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Déclaration de guerre [Interruption - Tournoi]

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PARTIE RP
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Arène
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Dim 3 Sep - 14:50
La guerre est finie général !

Shura regarda, le visage fermé, Sham quitter l’arène. L’avait-il vexé ? Il fallait bien avouer la vérité : c’était le cadet de ses soucis. S’il avait à ce point exploité ses capacités pour mettre ses adversaires, dont son ami, en danger, ce n’était pas pour lui faire plaisir. Plus qu’un avertissement, c’était plus un cadeau d’adieu. Lui permettre de confronter ses idéaux à quelqu’un pour qui la guerre ne s’était jamais terminée. Qu’il puisse en tirer ses propres conclusions. De la même manière que lorsque Shura avait affronté l’Eclair Blanc, et pour les mêmes raisons. A ses yeux, il ne faisait aucun doute que ces deux-là étaient l’avenir du monde impérial. Qu’ils deviendraient un jour les champions du peuple, et ceux qui se battraient pour une cause juste. Lorsqu’il aurait détruit l’Empire, pour ainsi dire, Shura espérait qu’ils prendraient les clés du monde et le mènerait vers un meilleur avenir.
Mais ces confrontations … Dans son état actuel, c’était le mieux qu’il avait à leur offrir. Etre détesté, être haït, ne pas être compris … Il avait dépassé tout ça le jour où il avait décidé de prendre les armes contre l’Empire et de fonder l’Aile du phénix.

Satsu et Seijun quittèrent l’aire de combat chacun à leur tour, laissant le général seul au milieu de l’arène qui semblait avoir implosé sous les impacts des flammes et du magma. Le public retenait son souffle attendant quelque chose, une réaction. N’importe laquelle. Shura inspira un grand coup, puis souffla pour évacuer le stress qui commençait à l’envahir.
Il y était. Il était temps. Temps de faire ce pourquoi, en réalité, il était venu. Ce tournoi n’avait jamais eu aucune importance.
Le Jounin s’approcha de Yama, qui fulminait à cause de la bataille qui venait d’avoir lieu. Il lui fit un signe, un index qui pointait le ciel. Yama hocha la tête et le laissa grimper sur son dos. De tout son gigantisme, il le hissa sur le toit de l’arène, qui surplombait les tribunes. De sorte que là où il était, tout le monde pouvait le voir.

Shura concentra son chakra dans ses cordes vocales afin d’augmenter leurs capacités et leur volume. C’était un peu comme s’il avait eu un micro. Puis il écarta les bras pour inviter les spectateurs à l’écouter. Ils étaient nombreux, à être venus assister à un tournoi de cette ampleur. Plus que nombreux. La moitié de la ville devait être là, non ? En plus des invités et des voyageurs venus d’un peu partout dans le monde.

« Habitants des quatre coins de l’Empire, et d’au-delà. Je pense qu’il est grand temps de vous révéler la raison réelle qui se cache derrière ma participation à ce tournoi. Ce pour quoi je suis sorti de ma retraite. Et ce n’est certainement pas pour corriger quelques jeunes impertinents qui ont encore des années pour grandir. »

Quelques rires, des cris d’encouragement. Shura se permit lui aussi un sourire. Froid, inexpressif. Glacial, même. Sans le connaitre on ne pouvait pas déceler à quel point le cynisme y était présent, à quel point ses yeux étaient vides d’émotion en cet instant.
Tous, ils l’admiraient. Comment en était-il arrivé à ce degré de popularité ? Peu importe, ça jouerait en sa faveur aujourd’hui. C’était tout ce qui comptait.

« Je me suis tout récemment entretenu avec Sa Sainteté Nanaki. Elle m’a proposé le poste de Maréchal. Si vous ne connaissez pas cette fonction, c’est bien normal, elle voulait la créer pour moi. Un poste presque aussi important que le sien ! Vous imaginez ? Eh bien, je dois dire que ça m’a bien surpris. »

Applaudissements, ovation, encouragements. Appelez ça comme vous le souhaiterez.

« Mais j’ai refusé. »

Une vague de froid s’abattit dans les tribunes. Ils ne comprenaient plus, mais tout le monde commençait à se douter que quelque chose de moins joyeux se cachait derrière cet entracte.

« Je lui ai dit que je n’étais pas l’homme qu’elle imaginait. Ni que vous, vous imaginiez. Alors elle a tenté de me convaincre, elle m’a dit avoir besoin de moi. Ca m’a fait chaud au cœur, mais comme je le lui ai dit, il était bien trop tard. J’avais pris ma retraite de général, et je n’avais aucun désir d’y retourner. Je n’en ai toujours aucun d’ailleurs. Moi je suis un champion du peuple, de la liberté. Je n’ai aucun désir de me ranger à ses côtés. L’Empire est une nation martiale et religieuse, et je ne l’ai jamais approuvé. »

Un silence qui témoignait de l’attention de tout le monde. Mais Shura, d’un nouveau sourire, tenta de détendre l’atmosphère tout en écartant les bras en signe de paix. Il avait bien vu que les Anbus s’étaient tendus, de même que les différents soldats pontificaux qui étaient là aujourd’hui. Et il fallait qu’il aille au bout de ce discours.

« Enfin, je ne suis pas venu ici pour débattre de ce qui est bien ou mal. Non, ce n’est pas un débat. Je tenais juste à vous révéler certaines choses que l’Empire garde secrètes, et qui ne devraient pas l’être selon moi. Par exemple, saviez-vous que Sa Sainteté Nanaki connait l’identité du fondateur de l’Aile du phénix ? »

Exclamations, incompréhension, le brouhaha ne mit pas longtemps à naitre. Et cette fois-ci, même les forces spéciales et les dignitaires restèrent scotchés sur place. Shura augmenta encore un peu le volume de sa voix pour passer par-dessus le vacarme.

« ECOUTEZ-MOI ! »

« Bien. Lors de notre entretien, elle me l’a révélé, qu’elle le connaissait. Et a m’a beaucoup surprit. J’aurais pensé qu’en tant que protectrice de l’Empire, elle aurait tout fait pour l’arrêter plus tôt. Mais ce n’est pas le cas. Vous en penserez ce que vous voulez, moi j’ai refusé ce poste pour ne pas avoir à juger officiellement qui que ce soit. Je préfère agir. Et là, en l’occurrence, j’agis. Je remets cette décision qu’elle a prise au jugement populaire. »


« Qui est-ce ? Qui est cet enfoiré ? »

On y était, enfin. Pour de vrai cette fois. Les cris se faisaient plus pressant. Tout le monde souhaitait avoir connaissance de l’identité du chef de l’Aile du phénix. Aujourd’hui, elle aurait un visage. Tout le monde pourrait la détester … Ou comme Shura l’espérait, tout deviendrait plus compliqué. Il était populaire après tout non ? S’il donnait son nom, alors il y aurait des débats. Et il n’était pas venu pour débattre lui-même, mais bien pour donner un visage à l’Aile du phénix. En lui donnant un visage, il la rendait encore plus réelle, plus forte. Et surtout, il permettait à de tierces personnes d’essayer de comprendre. Oh, beaucoup allait le haïr. Presque tout le monde. Mais en semant la graine du doute et du chaos, il allait entreprendre une étape dans la destruction de l’Empire. De l’intérieur, il allait les fragiliser. Lui, et son Impératrice.

« Shura Ryuuketsu. »

Les cris s’estompèrent peu à peu. Passé le moment d’hésitation, une troupe d’Anbus bondit et encercla l’ancien général. Shura les regarda un par un, avec un sourire amusé. L’un d’eux retira son masque et s’approcha. Tout le monde pouvait entendre. Tout le monde pouvait voir. C’était tout ce que Shura voulait. Tout se déroulait selon ses prévisions.

« Général Ryuuketsu, si c’est une plaisanterie elle n’est pas du tout de bon goût. Je me suis battu à vos côtés pendant la guerre ! Je vous ai vu faire reculer les crimes de guerre, je vous ai vu être bon avec les populations vaincues ! Et je vous ai vu détruire les ennemis de l’Empire ! Ca n’a aucun … »

« … sens ? C’est ce que tu veux dire, Junpaku ? Que ça n’a aucun sens ? Ca en aura peut-être si tu comprends cela : je n’ai aucune affection pour l’Empire, pas plus que pour Shousan. Détruire Shousan, c’était ce que je voulais. L’aberration qui pourrit ce monde, ce sont les institutions shinobis. Pas les shinobis en soit. Mais la hiérarchie qui les dirige. Tu sais ce que j’ai vu pendant la guerre ? Qu’elles étaient toutes, sans exception, gangrénées de l’intérieur. »

« Alors vous allez tout détruire, Shura-sempaï ? »

« Oui, Ryosuke. Je vais tout détruire. »

Une silhouette se détacha de derrière le groupe d’Anbu, pour venir poser son katana sur la poitrine de l’ancien général. Une silhouette en larmes.

« Qu’est-ce que ça veut dire Shura-senseï ? »

« Hikari … »

« Dites-nous que ce n’est pas vrai. »

« Toriko. »

« Alors vous êtres un traitre. Et dire que je vous ai respecté, que je vous ai admiré. »

« Et Nobu, évidemment. Tu as sorti le nez de la coke, juste pour moi ? J’en suis ravi. J’espère que tu le feras pour lutter au nom de ta cause, maintenant. Tu as toujours eu beaucoup de potentiel. Vous deux aussi, d’ailleurs. Si vous étiez vraiment déterminés, vous seriez même très forts. Vous pourriez devenir des champions pour le peuple, et le protéger. »

« De qui au juste ? Le protéger de vous ? »

« Effectivement. Et de ce qu’il restera du monde après mon passage. »

« Shura-sen-seï .. Mais … Dire que … »

Hikari ne parvenait plus à parler. Avec un pincement au cœur, Shura posa ses deux doigts sur son katana, et tira d’un coup sec pour le lui enlever et le jeter à terre.

« Dire que ? Tu as toujours été faible et pleurnicheuse. Il est grand temps que tu vois le monde tel qu’il est vraiment. »

Il dépassa ses élèves stupéfaits pour se placer au bord de l’arène. Cette fois ce furent les Anbus qui sortirent leurs armes et lui passèrent les menottes. Anti-chakra hein ? Bah, aucune importance.

« Vous êtes en état d’arrestation, Shura Ryuuketsu. Si ce que vous dites est vrai, vous serez emprisonné au Bagne à perpétuité. »

Sourire. Toujours ce cynisme et cette froideur.

« Ecoutez-moi bien ! Personne n’arrêtera l’Aile du phénix ! Elle embrasera l’Empire, et détruira tout sur son passage ! Les victimes collatérales ? Je m’en fiche. Tout ce qui m’importe c’est de changer le monde et je passerais par tous les sacrifices ! Préservez vos vies de cette querelle inutile : désolidarisez-vous de l’Empire et de cette Impératrice qui vous a trompé ! Ceux qui ne se mettront pas sur mon chemin seront épargnés. Ceux qui restent au milieu … Seront pris entre deux feux. »

« Général Ryuuketsu, taisez-vous, c’est terminé. Par égard pour votre carrière, nous ne … »

« Tu es un imbécile, Ryosuke. Tu as toujours été trop naïf. Enfin au moins, aujourd’hui tu n’es pas le seul. »

« Que … Voulez-vous dire ? »

« Que c’est déjà trop tard. ECOUTEZ-MOI BIEN ! A compter de ce jour … l’Aile du phénix déclare la guerre à l’Empire ! »

Shura explosa. Clone supérieur. Evidemment, il fallait qu’il parle, pas non plus qu’il mette fin à l’Aile du phénix en s’exposant inutilement. Les Anbus restèrent interdits, regardant de tout côté. Aucune trace. Ils s’apprêtèrent à se déployer quand la terre se mit à gronder sous leurs pieds. Certains trébuchèrent. Dans toute l’arène, tout le monde se tenait à ce qu’il pouvait sans comprendre. Ce fut Ryosuke, justement, qui comprit le premier.

« Vite il faut faire évacuer le … »

Comme l’avait dit Shura, il était trop tard. Les piliers qui maintenaient l’ensemble de l’architecture étaient marqués des sceaux d’effondrement depuis plusieurs jours. Et ils venaient de rompre. L’arène toute entière s’écroula dans un vacarme de fin du monde.

Loin de Taki, déjà, Shura entendit le bruit de cette Apocalypse. Elle ferait sans doute des centaines de morts, le bilan serait peut-être encore plus lourd, même. Et ce ne serait que le début de ce rondo vers la destruction.

Non, la guerre n’était pas finie. Elle venait juste de commencer.
Nukenin
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Lun 4 Sep - 11:38
J'avançais dans le couloir qui menait aux vestiaires, je pouvais entendre dans mon dos les pas de Seijun mais je n'avais aucune envie de me retourner. Je fulminais encore de rage de la façon d'on le combat s'était déroulé. Comment avait-il pu se permettre d'utiliser une telle puissance ? Ma peau était brûlée au niveau de mon torse, vêtement calciné par la puissance du Yoton. Heureusement qu'il n'avait pas atteint mes bandelettes sans quoi le combat aurait pu prendre une tout autre tournure si jamais Tamamo no Mae s'était libérée je n'aurais pas parié sur le fait que Seijun et Satsu soient encore debout à la fin du combat. Peut-être moi non plus, après tout libérer une telle entité dans un telle lieu était le meilleur moyen pour s'attirer une intervention. Pourtant je mourrais d'envie d'ôter la prison de la Nogitsune ... Mais non ça ne servait à rien.

