mission. Donc aucune certitude. Et que ce soit pour la cueillette, le jardin, ou la chasse, il me faudrait bien une journée complète. A moins que je ne demande à Shinogu, mais c’était … difficilement envisageable qu’il se bouge pour ‘si peu’.

D’un autre côté, c’était peut-être une bonne occasion. Une opportunité dissimulée. Ce n’était pas trop dans mes habitudes, mais je me tournais vers Ren :

- Il reste pas mal de nouilles. Et avec les œufs et du tofu je devrais pouvoir faire quelque chose pour aller avec …

Je me pinçais la lèvre. C’était pas si difficile bon sang, pourquoi j’hésitais ? Ce n’était pas que l’idée ne me plaisait pas, plutôt que j’encaissais difficilement les refus et qu’il y avait une chance sur deux que je me fasse rejeter.

- J’irais chasser et cueillir ce qu’il faut demain pour remplir tout ça. Si tu veux venir avec moi … Je pourrais te montrer où je trouve certaines choses, ça peut aider quand je ne suis pas là. Enfin, si tu n’as pas cours. D’ailleurs, tu t’es pas trop fait chier aujourd’hui ?

Impossible de s’en empêcher. Il avait fallu que je lui demande quand même comment sa journée s’était déroulée. Bon, c’était dit de façon ‘cool’, et ça se voulait compréhensif, mais le fond de la question était la même banalité qu’on aurait pu attendre. En même temps je n’avais pas complètement tort sur un point : Ren avait de l’avance sur les autres étudiants. Sur les cours pratiques, il devait fermement s’ennuyer.
Anbu
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Dim 20 Aoû - 8:49
Lorsque Renzawa vit Tsukiko pour la première fois, il pensait avoir le même genre de relation qu'il avait avec sa mère, mais il avait du mal à faire quoi que ce soit afin de se rapprocher d'elle, il abandonna même très vite. Ils se parlaient rarement, une fois par jour, n’interagissaient pas facilement. Il aimerait bien avoir des discussions avec elle, sentir la chaleur d'un être humain, faire des activités ensemble telle une famille. Mais il n'oserait sans doute jamais le dire ou le proposer. Il a été éduqué de façon à établir une ligne entre lui et les autres, à se débarrasser de ses sentiments. Après tout, une arme n'avait pas besoin de sentiments.

La réaction de Tsukiko lui fit comprendre qu'elle n'avait rien préparé et qu'elle venait peut-être tout juste de rentrer. Elle fit apparaitre une moue dans son visage avant de se mettre à chercher dans les placards. Ren resta planter là, comme vide, pourtant il était très intéressé par les actions de sa tutrice, surtout que c'était sa mère qui préparait la plus grande partie de ses repas étant donné qu'il n'avait pas cette liberté à cause des entrainements tortures de son père.

- Il faudra que je réapprovisionne tout ça… avait-elle déduit de sa fouille.

D'habitude, Renzawa achetait ce dont il avait besoin pour la cuisine sur le chemin du retour avec la quantité exacte nécessaire pour un repas pour une personne, mais ce jour là il oublia, sans doute à cause de sa solitude. Tsukiko lui annonça ses projets pour le dinner, puis sembla hésiter.

J’irais chasser et cueillir ce qu’il faut demain pour remplir tout ça. Si tu veux venir avec moi … Je pourrais te montrer où je trouve certaines choses, ça peut aider quand je ne suis pas là. Enfin, si tu n’as pas cours. D’ailleurs, tu t’es pas trop fait chier aujourd’hui ?

Renzawa fronça immédiatement les sourcils, cela prenait une tournure inattendue.

*Chasse et cueillette, ce sont des activité familiale n'est-ce pas?* pensa t-il.

Il prit un long moment à réfléchir.

-J'accepte.

Après avoir répondu à son invitation, Ren se dirigea vers sa chambre, mais après deux pas il ajouta...

-Les cours étaient juste une reprise de vieux bouquins. Je me suis senti...seul.

Renzawaparti ensuite, cette fois pour de bon. On ne dirait pas, mais Renzawa sentait son coeur battre la chamade. Non pas de honte, mais d'excitation, il venait d'avoir ce qu'il pouvait considérer comme "un échange normal" avec Tsukiko. Le lendemain, il avait un cours sur le maniement et l'origine de certaines armes, rien qui ntéressait Renzawa. Bien sûr, la raison pour laquelle il avait accepté était qu'un ninja devait pouvoir vivre hors de la civilisation et donc savoir chasser et cueillir...mais c'était aussi pour améliorer sa relation avec sa nouvelle famille.
Genin
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Mer 23 Aoû - 17:25
Je m’étais retenue pendant que Ren était encore là, mais quand il décida de regagner sa chambre, je laissais un soupir victorieux s’échapper. Il ne m’avait jamais repoussée avec méchanceté, mais le manque de confiance qu’il avait dans les adultes était flagrant, et qu’il ait accepté de m’accompagner était un grand pas en avant. Il fallait juste espérer qu’il ne trouve pas ça trop barbant : mes habitudes en matière de chasse ou de cueillette étaient clairement différentes de la norme. Je n’avais jamais tué un animal à l’aide d’une arme par exemple. Traquer, choisir, puis endormir. Une illusion mortelle, pour qu’il quitte notre monde en toute sérénité. Il paraissait que ça rendait la viande meilleure que l’animal ne ressente pas le stress lorsqu’il mourrait. Mais si je faisais ça c’était uniquement par compassion, et pour ne pas verser le sang en pleine nature ; c’était le territoire des esprits. Je n’ignorais pas ce que Ren avait subi ou ce qu’il avait appris. Il me trouverait sans doute carrément ennuyeuse, pleine de beaux principes comme j’étais. Et inutile de dire que le rituel pour que l’esprit de l’animal puisse retourner auprès de son gardien spirituel, risquait aussi de montrer un aspect de moi qui était différent de ce qu’il connaissait.

Mais ce n’était pas un mal. Peu importait la façon dont il verrait ça, c’était une façon comme une autre de me présenter telle que j’étais. Comme je l’avais toujours affirmé, si on veut demander à quelqu’un de s’ouvrir à soi il faut faire de même. Et ce n’était pas en lui montrant seulement les aspects ‘cools’ ou qui convenaient à sa personnalité de moi-même que j’y parviendrais. Nous avions pourtant certains points communs, si on réfléchissait bien. Tous les deux nous avions perdus nos parents. Tous les deux à cause d’un fou assoiffé de pouvoir. Et j’avais traversé cette phase de refus de faire confiance à autrui. La vraie différence dans tout ça, c’était sans doute que j’avais été aimée de mes deux parents. Mais du coup, j’avais perdu deux êtres chers. L’un valait sans doute l’autre mais ce n’était pas un concours. Juste qu’en abordant ces sujets-là, peut-être que j’aurais pu l’approcher …
Enfin, c’était trop tard. J’avais déjà décidé que si nous parvenions à bâtir une relation fraternelle, elle serait bâtie sur l’avenir et non sur le passé. En plus il était inutile d’exposer d’avantage Ren à des informations sur mon compte. Elles étaient trop bien gardées pour que je lui fasse prendre des risques supplémentaires. Qu’il connaisse mon nom était déjà un énorme fardeau, même s’il n’en avait sans doute pas encore pleinement conscience.