Soudain la voix de Shura retenti, il s'adressait à l'entièreté des personnes présentes. Sans réellement m'en rendre compte j'avais stoppé mon pas et m'étais retourné vers l'ouverture donnant sur l'arène. Je n'avais pas besoin de rallier celle-ci pour écouter ce qu'il avait à dire. Sa voix portait tellement qu'elle arrivait jusqu'ici sans aucun soucis. Quelque chose me fit tiquer. Je ne saurais dire quoi, j'avais juste un mauvais pré-sentiment. Sa véritable raison à sa participation ? Ca sonnait trop secret pour ne pas tiquer là-dessus. Qu'avait-il eu en tête en s'inscrivant à ce tournois ? Bien que j'en mourrais d'envie je ne franchis pas la distance qu'il me restait pour retourner dans l'arène, je ne voulais pas lui donner le plaisir, ou non ?, de revenir dans celle-ci. J'en étais sorti en râlant, il était hors de question que j'assiste officiellement à ce discours. C'est donc à quelques pas à peine de la limite que j'avais stoppé mon avancée qui s'était faite plus ou moins inconsciemment.

Un poste de Maréchal ? Ca ne m'étonnait pas d'apprendre qu'il l'avait refusé, après tout la discussion que nous avions eu dans l'aile de recherche de l'académie. Il m'avait dévoilé son véritable ressenti envers l'Empire et j'en avais fait de même. Encore un point de désaccord que nous avions. Mais ça ne m'empêchait pas d'être ami avec, de le considéré en haute estime. Même si ce n'était qu'un gros bourrin curieux à la tête bien remplie.

Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose m'avait poussé à faire appel à Tak et encore moins ce qui l'avait convaincu lui de venir. On était encore en froid, surtout lui sur moi. Mais là il y avait une drôle d'atmosphère dans les lieux. Un tension bien trop papable depuis
qu'il avait annoncé son refus pour le poste que l'Impératrice était prête à créer pour lui.

« Qu'est-ce qu'il se passe ? Et qu'est-ce que t'as foutu à ton torse ? Je t’abandonne quelques jours et je te retrouve brûlé comme je sais pas quoi. Faut que t'ailles à l'infirmerie. »

« Je crois que c'est vraiment pas le moment. Shura a un truc en tête et je sens que ça va pas être bon. » je me tournais vers Seijun « Je ne sais pas ce qui se prépare mais tient toi sur tes gardes au cas où. Je sais pas ce qui se passe mais là tout le monde est scotché ou tendu. »

Je me raidi en entendant la nouvelle. L'Impératrice serait au courant de qui est l'enfoiré qui s’amuse à terroriser l'Empire entier. Je n'aimais pas du tout la tournure que prenait ce discours. Encore une fois sans réellement m'en rendre compte je venais de franchir les quelques pas qui me séparaient de l'arène. Je pouvais maintenant voir Shura installé sur Yama. Il surplombait tout le monde. Avançant vers le centre je gardais mes yeux fixé sur lui. La tension était à son comble. Elle savait qui était la personne à la tête de l'Aile et lui aussi. Pourquoi ne m'avait-il rien dit ? Je fulminais à l'intérieur mais j'étais surtout inquiet. Ma cervelle et celle de Tak commençait doucement à mettre les pièces du puzzle en place. Serait-il occupé de tenter de dévoiler le secret d'on il m'avait parlé ? Celui qui le lié à d'autre personne et qui l'avait empêché de m'en parler ? Ce secret qui d'après lui pourrait briser notre amitié.

La tension était palpable, je n'avais jamais vécu une telle sensation. Je jetais un coup d'oeil vers les membres de ma famille, mon père était debout comme pas mal de personne. Il devait lui aussi se douter que quelque chose allait déraper d'un instant à l'autre. Il y avait d'autre membres de ma famille, tous n'étaient pas debout mais on pouvait clairement ressentir une tension à la vue de leurs traits. Je me retournais vers Shun aussi histoire de prendre un peu de ses nouvelles à distance. C'est quand mes yeux étaient fixés sur mon ami que la nouvelle tomba. Shura Ryuuketsu. Le temps s'arrêta net, mon sharigan Ultime s'éveilla sans que je lui demande quoi que ce soit. J'avais l'impression que plus rien ne bougeait autour de moi. L'enflure qui s'en prenait aux civiles par répercutions de ses actions n'était rien d'autre que l'homme que je portais au plus haut de mon estime. Cet homme que je considérais comme l'un de mes deux meilleurs amis n'était rien d'autre qu'un sombre connards fauchant la vie sans remord.

Les bandelettes de mon bras gauche partirent en fumée dans des flammes bleues. Elle était réveillée et avait pris une bonne place dans mon esprit. Jamais le manteau de chakra et les modifications apportée à mon corps. J'étais plus proche du nogitsune que jamais. Des griffes longues de quelques centimètres avaient poussé, mes oreilles étaient bien plus pointue que jamais et mes cheveux s'étaient teintés de noir. Sans parler des queues qui s'étaient frayées un chemin vers l’extérieur. Elles ressemblaient en tout point à celle d'un renard au pelage noir. Le manteau lui complétait le nombre de queues pour arriver à neuf.

Je me tournais vers Shura qui était déjà entouré par pas mal de monde. Menacé même. Je mourrais d'envie de le pourfendre mais quelque chose m'en empêché. Tamamo no Mar ? Peut-être bien, et même très certainement. Elle avait une emprise sur moi, je ne pouvais pas la sentir réellement mais il y avait une sorte de force qui dictait mes mouvements.

Shura discutait avec ses élèves, ce n'était pas la première fois que je les voyais. Devais-je rejoindre ce petit cortège d'adieu ? Non, si je devais faire mes adieux à cet homme ça ne serait pas ici devant tout le monde. Là, à l'instant j'étais même persuadé que si je devais lui faire mes adieux ce serait sur un champ de bataille. Ce serait lui ou moi.

Le voir se faire arrêter me fit mal au coeur, chose qui fut balayée rapidement par le peu de chakra qu'il contenait. Certes il sortait d'un combat mais il ne semblait pas avoir dépensé tant de chakra que ça, après tout c'était surtout Yama qui avait mené les attaques. Ce n'était pas Shura qui se trouvait face à nous, certain ne l'avait pas encore compris mais en zyeutant rapidement je vis certaine personne se détendre un rien. Comprenant que face à eux ce n'était qu'un clone.

Pendant qu'il parlait je fis quelques pas en avant, décidé d'aller lui toucher deux mots. Lui dire que je le trouverais et que je planterais sa tête sur un pique. Qu'il ne s'en sortirait pas aussi facilement. Shura était mon ami mais un ami qui devait disparaître. Il était temps de couper les ailes au Phénix. Mais je n'eus pas le temps d'arriver jusqu'à lui, il venait d'exploser montrant à tout le monde qu'il n'était pas réellement là et qu'à partir d'aujourd'hui l'Aile serait plus active.

Tout alla très vite, à peine la déclaration de guerre fut clamée que le sol se mit à gronder et trembler. Bordel, il avait réellement bien prévu son coup. Je réunissais un maximum de sable à mes pieds, une partie se vitrifia sous l'effet de la chaleur du terrain. Il ne fallut pas longtemps pour que tout le monde comprenne ce qui se passait, l’entièreté du bâtiment était occupée de s'effondrer.

« Réagis bordel ! »

Tak agrippa à l'aide de ses queues les trois parchemins surprise que je possédais. Il ne lui fallut pas bien longtemps pour comprendre ce qu'ils possédaient. Après tout il avait été là quand je les avait fait. Dans un premier temps le mont Ouréa vu le jour sous mes pieds, il était plus petit que la normal mais suffisant pour m'assurer un équilibre dans cette anarchie totale. Le deuxième lui fit apparaître un clone supérieur et enfin le dernier renforça une partie des gradins à l'aide d'un mur de terre. Je ne savais pas s'il tiendrait mais au moins il retarderait l'effondrement de celui-ci.

Pour une fois mon clone fut plus qu’obéissant, il avait immédiatement compris ce qu'il devait faire. On renforçait le bâtiments à l'aide de pilier de sable, visant en particulier la tribune où se trouvait Shun et une partie de ma famille. Je m'occupais de la base alors que lui visait la partie supérieur qui recouvrait les gradins pour éviter les intempéries. C'était une action bien étrange pour un nogitsune en apparence mais je savais pertinemment ce que cherchait à faire Tamamo no Mae. Si tous me voyaient agir en tant que sauveur je pourrais être vu comme héros et ce même sous cette forme. L'Empire n'aurait pas à craindre des entités que j'avais en moi. Après tout ça serait la deuxième fois que je sauvais la vie de pas mal de gens sous cette forme.

Maintenir les structures n'était pas simple, épuisant même. Sans parler du combat que j'avais mené un rien avant qui m'avait pas mal pompé de chakra. Je ne faisais pas réellement attention à ce qui se passait autour de moi, trop braqué sur le fait de maintenir cette portion de l'arène sur pied. Mais je sentis bel et bien mon chakra se recharger à une vitesse folle. Un rapide coup d'oeil me permis de voir des shinobis m'entourant. L'un avait l'une de ses mains posée sur mon dos et l'autre tenant celle d'une femme et d'un homme. Tous deux gradés à la vue de leur masque. Il leur prenait du chakra pour me permettre de tenir plus longtemps. Pas le temps pour un merci, ni même pour un mot. Je continuais à maîtriser au mieux le sable pour sauver un maximum de vie. Grâce à eux je pourrais tenir plus longtemps, contrairement à mon clone qui venait déjà d'exploser par manque de chakra.

Je pus voir que Shûren intervenait lui aussi, tentant de sauver ceux qu'il pouvait sans risquer à sa vie. Mon père, lui c'était tout autre chose. Il s'était éclipsé pensant à sa vie alors qu'il aurait très bien pu utiliser ses connaissances en doton pour tenter quelque chose.

Les cris qui me parvenaient à mes oreilles me glaçaient le sang. Ca venait à peine de commencer que l'on pouvait déjà compter les morts par centaine. Shura ... Il venait de s'en prendre à des civiles, certes il y avait également des shinobis mais surtout des civiles. C'était décidé, pacifique ou non Shura était un homme mort.
Anbu
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Lun 4 Sep - 19:44
Le style de combat de cet Akimichi était très différent de celui de mes deux adversaires précédents. Pour la première fois dans ce tournoi, je me trouvais face à un adversaire qui valait la peine d’être combattu à pleine puissance. Il n’avait utilisé aucune astuce. Enfin, pas comme les autres. Il avait chargé de face sans chercher à se cacher, et employer tout le potentiel de son style de combat afin de m’immobiliser, et de me désarmer. C’était astucieux, c’était calculé, mais c’était tout de même un affrontement direct qu’il nous proposait. De toute évidence, ce n’était que pour me ralentir, leur cible réelle devait être Chihiro … mais c’était quand même très intéressant.

Malheureusement, nous ne pûmes, ni un camp ni l’autre, profiter pleinement de ce combat pourtant prometteur. Alors que je m’apprêtais à riposter et à exploiter sa seule erreur, un homme prit place sur le toit de l’arène. Même séparée en plusieurs parties, de là où il était, il les dominait toutes. Et il se permit sans aucune gêne d’interrompre les combats en cours pour prendre la parole de sorte que tout le monde entende ce qu’il avait à dire.

Utiliser son chakra pour augmenter le potentiel sonore de ses cordes vocales. C’était une idée intéressante, et prouvait sa bonne maitrise du chakra pour atteindre un tel volume. Kikoho lâcha mon bras dès le début de son discours, et je pus me tourner dans sa direction pour l’écouter. Il ne me fallut pas longtemps pour comprendre qu’il se tramait quelque chose d’important. Peut-être même de grave. Et ce ne fut pas sa déclaration comme quoi il avait des révélations à faire qui me permit d’en douter, ou de me donner un quelconque indice. Son attitude clamait qu’il avait une idée derrière la tête. Les hommes font rarement de grands discours pour le plaisir d’entendre leur propre voix. Et puis, même de là où j’étais, j’avais la vue perçante pour ce qui était d’entrevoir des anomalies dans l’allure physique d’une personne. Il avait des tics qui trahissaient son état émotionnel, comme tout un chacun. Entre l’angoisse et l’exaltation. Je ne savais pas ce qui se passait, mais ça risquait d’être quelque chose de mémorable.
Ce qui était plus étonnant, c’était qu’avant de partir, les oracles ne m’avaient rien laisser entendre d’un événement comme celui que je pressentais. Etrange.

Shura Ryuuketsu. Je ne savais pas grand-chose de lui, sinon ce que les autres disaient de lui. Un ancien général, très respecté. Non, même, très aimé. Ce n’était pas très surprenant que l’Impératrice Nanaki ait voulu avoir un homme comme lui à ses côtés pour diriger son empire. Quand on souhaitait raffermir sa position, s’entourer d’hommes de grande valeur, de grande force, et que tout le monde admirait, c’était de la logique la plus élémentaire.

Même si je n’affichais physiquement aucun intérêt pour ses paroles et tâchais de rester détachée, il eut quand même le don de retenir mon attention. Le chef de l’Aile du phénix. Je devais être le seul allié de l’Empire à ne pas leur avoir donné la chasse. Des rebelles, qui utilisaient des méthodes déplorables et pathétiques. Mais qui n’étaient pas mes rebelles. C’était le boulot de Nanaki de les mater, et je n’avais aucune espèce d’intérêt à les traquer moi-même. Mais je savais le mal qu’il faisait à l’Empire, et au peuple qu’elle protégeait.
D’après Shura, Nanaki connaissait le nom de celui qui avait fondé ce mouvement. Je ne pus pas retenir une moue surprise cette fois. Quelle était cette supercherie ? M’étais-je trompée sur le compte de l’Impératrice ? Si j’avais signé cet accord avec elle, c’était parce que par-delà sa trop grande gentillesse, je percevais sa force et sa grandeur. Sa puissance, et sa noblesse. Parce qu’elle avait quelque chose de plus que les autres, et que cela, je le respectais. Que je la respectais. Si ce que cet homme disait était vrai, alors elle faisait ici aveu de faiblesse. D’une trop grande faiblesse. Et le clan Kaguya ne tolérait pas de s’allier à des faibles.
Cependant, il y avait présomption d’innocence tant qu’il n’avait aucune preuve de ce qu’il racontait. Mais s’il connaissait lui aussi le nom … Alors c’était un moyen d’étayer son récit. Et d’après lui, elle le lui avait révélé. Alors si cette histoire prenait sens et forme lorsqu’il prononcerait ses paroles, alors c’était probablement qu’elle devait être vrai.

Je restais stupéfaite à l’annonce du propre nom de l’auteur de ce discours et de ces accusations. D’après ses paroles, et la réaction des Anbus, il n’avait pas l’air de mentir. Et si c’était lui-même, qu’il se mettait en danger et … Oui, ça avait plus que du sens. J’étais, à ce moment, fermement convaincue que cet homme ne mentait pas. Aucun signe physique ne trahissait un mensonge. Aucune veine suspecte dilatée. Aucune hésitation dans la voix. Aucun tremblement. Aucun signe d’anxiété consécutive au mensonge. Il était d’une sérénité absolue. Enfin, à sa manière évidemment. En tous cas, j’étais prête à parier qu’il ne mentait pas désormais.

Alors c’était cela, la réalité. Nanaki était faible. Elle avait laissé son ennemi la piétiner, et l’attaque publiquement. Pas par une frappe honorable, mais par de simples mots. Quelqu’un qui pouvait voir son pouvoir renverser par des paroles n’avait aucunement sa place parmi mes alliés. Je levais le regard vers les tribunes, vers ceux de mon clan qui m’avaient accompagnée ici. Vu leur tête, je savais que c’était la fin de l’alliance entre l’Empire et le clan Kaguya. Me le reprocheraient-ils ? Non, j’en doutais. Ma décision de faire cette alliance était justifiée, et c’était la bonne marche à suivre. Nanaki était forte au moment où elle avait été scellée. Et chacun d’entre eux l’avait lui aussi certifiée, et approuvée. Mais elle était devenue faible entre deux, voilà tout. Et maintenant, cette belle histoire était finie.
C’était dommage. Les mortels qui pouvaient se vanter d’avoir la force qu’elle avait étaient peu nombreux. Mais ça n’avait plus aucune importance. Cette force n’était qu’une illusion. La puissance n’est rien sans la discipline de l’esprit. Une fois de plus, la preuve en était apportée. La jeunesse avait été son arme. Maintenant qu’elle était entrée dans une réelle crise, elle avait échouée.

Je fis un signe de main à mes guerriers. Nous rentrions. Inutile de rester d’avantage de temps ici. Nous ne ferions pas la guerre à l’Empire, car la guerre ne nous apportait rien. Du moment qu’ils nous laissaient tranquilles, évidemment. Mais désormais, le clan Kaguya n’avait plus rien à faire ici, voilà tout. Si nous maintenions une alliance commerciale, ce serait déjà miraculeux.

Mais alors que je m’apprêtais à partir, un tremblement fit gronder la terre. Je manquais même de trébucher, surprise. Ce n’est que par agilité que je me rattrapais. Le clone du terroriste avait disparu, et maintenant la terre tremblait … Un séisme ?
Je laissais mes yeux parcourir les alentours, et l’arène, qui s’était mise toute entière à trembler elle aussi. Instinctivement, je posais ma main sur le sol.


** Ce n’est pas la terre qui tremble … Enfin, en tous cas ça ne vient pas de la terre. D’où provient ce grondement, alors ? **

Des bruits de rocher qui s’effrite. Je levais à nouveau les yeux, cette fois-ci un peu déboussolée. C’était la structure. Tout l’édifice, l’arène toute entière, était en train de s’effondrer. Je ne pus pas réagir tout de suite. J’étais figée. Pas par l’ampleur de l’événement, mais plutôt stupéfaite que les oracles ne m’aient pas avertis de ce qui allait se produire. En plein cœur de cette nation qui … Un sourire navré apparut sur mes lèvres. La réponse à cette absence d’avertissement était pourtant évidente. Si l’oracle de Shinigami ne m’avait rien dit, si l’oracle de Saruta-hiko n’avait rien pressentit, si même Inari n’avait rien vu dans le futur, la réponse en était très simple.

** Vos faux-dieux ont remplacés les anciens dieux. Les vrais dieux. Evidemment, ce ne sont que des usurpateurs. Ils ne vous protègent pas. Cet empire est faible, et n’a aucun protecteur. Comment ais-je cru pouvoir attirer sur lui l’œil bienveillant des vrais dieux ? Je ne sais pas ce qu’ils ont fait, mais c’était sûrement une offense de trop. C’est terminé. Cette nation toute entière a perdu la protection des dieux. **

Des pans de roches entiers menaçaient de s’effondrer. Je n’avais pas encore bougé que déjà, une tribune s’était effondrée sur ses occupants, causant déjà des dizaines de morts. Peut-être d’avantage. Oui, impossible que l’oracle de Shinigami n’ait pas pu prévoir autant d’âmes qui allaient rejoindre son royaume. Donc elles ne rejoindraient pas son royaume. Mais l’oubli de leurs usurpateurs.
Ceci dit, si je n’avais aucun intérêt à protéger ces mortels qui avaient trahi les dieux, il y avait tout de même une tribune où se trouvaient mes fidèles guerriers. Et eux, m’avaient juré allégeance et fidélité. Sans jamais me trahir ou me décevoir depuis mon éveil.
Et justement, la tribune dans laquelle ils se trouvaient était en train de menacer de s’écrouler. Je bondis dedans, en plein milieu. Des mortels, adorateurs de faux-dieux, se jetèrent sur le côté quand j’atterris au beau milieu des marches. Ils avaient le regard de ceux qui ont peur, mais les jambes lâches de ceux qui ne pouvaient pas fuir. Mes guerriers, eux, avaient le dos droit et le regard fier. Quelle différence effroyable.
Les ninjas impériaux essayaient bien de consolider la structure avec des techniques à base d’élément terrestre, mais ils n’étaient ni assez nombreux ni assez forts pour improviser face à une telle catastrophe. Leurs créations n’étaient pas assez solides et cédaient du terrain contre la pierre qui s’écroulait. La roche et la gravité allaient les vaincre. Et personne n’aurait le temps de fuir.

Je laissais échapper un soupir exaspérée pour eux. Après cette catastrophe, ceux qui étaient dans cette partie des tribunes pourraient bénir le fait que mes guerriers se soient trouvés au même endroit qu’eux. Et que les anciens dieux les protègent toujours. Parce qu’ils seraient des sauvés collatéraux.
Mes six guerriers s’approchèrent de moi, tandis que j’étudiais la situation et concentrais mon chakra afin de réagir.


« Maïa-Hime, devons-nous fuir, ou aider la population impériale à s’échapper d’ici ? »

« L’Empire n’est plus notre allié. Je me fiche de sa population. Mais nous n’avons pas le temps de fuir, ni vous ni moi. Laissez-moi contenir l’effondrement, on fuira quand on aura un chemin sûr vers la sortie. »

« Très bien, Maïa-Hime. Nous attendons, alors. »


Il s’écarta, tandis que je posais mes deux mains sur le sol. Pas question de faire les choses à moitié ou de me retenir cette fois. Lorsqu’on adore une déesse, c’est qu’on attend quelque chose d’elle en retour. Sans mes adeptes, je n’étais guère qu’une immortelle comme une autre. C’est eux qui me donnaient ma force, quelque part. Ou tout du moins, qui me portaient vers mon but ultime. Je n’allais pas les laisser mourir sans rien faire.

« Sawarabi no mai. »

Des pointes d’os perforèrent le sol, partout autour d’eux. La danse des fougères. D’ordinaire, elle servait à hérisser un tapis de pointes. Mais cette fois, j’avais utilisé des os courbes, qui formaient un dôme autour de la tribune. Tout s’effondrerait, mais du moins cela ne s’effondrerait pas sur nous. Les os des Kaguyas étaient solides. Et là, c’étaient mes os qui alimentaient cette protection. Et parmi les Kaguyas, j’étais celle qui possédait les os les plus solides. Ce n’était pas la solidité de l’acier qui les caractérisait, mais celle du diamant. J’avais déjà effectué des recherches sur mes propres os : ils étaient un alliage de calcium à haute densité, et de carbone. Ce n’était pas exagéré que de dire que le dôme qui nous protégeait, s’il avait l’apparence de l’ivoire, avait la solidité du diamant.
Je restais quelques instants sur le sol, vidée de mon énergie. J’avais utilisé tous les os de mon corps pour former le dôme. Ils étaient déjà en train de se reformer, mais cela prendrait quelques minutes. Quelques minutes pendant lesquels je ne disposais que d’un squelette fragilisé.
Haletante, je me redressais petit à petit, alors que mes os se reconstituaient. La seule faiblesse de ma technique, c’était le sol sous nos pieds. Mais le plafond qui s’effondrait sur nous ne nous atteindrait pas. Je me tournais vers l’un de mes guerriers et pointait le sol du doigt. Il comprit aussitôt, et entreprit de le renforcer à l’aide de techniques Doton, bientôt rejoint par des ninjas impériaux qui avaient curieusement vite réagit à cette nouvelle situation.

Bon, le seul inconvénient de cette technique, c’était qu’elle couvrait une large zone, une tribune, mais pas toute l’arène. Et à travers les ouvertures entre les os, on voyait clairement que ça allait être une véritable boucherie. Les morts se compteraient-ils par centaines ou par milliers ?


** Je ne sais pas qui tu es Shura Ryuuketsu, mais tu viens peut-être de porter à l’Empire un coup fatal. Peut-être pas à court terme, mais en tous cas, il va avoir du mal à se relever de cette attaque-là. Je suppose que je peux te remercier. Sans toi nous n’aurions jamais mis à jour cette faiblesse qui était en train de ronger l’Empire. **
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Mar 5 Sep - 20:24
Satsu regardait le monde qui s’écroulait autour d’elle. Tout s’était passé si vite. Des corps hurlants s’effondraient sous la pierre. Elle n’entendait plus rien qu’un vacarme que rien ne perçaient. La pierre contre la chair. La pierre contre la pierre. La pierre contre la terre. De la pierre, partout. Une avalanche. Elle était là, au beau milieu de cette apocalypse, paralysée par la peur. Ce serait une journée qui resterait gravée à jamais dans sa mémoire.

Pourtant, lorsqu’on remontait un peu la ligne chronologique, on réalisait que rien ne semblait amener à cet effroyable massacre. Shura et elle venaient de remporter une victoire décisive pour le tournoi qu’ils disputaient. Même si elle n’avait, au final, pas autant montré ses capacités qu’elle l’aurait souhaité, elle avait quand même participé en amont à cette victoire et réussit à tenir son rôle dans le plan de bataille mis au point avant le combat. Elle avait de quoi être fière, même si personne ne saurait pourquoi, et que certains la railleraient sans doute en lui disant qu’elle était juste tombée avec un coéquipier ultra puissant.
Lorsqu’elle sortit de la douche, cependant, elle avait retrouvé sa confiance en elle, même après un combat aussi éprouvant. Du moment qu’elle, elle voyait le mérite qu’elle avait eu, c’était déjà pas mal. Ce n’était pas aussi bien qu’elle l’aurait voulu, mais c’était un début. Elle avait encore de nombreux combats pour prouver sa valeur.

Alors que la jeune fille achevait de se rhabiller, à nouveau toute pimpante et débarrassée de cette affreuse odeur de brûlé, elle entendit une voix. Il lui fallut plusieurs minutes pour la reconnaitre, tandis qu’elle marchait vers la sortie des vestiaires. C’était celle de Shura. Que disait-il ? Il parlait de l’Impératrice, de l’Aile du phénix. Satsu ne comprenait pas très bien, comme elle était arrivée en cours de discours. Mais lorsque la révélation tomba, et que la stupeur fit place dans le stade, elle comprit aussitôt de quoi il retournait. Il suffisait de mettre bout à bout les morceaux de discours qu’elle avait entendu.

Appuyée, la main contre l’arche en pierre qui la séparait de l’entrée de l’arène, elle accusait le coup. Ce n’était pas comme si elle avait bien connu Shura, mais elle se sentait quand même profondément trahie. L’espace de quelques combats, elle avait lutté aux côtés de cet homme. Elle avait même admiré ses prouesses, sa force, et son calme olympien. Comment ne pouvait-on pas admirer quelqu’un comme lui ? Une force tranquille, qui aurait fait chavirer n’importe quelle femme à la recherche d’un homme, d’un vrai. Alors oui, ce n’étaient que quelques instants durant lesquels ils avaient été camarades. Mais elle se sentait quand même ridicule de s’être laissée berner au point d’avoir réussi à admirer un traitre.

Satsu refit surface, sortant de sa torpeur, quand Kou s’agrippa à son épaule et se frotta contre sa joue.

« Piou ! Piou ! »

La jeune fille caressa doucement la tête de son ami. Elle le savait bien : lui, il ne la décevrait jamais. Elle ne suivit pas du tout la scène, pourtant touchante, qui se déroula sur le toit. C’est lorsque la terre trembla, et qu’elle manqua de tomber, que Satsu leva de nouveau les yeux. Shura venait de disparaître, et l’arène était en train de s’écrouler. Complètement incapable de bouger, Satsu resta plantée là, à regarder le monde s’écrouler.
L’arche au-dessus d’elle se fissura. Elle leva les yeux, n’arrivant pas à comprendre ce qui se passait. Et la pierre céda, le plafond allait l’aplatir.

« Kiou ! »

Le petit totoro s’était jeté sur elle pour la pousser. Satsu, sonnée, mis quelques secondes à se reprendre. Kou n’était plus là. Où était-il ? Complètement paniquée, alors que le plafond continuait de s’écrouler, elle tenta de dégager les débris pour le retrouver. Impossible. Les pierres étaient trop lourdes.

« Kou ! Kou ! Où es-tu ? »

« Kiouuu … »


Sous cette pierre. Elle l’avait trouvé. Mais elle ne pouvait pas la bouger, c’était …

« Kiou ! »

« Non ! Hors de question que je t’abandonne ! Jamais ça … »


Un craquement sourd. Le plafond s’effondrait complètement. Mais au dernier moment, Satsu réussit à faire coulisser la pierre puis à la faire basculer, et à attraper Kou dans ses bras. C’était la fin ?