Il s'était senti seul ... J’avais pensé, un moment donné, à proposer que Yamato ou Shinogu, un des renards, l’accompagne à l’académie et reste ici avec lui. Quand je n’étais pas là, ça aurait permis d’avoir une certaine assurance de pouvoir le protéger en cas de problème. Seulement, il aurait sûrement pris ça pour de la mise sur écoute, une sorte de déformation de mon métier. Or, ce n’était que de la prudence. Excessive, peut-être ? En tous cas, j’avais fini par y renoncer. En plus, s’ils voyaient un de mes Kuchiyoses se promener avec Ren, ceux qui cherchaient des informations sur moi auraient tôt fait de comprendre où elles étaient. Ne rien faire, comme s’il n’y avait rien à trouver, était encore la meilleure façon de procéder. Pour l’instant tout du moins. Surtout que nous n’étions apparus qu’une fois ensembles à Taki : le jour où j’avais dû aller signer le formulaire d’inscription pour qu’il puisse entrer à l’académie.

Un jour bien particulier d’ailleurs. Je m’en souviens bien, même si pas forcément pour la bonne raison : c’était la première fois de ma vie que je me faisais draguer ouvertement. Le réceptionniste de l’académie ne s’était pas privé de toutes sortes d’allusions et de compliments. J’avais même songé à prendre le risque de l’emprisonner dans un genjutsu, qu’il se taise le temps que je remplisse les papiers. Enfin, c’était aussi la première chose ‘officielle’ que j’avais dû faire comme tutrice. Mais curieusement, je n’y attachais pas tant d’importance. L’évolution émotionnelle était plus marquante à mes yeux que quelques papiers à signer. L’officieux plutôt que l’officiel. J’avais toujours fonctionné de cette manière.
D’ailleurs, en guise de témoin, la dernière missive qu’on m’avait envoyée, signée de la propre main de l’Impératrice, trainait négligemment sur le buffet. Tout le monde exigeait des comptes, demandait des missions, essayait d’obtenir des informations pour son propre usage. Je prenais des milliers de risques à chaque fois que j’en refusais une, et les autres se faisaient toujours plus insistantes à chaque refus. Beaucoup avaient tentés de me destituer, d’ailleurs, juste parce qu’ils étaient vexés que je fasse cavalier seul et que je ne m’en remette pas à une institution officielle. Mais jusqu’ici je tenais bon, en m’appuyant sur trois très bons appuis : quelqu’un de haut placé qui oeuvrait parfois en ma faveur. De très haut placé. Pas si loin de l’Impératrice, vous voyez ? Et justement, le second point c’était que l’Impératrice n’avait jamais même évoqué mon renvoi. Le dernier, évidemment, c’était d’avoir la capacité de faire taire mes détracteurs par la pression et le chantage. L’information, c’est le pouvoir de faire plier le cours des événements.

Tout en réfléchissant, j’avais mis les nouilles à cuire. Ca avait au moins le mérite de ne pas être très compliqué. Mais plus j’attendais, plus je me sentais un peu honteuse. Ren venait d’accepter de venir avec moi le lendemain, et pourtant je faisais quand même, comme presque tous les soirs, simplement des nouilles ? C’était un peu dommage. Bon, ok, il avait l’air de s’en ficher comme de sa dernière chemise. Mais quand même, c’était pas forcément ce qu’il y avait de mieux. A tout grand moment, il doit y avoir un grand repas. Ou au moins quelque chose d’un peu original pour bien marquer le coup.
Seulement, voilà, mon talent en cuisine, c’était pas trop ça. Et les idées, encore moins. Après avoir pataugé dans l’hésitation, je finis par me diriger vers l’entrée. J’attrapais au passage mes affaires qui trainaient pour les lancer sur le canapé, où elles seraient au moins plus discrètes que sur la table en plein milieu de la pièce.

- Shinogu ? Tu es encore dans le coin ?

Le renard arriva en trottinant. Je remarquais aussitôt que, pour une fois, il n’avait pas l’espèce de chapelet à plumes qu’il portait presque tout le temps autour du crâne et des oreilles. Il n’avait que ses tatouages, discrets, dans les oreilles et sur la nuque, sous son pelage, à arborer. C’était presque bizarre de le voir sans sa coiffe. Il avait pour une fois l’air d’un simple renard ordinaire. Bon, il parlait quand même, ça faisait louche pour un renard. Mais en tous cas c’était plus ressemblant.

- Je suis là, Tsuki-chan. Tu as l’air pensive, y aurait-il un problème ?

- Tu sais cuisiner toi, non ?

- Oui. Mon régime alimentaire m’interdit beaucoup de choses, j’ai donc dû apprendre à varier les plaisirs par moi-même.

- Tu pourrais m’aider ?

- Avec vos instruments humains, tu veux dire ?

- Euh … Oui. J’ai besoin d’une idée et aussi d’apprendre à la mettre en pratique … Comme tu sais je suis plutôt désastreuse derrière des fourneaux …

- Je ne peux pas utiliser vos instruments. Mais je peux t’indiquer quoi faire, oui. Que veux-tu apprendre ?

Tout en jappant, il entra comme si de rien n’était à l’intérieur, moi sur les talons.

- Je ne sais pas Shinogu. J’ai juste envie de faire quelque chose qui change de d’habitude. Qui pourrait plaire à Ren aussi.

- Tsuki-chan, tu es parfois si peu inventive. C’est étonnant de la part de quelqu’un comme toi. Tu es capable d’assimiler le shâmanisme originel à des sceaux, mais pas de trouver une recette de cuisine ?

- …

- Ne te vexe pas. Que ça m’amuse ne veut pas dire que je te critique. Les enfants humains, enfin adolescents si tu préfères je n’y prête pas beaucoup d’importance, sont friands de desserts en général. Tu devrais essayer par là.

Un dessert … il voulait dire une pâtisserie ? J’ouvris des yeux ronds comme des billes, avant de retourner les placards. Du sucre, du lait de soja, du lait normal, de la crème, du beurre, des œufs, et pas mal de chocolat. Oui du chocolat, il faut bien avoir un pêché mignon, non ?
J’étalais tout ça à la vue du renard, qui s’était tranquillement installé sur une chaise. D’ailleurs, un second renard venait d’entrer. Pelage sombre, yeux bleus et malicieux. Yamato. Lui choisit de s’installer en boule dans un coin de la pièce, observant la scène avec un sourire narquois. Je lui jetais un regard interrogatif auquel il répondit lentement, malaxant bien chacun de ses mots entre ses dents et sa langue de vipère.

- Je viens juste pour me moquer si tu échoues. Ne fais pas attention à moi Tsuki-chan.

Je plissais les yeux, mécontente, mais fini par me tourner vers Shinogu. Il hocha la tête et commença à me donner des instructions.

** Bon, c’est parti … **


Trente-cinq minutes plus tard.


Ca avait dû faire pas mal de boxon, entre les différents ustensiles qui s’entrechoquent et que je fais parfois tomber, et le rire moqueur de Yamato qui résonnait parfois quand je faisais une boulette. Mais ça avait fini par arriver au bout. Le résultat de mes péripéties était en train de cuire dans le four à bois. En parlant de bois, il faudrait aussi que j’en coupe pour la cheminée pour prévoir la saison froide.
Shinogu et Yamato avaient fini par partir, pendant que je me remettais de mes émotions. Ce ne serait sans doute pas un résultat incroyable, et j’avais presque fait tomber la boite de sucre dedans donc ça devait être trop sucré. J’espérais quand même que ça ferait l’affaire. Bon, ce serait cuit d’ici qu’on ait fini de manger les nouilles, et le tofu. Oui, les œufs je les avais utilisé pour le dessert du coup c’était mort pour eux … J’espérais juste que ce ne serait pas un sacrifice inutile.

Je jetais un œil au four qui crépitait, puis me dirigeais en bas des escaliers pour appeler Ren.

- Ren ? Si tu as faim c’est prêt.

Je rougissais quand je me comportais comme ça, c’était plus fort que moi. C’était tellement inhabituel pour moi d’être maitresse de maison que je me sentais rarement à l’aise dans ce rôle. Mais bon, c’était encore le début. Ca deviendrait plus naturel au fur et à mesure que le temps passait, c’était ce que je me disais.

Je pris le parti d’attendre un peu pour voir si Ren viendrait ou pas avant de commencer à manger, ce que je ne faisais pas forcément tout le temps.Ca aussi, une mauvaise habitude que j’avais développée. Et encore, c’était moins pire qu’au tout tout début où j’avais encore la sale manie de nettoyer mes shurikens avant de commencer à manger. A bien y réfléchir, je risquais de devenir presque civilisée maintenant que Ren vivait ici. J’étais une vraie sauvage avant, j’en aurais presque honte maintenant. En même temps, c’étaient les renards qui m’avaient appris le sens du mot civilisation, alors bon.
Anbu
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Sam 26 Aoû - 3:20
La chambre de Renzawa était de taille moyenne, un lit, un bureau, une armoire, c'est tout ce qu'il avait. Cela était bien plus que ce qu'il possédait lorsqu'il vivait avec ses parents. Il entra avec nonchalance et se laissa tomber sur le lit, comme épuisé. Il resta allongé un moment, ressassant ses souvenirs les plus douloureux. Beaucoup penseraient que c'était une mauvaise chose pour sa mentalité, qu'il devrait plutôt se tourner vers l'avenir heureux qu'il pourrait atteindre. Cependant, Renzawa ne voulait pas oublier ses plaies comme si elles n'avaient jamais existé, la douleur de ses souvenirs renforçait son désir de vivre, aiguisait sa mentalité, le transformait en une lame aiguisée et froide. Il se déshumanisait comme le voulait son géniteur, non pas parce qu'il l'appréciait ou regrettait ce qu'il avait fat, mais plutôt, parce qu'il était convaincu que c'était là le chemin vers la puissance.

Renzawa se leva, le regard glacial, il se déshabilla, laissant apparaître un torse parsemé de cicatrices de toutes sortes, spectacle loin d'être agréable à voir. Ren se mit à faire quelques bons sur place, quelques jeu de jambes, s’échauffant. Suivit ensuite des coups dans le vide, des mouvements d'esquive, des feintes, le rythme s'accélérant de plus en plus. Même si Ren semblait jouer des poings en l'air, dans sa tête se jouaient de véritables combats extraits de ses expériences passés.

Il ne s'avait pas exactement combien de temps s'était écoulé, il ne s'arrêtait que lorsque son adversaire imaginaire pouvait être considéré comme mort. Il sorti une bassine d'eau de sous son lit et une serviette avec laquelle il se nettoya. Il aurait pu prendre un bain, mais il préférait le faire ainsi, force de l'habitude. Ce ne fut que lorsqu'il s'habilla qu'il entendit la voix de Tsukiko.

Il fit craquer son cou ainsi que ses épaules avant de se diriger vers la cuisine. Une fois arrivé il remarqua les deux renards présents, leur nom ne lui revenait pas, mais il savait que ce n'était des renards banals. Une odeur inconnu lui chatouilla les narines, loin de lui déplaire, son regard devint quelque peu interrogateur.

-Ce sont pas des nouilles que nous mangeons? demanda t-il.

Il connaissait le talent culinaire de sa tutrice et avait prévu manger des nouilles même si elle n'était pas rentrée. Mais l'odeur qu'il sentait n'appartenait à aucune sorte de nouille en leur possession.
Genin
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Mer 30 Aoû - 16:32
Spoiler:
 

Le premier test s’était bien passé. Ren était froid et difficile à déchiffrer physiquement, car il n’employait pas beaucoup d’expressions faciales. Ou plutôt, avait appris à ne pas en avoir. Du coup, Tsukiko qui se servait principalement d’elles, ou de l’intonation de la voix, pour déchiffrer les personnes, était parfois un peu perdue avec lui. Il avait la capacité à contenir ses émotions qu’avaient les professionnels. Et elle en croisait des plutôt doués dans le genre, dans son métier. Mais c’était l’une des premières fois qu’elle obtenait de lui une réaction qui rappelait qu’il était un adolescent : de la curiosité. Comme d’habitude, ça ne paraissait pas grand-chose. Mais Tsukiko savourait chaque petite victoire qu’elle obtenait comme si c’en étaient des grandes. Elle n’était vraiment pas faite pour le relationnel, après tout. Enfin, cette excuse n’était pas tellement valable : s’il y avait bien quelqu’un qui était, comme elle, pas vraiment pas fait pour ça, c’était bien Ren.

Son visage marquait très légèrement sa curiosité. Narines discrètement dilatées pour se concentrer sur l’odeur, le regard qui se fixe sur le four pendant quelques instants. La lueur du questionnement qui passe dans les yeux. A chaque fois qu’elle le voyait réagir, Tsukiko ne pouvait s’empêcher d’éprouver cette fascination, qui était une déformation de sa formation de psychologue. Un jour, peut-être, elle pourrait emmener Ren en mission. Il avait déjà bon nombre de qualités pour qu’elle puisse se le permettre. Bon, c’était encore très dangereux, mais il avait une grande marge de progression. Mais ça lui paraissait quand même un peu malsain, quelque part. Du coup elle préférait ne même pas en parler pour le moment. Et puis, avec ce qui s’était passé avec son père, il valait mieux attendre que ce soit lui qui lui demande, un jour ou l’autre. Même si c’était tout l’inverse, qu’il pense qu’elle le voyait elle aussi comme une arme … C’était le pire qui puisse arriver. En fait, si ce n’était pas de son propre chef (et sous la pression du village), elle n’aurait même pas cherché à le pousser vers la carrière de shinobi. Il avait eu son compte d’horreur, qu’il ait une vie normale aurait été mieux.

** D’un autre côté, pauvre cruche, vu la vie que tu mènes, ça aurait été difficile de lui proposer autre chose. Même s’il t’avait demandé de lui apprendre un autre métier … Qu’aurais-tu bien pu lui apprendre ? Druide ? Psychologue ? Je ne sais pas tout ce que j’aimerais savoir sur ses goûts, mais je suis presque sûre qu’il ne s’intéresse pas à ceux-là. **

En tous cas, il lui avait posé une question. C’est d’un sourire énigmatique qu’elle l’accueillit, tout en montrant les nouilles qu’elle avait déjà posées sur la table.

- Si, elles sont là.

Ca c’était pour la partie assurée de la phrase. Celle où elle ne bafouillait pas, ni n’hésitait pas sur ce qu’elle avait à dire. La seconde fut prononcée avec un peu moins d’assurance :

- Tu sais, je pars souvent en mission et tout ça … Et là je suis restée absente presque une semaine. Du coup comme ça fait un bout de temps qu’on n’a pas mangé tous les deux, je me suis dit que j’allais tenter quelque chose d’un peu différent.

Parce qu’elle était rentrée de mission ? A son grand damne, elle n’avait pas réussi à lui dire que c’était parce qu’elle voulait simplement manifester son contentement parce qu’il avait accepté de passer la journée du lendemain avec elle. Fichue timidité. Elle était entre l’envie de montrer qu’elle voulait bien faire, et l’envie de ne pas être trop prévenante, ou trop chiante. Le syndrome de la vieille, en quelque sorte, vouloir paraître cool et sympathique. Sauf que là ce n’était pas tellement dû à son âge, bien entendu, mais plutôt à leur relation un peu tendue.