Un éclair. Satsu ne comprit absolument pas ce qui s’était passé. Elle avait vu un éclair de lumière, une chevelure blonde et … Elle était au centre de l’arène, loin de la structure qui s’effondrait. Un jeune homme en nage venait de la déposer, et il disparut aussi sec, réapparaissant au beau milieu de la tribune Est. Choquée, et admirative, Satsu regarda son manège pendant bien une minute, tremblante. Et finit par se relever. Pas très sûre d’elle. Kou, dans ses bras, semblait à moitié assommé mais il allait bien. Qui était ce jeune homme ? Il lui avait sauvé la vie … Il lui semblait familier, d’une certaine manière. En tous cas, sa technique était …

« Kou, ça va ? Kou ? Réponds-moi ! »

« Kiou, kiou ! »

« Oh tu m’as fait peur … »


Elle sanglotait. Un spectacle qu’on ne voyait qu’une fois dans une vie. Mais même l’insensible Satsu avait son point faible, et son ami, Kou, elle avait réellement eu très peur pour lui. C’est à ce moment-là que Satsu se mit à regarder autour d’elle, et à comprendre enfin ce qui se passait, et ce que venait de faire Shura. Ce n’était pas un attentat. C’était une boucherie. Comment un homme pouvait paraître à un instant comme le calme absolu, et exploser d’un coup comme ça, en provoquant un tel carnage ?
Encore une fois, elle se retrouvait totalement impuissante. La peur céda à une profonde frustration. Ce n’était plus des tremblements de chaton effrayé qui saisissait son corps, mais des spasmes de rage, incontrôlables. Contre elle-même, surtout. Elle était kunoichi non ? Alors pourquoi elle était aussi faible, incapable d’agir, dans un moment comme celui-là ? Le devant de la scène hein ? Si elle ne pouvait pas protéger sa propre vie, briller en protégeant celle des autres demeurerait un doux rêve.

« Piou ! »

« ? »


Le petit totoro tambourinait, avec sa tête, contre la veste de Satsu. Plus précisément, une de ses poches. Sans trop voir où il voulait en venir, Satsu glissa la main dans sa poche. Elle en sortit un papier froissé, qui avait un peu brunit. C’était quoi cette horreur ? Depuis combien de temps il trainait là ? C’était …

« C’est … Senritsu no Jikan … par Yagumo Yashara … Kou … C’est la mélodie de papa. Comment tu savais que je l'avais encore ? »

« Piou ! »

« Je ne peux pas la jouer, c’est impossible. Je n’ai pas assez de chakra, et puis c’est celle de papa, pas la mienne, je n’ai pas le droit de … »

« Kiou, piou, kiou ! »


Satsu le regarda un instant, surprise qu’il lui parle avec tant de véhémence. Kou, d’habitude si joyeux, était littéralement en train de l’engueuler. La jeune fille baissa les yeux vers la feuille, la parcourant du regard. Elle lisait les notes. Ce que ses yeux imprimaient, ses doigts s’en souvenaient. Elle avait déjà joué cette mélodie des centaines de fois sans parvenir à produire le moindre effet. Mais Kou avait raison : ça pouvait sauver des centaines de personnes si elle y parvenait. Elle était au milieu de l’arène, en terrain dégagé, à l’abri pour le moment. Ce n’était pas le cas de tout le monde. Si elle ne faisait rien et n’essayait pas, elle le regretterait toute sa vie.
Sa main se posa brièvement sur la tête de Kou.

« Tu as raison Kou. Tu es vraiment le mec le plus courageux que je connaisse. Je vais m’inspirer de toi, regardes-moi. Aujourd’hui, c’est moi l’héroïne ! »

« Piou ! »

« Ok. Fais ce qu’il faut, d’accord ? »


Kou bomba le torse, ce à quoi elle répondit à un sourire. Puis Satsu porta la flûte à ses lèvres. Aucune note n’en sortit. Strictement aucune. Le chakra qu’elle envoyait par litres dans l’instrument empêchait tout son de sortir. C’était pathétique.

** Papa … S’il te plait donne-moi la force … Je ne veux pas être faible ! Pas encore ! **

Satsu sentit son esprit basculer. Elle n’entendait plus rien d’autre que la musique. Pour elle, le temps s’était complètement figé. Ses doigts bougeaient tout seuls, tandis que les ondes sonores se déversaient depuis l’instrument dans toute l’arène. D’abord, il n’y eut aucun effet et aucun son. Puis elle perdit la notion de la réalité et …


Tout autour de la jeune fille, tout se figea. Les personnes se mirent à bouger au ralenti, les décombres s’écroulaient lentement, eux aussi. Le temps était comme … figé ? Non, il s’écoulait. Mais au ralenti. L’espace-temps s’était courbé au son de la mélodie.
Curieusement, Kou, lui, n’avait pas subi les effets de la mélodie du temps. Il s’élança aussitôt que le temps commença à se figer. Tout en poussant des petits cris sonores, il attrapa des bouts de tissu avec ses pattes arrières, qu’il fourra dans les oreilles de tous les ninjas qu’il trouvait sur son chemin. L’un après l’autre, ils sortirent de l’effet du Senritsu no Jikan. Mais si les ninjas en sortaient, les décombres, eux, continuaient de s’écrouler aux ralentis. De même que tous ceux qui n’avaient rien pour protéger leur ouïe. Le son se répercutait dans toute l’arène, et … S’affaiblissait progressivement, en même temps que le temps reprenait inexorablement son cours normal.

Les personnes qui entouraient Satsu pouvaient voir qu’elle suait à grosses gouttes, et que ses doigts se crispaient sur la flûte. Son souffle devenait difficile, et son chakra s’envolait à toute flambée. Quand elle s’écroula, épuisée, Kou était déjà revenue pour la rattraper et la déposer délicatement sur le sol.

« Trois minutes … Kou … J’ai tenu trois minutes … »

« Kou … »

« Te moque pas de moi … C’est … Minable … »
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Mar 5 Sep - 22:25
Plutôt que d’assister au combat de mes deux futurs adversaires, j’avais laissé le soin à Masamune d’aller les observer afin de recueillir des informations. J’en avais profité pour aller voir la fin de celui de Sham. C’était histoire d’encourager un ami, mais aussi de voir ce que valait ceux qui pourraient devenir nos opposants lors des play-offs, maintenant qu’on était bien embarqués dans la compétition et qu’on avait déjà presque un pied dedans grâce à notre superbe ruse du premier combat. Vu que Masa et moi étions plutôt tranquilles dans l’arène, c’est plutôt nous qui aurions dû affronter Sham et Seijun, tandis que Maïa et Akane se seraient bien plût contre Shura et Satsu. Vu la violence déployée par Shura, et la force de Maïa, ces deux duos auraient sans doute livré un combat dantesque. Tandis que nous, d'un autre côté, aurions pu nous détendre un peu et nous marrer dans un affrontement plus amical.
Parce que clairement, l’ancien général ne rigolait pas, mais alors pas du tout. Entre lui et son invocation, il avait complètement ravagé le terrain. Ce n’était plus une petite arène toute neuve, mais un sol implosé d’où jaillissait du magma en fusion. C’était à la fois impressionnant, et un peu effrayant. Moi qui ne comprenait pas pourquoi la sécurité avait été renforcée dans cette arène plutôt que dans l’autre … Maintenant je voyais pourquoi.

Le combat s’acheva sur un abandon. Je soupirais. J’étais un peu déçu pour Sham, de le voir s’incliner, mais bon je les comprenais. Ils avaient fait un choix logique, qui avait le mérite de leur rapporter un petit point qui pouvait faire la différence, et de leur épargner quelques blessures sévères. Dans les tribunes, c’était l’effervescence par contre. La prestation de Shura, tout aussi dangereuse qu’elle soit, avait fait grand bruit. Pas étonnant que ce mec soit une vraie star, et une icône pour le peuple. Sa force était démesurée, ça devait être le genre de ninja auquel on faisait confiance et auquel on aimait croire. En plus, il n’était pas que puissant, il avait une putain d’aura.
Je soupirais à nouveau. C’était pas comme moi. Un inconnu. Personne n’avait remis mon visage, alors que pourtant j’étais le nouveau chef des Inuzukas. Ou plutôt de l’association Inuzuka. C’était navrant, d’avoir si peu de charisme … Enfin bon, au moins ça m’aidait un tout petit peu pour mon métier d’espion. Enfin, ça m’aurait aidé si je n’annonçais pas presque systématiquement à mes cibles que je les espionnais. Bon, pour le moment, Tsukiko n’avait jamais eu à me taper sur les doigts et je faisais apparemment bien mon boulot, à ma manière. C’était déjà ça, de pas avoir d’ennuis sur les bras.

Je cherchais des yeux quelques visages connus. Personne. Bon, tant pis. J’allais m’en aller et aller me prendre une glace, tiens. Une demoiselle passait dans les travées pour en proposer. L’air charmeur, et surtout sans le sou, j’allais me renseigner sur le prix. Quel dommage que je n’ai pas de quoi payer ! Je revins à ma place, tout déçu, tandis qu’elle s’éloignait … Et sortait une glace à la pistache de ma poche.


** Héhé, trop facile ! Hmm ? S’passe quoi ? **

Shura venait de grimper sur la tête de son invocation et de se faire porter jusqu’en haut de l’arène, pour grimper sur le toit et dominer toute l’assemblée. Quel sens du spectaculaire, décidément … Enfin, c’est ce que je me dis sur le coup. Je compris assez vite qu’il n’était toujours pas en train de plaisanter. Il avait une importante annonce à faire. Et pas n’importe quoi ! Le chef de l’Aile du phénix ! Et le fait que l’Impératrice connaissait son nom !
Bon sang, ce type avait l’art de tout faire péter et de monopoliser l’attention. Et je ne savais pas encore à quel point j’avais raison …

Quand le nom de Shura fit son apparition dans la bouche de Shura, je ne compris pas tout de suite et me mit à rigoler tout seul en m’étouffant avec ma glace.


« Ahaha, la bonne blague ! Il a le sens de l’humour, hein Tenshi ? »

Apparemment, les Anbus qui venaient de se masser autour de lui, eux, n’avaient pas le sens de l’humour. Et Shura continuait de parler, en gardant son sérieux.

« C’est pas une blague ? Ben mince alors … »

« Ouaf ! »

« T’as raison, c’est pas très logique de l’avouer comme ça à tout le monde, et se faire arrêter. Y’a un truc qui cloche. Il doit avoir une idée derrière la tête … »

« Wouf ! »

« Un clone ? Ah ça explique des choses. Bon ben il est juste venu nous parler. On s’en occupera plus tard si on nous le demande, Tenshi, va. On peut pas faire grand-chose si c’est un clone. Tu veux de la glace ? »

Tenshi ne répondit pas. Il avait la truffe dressée, et grognait. Il semblait sentir quelque chose. Un par un, chacun des cinq chiens finit par faire la même chose. Ils parcouraient la tribune, cherchant quelque chose. Un pressentiment ? Une odeur précise ? J’envoyais du chakra vers mon nez pour améliorer mon odorat en bon Inuzuka. Il y avait bien une odeur …

** C’est … l’odeur de la poussière ? Qu’est-ce que … **

« Merde ! FUYEZ TOUS ! BARREZ-VOUS D’ICI, VITE ! »

Je m’étais redressé d’un coup, agitant les bras pour attirer l’attention. Mais c’était trop tard, et ils mettaient trop de temps à comprendre, sous le choc. Dans un vacarme assourdissant, la tribune s’effondra sur nous, littéralement. Je pouvais m’enfuir, évidemment, j’étais assez rapide, mais … Ca allait faire des centaines de morts ! Pas le choix. Je posais ma main sur le dos de Tenshi. Il fallait réduire en cendres cette caillasse avant qu’elle ne touche le sol.
Pas le temps. Je le réalisais avec effroi. On avait juste pas le temps. A part mes chiens, je n’aurais pas le temps de sauver qui que ce soit. Et merde.
Alors que je m’apprêtais, en désespoir de cause, à sauver notre peau et abandonner les autres, des tonnes de sable vinrent contenir la structure des tribunes. Je tournais le regard. Sham. Bon sang, qu’il était bon ce timing ! Je tournais la tête vers l’assemblée :


« Vite ! Les escaliers ! Tout le monde au centre de l’arène ! »

Le seul endroit dégagé. Le hic, c’était que certaines parties du toit étaient effondrées. Certains ne pouvaient pas se dégager. Heureusement, j’étais plutôt en forme aujourd’hui. Je m’adressais à ma légion de chiens :

« Dalaï-sama, Pon-pon, dégagez ceux qui ne peuvent pas des décombres. Sushi, Rey, Masaschuschetz, portez jusqu’au centre de l’arène ceux qui sont blessés. EXECUTION ! »

Les chiens partirent dans tous les sens, à part Tenshi qui resta près de moi et me courut après tandis que je bondissais vers Sham. Apparemment, la structure tenait bon, mais ça ne durerait pas longtemps. Je lui adressais un sourire tendu, un peu cynique à cause de l’adrénaline :

« Besoin d’un coup de main ? »

Question rhétorique. Evidemment qu’il avait besoin d’un coup de main. Il était déjà prodigieux de maintenir une aussi grande structure en place, presque tout seul vu les maigres renforts fournis par la sécurité dans cette partie de la tribune. Je m’accroupissais près de Tenshi et passais mes bras autour de lui :

« Prêt Tenshi ? Transformation ! »



Y’a pas à dire, ça avait de la gueule. Et cette forme de loup noir géant respirait la puissance brute. Parfait pour contenir un effondrement, non ?
Nous sautâmes à différents endroits des tribunes, pour soutenir des parties prêtes à s’effondrer le temps que les gens pris aux pièges soient dégagés et puissent s’enfuir. Parfois, à coups de crocs, je démolissais un rocher pour ne pas perdre de temps. Cette forme épuisais nos forces, mais au moins, avec ce supplément de taille et de puissance, on pouvait aider Sham et sécuriser des parties de la tribune, pour qu’il ait de moins en moins de zones à couvrir avec sa technique …
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Mer 6 Sep - 17:32
L’ambiance, dans le couloir qui séparait l’arène des vestiaires, n’était clairement pas au beau fixe. Comment aurait-il pu en être autrement après un abandon ? Même s’il était stratégiquement intéressant, dans les faits, ils avaient juste été complètement dominés et mis sous pression. Comme Sham gardait le silence, Seijun fit simplement de même. Il pouvait comprendre sa frustration et compatir. Surtout qu’il avait pu le comprendre : Shura et lui étaient amis. Ou en tous cas, ils l’affirmaient. Parce qu’ils ne semblaient pas être sur la même longueur d’onde.

On en penserait ce qu’on en voulait, ce n’était pas les affaires de Seijun. Par contre, ce qu’il en retirerait, c’étaient des renseignements très utiles, et des enseignements. Il avait pu se mettre dans une situation où il était impossible de réprimer sa peur, et donc mettre sa concentration à l’épreuve. Et puis, il avait toujours eu du mal avec ce type d’adversaire. Ceux qui utilisaient des techniques aussi tape-à-l’œil que dévastatrices. Comme il se battait presque exclusivement à mains nues, il était souvent démuni contre de tels opposants. Partant de là, toute expérience, bonne ou mauvaise, face à un individu doté de ce genre de capacités, était bonne à prendre. D’un autre côté, c’était aussi un bon moyen de mettre des limites au style de combat qu’il avait essayé en décidant de combattre à la manière de Sham. C’était possible, mais c’était encore trop juste. Ca avait néanmoins de bons côtés, et un certain potentiel … Mais au final, c’était peut-être un peu trop extrémiste. Cela dit, c’est sagesse que de tirer profit de chaque échec pour mieux rebondir.

Seijun s’apprêtait à ouvrir enfin la bouche pour essayer de tirer Sham de ses pensées, et tenter de dresser un bilan plus objectif de ce combat, dans cette ligne d’esprit, quand une voix s’éleva de l’extérieur. Et l’Uchiwa ne mit pas longtemps à l’ignorer et à détaler pour aller voir ce qui se passait. Plus par réflexe que par curiosité, le Hyuuga lui emboîta le pas. Il n’avait pas reconnu la voix d’aussi loin, en revanche, il comprit assez vite qui était la personne qui s’était tranquillement installée sur le toit pour improviser un discours public.

Improvisé ? Pas si sûr. Parce que si personne d’autre ne l’avait prévu, lui, semblait savoir très précisément où il allait. A l’ombre de l’arche en pierre qui nous séparait encore du dehors, Seijun s’adossa contre le mur et ferma les yeux pour mieux se concentrer. Seuls son ouïe et son esprit fonctionnaient. Ainsi, il emmagasinerait plus facilement les informations, et les traiterait avec plus d’efficacité.

Tout cette histoire de Maréchal était sans doute palpitante pour d’autres, mais pour le Hyuuga, c’était à reléguer au rang de simple introduction. Il se montrait à son avantage ? Non, c’était plutôt qu’il souhaitait illustrer à quel point l’Impératrice lui faisait confiance. Pourtant, en avouant qu’elle connaissait le chef de l’Aile du phénix, il la discréditait. Pourquoi illustrer la confiance qu’elle avait en lui, pour ensuite la descendre et potentiellement la lier à une erreur comme celle-là ? Shura avait refusé le poste de Maréchal, donc une sorte de complot visant à prendre la place de l’Impératrice n’avait aucun sens : il aurait simplement pu accepter puis œuvrer de cette position plus avantageuse qu’elle lui offrait. Ca réduisait le champ des possibles, quant au but réel de toute cette salade de mots. La suite logique de ce discours c’était donc … Seijun rouvrit les yeux, un peu étonné de ses propres conclusions. Ce manège ne prenait sens que si … Il jeta un œil du côté de Sham. Celui-ci semblait concentré sur les paroles du Jounin, mais était plutôt serein malgré son agacement apparent. Soit il savait, soit il n’avait pas tiré de conclusion hâtive. Inutile de lui faire part de son doute pour le moment.

Le couperet claqua. Le fondateur de l’Aile du phénix … C’était encore pire que ce que Seijun avait imaginé, en fait. C’était très surprenant, aussi. Shura était quelqu’un qui tendait à être violent, il l’avait prouvé. Mais il avait guerroyé aux côtés de l’Empire, et était respecté aux quatre coins de celui-ci. Ca n’avait pas beaucoup de sens. Mais en même temps, le Hyuuga était encore en train de tirer des conclusions alors qu’il manquait tout bêtement d’indices. Il n’avait pas lu sa biographie, et même si c’était le cas, qu’est-ce qu’elle aurait valu ? Les ninjas étaient entrainés pour apprendre à dissimuler certaines informations sur eux. Et pour ne pas afficher facilement leurs émotions et leurs opinions. Donc il pouvait être quelqu’un de très différent, en réalité. Sans le connaitre personnellement, ou être un espion talentueux, ça n’était pas possible d’en savoir plus si facilement.

Comme Seijun voyait mal la scène, il activa son Byakugan afin de pouvoir observer un peu plus précisément. C’est à ce moment-là qu’une décharge de chakra brute explosa juste à côté de Seijun.

« H…Hé ?! »

Ca venait de Sham. Il l’avait quitté des yeux quelques instants, et il avait eu le temps de changer. Comme si un démon venait de sortir de l’intérieur de son corps sous le coup de la nouvelle, pour prendre possession de lui. Des bandelettes de tissu volaient dans tous les sens. C’étaient sans doute celles qui recouvraient ses avant-bras, parce qu’ils étaient maintenant complètement à nu. Et vu les sceaux qui s’étalaient dessus, il était en train de péter un câble, non ? Parce que les oreilles pointues, et le style griffes et crocs, à part si on est du genre à se déguiser en chat pour des pratiques bizarres, ce n’était pas très commun. Et de toute façon, le chakra qui s’agitait, Seijun le voyait bien avec son Byakugan, ce n’était pas totalement le sien … Il avait entendu parler de ça une fois. Une histoire sur un Bijuu contenu dans un corps humain avec un sceau. Un gros monstre bien balèze, duquel il pouvait piquer du chakra et ce genre de choses. C’était à ça qu’il était en train d’assister ?

Avant que le Hyuuga n’ait pu se pencher plus à son aise sur la question, Shura avait disparu, et la terre tremblait. L’arène s’effondrait. Seijun sortit presque immédiatement du tunnel pour éviter de se le prendre sur le coin de la tête.
En quelques secondes, il avait perdu Sham de vue. Mais ce n’était pas le plus important pour le moment : il y avait des milliers de personnes qui étaient en danger de mort. C’était donc le plan de Shura et de l’Aile du phénix ? Frapper un grand coup ?

Pas le temps de réfléchir, on verrait ça plus tard. Seijun fit passer son Byakugan au niveau de détection supérieur, et sauta vers les tribunes, dans le but d’aider les personnes présentes à l’évacuation de son mieux. Lui ne possédait pas de supers techniques comme les autres, mais son Dôjutsu lui permettait d’avoir un bon contrôle visuel sur la situation. Savoir où ça allait s’écrouler bientôt, si quelqu’un était coincé sous des gravats, ou encore s’il y avait encore du monde à l’intérieur de la structure. Il réussit même à aller chercher une petite fille qui était coincée dans le bâtiment. Partie aux toilettes pendant le discours avec sa mère, seule l’une des deux avait pu sortir et la mère était venue demander des secours. Heureusement pour elle que Seijun était dans les parages, il avait pu aller la chercher.
Certains ninjas présents étaient impressionnants de force et de bravoure et démontraient toute leur efficacité. Ils travaillaient chacun de leur côté à limiter les dégâts, ou alors en groupe pour sauver le maximum de gens. Ces images … Malgré la gravité de la situation, le trop bon sang-froid de Seijun ne put s’empêcher de se projeter dans le futur de quelques jours.

** L’Aile du phénix va rater son coup. La solidarité entre les habitants de l’Empire va être renforcée, Shura, tu vas obtenir l’inverse de ce que tu voulais. La division et le chaos. Si l’Impératrice n’est pas stupide, que ce que tu as dit soit vrai ou non, tu peux échouer dans ton projet. L’Empire n’est pas si faible. **

Le son d’une flûte le tira de ses rêveries. Il eut à peine le temps de tourner la tête qu’il se retrouva comme … Embourbé ? Tout était figé autour de lui, et ses propres mouvements étaient comme ralentis … Une petite créature s’amusait à mettre des bouchons dans les oreilles de ninjas, qui se mettaient à bouger de nouveau et profitaient de cette interruption pour mettre des gens à l’abri. Des bouchons … L’ouïe ? C’était Satsu qui faisait ça avec sa flûte ? Quand la mélodie s’arrêta et que Seijun retrouva ses moyens, il resta un moment immobile à tenter de comprendre. C’est un cri de détresse qui le tira de sa stupeur.

** Non, définitivement. Tu ne gagneras rien aujourd’hui, si ce n’est la haine. **
Chuunin
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Jeu 7 Sep - 13:34
Rien de tel que d’observer d’autres combats pour se mettre en jambes avant le sien. Du moins c’était comme ça que je fonctionnais et voir de vieux et plus nouveaux amis combattre était vraiment sympa. Je m’étais positionné de sorte à pouvoir observer le combat de Shura d’un œil et celui d’Eihiko-kun de l’autre. J’avais une vue plus ou moins parfaite sur les deux, du coup, et le contraste entre les deux était assez drôle : A droite l’arène était complètement éclatée et laissait entrevoir des visions d’apocalypse, tandis qu’à gauche on voyait un combat un peu plus « classique » qui venait à peine de commencer.

A peine quelques secondes s’étaient écoulées pour Eihiko que Shura avait déjà expédié son affrontement. Pour avoir combattu brièvement avec lui en mission, sa mentalité en combat était plus ou moins semblable à la mienne : frapper fort et vite. On n’est pas du genre à niaiser pendant des heures et à regarder les autres dans le blanc des yeux indéfiniment, on est plutôt du genre pragmatique. C’était ça aussi qui m’avait plu chez lui la première fois que je l’ai rencontré, chez Zamo. Enfin, la première fois depuis mon intégration à l’Empire, bien évidemment. Pendant la guerre, par principe, je le détestais. C’était même plutôt ironique que je me retrouvasse embarqué dans son « armée » révolutionnaire maintenant que l’Empire avait conquis le continent, et que nous allions être amenés à combattre sous le même signe.

Alors que le combat venait de se terminer, il monta sur la tête de sa salamandre afin de prendre de l’altitude pour pouvoir être vu de l’ensemble de l’arène. Je commençais à flipper un peu. Certes j’étais au courant qu’il préparait un gros coup, mais je ne savais pas exactement de quoi il en relevait. Il n’aimait pas les secrets, mais il est vrai que je ne lui ai pas demandé plus de détails, par peur de « cracher le morceau » si je puis dire.

Pendant ce temps, le discours qu’il tenait était intéressant. Maréchal ? Je n’en avais jamais entendu parler – enfin, c’était logique vu que le poste allait être créer pour l’occasion – mais ça ne me rassurait pas spécialement sur la tournure que les évènements allaient prendre : ça commençait à toucher à l’Aile et ça puait, surtout. L’impératrice était donc au courant pour son chef ? Enfin… Elle savait que Shura nous dirigeait ? Qu’est-ce qu’elle savait d’autre ? Peut-être que tous les membres étaient déjà fichés, après tout, si elle était au courant pour Shura, elle l’était sûrement pour d’autres membres comme Luciole ou moi.

Il finit par confirmer qu’il était bel et bien le chef et fondateur de ce mouvement. Bordel… Qu’est-ce qu’il avait en tête ? D’accord il était temps de faire bouger les choses, mais... Etions-nous seulement prêts ? En faisant ça il me mettait aussi au pied du mur : comment devrais-je réagir face à ces évènements ? Devais-je faire semblant d’être outré et continuer à jouer l’agent double ou bien devais-je suivre Shura et me casser comme si de rien n’était ?

Ni une ni deux, la réponse vint d’elle-même : après un grondement sourd, les tribunes de l’arène commencèrent à s’effondrer. Le salaud, il avait bien préparé son coup avec le clone et les sceaux dans les fondations… Ca aide d’être un héros de guerre, mine de rien. Enfin, toujours était-il qu’il était trop tard pour moi de simuler une crampe intestinale intempestive et de m’éclipser aux toilettes pour m’enfuir dans le plus grand des calmes. De toute façon, je n’avais pas le choix, ne sachant pas où Shura se trouvait, je ne pouvais pas tenter le diable, je devais au moins montrer patte blanche. A la limite, si je pouvais me blesser « malencontreusement » en protégeant quelques civils, c’était tout bénef pour moi : il me suffisait de me péter les bras, impossible pour moi de continuer à aider alors et j’en profitais pour me casser hors de l’arène en faisant mine de vouloir chercher Shura… Ou alors je pouvais aussi me tirer directement en laissant le soin aux autres shinobis de s’occuper des civils… ? De toute façon je n’étais pas du genre utile dans ce genre de situations, étant donné que je n’étais bon qu’à cogner.  Il fallait que je choisisse, et plutôt vite.

De fait, je n’eus pas le loisir d’hésiter très longtemps, un bloc de pierre venu du plafond était en train de me tomber dessus. Enfin, sur moi et sur les quelques personnes près de moi.

« Allez tous au centre de l’arène, je m’occupe de retenir les gravats !

Je m’élançai alors dans les airs afin de porter quelques coups à ceux-ci, non sans renfort de chakra bien sûr. Ma technique fétiche ne fût jamais aussi utile.