Elle vit passer une ombre d’hésitation dans ses yeux. Hé, c’était quoi ça ? Il doutait de son talent culinaire ? Elle pouvait être la plus grande chef cuisinière de l’Empire si elle voulait ! Il suffisait que ce soit Shinogu qui fasse le repas et … Ah oui, non, elle ne pouvait pas. Elle se gratta la tête, l’air un peu gênée.

- Ne t’en fais pas, je n’ai pas fait au hasard, Shinogu m’a donné un coup de main. Il ne sait pas utiliser les outils de cuisine, mais il a un don pour préparer les aliments. Je n’ai jamais compris comment un renard pouvait être aussi adroit pour cuisiner d’ailleurs …

Elle jeta un œil vers le canapé, où le renard s’était tout naturellement installé. Il faisait comme si de rien n’était, mais ses ronflements sonnaient faux et il avait un petit sourire en coin qui témoignait de son contentement. Forcément, tout le monde aimait les compliments.

Les nouilles furent rapidement ingérées. C’était un de leurs avantages, ça se mangeait vite. La jeune femme finit par se lever, pour aller chercher la pâtisserie. Elle tremblait légèrement quand elle la posa sur la table. Elle avait de l’allure. Une sorte de cake fondant, légèrement brûlé sur le tour, mais qui avait quand même l’air de ce que Shinogu racontait. En même temps, il avait été cuit sur le feu, pas avec de l’électrique, donc normal qu’il soit un peu … Eh bien, marqué.

- J’avais pas mal de chocolat … En fait c’est même le seul truc sucré qu’il y a ici. Donc j’ai tenté d’en faire quelque chose. Un dessert. Je ne suis pas très douée mais j’espère que ça sera bon quand même.

Elle découpa deux parts au kunaï et en tendit une à Ren. Oui, au kunaï. Tsukiko n’avait jamais de couteau sous la main. A quoi bon ? Les kunaïs coupaient mieux. C’était encore une fois un peu sauvage comme façon de faire, mais elle corrigeait une à une ses sales manies. Celle-là devrait attendre encore un peu.
Bon, c’était l’heure du grand verdict. Avait-elle ou non réussi son pari ?
Anbu
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Jeu 7 Sep - 2:48
Tsukiko avait réussi à capter l’intérêt de Renzawa et pas qu'un peu. Une odeur inconnue et agréable lui chatouillait le nez, il regarda fixement le four comme s'il essayait de voir à travers, une certaine impatience naissait dans sa tête. Depuis toujours, Ren avait appris à se contenter de plat loin d'être exquis, des plats crus aux végétaux des plus amères. Il se rappelait même s'être évanouis en mâchant une herbe habituellement utiliser pour le thé. Bien qu'il aimait ses plats, sa mère n'était pas loin de Tsukiko question cuisine, les plats étaient simples et avaient peu de gout, mais c'était agréable à manger. Le dessert de tsukiko était un plat totalement nouveau pour Renzawa, il ne l'avait pas encore vu, ni gouter, mais il était certain que ce serait bon.

Entendant la réponse de Tsukiko, Renzawa regarda les nouilles servies à table, refroidissant légèrement Ren qui espérait ne manger que ce nouveau plat.

-Tu sais, je pars souvent en mission et tout ça … Et là je suis restée absente presque une semaine. Du coup comme ça fait un bout de temps qu’on n’a pas mangé tous les deux, je me suis dit que j’allais tenter quelque chose d’un peu différent.


Ren fronça légèrement les sourcils, peu convaincu. Ils ne mangeaient pas ensemble souvent, mais ce n'était tout de même pas extraordinaire.

*Excuse louche...* pensa Renzawa en examinant plus attentivement le four, une légère crainte l'appréhendant
*Une minute c'est elle qui a cuisiné!*

Renzawa était convaincu que le talent de Tsukiko en cuisine ne pouvat égaler au plus celui de sa mère. L'idée que ce plat soit en réalité une de ses expérences quelconque lui semblait probable. Il n'avait pas pensé à la manière dont le plat s'était retrouvé dans le four, captivé par lodeur. Cependant, maintenant qu'l y pensait, il se demandait si c'était une bonne idée de manger ce plat. Remarquant sa détresse, Tsukiko un eu gênée le rassura.

- Ne t’en fais pas, je n’ai pas fait au hasard, Shinogu m’a donné un coup de main. Il ne sait pas utiliser les outils de cuisine, mais il a un don pour préparer les aliments. Je n’ai jamais compris comment un renard pouvait être aussi adroit pour cuisiner d’ailleurs …

Renzawa soupira intérieurement, il ne se doutait pas que les invocation bien que différents des hommes soient si adroits dans une tâche humaine. Personne ne trouvait ça étrange qu'il ai plus confiance en les talents culinaires d'un renard qu'en ceux de sa nouvelle famille, personne.


Le repas principal fut vite fini. Renzawa ne pouvait réprimer son excitation lorsque Tsukiko se leva pour aller chercher le plat spécial, il tremblait littéralement d'excitation. Les battements de son coeur s'accéléraient au rythme des pas de la jeune femme, le bruit du four se refermant le fit sursauter. Il ne leva pas les yeux de la table, supportant le suspense. Il avalait de grosses gorgées de salive lorsque l'odeur du plat se fit plus forte.

*Quelle est cette magie?* se demanda t-il.

Ren était confiant quant à sa maîtrise de soi, mais à ce moment là, c'était extrêmement difficile. Le plat fut enfin posé, Renzawa regarda curieusement la pâtisserie posée devant lui. Elle n'avait rien de spéciale en apparance, mais l'odeur qu'elle dégageait n'était pas banale. Il reçut son plat avec quelques appréhensions, ce qui l'intriguait n'était pas le kunai de Tsukiko -au contraire il l'ignorait totalement- c'étit le bout de pâtisserie qu'il avait enfin à sa portée. Il prit doucement un bout avec ses doigts. Les bonnes manières? Qui le lui aurait appris?

Il porta lentement le bout de gateau à sa bouche, le déposant à l'intérieur, fermant les yeux pour en appréhender toute les saveurs. Ce fut...

Renzawa écarquilla les yeux, mastiquant vigoureusement, il prit le reste de la part de gâteau, l'engloutissant sans manière. Le plus choquant était le sourire innocent et émerveillé qu'il avait. À ce moment, sans s'en rendre compte, il avait oublié les tortures de son père, la mort de sa mère, son meurtre, ses ténèbres et ressemblait à un adolescent ordinaire se délectant de pâtisserie.
Genin
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Dim 10 Sep - 20:46
Je ne m’attendais déjà pas à ce que j’ai cuisiné puisse être bon. Simplement parce que, et la réaction de Ren le transcrivait très bien, je n’avais jamais été fameuse derrière des fourneaux. Mais du coup, en observant ce qu’il se produisit quand il porta le gâteau à sa bouche, j’en restais complètement sidérée. C’était un euphémisme de dire que je ne l’avais jamais vu comme ça.
Est-ce que ça me faisait plaisir ? Difficile à dire. Je commençais à me dire que le gâteau devait être si mauvais qu’il lui avait nettoyé le cerveau. Bon, un seul moyen de le savoir : il fallait que je tente ma chance moi aussi.

Le verdict tomba. C’était vraiment pas mauvais. Même si je n’arrivais pas à comprendre comment j’avais pu réussir, ce n’était pas trop sec. Peut-être que j’avais quand même forcé un peu la dose de chocolat ? Oui, non, c’était sûr. J’avais mis beaucoup trop de chocolat, et de sucre. Mais ça restait encore pas mal, surtout pour moi. Shinogu était vraiment un excellent professeur. Un vrai chef.