[Décuplement: -30 Chakra]
[Akimichi Houshou : -50Energie]

Bien. J’avais fait une bonne part de travail. Je partis donc à l’extérieur de l’arène, laissant les civils restants à leur propre sort. De toute façon, ils n’étaient que des rebuts de l’Empire et ne méritaient pas de vivre. Ils étaient venus voir du sang, j’espérais juste qu’ils en avaient eu pour leur compte. Il fallait que je retrouve Shura. Ou pouvait-il bien être parti ?
Nukenin
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Jeu 7 Sep - 15:47
Contrairement à toutes les personnes présentes dans les tribunes, ce n’était pas la force déployée par Shura qui nous choquaient, Shun et moi. Shun l’avait combattu alors qu’il se retenait, et avait eu l’occasion de le voir à l’œuvre à, tout au plus, trente pourcents de ses capacités. Enfin, c’était ce que nous croyions. Nous comprenions tous deux, maintenant, que c’était plus dix pourcents de ses capacités. Sham, et même Seijun à sa manière, étaient de formidables ninjas. Sham avait une puissance colossale, déjà, et il ne lui manquait que l’expérience pour devenir un des tous meilleurs ninjas du monde shinobi. Seijun, lui, avait un sang-froid qui frisait l’impossible au vu de la situation et de sa force actuelle. Pourtant Shura, même s’il avait dit qu’il se donnerait à fond, n’avait tout au plus utilisé que deux ou trois techniques qui représentaient mal son niveau réel. Il en gardait sous le coude, et au vu de ce qu’il avait déjà utilisé ce n’était pas des armes secrètes ou des petites techniques astucieuses qu’il conservait cachées. C’était son niveau réel qu’il dissimulait. Le faisait-il exprès ? Peut-être même pas. En soi, le terrain, sa technique Doton, et son invocation, mettaient à elles trois tellement de pression sur ses adversaires qu’il n’en avait simplement pas besoin.

Depuis son arrivée dans le monde ninja, Shun avait eu l’occasion de voir des adversaires très forts. Masamune, par exemple, avait permis au jeune rônin d’entrevoir un niveau de chef de clan, un peu supérieur au niveau Chuunin et au sien. C’était là qu’il avait découvert qu’il y avait des gars vraiment plus forts que lui. Son affrontement avec Tekkun lui avait montré qu’il y avait des personnes qui survolaient aisément tout ça. Que le potentiel des ninjas était presque sans limites. Mais ces limites, justement, Shura venait de les faire voler en éclats. Il n’y avait pas d’autre mot : quand cet homme deviendrait sérieux, il serait terrifiant.
Heureusement, car Shun commençait à avoir un peu peur pour son ami et équipier, le match se termina par abandon avant qu’on en arrive à ce point-là. Sans doute juste avant, à quelques secondes près. Le jeune homme soupira de soulagement.
Moi, j’étais juste un peu déboussolé. Je connaissais le niveau que les Kyuchioses pouvaient avoir à force d’années. J’en avais eu un très bon exemple à plusieurs reprises, en me confrontant en esprit à des invocations que les ninjas ne pouvaient même pas espérer invoquer. Mais j’ignorais que Onogoro réservait ce genre de personnage, et ce genre de puissance. Forcément, tout ce temps passé dans l’esprit de Shun m’avait ramolli et m’avait empêché d’explorer plus en avant Onogoro.

Alors que nous reprenions nos esprits, et fixions de nouveaux objectifs pour l’avenir, Shura entama un discours déstabilisant. Je me demandais ce qu’il préparait, tandis que Shun, lui, restait juste un peu hébété par ce qu’il entendait. Le chef de l’Aile du phénix ? L’Impératrice le savait ? Que signifiait tout cela ? Je percevais les questions qui se bousculaient dans son esprit. Mais elles restaient superficielles. Moi je percevais le problème à un autre niveau : pourquoi maintenant ? C’était ça le plus important. Qu’il vienne de s’exposer était une illusion : c’était un clone. Supérieur, mais un clone quand même. L’essentiel de cette question reposait sur autre chose : l’Aile du phénix venait de s’adresser directement à la population. C’est ça qui était fort. La raison de ce discours, par contre, m’échappait encore.
Quand le sol se mit à trembler, je compris assez vite cependant : ils préparaient quelque chose de très grand. Le genre de chose qui marque à tout jamais les livres d’histoires. Quelque chose de retentissant.

Quand les murs commencèrent à s’écrouler, Shun n’eut pas le temps de réagir. En fait sans les interventions successives de Sham, puis de l’Inuzuka, la tribune se serait écroulée avant qu’il ne réussisse à mettre quelqu’un à l’abri. Il reprit quand même vite ses esprits, et attrapa un petit garçon qui allait se faire écraser par une pierre. Pendant que sa mère se perdait en remerciement et serrait le garçon contre elle, Shun pointa du doigt le centre de l’arène :

« Pas le temps pour ça, fuyez madame. »

Le regard du Genin se dirigea vers les deux qui venaient de sauver des dizaines de vie en l’espace de quelques secondes. Sham utilisait une technique de sable qui maintenait la structure à peu près en place, tandis que l’Inuzuka dégageait les décombres à grands coups de dents, sous une forme de loup géant. Des chiens courraient dans tous les sens pour aider à mettre les gens à l’abri. Shun ne put pas s’empêcher de prendre deux secondes pour les admirer et se dire qu’il aurait voulu être comme eux.

Pas le temps de niaiser ou de le laisser rêver. L’heure n’était plus aux secrets mais à la survie. De toute manière vu comme le monde venait de prendre un virage sec, je n’avais plus le luxe d’espérer me cacher plus longtemps. Garder Shun en vie et l’amener à un autre niveau allait devenir plus urgent que de jouer les espions.

** Shun. Invoque Zoko. **

** … Je savais que … Mais … Qui es-tu ? **

** On n’a pas le temps pour ça. Vu ton niveau actuel tu ne peux pas m’invoquer, alors invoque Zoko. C’est le seul qui peut t’aider dans ce genre de situation. **

** On aura des choses à se dire après tout ça. **

** Je sais bien. Dépêches-toi. **


Bon, plus la peine de me cacher en tous cas. Je fis jouer toute ma force spirituelle, puisque je n’avais plus besoin de la cacher, pour étendre mon champ de perception et énumérer les personnes qu’on ne pouvait pas voir, déjà sous les gravats ou alors en-dessous de la tribune. Pendant ce temps, Shun réalisa la technique d’invocation. Zoko, l’huître sucrée comme on l’appelait, apparut dans sa main. Shun la déposa sur son épaule.

** Zoko, j’ai besoin de ton aide. **

** Ouais, je sais pas. Tu sais d’après mon horoscope aujourd’hui je dois me reposer et préserver ma santé, et donc ne pas faire de choses dangereuses. Non, définitivement, je ne veux pas, désolé. **

** Zoko arrêtes de faire le pitre. **

** Umimaka-sama ! Vous êtes … Hein ? **

** Dépêches-toi triple buse. Utilise tes techniques ! **

** Oui, oui Umimaka-sama tout de suite ! **


Shun continua d’aider comme il pouvait à faire circuler les gens. Pendant ce temps, une voix grave et puissante s’éleva depuis l’huître qui était sur son épaule …

« Par la force de la constellation de l’huître perlière ! Viens à moi, pouvoir du cosmos marin ! Suiton, Mizukabe Joubu, le mur d’eau solide ! »

Je n’avais jamais compris pourquoi Zoko en faisait autant des tonnes quand il utilisait la moindre de ses techniques. Mais bon, je suppose que ça l’aidait à se concentrer. Et puis le résultat était au rendez-vous. Un grand mur d’eau, étrangement rosé, s’étira depuis le haut de la tribune vers le toit, afin de former un rempart sur une petite partie de la zone. Ce n’était pas grand-chose, mais au moins Sham aurait ça au moins à maintenir en place. Zoko ne pouvait pas maintenir en place cette technique très longtemps, surtout qu’elle était utilisée pour maintenir un édifice ce qui n’était pas son utilité première. Mais elle permit d’évacuer quelques personnes de plus, c’était toujours ça de gagné.
Shun, qui ne pouvait rien faire de plus, se contenta d’attraper une grand-mère blessée à la jambe et il descendit dans l’arène d’un saut de Ki un peu élevé. Il déposa la mamie sur le sol, à l’abri, puis se retourna pour s’assurer qu’ici, au moins, ils étaient en sécurité.
Il ramena sa veste sur sa bouche et son nez, pour se protéger des nuages de poussière, et contempla le carnage qui était en cours.

** C’est … Abominable … Pourquoi il a fait ça ? **

** Je ne sais pas Shun. Les humains ont tous un rapport à la vie et à la mort différent contrairement à nous. Savoir ce que chacun pense et pourquoi il agit est très complexe quand il s’agit de votre espèce. **

** Ouais … Mais quand même. J’ai toujours cru que papa était le plus grand meurtrier que le monde ait connu. Je vois bien que … Peut-être que ce n’est pas le seul au final. **

** L’histoire des hommes est remplie de monstres qui ont commis des choses atroces. Et parfois, ce ne sont même pas des monstres. Les hommes se perdent facilement dans leurs propres idéaux. **

** Se perdre ? Tu appelles ça se perdre ? **

** Ce n’est pas ce que j’ai dit. **

** … T’es qui au fait ? **

** Patience. Demain, je te redonnerais le souvenir de notre première rencontre. Tu comprendras tout et pourquoi je ne t’ai rien dit avant. **

** Si tu le dis. Je t’appelle comment ? Papa huître ? **

** Umimaka. **

** C’est moche et imprononçable, je préfère Papa huître. **

** … **
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Jeu 7 Sep - 19:12
Vous connaissez la plus grande différence entre un assassin et un guerrier ? Le guerrier sait s’il a gagné ou perdu dès les premiers échanges de coups, en général. L’assassin, lui, fais en sorte d’avoir gagné avant même que le combat ne débute. Que ce soit en arrangeant la situation dans laquelle débutait le combat, dans la récolte d’informations, ou encore dans le trucage du combat. Du coup, pour moi qui était un assassin et non un combattant, observer le début du combat entre les deux prochains duos que nous allions affronter avait l’allure d’une évidence.
Et ce qui était encore plus évident, c’était que ces quatre-là, tous autant qu’ils étaient, n’étaient pas à la hauteur. J’allais les écraser. J’en laisserais un petit peu à l’Akimichi, évidemment : après tout, le meurtre n’était pas dans mon intérêt pendant ce tournoi. Pour une fois ! Donc mieux valait que ce soit lui qui les achève. Et ni moi, ni Shikkoku, ne serions capables de réfréner notre cruauté si c’était à moi d’en finir avec le combat. De plus, la fin d’un combat ne signifiait normalement pas le KO de l’opposant, mais bien sa mort. Quelqu’un d’évanoui, ce n’était pas une victoire.
Enfin, de toute manière, tout ce qui comptait aujourd’hui c’était la victoire officielle. Franchir les étapes du tournoi. Quelque chose de plus important m’attendait pour les play-offs. Suffisamment important pour que je suive pour un temps les règlementations de ce tournoi. Il y avait le chef des Sceaux qui participaient. Le boss des sous-êtres. Donc le plus pathétique de tous les êtres humains qui avait eu l’occasion de fouler cette planète. A part mon cousin peut-être …

Mon plan était parfait. Faire semblant de suivre les règles, rallier le public à ma cause, être un beau gosse admiré de tous, et faire ami-ami avec l’Akimichi. Puis tuer Masamune par accident. Je ne laisserais aucune preuve derrière moi. J’avais déjà tout prévu. L’empoisonner avant le combat avec un Yuudoku Kumo, faire durer la représentation. Relancer un nuage empoisonné pendant le combat pour faire croire que c’était celui-là qui était actif et tromper les médecins et l’autopsie … Et il s’écroulerait avant la date fatidique. Et là mon attaque imparable le toucherait, sans que je n’ai prévu tout ça. Ce serait officiellement un accident. Personne n’aurait de preuves de toute façon. Bien sûr que tout le monde saurait ! Mais l’Empire ferait tout pour éviter la guerre entre Uzumakis. Ils me couvriraient par la force des choses. Pas le choix : c’était ça ou perdre le soutien d’un clan majeur, et donc risque une guerre civile.

Et mon objectif se rapprochait. Les quatre dans l’arène n’avaient rien de spécial. Le Hyuuga était faiblard. Le dénommé Sham se démerdait un peu … mais bon, il avait l’air de mal supporter la pression le pauvre. Je le sentais presque prêt à pleurer, c’était quoi ce sang-froid de moule ? Quelqu’un comme ça craquerait et perdrait le contrôle sur la moindre provocation bien pensée. A coup sûr. Suffisait de ramasser quelques infos à droite à gauche pour savoir ce qui n’allait pas dans sa petite tête et ça irait tout seul. Il venait d’essuyer un procès, devait bien y avoir un sujet sensible planqué quelque part auquel je pouvais accéder. Et le dernier c’était le ‘fameux’ Shura. Que tout le monde admirait éperdument.
Pfff. Quelle perte de temps. Un bourrin, ni plus ni moins. Il avait peut-être une stratégie, mais au fond ce n’était basé que sur sa puissance brute. J’excellais contre ce genre de personne. Il était puissant et curieusement résistant, mais pas assez pour passer ma défense parfaite ou résister à mes attaques imparables. Des gros mauvais, tous autant qu’ils étaient. On n’en ferait qu’une bouchée.

Enfin, tout ne se passa pas comme prévu. Sur un coup de tête, Shura décida de grimper sur le toit, de dévoiler sa position de chef de l’Aile du phénix, et de faire exploser le stade. Woaw. C’était quoi son but au juste ? Tuer plus de gens en une seule fois que moi pendant toute ma carrière ? Pas de bol mon gars, même si tu enterrais tout le stade, tu serais à peine arrivé au bon compte. Les génocides et les gros crimes de guerre, c’était ma spécialité à moi ça, pas la tienne. Amateur.