Par contre je me retrouvais avec un autre genre de problématique sur les bras. Ren avait l’air tellement … heureux ? C’était la première fois que je le voyais comme ça. Evidemment, j’étais contente d’avoir réussi mon pari. Mais je ne savais juste pas comment réagir, puisque c’était la première fois que ma cuisine faisait sourire quelqu’un, vous pouvez me croire sur parole là-dessus ! Et par-dessus le marché, c’était la première fois que je voyais Ren sourire. Alors cette expression de contentement béat, qui me rappelait qu’après tout c’était un enfant, c’était compliqué de savoir comment réagir à ça. Je terminais donc ma part en silence.
D’un geste vif, je plantais le kunaï dans le reste du gâteau, le découpant en tranches. Bon, moi je n’en reprendrais pas. Un écart sur mon régime censé favorisé le lien avec les esprits originels, pourquoi pas. Mais pas trop quand même. Mais ça, ça ne concernait que moi.
J’étais tellement heureuse, même si je ne le montrais pas vraiment, que je poussais simplement le plat vers Ren.

- Tiens, si tu aimes n’hésite pas à reprendre, j’aime bien mais je ne suis pas censée manger ce genre d’aliments.

C’est vrai que ça devait être compliqué pour lui, question régime alimentaire, de vivre avec moi. Il n’avait pas d’argent de poche, et je bannissais presque exclusivement le sucre de mon alimentation. Si j’en avais, c’était pour des écarts très occasionnels. Vu sa vie d’avant, ça devait être la première fois qu’il mangeait quelque chose comme ça … Je me retins de soupirer. Vraiment, ce qui viendrait instinctivement à pas mal de personnes, je mettais parfois beaucoup de temps à le comprendre, les relations humaines c’était vraiment pas mon faire.
C’était quand même fou d’être capable de décrypter le moindre mot ou la moindre expression de quelqu’un dans une salle d’interrogatoire, mais de ne pas être fichue de comprendre de quoi un adolescent pouvait avoir besoin. Ou envie.
Quand même, c’était un peu ironique. Ren avait besoin de se sociabiliser. N’importe quel spécialiste pouvait comprendre ça. Bien sûr, ce serait lent, et à sa manière, pas besoin de le forcer à devenir un bisounours non plus, ce serait aller droit dans le mur. Mais quelque part, je crois qu’il soit ici faisait le même genre d’effet sur moi. J’avais tellement perdu l’habitude de ne pas être toute seule avec la nature et les renards, que je n’étais pas spécialement sociable non plus.

Il n’y avait qu’à voir la décoration des pièces de la maison. Ce n’était pas vraiment le genre accueillant et chaleureux. Le seul bon point c’était la cheminée, en fait. Ca donnait un petit côté familial à l’ensemble. Mais bon, les différents colifichets censés attraper les mauvais esprits, les peintures pour honorer les bons esprits, ou encore les masques qui étaient juste des créations originales … Enfin, tout ce côté tribal donnait quand même une drôle d’allure à l’intérieur du chalet. Je me demandais si je ne devrais pas faire un effort de ce côté-là. D’un autre côté, chacun de ces talismans avait sa signification. Je m’en servais de façon pratique, ce n’était pas de la décoration. C’était aussi le cas des totems dans le jardin, ou des sceaux planqués à différents endroits à l’extérieur. C’était un peu ma toile d’araignée, mon système de protection. J’étais un peu paranoïaque sur les bords, mais en même temps j’avais de bonnes raisons de l’être. Ce ne serait pas la première fois que j’étais espionnée ou qu’on chercherait à me nuire. Depuis que Ren était là, j’étais encore plus prudente sur ça.

Je regardais un peu autour de nous. Shinogu et Yamato avaient disparus. Sans doute repartis sur Chikyuu, avec leur famille. Ils restaient parfois une après-midi ou une journée complète, quand les leurs étaient à l’arrêt pour une raison ou une autre. Puis ils repartaient dans le monde des Kyuchioses pour reprendre la marche avec leur famille. C’était une famille de nomades après tout.

- En tous cas je suis contente que ça te plaise. C’est rare que je réussisse à cuisiner quelque chose d’aussi compliqué !

Je me levais, tout en m’étirant. Je n’aimais pas trop cette sensation après les repas. Le ventre pesant, la démarche légèrement alourdie. C’était partiellement une illusion, juste une impression, mais ce n’était pas très agréable. Je n’étais pas une kunoichi très résistante. Même pas du tout résistante en fait. Seule ma vitesse me procurait une sensation de réconfort et de sécurité. Donc forcément, quand je me sentais moins vive, j’avais tendance à ne pas me sentir dans mon assiette. Ne pas se sentir dans son assiette après un repas … En voilà une bien bonne.

Mais bon y’avait un moyen de faire passer cet état : un petit entrainement du soir ! Normalement, je faisais une petite méditation puis un petit entrainement physique. Gymnastique, un peu de taijutsu mais à petites doses, quelques lancers de shurikens. Enfin, une sorte de mélange quoi.
Soudain, une idée me frappa. Vu comment avançait la soirée, et tous les points positifs marqués avec Ren … Est-ce que ce ne serait pas une bonne idée de lui proposer de s’entrainer avec moi ? J’avais du mal avec cette idée. Après tout, il s’était surtout entrainé avec son père en étant plus jeune, donc il ne connaissait pas vraiment d’autre manière de s’entrainer. Et surtout pas la mienne, qui se basait sur des principes complètement différents. Ca pouvait aussi bien le perturber, que lui redonner goût à l’entrainement. Comme ça pouvait aussi bien détruire ce qu’on avait réussi à construire aujourd’hui, ou le renforcer. C’était un choix risqué.
Mais je le pensais moi-même : on ne se connaissait pas vraiment. Pas encore. Et on ne partageait pas grand-chose, à part qu’on était tous les deux des ninjas, même si pour le moment à un grade différent.
Comme je ne pouvais pas lui raconter mes journées, ce qui constituait le noyau de notre vie à tous les deux, c’est-à-dire la vie ninja, nous était inconnu pour l’un et pour l’autre. Du coup s’entrainer ensembles de temps en temps semblait quand même être une bonne idée …
Je rassemblais mon courage afin de me décider. Si je ne faisais jamais ce genre de premier pas, alors rien n’évoluerait jamais. Le jour où j’avais exigé qu’on me confie sa garde, j’étais préparée à devoir tenter un rapprochement. A essuyer des échecs, comme des réussites.
Ce que je devais lui prouver, c’était que j’étais différente des adultes qu’il avait connu. Lui montrer que quelque chose de bien résidait, quelque part, dans la profession de ninja. Il avait connu l’aspect meurtrier d’un ninja. Je devais lui apprendre le plaisir de se perfectionner dans le but de protéger autrui. Ce serait long. Ce ne serait pas facile. Mais si je ne commençais jamais, alors jamais rien n’arriverait.

Au milieu du salon, je fis quelques mouvements de taijutsu pour voir un peu ma condition physique. On voyait bien que ma technique et ma force, ce n’était pas trop ça. Je n’avais pour moi que la vitesse, et les réflexes. Un bon sens de l’observation aussi. Tout ce que je connaissais du taijutsu, je l’avais copié. Ca me donnait de bonne base, mais un style mélangé entre plusieurs arts martiaux qui n’avaient rien en commun. Tout en sautillant, à la manière d’une boxeuse, je repris mon souffle. Ma blessure me faisait un peu mal, mais si je ne faisais pas de mouvements trop brusques ça devrait aller. Au pire je n’aurais qu’à réutiliser de la médecine pour refermer à nouveau la plaie, rien d’abominable en soi. J’avais vu bien pire. Je me tournais vers Ren.

- Dis. Je sais qu’on ne s’est jamais entrainé ensembles … mais comme tu t’ennuies en cours, tu veux que je t’apprenne une nouvelle technique ? J’ai mis la main sur une technique de taijutsu récemment, même si je ne suis pas une pro je dois pouvoir te la montrer si tu veux !

Mettre la main. Oui, je l’avais copiée quoi. Ca devait quand même être surprenant pour lui que je lui dise ça : même s’il ne connaissait pas vraiment mon style de combat ou mes techniques, c’était clair comme de l’eau de roche que je ne pratiquais pas couramment le taijutsu. Mais bon, même s’il était plus doué que ses camarades de classe, je devais quand même être capable de lui apprendre un truc ou deux.
Anbu
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Mar 19 Sep - 23:47
S'il devait y avoir un mot pour décrire les sentiments de Renzawa, ce serait "Heureux". C'était peut-être la première fois qu'il ressentait cela et pourtant cela semblait...nostalgique...il se souvenait de l'étreinte de sa mère le premier jour de ses tortures, ce souvenir presque effacé de sa mémoire resurgissant quelques demi-secondes à peine. Il ne fini pas seulement son assiette, mais tout le reste du désert, sans la moindre pensé envers Tsukiko. Comment pourrait-il penser à autre chose de le bonheur de ses papilles. Très vite, le dessert disparu et Ren fut repus.

Repus, voila autre chose qu'il n'avait pas connu depuis longtemps. Manger à n'en plus pouvoir était un luxe dont seul son père jouissait, même sa mère n'y avait pas droit. Qu'importe ses efforts, l'argent qu'il gagnait en abattant des bandits, il ne pu jamais sentir autant de poids dans son estomac. Même alors qu'il s'était débarassé de son déchet de père, Ren ne mangeait inconsciemment jamais plus que la quantité choisie par son géniteur. En y repensant, rien ne l'en empêchait, mais le lavage de cerveau a laissé de subtiles traces dans l'esprit de Renzawa. Ce n'est qu'après avoir pleinement mangé que Ren se rappela de la présence de Tsukiko. Bien qu'il ait du mal avec les relations, après ce repas, Tsukiko pouvait déjà rivaliser avec la mère du jeune garçon en terme d'importance à ses yeux. Ce n'était qu'un repas banal et un dessert tout juste bon pour certains, mais pour Ren ce n'était pas là l'importance, ce qui l'importait c'était le plaisir qu'il avait resseti en s’empiffrant ainsi. Cela était peut-être due au fait que Ren n'avait jamais rien mangé d'aussi sucré et que son côté enfantin avait pris le dessus, mais Ren ne pensait pas de telles choses.

- Dis. Je sais qu’on ne s’est jamais entrainé ensembles … mais comme tu t’ennuies en cours, tu veux que je t’apprenne une nouvelle technique ? J’ai mis la main sur une technique de taijutsu récemment, même si je ne suis pas une pro je dois pouvoir te la montrer si tu veux !

Ren se tourna vers la jeune femme, les yeux légèrement brillant, il avait pleinement accepté Tsukiko comme sa nouvelle famille.

-Ozu...Ren secoua la tête un moment, se rappelant sa promesse...Tsukiko...nee-sama...je veux apprendre cette technique.

Ren avait parlé d'une voix timide, c'était la première fois qu'il avait cette attitude envers qui que ce soit, il ne savait pas s'il pouvait déjà l'appeler "Nee-sama" et était quelque peu effrayer par cela.

Renzawa n'avait plus rien de l'enfant glacial qu'il est à l'habitude, il avait le regard alternant entre le sol et le visage de sa nouvelle sœur, les joues légèrement roses, un regard gêné. Personne ne savait que cet enfant pouvait encore avoir ce genre de comportement.
Il fallait comprendre alors que son démoniaque géniteur n'avait pas encore réussi à en faire l'arme qu'il désirait, il l'avait plutôt obligé à en porter le masque et le temps aurait fait que le masque serait devenu son visage. Cependant, sa création se retourna contre lui et il mourut pathétiquement de la main de son propre enfant. Un enfant capable de tuer son propre père, beaucoup étaient déjà septique à propos du fait qu'il soit encore humain et comptaient eux aussi l'utiliser comme arme. Ren en était conscient. Cependant, l'objectif de Kogah Kumujin ne fut pas atteint et Ren gardait une certaine humanité. C'est cela que Tsukiko réussi à éveiller. En ce moment, il considérait Tsukiko comme la personne la plus importante au monde, celle qui le rendis "heureux" comme sa mère avant elle et même si elle voulait l'utiliser comme arme, cela ne le dérangerait pas.

Qui aurait cru qu'un simple dessert, qu'une simple bonne dose des sucre aurait un tel résultat sur quelqu'un comme Renzawa?
Genin
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Lun 25 Sep - 16:07
Malgré mon certificat en psychologie, on ne pouvait pas dire que les relations humaines, d’une manière générale, étaient mon fort. Après tout, ma spécialité, c’était les interrogatoires. Et plus précisément, les interrogatoires déguisés. L’infiltration. Le fait de se mettre dans la peau d’une autre personne pour mieux rentrer dans le monde et dans l’espace de quelqu’un, l’approcher, lui soutirer en douceur les informations que je recherchais. Je n’étais ni pédagogue pas plus que bourreau. Encore aujourd’hui, c’était le cas : Ren et moi venions de prendre un sacré tournant. Mais ce n’était pas parce que j’avais eu un éclair de génie pour l’approcher : c’était totalement par hasard. Alors, oui, c’était aussi due à ma volonté de bien faire. Mais quand même, c’était un coup de chance. Enfin, autant dire que j’avais rarement été aussi contente d’être servi par la chance !
J’avais beau avoir retourné le problème dans tous les sens pour essayer de comprendre Ren, je n’étais pas à sa place et ce qui venait de se passer l’avait prouvé. Je n’avais tout simplement pas pensé à un fait tout bête, comme qu’il n’ait jamais mangé quelque chose d’autre que le strict minimum. Le plaisir culinaire lui était inconnu, donc forcément, une pâtisserie avait été une révolution pour lui. J’avais beau savoir qu’il avait vécu durement, j’avais beau comprendre ça et avoir eu mon lot de moments difficiles, ça montrait clairement les limites de l’aptitude à se mettre dans la peau de quelqu’un. Les détails cruciaux échappaient à la compréhension. Il fallait vivre ce que la personne avait vécue pour réussir à comprendre quelque chose comme ça.
Pas étonnant que je n’ai pas réussi à y penser. Enfin, il fallait voir le bon côté des choses : c’était un énorme pas en avant. Un de plus. Décidément, cette journée serait à marquer d’une pierre blanche.