Alors que tout le monde criait et s’agitait autour de moi, je soupirais. Quel ennui. Tiens ! Une main dépasse de sous une pile de gravats. J’entends même appeler à l’aide. Il veut quoi au juste, que je déplace les cailloux ? Qu’il était faible. Un rocher de rien du tout. Et cette chose faiblarde considérait avoir le droit de vivre ? Tu vas voir crevure vivante, ce que je pense des types comme toi … D’un geste sec et impérial, je piétinais sa main du talon. Un hurlement de douleur se fit entendre. Et un sourire enchanté apparut sur mon visage. Je venais d’avoir une merveilleuse idée, en fait !

La base du problème avec les Uzumakis des sceaux, c’était qu’ils avaient une bonne place dans l’Empire actuel. Parce que l’Impératrice semblait les avoir à la bonne. Ou au moins son gouvernement. Avec les révélations de Shura, il y avait fort à parier que leur position allait s’affaiblir s’ils ne renonçaient pas à cette fameuse protection. Sans l’Impératrice pour intervenir, j’étais tout libre comme je voulais, moi ! Plus d’accord négocié, sachant qu’elle était une traitresse. Et en attendant le nouvel accord, j’étais libre comme l’air de faire ce que je voulais. Je m’en foutais si c’étaient des crimes. Ils n’auraient qu’à négocier un nouveau traité ou nous faire la guerre. Peu m’importait. La forteresse des Elus était plus solide que ne l’était Shousan. Et ils diraient ce qu’ils voulaient, sans preuves, j’arriverais à rameuter suffisamment d’alliés pour leur poser réellement problème. Ils n'imaginaient pas à quel point j’avais le bras long … Et l’assassinat efficace. Héhé. Sans généraux, y’a pas d’armée. Sans armée, on perd la guerre. C’était pas nécessaire d’être dans le camp le plus nombreux en fait !
Bon place à l’action. J’avais quelque chose de primordial à faire, moi.

J’avais prévu de tuer Masamune en pariant sur le fait que l’Empire éviterait la guerre civile. Mais le truc, c’est que la situation était tellement chaotique que personne n’allait faire attention à moi … Bon, il était où, ce sous-être ? Je parcourus l’arène des yeux. Là-bas. Dans cette tribune. Mer-vei-lleux. Finalement je n’aurais même pas besoin d’attendre la fin du tournoi, c’était pas beau ça ? Au pire des cas si quelqu’un me voyait ? Mais attendez, pour qui me prenez vous ? Personne n’allait me voir ! Comme à mon habitude, tout le monde saurait mais personne n’aurait de preuve. Je changeais de tribune en marchant tranquillement, écartant les morceaux de pierre qui menaçaient de me tomber dessus avec une rafale aquatique, de temps à autre.
Le sous-être était là à se débattre de son mieux, entouré par sa garde personnelle qui faisait le boulot qu’un soit disant Saint devait faire. Parfait, parfait.

La brume naquit tout autour de moi, envahissant la tribune toute entière. On n’y voyait plus rien à plus d’un mètre autour de soi … Sauf moi évidemment ! Et dans ce nuage de pois blanche, mon chakra était complètement imperceptible. Invisible, impossible à repérer. Et voilà ! Il suffisait de tuer rapidement, et tout serait réglé sans coup férir. Bon, alors, comment on le fait mourir ce lamentable sous-être ? Un shuriken dans la gorge ? Nan, il avait des gardes du corps qui s’interposeraient, et puis y’avait des caillasses partout. Y’avait qu’une seule solution pour tuer un maximum de sous-êtres, leur chef avec, et au passage faire monter mon compteur de personnes envoyées dans l’autre monde. Et en plus ce serait super stylé.
Je fis exploser mon chakra à l’aide de la Durée illimitée, préparant ma technique la plus dévastatrice de toutes … Au-dessus de la tribune, le vent et l’humidité fusionnèrent à des centaines d’endroits différents, formant de petits orbes tourbillonnants. Des sphères de chakra concentré, furieux, avec une force de destruction basée sur la rotation du vent et de l’eau à une cadence furieuse et condensée.
La pluie d’orbes s’abattit sur les tribunes avec une violence surnaturelle. C’était mon ultime technique d’assassinat : la méthode génocide. Personne n’avait jamais évité cette attaque une fois lancée, surtout par surprise. Et ceux qui s’en étaient tirés vivants se comptaient sur les doigts d’une main. Au pire, même quand je loupais mon coup, il y avait quand même au moins une dizaine de morts. C’était peut-être pas du genre à faire écrouler toute une arène, mais moi au moins je pouvais en lancer à volonté avec mon immense réserve de chakra. Pas besoin de trois mois pour préparer mon petit génocide. Ca c’était de l’efficacité, n’en déplaise à l’autre guignol qui faisait semblant de savoir y faire en la matière.

Au moins même si je l’avais loupé, ce serait fun de le laisser réfléchir puis de le laisser venir à moi quand il aurait compris. Je ne provoquerais pas la guerre, mais je ferais en sorte qu’elle vienne frapper à ma porte.
Pas le temps de voir si j’avais réussi mon attaque, la brume allait bientôt se dissiper. Je m’empressais de me tirer d’ici et de rejoindre, incognito et comme si de rien n’était, une des tribunes pour faire semblant de ‘continuer’ à aider les civils à s’échapper grâce à mes techniques de Suiton. Ce chaos était vraiment la perfection. Tout le monde était si occupé à sauver des vies innocentes, qu’ils n’avaient pas vu le coup venir côté meurtre de sous-êtres.
Oh ils feraient sans doute leur petite enquête après coup. Mais j'men branle : je serais déjà loin à préparer ma petite tirade pour annoncer que le clan Uzumaki en avait marre de cette impératrice de pacotille alliée à des sous-êtres dégoûtants et que les Ranton se retiraient de cette mascarade inutile.

** Héhé. Mourrez, bande de râclures ! Mourrez ! Vous auriez mieux fait de rester nos esclaves à tout jamais. Ca au moins c’était votre vraie place. Vous me faites pitié. **
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Ven 8 Sep - 14:41
En me levant ce matin, je n’avais pas prévu d’assister au fameux tournoi qu’ils organisaient à Taki. Et pourtant, j’y étais par la force des choses. Saki venait de rentrer dans la mission que je lui avais donné : retrouver Shimizu Tsubazame et la suivre afin qu’elle nous mène à l’Eclair Blanc. Je savais à présent où il était et ce qu’il faisait. Seulement, il n’y avait que Saki et moi sur le dossier. Et ma lieutenant avait grand besoin de se reposer après ses journées de recherches. Du coup, c’était une mission pour moi cette fois.
Saki avait eu un bon flair en dénichant le nom de Shimizu. Et moi plus les combats passaient, plus j’étais convaincue que mes soupçons étaient confirmés. L’Eclair Blanc n’était déjà plus une énigme pour nous. J’aurais pu tirer une grande gloire d’une telle prise, et faire fermer leur clapet à l’Enquête et à la Défense qui prenaient un malin plaisir à nous décrier, mais …

Je n’avais plus aucune envie de l’arrêter ou de l’interroger. Pourquoi arrêter quelqu’un qui n’est pas un ennemi ? Et pourquoi interroger quelqu’un alors qu’on a déjà deviné ce qu’on avait besoin de savoir ? Pour une raison que j’ignorais, puisque tout ceci n’était qu’une hypothèse, l’Eclair Blanc avait dialogué avec l’Impératrice et non pas tenté de l’assassiner. Pour une autre raison encore, il avait pris l’identité d’emprunt de Kikoho Akimichi, un Anbu au service d’un mystérieux personnage haut placé. Il ne fallait pas être devin pour comprendre lequel. Donc apparemment, c’en était fini de son désaccord avec l’Empire.
Mais ce qui m’avait réellement décidé, c’était son implication dans une mission classée ultra confidentielle, qui avait beaucoup bénéficié à l’Empire et sans doute sauvé pas mal de monde. Je n’avais pas les détails de cette mission, mais les seuls bribes que j’en avais étaient plutôt effrayantes sur ce qui aurait pu se produire.

Si tout se passait bien ce serait le dernier jour de surveillance, avant que je ne referme ce dossier brûlant. Je pourrais alors me consacrer à autre chose et écarter pour de bon Eihiko Tsubazame de la liste de nos ennemis. Un dernier round d’observation, et j’irais lui parler pour m’assurer que tout cela était tel que je le pensais. Enfin, lui parler. On l’attaquerait par surprise avec Saki pour le neutraliser, et on le ramènerait au quartier général de l’espionnage en toute discrétion. Là-bas, on parlerait sans avoir besoin de faire attention aux oreilles indiscrètes. En espérant que cela ne le vexerait pas outre mesure. Mais j’avais besoin de tout ce protocole pour être sûre que tout irait dans la plus totale discrétion.
Le plan était bien ficelé, et je ne voyais pas ce qui pouvait le contrarier. Pas encore.

En attendant, puisque j’étais là, je pris le parti de profiter un peu du spectacle. La plupart des participants n’avaient pas beaucoup de secrets pour nous. Mais je ne connaissais évidemment pas leur panel technique sur le bout des doigts. Donc chaque petit détail était une note de bas de page en plus à apposer à chacun. D’autant plus qu’il y avait autant de grands noms, que d’espoirs prometteurs mais encore mal renseignés.
Le premier combat ne fut pas très palpitant, et remporté sur une astuce assez loufoque. Je n’avais pas spécialement de sens de l’honneur moi-même, je prônais la survie, donc ça ne me paraissait pas si affligeant que certains semblaient le penser. C’était juste bien joué pour moi. Je profitais quand même de ce petit combat sympathique pour faire mes courses et copier la technique de clone électrique. Ce n’est pas ce que j’étais venu faire, mais ça pourrait quand même m’être utile.

** J’avais déjà une bonne idée du potentiel de Maïa Kaguya, et de Masamune Uzumaki. Pour la femme que les Naras recherchent, aussi, les ombres sont nombreuses au clan Nara. C’est facile de se cacher dedans. Par contre Rem, tu me surprends un peu. Pourtant tu fais partie de l’espionnage, ça fait bizarre d’être mal renseignée sur un de ses subordonnés. Je ne savais pas qu’il était capable d’envoyer une telle attaque … **

J’avais toujours apprécié ce garçon, et ce depuis qu’il était entré dans l’espionnage. Il avait une mentalité qui ne correspondait pas au métier, complètement décalée. Mais il avait aussi quelques résultats de temps en temps, et son idéologie était semblable à la mienne en plusieurs points. C’était quelqu’un de bien, qui redonnait un peu de dorure à notre métier. Bon, après pour ce qui était de ses compétences … Disons que personne n’était parfait. Mais que ses chiens et lui auraient été plus efficaces pour la traque que pour l’espionnage. Il n’avait aucune aptitude qui le prédisposait à une carrière d’espion. La seule chose qui le maintenait dans mes petits papiers, c’était que ça faisait de lui un élément surprenant et original. Ce qui le rendait utilisable malgré tous ses défauts. Et maintenant qu’il venait de me révéler ses talents de combattant sous un nouveau jour, autant dire que j’allais peut-être réviser mon jugement sur ses possibilités. Il y avait peu de combattants purs et durs parmi nous, et c’était, même si je n’aimais pas cette idée, toujours indispensable de pouvoir compter sur ce genre d’élément.

Le deuxième combat n’était pas moins intéressant en soi. Enfin, pour Shura Ryuuketsu je n’eus pas de grandes révélations sur ses capacités que je connaissais déjà plutôt bien. Celles de Satsu et de Seijun ne seraient pas révélées dans ce genre de combat, pas à leur juste valeur en tous cas. En parlant de Seijun Hyuuga … J’avais bien entendu su qu’il était parti sur les terres de son clan afin de rencontrer la nouvelle chef de clan. Ca correspondait à son profil en plus. J’avais été un peu anxieuse de savoir s’il reviendrait ou pas, mais il était revenu et participait un peu plus activement aux affaires impériales. Je n’avais pas d’espion chez les Hyuugas, donc je ne connaissais pas encore leurs intentions, et j’avais demandé à quelqu’un de garder Seijun ailleurs pour le savoir. Son comportement signifiait trois possibilités : soit il était devenu un espion pour le compte de son clan, soit il était venu dans l’espoir d’un rapprochement, soit son clan l’avait tout simplement envoyé paître quand il avait voulu revenir.
Et aucune des trois possibilités n’était meilleure qu’une autre.
Quant à Sham Ono … j’avais eu son dossier sur mon bureau pendant un bon mois. Son histoire lorsqu’il était arrivé me semblait peu crédible, et en plus des faits étaient bancals et ne correspondaient pas à ses paroles. Mais il y avait eu un incident pendant un entrainement qui m’avait permis d’obtenir d’avantage d’informations. Une infirmière qui était en réalité une espionne avait surpris des émanations de chakra supérieures à ce qu’il aurait dû avoir, et avait pu surprendre des bribes de conversation entre sa senseï et son grand frère. Du coup j’avais su avant son procès que c’était un élément problématique. J’avais simplement jeté le dossier dans les archives après l’attaque sur l’académie, en concluant que ce garçon n’était pas nocif pour l’Empire, au contraire. D’ailleurs j’avais eu de la chance sur ce coup : personne n’avait envisagé la possibilité que nous puissions savoir ce qui se tramait, trop accaparé par les autres enjeux de son procès. Tant mieux.

Le combat en lui-même n’avait pas tant de choses d’intéressantes, et je n’avais rien à retirer de celui-là à part quelques maigres informations, comme l’invocation de Shura par exemple. On la connaissait déjà, mais c’était toujours bien de la voir pour de vrai.

Du coup je posais mes yeux sur le troisième combat, qui m’intéressait pas mal lui aussi. Principalement parce que l’Eclair Blanc y participait, et qu’il était quand même la raison de ma venue ici. A cause de leur précédente rencontre qui avait fait un peu de bruit, j’étais curieuse de savoir si Hanaki Inuzuka savait qui il était, aussi … La jeune fille faisait partie de ces génies naturels qui n’ont jamais étudié l’art shinobi mais qui ont déjà des capacités exceptionnelles. Comme on avait qu’une idée encore imprécise de ces capacités, c’était bien de pouvoir l’observer aussi. Pour la chef Kaguya, on ne savait jamais, peut-être qu’elle montrerait une nouvelle technique aujourd’hui ? Mais on avait déjà de bonnes indications sur sa force réelle. La prêtresse d’Inari, ou la fugitive Nara comme vous voulez, était cependant toujours au centre de mon attention.
Enfin, c’était ce que je croyais : le combat avait à peine commencé qu’il fut interrompu par Shura, qui venait de grimper sur le toit.