Et ce qui était encore mieux, c’était que ce n’était pas fini : Ren acceptait que je lui enseigne une technique. Et ça, c’était la démonstration de tout ce que nous avions échangés durant l’heure. L’entrainement, ce n’était clairement pas un plaisir pour le garçon : il devait l’associer, même inconsciemment, à son père. Même s’il savait que j’étais différente de lui, quelque part, il devait encore y penser. Qu’il accepte aussi facilement, en hésitant à peine, c’était la preuve qu’il commençait à me faire confiance.
Et en plus, il venait de m’appeler … comme si j’étais sa grande sœur ? Moi qui contrôlais si bien mes émotions d’habitude, je sentis quelque chose se coincer au niveau de ma gorge. Qu’est-ce que c’était ? J’étais simplement contente.
C’est à ce moment que je réalisais à quel point j’avais été seule ces dernières années. Forcément, avec tout ce que j’avais dû abandonner en même temps que mon identité … A part Saki, je n’avais plus vraiment d’amis. J’avais renoncé à avoir une famille. Là je retrouvais un peu les deux en même temps, quelque part.
Je soufflais tout en terminant mes mouvements d’échauffement, histoire de reprendre contenance. Bon, avant de commencer, je venais de penser à un truc …


- Tiens j’y pense, Ren … Tu vois la boulangerie de Mamie Guido, juste en face de l’académie ? Si tu as aimé ce que j’ai réussi à cuisiner, tu devrais aller y faire un tour de temps en temps. Je ne suis pas très douée, mais elle c’est une autre histoire ! Je m’en souviens, quand j’étais à l’académie je prenais souvent des pâtisseries chez elle après les cours pour les manger sur le trajet. Ou des bonbons. Ca fait longtemps, mais je pense qu’elle est encore là. Je ne t’ai jamais laissé d’argent de poche parce que tu n’as jamais eu besoin j’imagine … Mais je peux t’en laisser un peu pour ça si tu veux.

C’était un peu s’avouer vaincu quelque part, mais bon, le pauvre, il venait juste de découvrir les pâtisseries, je n’allais quand même pas l’obliger à subir ma cuisine expérimentale à chaque fois qu’il aurait envie d’y goûter … Surtout que Shinogu ne serait pas toujours dans le coin. Je connaissais le mode de vie des renards : ils ne restaient pas très longtemps en place. C’étaient des nomades, qui allaient et venaient comme bon leur semblait.

J’achevais mon échauffement par une petite série de coups de poing en shadow boxing. Décidément, ce mélange de styles de taijutsu que j’avais assimilé en les copiant n’était pas très élégant. Il était plutôt pratique, très orienté sur la boxe aussi, puisque j’utilisais mes jambes pour me déplacer et les bras pour frapper. Les coudes aussi. Compartimenter les rôles m’aidait à avoir un taijutsu plus stable, en fait. Mais dans le fond, c’était quand même une forme de taijutsu un peu trop lisible. C’était efficace, mais clairement pas encore au point. Enfin, je me disais que comme j’étais rapide, à défaut de frapper fort, de potentiels adversaires auraient du mal à lire clairement mes mouvements quand même, et donc que ça suffirait. De toute manière, c’était plus un taijutsu de secours qu’une vraie vocation.
Bon, restait à savoir comment j’allais expliquer ça …


- Par où commencer … Désolé, je n’ai jamais vraiment enseigné le taijutsu. Ah, oui, le mieux c’est encore que je te montre la technique, déjà. Voyons, sur quoi je peux l’utiliser …

Je regardais la pièce, l’air un peu gênée. Je n’avais clairement pas envie d’utiliser une technique dont je ne connaissais pas tous les effets directement sur Ren, ça aurait été complètement irresponsable. Même si beaucoup de senseïs procédaient de cette manière, ce n’était pas trop mon truc de frapper pour que ça s’imprègne mieux. Avec le genjutsu par exemple, pas trop le choix. Pour tout le reste, ça pouvait facilement s’éviter.
J’attrapais un pantin en bois qui trainait dans un coin de la pièce. C’était un mannequin de frappe, donc ça devrait tenir le choc. Comment j’avais eu ça déjà ? J’avais une vague image d’un vieil homme qui me l’avait offert après une mission … Un propriétaire d’un dôjo dans les plaines arc-en-ciel. Le genre vieux dôjo traditionnel, qui apprenait les bases des arts martiaux. Si je me souvenais bien, il y avait eu une vague histoire de cambriolage. Comment j’avais fait pour être mandée sur ce genre de mission de bas rang, déjà ? Ca devait être à l’époque où je formais Saki sans doute. Peu importe
.

- Bon. La technique s’appelle le Houshou. C’est la technique qui permet d’aborder un taijutsu appelé ‘Taijutsu pur’. Des techniques qui ont une particularité importante : elles n’utilisent que l’énergie, et pas le chakra. C’est tactiquement très intéressant pour les combattants de mêlée : ils peuvent garder leur chakra pour d’autres techniques comme ça. Pour la théorie, je n’en sais malheureusement pas beaucoup plus … Tu maitrises les bases du taijutsu si je me souviens bien, donc tu sais déjà utiliser ton énergie pas vrai ?

C’était plus ou moins la première chose qu’on apprenait en taijutsu, donc je devais bien supposer normalement. Utiliser l’énergie pour alourdir les coups.

- Bon, l’idée de la technique est assez simple en soi : tu concentres toute ton énergie sur la paume de la main, et tu la positionnes comme pour un atémi.

Je plaçais devant moi la main à plat, pour illustrer mes propos. Et j’y concentrais mon énergie. Evidemment, ça ne se voyait pas vraiment : contrairement au chakra ou au chakra médical, l’énergie n’a pas de coloration, même avec une technique de vision ou une forte concentration elle est totalement invisible à l’œil nu.

- Ensuite, tout est dans la façon de frapper. Si tu frappes horizontalement, ou de haut en bas, ça ne marche pas. Tu peux frapper plus fort quand même, mais ce n’est pas le but de la technique. Le but c’est de frapper de bas …

Je fléchissais les cuisses pour adopter un meilleur angle, et baissais le bras au maximum, puis dépliais tout le corps d’un seul mouvement, pour accompagner celui du bras et heurter le mannequin tout en remontant. Le pantin de bois décolla du sol, et s’écrasa plus loin avec un vacarme monstre.

- … en haut.

Je trottinais vers le mannequin. Rien de cassé. Pas si étonnant, je ne frappais pas très fort.

- Hum … Le mannequin est lourd donc il n’a pas été très loin. Mais sur un humain de chair et d’os, tu peux le faire voler bien plus loin en combinant l’énergie et la force du mouvement. Cette technique a deux applications : elle te permet de frapper tout en économisant ton chakra. Mais aussi de désengager le corps à corps. Je suppose qu’elle doit permettre quelques enchainements, aussi … Mais bon là ça dépasse un peu mes compétences. Je ne suis pas assez forte ou connaisseuse en taijutsu pour en savoir plus …

Je replaçais le mannequin, qui grinça en se remettant sur ses pieds. Il avait une allure un peu pitoyable, qui ressemblait pas mal à celle d’un épouvantail. Mais bon, il était plus solide qu’il en avait l’air quand même.

- Tu veux essayer ?

Je tentais un petit sourire encourageant. Tout ce que j’espérais, c’était de ne pas avoir foirées mes explications. J’étais peu habituée à utiliser l’énergie après tout. Donc il se pouvait que j’ai négligé certains détails. J’avais analysé et reproduit la technique sans passer par le processus d’apprentissage. Tiens d’ailleurs je pouvais faire ça ! Comme on était entre nous, je n’étais pas obligée de me cacher. D’un plissement de paupières, j’activais le sharingan à trois virgules. J’aurais pu un peu plus, mais un rang supérieur m’aurait fait saigner des yeux, et celui-là suffisait à l’analyse des mouvements. Comme ça, je verrais peut-être quelque chose s’il ratait ses essais, afin de le guider un peu mieux. Après, son niveau global était bien meilleur qu’un étudiant, et cette technique pouvait être apprise par n’importe quel Genin. Je n’avais pas beaucoup de doute quant au fait que Ren pouvait l’appréhender assez sereinement.
Anbu
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Mer 27 Sep - 19:43
Ren avait répondu sans vraiment réfléchir, après tout en ce moment elle pourrait lui ordonner de se mutiler il le ferait immédiatement, telle était le degré de loyauté de Renzawa envers ceux qu'il aime. Cependant, alors qu'il avançait vers elle, il remarqua le poids dérangeant dans son estomac et le sommeil le titiller. Au moment où  il allait le dire à sa onee-sama, celle-ci lui parla d'une boutique qu'il remarquait quelques fois.

Je pourrais donc y trouver des plats aussi bons que celui de onee-sama et même plus?! pensa Renzawa, les yeu brillants.

Tsukiko s'emballa bien vite suite à la réponse de Renzawa, commençant déjà à expliquer la technique. Il était aisé de deviner la difficulté de Tsukiko à expliquer sa technique. Ren reprenait peu à peu ses capacités intellectuelle afin d'enregistrer les mouvements et les mots de tsukiko. Sa mémoire n'était pas exceptionnelle, mais il pouvait aisément retenir les mots importants et les mouvements de Tsukiko. Le maître mot était "énergie", bien que Ren en ai quelques notions, il n'avait encore jamais utilisé l'énergie seule pour son attaque. Ren portait toute son attention à Tsukiko, tout en luttant contre le sommeil. Le ventre plein, son corps avait besoin de beaucoup d'énergie pour digérer une telle quantité rarement obtenue. Même le coup de Tsukiko sur le pantin ne déclencha pas de réelles réactions si ce n'est qu'un léger sursaut suite au son de l'impact. À la proposition de Tsukiko d'essayer, il ne put que sourire amèrement.

-Onee-sama...je crois avoir...trop manger. Je tombe...de sommeil *baille*.

Renzawa trébucha légèrement, mais réussi à se rattrapper.

-Onee-sama...ce serait mieux...de remettre à demain

Ses mots se perdirent dans le vide tandis qu'il s'écroula de fatigue. Peut-être que sans la séance d'entrainement dans sa chambre avant le repas, il aurait pu tenir jusque dans sa chambre. Durant ses quelques instants, Renzawa ressemblait à un enfant normal, innocent et sensible, presque angélique. Sa respiration rythmé prouvait son sommeil profond.
Genin
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Dim 1 Oct - 20:47
Je cillais quelques secondes en entendant la réponse de Ren, ayant un peu de mal à comprendre. Je m’étais peut-être un peu trop enflammée. C’est vrai qu’il était un peu tard, et qu’il avait eu une journée de cours complète. Même si c’était ennuyeux, ça restait fatiguant. Peut-être même encore plus, en fait. Ca et le fait de devoir attendre que je me débatte dans la cuisine, la nuit était déjà tombée.
Quelque part c’était peut-être mieux. Si on avait dû s’entrainer on aurait dû passer à la pratique après … Et si j’avais rouvert ma blessure je l’aurais peut-être inquiété pour pas grand-chose. J’avais embrayé un peu vite avec cette histoire d’entrainement, contente d’avoir des signaux positifs de sa part, j’avais oublié ce que je me répétais pourtant quasiment tout le temps : avancer pas à pas, laisser le temps aux liens de se nouer eux-mêmes plutôt que de tout précipiter. Du coup, je me contentais de simplement hocher la tête quand il dit qu’il était fatigué.


- Pas de soucis Ren. Je t’apprendrais cette technique une autre fois. Bonne nuit du coup … Moi je vais aller faire un tour dans le jardin, voir si les renards sont encore là.

Pourquoi est-ce que j’avais ce réflexe un peu maladroit de vouloir le protéger en lui mentant ? Il savait très bien que je protégeais le chalet avec différentes balises et sceaux de toute manière, et que je les vérifiais systématiquement le soir et le matin. Il savait donc très bien ce que j’allais faire, mais c’était plus fort que moi. C’était un peu comme mon petit frère après tout, j’avais comme première réaction d’essayer de le préserver.
Là où c’était vraiment stupide c’est que je lui avais moi-même indiqué les emplacements des sceaux visibles, et que la plupart des colifichets et des masques dans le salon me servaient aussi de récepteurs shâmaniques pour contrôler différentes choses. Bref, mon attitude manquait de pertinence.

Enfin, Ren ne sembla pas relever et partir se coucher. Il était vraiment épuisé … Depuis combien de temps n’avait-il pas mangé pour une autre raison que la survie au juste ? En fait, l’avait-il déjà fait ? Je ne pus m’empêcher de sourire, dans la pénombre, tout en sortant dehors.


** Mission accomplie, Ozumi … **

Il faisait un froid de canard, ou j’étais juste une chochotte, comme d’habitude ?

Les mains dans les poches de ma veste, je fis mon tour de contrôle habituel. Les renards étaient partis d’ailleurs.

Sur l’extrémité de la propriété qui s’engouffrait dans la forêt, là où se finissaient mes sceaux, je trouvais quand même quelque chose de curieux. Des empreintes de renards. Mais plus petits que Shinogu ou Yamato, donc pas des Kyuchioses. Probablement de vrais renards pour le coup. J’avais du mal à m’expliquer comment ils passaient les sceaux extérieurs … Par contre, ils n’arrivaient pas à s’aventurer au-delà de ceux qui gardaient le poulailler en sécurité. Pourtant je voyais distinctement que ça rodait autour.
C’était quand même un souci : normalement, renard ou pas, rien ne pouvait passer ces sceaux de restriction sans que je sois avertie. Ou en tous cas, rien qui ne les ai d’abord résolus et effacés. Du coup, il y avait comme un problème dans les sceaux si des renards pouvaient passer. C’était quand même curieux que ce soient les seuls animaux qui le pouvaient d’ailleurs. C’était parce que j’avais ajouté mes invocations dans la restriction pour qu’elles puissent passer le sceau ? Peut-être. En tous cas c’était très troublant.

Mais bon, à part ça tout allait bien. Je percevais quand même différents chakras qui surveillaient l’habitation, mais ça c’était une habitude que j’avais depuis que je m’étais installée ici. Etre espionné, c’était mon pain quotidien. Tant qu’aucun ne franchissait mes barrières, j’étais même prête à faire comme si de rien n’était. Bien sûr s’ils osaient passer le seuil de la propriété par effraction, là ce serait différent. Parce que toute réaction de ma part ne serait alors plus une agression, mais de l’auto-défense. Et ninja de l’Empire ou pas, toute personne qui menaçait mes secrets risquait très gros. Surtout si c’était juste pour la curiosité personnelle d’une discipline ou d’une autre, ou une quelconque guerre de pouvoir. Mes secrets, c’était mon assurance pour pouvoir œuvrer librement au bien de l’Empire. Que d’autres tentent de les percer pour leur propre compte m’insupportait.

Et passer le seuil de la demeure signifiait montrer qu’on était prêt à me mettre en danger, ou à mettre Ren en danger, pour quelques informations. Je n’étais pas sûre de pouvoir pardonner quelqu’un qui ferait ça. J’étais quelqu’un qui voulait faire le bien, mais j’espérais simplement que tous ces types n’oublieraient pas que j’étais une kunoichi en plus de tout ça. Tuer, on m’avait appris à le faire. Et j’avais beau ne pas aimer ça, si ça pouvait garantir notre sécurité, je pouvais très bien ôter la vie de quelqu’un d’un battement de cils sans éprouver le moindre remords.

Enfin bon, je faisais des plans sur la comète. Ce soir, c’était calme. En fait, c’était même une excellente soirée.
Anbu
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Mar 10 Oct - 13:28
Tsukiko/Renzawa : 27 xp
[Un rp flash back très sympathique, qui explique un peu mieux la relation de vos personnages, j'ai bien aimé en tous cas !]
L'Eclair Blanc
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