Je fronçais les sourcils : que fabriquait-il celui-là ? Il avait toujours été plutôt avare d’apparitions publiques, malgré son statut. C’était un homme froid et distant, même si tout le monde l’adorait à cause de ce qu’il représentait. Cette façon de procéder n’était clairement pas dans ses habitudes. Et tout ce qui était inhabituel, c’était digne d’intérêt. Du coup, je détournais instantanément mon regard du tournoi pour le lever vers lui et écouter son discours.
Ce qui me faisait dire que quelque chose clochait, c’était que le type sur le toit n’était pas Shura, mais un simple clone supérieur. Il pouvait peut-être tromper quelques personnes, mais certainement pas une kunoichi dont les facultés sensorielles était l’une des spécialités, et qui en plus possédait un Dôjutsu.

Tout s’emballa très vite. Le chef de l’Aile du phénix ? J’en restais interdite pendant un long moment. Comment ? Comment avais-je pu passer à côté de ça ? C’était … Non pas impossible. Ca prenait tout son sens au contraire !

** De la désinformation. C’est ma spécialité pourtant, j’aurais dû … Ils ont pris le nom du phénix pour cacher leur origine impériale. Ce n’est pas une rébellion shousanaise, c’est … Incroyable. Mais pourquoi maintenant ? Pourquoi sacrifier une aussi bonne couverture ? **

Derrière mes verres de contact, le sharingan quitta des yeux le chef de l’Aile du phénix pour parcourir l’entièreté de l’arène. Avait-il préparé quelque chose ou venait-il simplement pour déstabiliser l’Empire en accusant vite fait l’Impératrice ? Que ce soit vrai ou non n’avait aucune importance. J’avais même tendance à penser qu’il disait la vérité, vu qu’ils avaient eu une relation quelques années auparavant. C’était tout simplement … je n’aurais jamais trouvé. Même si on avait réellement mis tout notre réseau d’espionnage sur l’opération on n’aurait pas pu passer au travers de ce mensonge. Sans le savoir, ce n’était pas possible à trouver parce qu’on ne cherchait tout simplement pas au bon endroit.
Je serais le poing de rage et de frustration. Nous étions habiles et ouverts d’esprit, je l’avais toujours cru. Ouvrir son esprit à toutes les possibilités, c’était le meilleur moyen de ne passer à côté de rien. Apparemment, je n’avais pas tant de quoi être fière de notre façon de faire puisque pour le coup, on avait été trop étriqués dans notre réflexion. On s’était totalement laissé abuser, comme tout le monde dans l’Empire.
Evidemment, personne n’allait dire que c’était de notre, de ma, faute. Sauf moi. J’allais avoir du mal à me pardonner d’avoir été à côté de la plaque. C’était la seule chose où j’excellais plus que tout le monde, ma voie en tant que ninja. Si j’avais échoué, des personnes en mourraient peut-être. Je n’arriverais pas à me pardonner d’avoir été incompétente sur ce coup.
Mais tout ce que je pouvais faire, c’était rester de marbre, classer tout cela, et aller de l’avant. Sur mon omoplate, le sceau du Ciel et de la Lune bougea de son emplacement, pour réguler mon flux émotionnel. Me maitriser. Me calmer. Reprendre le contrôle pour garder la tête froide.

Le monde s’écroula tout autour de nous.

** Qu… **

Aucune émotion ne perça la carapace du sceau, mais j’assistais impuissante à l’effondrement de l’arène. Les innocents fauchés par l’avalanche de caillasses. Comme du blé. Une horreur indescriptible. Je vis, dans un coin de ma vision, le chef Uzumaki attaquer son homologue. Le chaos prenait ses droits. Je ne pouvais pas laisser faire ça. Je jetais un œil au criminel de guerre, qui ne perdait rien pour attendre, mais décidait que je lui règlerais son compte plus tard. Il y avait des milliers d’innocent à sauver, il fallait juste espérer que les Uzumakis sauraient se défendre.

Je me faufilais dans un recoin à l’abri des regards … et ressortait avec l’apparence de Sham Ono. Oui, ben quoi ? Je venais de le voir utiliser le sharingan ultime. C’était ma seule couverture crédible pour faire pareil sans que personne ne sache que c’était moi !
J’élargissais au maximum mon champ perceptif. Mon objectif ? Regardez plutôt. Là, un éboulement qui allait rentrer en collision avec un homme incapable de bouger à temps. Il allait être assommé, ensevelit, et mourrait sans doute …

- Another Dimension !

Paf plus de rochers. Où étaient-ils ? Plus là. Je soufflais. C’était très épuisant, d’utiliser le sharingan ultime à ce niveau. Mais c’était la seule arme que j’avais pour protéger mes concitoyens. Je ne pouvais pas tous les sauver … Mais hors de question que je les abandonne à leur sort.

Soudain le temps s’arrêta. Qu’est-ce qui se passait ? Au ralenti, je tournais le regard vers une direction, d’où émanait une musique qui avait remplacé le vacarme de l’effondrement. Il y avait une adolescente qui jouait de la flûte …

** C’est la gamine Yashara ? Comment elle … **

Une petite poignée de minutes à peine. Ca avait suffi pour sauver beaucoup de gens. J’en restais choquée quelques instants. Mais pas le temps d’embrayer, d’autres personnes étaient en danger. Il serait toujours temps d’applaudir les héros après que la catastrophe ait été contenue.
Anbu
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Dim 10 Sep - 11:17
C’est peut-être parce que je ne suis pas humaine, je ne sais pas. Que je ne suis pas programmée pour pouvoir manifester ma tristesse, ou en tous cas avoir envie de lui donner une manifestation extérieure. Mais je ne comprendrais jamais ce que les humains sont capables de faire au nom de leur idéologie, par colère, ou par pure et simple vengeance. Je suis ce que je suis, mais je sais que Masuro n’aurait jamais permis ce qui est en train de se passer ici. Et lui, il a été la personne la plus humaine que j’ai eu l’honneur de rencontrer durant ma trop longue vie.
Je ne connais pas cet homme, mais si comme il le dit, le système shinobi est encrassé jusqu’à la moelle, alors pourquoi sont-ce les civils qu’il vise ? Il se cherche des excuses pour évacuer sa rage et sa frustration, à mes yeux, rien de plus. Ce qu’il fait, c’est de la cruauté tout simplement. Il veut prouver que peu importe le nombre de ninjas, les civils ne sont pas bien protégés, ou quelque chose comme ça ? Ca marchera peut-être, c’est vrai. Parce que s’il ne tuera probablement pas de ninja, ou pas beaucoup, des civils, il va en tuer beaucoup. Et il pourra dire que c’est l’Empire qui n’a pas su les protéger. Ca marchera peut-être pour un temps, même. Mais le peuple ne mettra pas longtemps à comprendre que l’Empire a tout fait pour le protéger, et que le vrai méchant, il vient tout juste de leur parler.
De toute manière, pourquoi quelqu’un qui n’a rien à se reprocher, et donc peut obtenir la confiance du peuple, s’est-il caché derrière un clone ? Si sa cause est réellement juste, comme il semble l’affirmer, alors il se fiche pas mal d’être incarcéré. Puisque le peuple l’aurait délivré. Un martyr est quelque chose qui touche beaucoup. Mais voilà, les martyrs se battent et se sacrifient au nom d’une cause en laquelle ils croient.
Au fond de lui, il a dû comprendre que sa cause, très peu la défendront. C’est pourquoi il choisit de ne pas s’exposer.

L’aile du phénix. En fait, j’en ai entendu parler avant de venir du côté de l’Empire. J’ai cru, comme tout le monde, que les anciens de Shousan n’avaient pas encore digérés leur défaite. Je crois que j’aurais pu comprendre ça. Après tout, malgré tous les beaux discours de son impératrice, l’Empire a détruit leur foyer. D’une manière ou d’une autre, quoi qu’on en dise, c’est ce qui s’est passé. Guerre ou non. Si on avait détruit le mine, je me comporterais sans doute comme ça en tous cas. Evidemment, c’est en supposant que mon foyer n’ait pas disparu complètement comme il l’est aujourd’hui. Mais si à l’époque quelqu’un était venu me l’arracher, je me serais rebellée. Mais non, le fin mot de tout ça, c’est juste quelqu’un qui est en colère, et qui pour tenter de se calmer, préfère l’anarchie à la méditation.
La disproportion de son acte me laisse à la fois peinée et découragée. J’ai longtemps cherchée à devenir humaine. En voyant tout ça, il vaut peut-être mieux que je reste ce que je suis. Je préfère mille fois ne jamais me sentir comme les autres que de provoquer une telle catastrophe. Je suis encore du côté de ceux qui protègent, et ça me suffit amplement. Les crises idéologiques, je vais les laisser de côté.

La vérité, c’est que je ne suis pas capable de protéger à une grande échelle comme le font certains qui sont intervenus. Je n’ai pas de ninjutsus capables de soutenir toute une tribune qui s’effondre. Je ne peux pas ralentir le temps pour offrir un avantage aux secours contre l’éboulement. Ni me changer en loup géant, ou téléporter des gravats dans une autre dimension. Mais ça ne veut pas dire que je ne peux pas aider avec le peu que j’ai.
Le prêtre d’Inari qui m’a accueillie chez lui quand j’ai fui dans les plaines arc-en-ciel, quand Masuro est décédé, m’a enseigné de nombreuses choses. Que ce soit par rapport au culte de la déesse des moissons, ou tout simplement pour certaines idées qu’elle véhicule, ou qui se véhicule dans une communauté. Parmi elles, il y a celle-ci : une seule flèche, peu importe à quel point elle est perçante, n’est jamais qu’une seule flèche. Elle ne percera pas une armure de métal, ni ne renversera le cours des événements. C’est une averse de flèches qui le fera. Et plus il y a de flèches, plus elles sont capables de changer les choses. Même une flèche brisée, portée par des centaines de flèches pointues, peut trouver son utilité. J’ai tout de suite su où il voulait en venir, évidemment. Mais la force du nombre, c’est une notion qu’il faut vivre pour la comprendre, et ça, je n’en ai pas encore eu l’occasion. C’est le seul moment dans ma vie où je vais pouvoir la mettre à l’épreuve.

Ma première réaction, c’est de faire quelques choses élémentaires, afin qu’ils puissent aider ou porter ceux qui ont du mal à s’échapper. Ensuite, je commence à patrouiller dans les tribunes. Je suis forte, puissante. Soulever des débris pour dégager une jambe, je peux le faire. Porter ou lancer quelqu’un directement sur les ninjas qui rassemblent tout le monde au centre de l’arène, je peux également le faire.
Là-bas, je vois un morceau de pierre qui tombe sur un jeune garçon. J’ai un réflexe chanceux : grâce à une technique d’aimant, je dévie la trajectoire du tuyau en acier rouillé qui a été arraché en même temps que les briques. C’est pas passé loin. Et c’est plutôt épuisant. Je reprends mon souffle. Le garçon peut s’enfuir, heureusement, mais il s’en est fallu de peu. S’il n’y avait pas eu ce tuyau, je n’aurais rien pu faire. Un heureux coup du hasard. Hasard, destin, ou volonté ?
On dirait ce qu’on veut, peut-être que les dieux nous protègent encore, comme ils peuvent.
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Lun 11 Sep - 13:45
Ce n’était pas vraiment le genre de Nao d’assister à un tournoi. Il n’aimait pas les étalages de violence inutiles, et c’était ce à quoi se résumait un tournoi pour lui. Mais ses propres objectifs n’étaient pourtant pas exempts de violence, puisqu’il souhaitait envoyer tous les navires pirates par le fond après être devenu le capitaine de son propre navire. Et assister à un tournoi présentait plusieurs avantages : apprendre, déjà. En observant les meilleurs ninjas de l’Empire en train de s’affronter, il y aurait forcément de nombreux enseignements à glaner. Ensuite, il avait entendu parler d’un duo en particulier. Sham Ono et Seijun Hyuuga. Ces deux avaient décidés de mener le tournoi sans faire couler la moindre goutte de sang. Et Nao était très curieux de voir ce qu’ils pourraient faire face à des adversaires qui, eux, ne se limiteraient pas à ce principe, et s’ils pourraient conserver cette conviction jusqu’au bout de chacun de leurs combats. Et puis pour finir, il y avait plusieurs Genins qui participaient à ce tournoi. Certes, Nao n’était encore qu’un étudiant. Mais il se jugeait plutôt proche du niveau de Genin, même si ses compétences n’étaient pas encore assez solides pour qu’il le soit déjà. Voir à l’œuvre de jeunes ninjas, comme lui, et dont le niveau n’était pas si éloigné du sien, serait aussi une bonne occasion de se situer par rapport aux gros poissons de l’Empire.

Est-ce qu’il fut déçu ? Dans un sens, oui. Tous les Genins qu’il observa concourir étaient presque fantomatiques durant les combats. Ils avaient bien sûr réussi à faire quelques mouvements intéressants, mais de là à être décisif … En même temps ce n’était pas si étonnant, vu le calibre des participants. Et puis, en les observant galérer, Nao pouvait comprendre tout le chemin qu’il restait à parcourir. Et donc tout ce qu’il pouvait encore apprendre. Il n’était pas assez fort pour mener à bien sa quête pour le moment. Le fait de savoir qu’un jour, peut-être, il pourrait atteindre ce genre de niveau, était aussi très réconfortant. Parce qu’avec toute cette force, il arriverait peut-être au bout de ses objectifs.
Pour ce qui était de Sham et de Seijun, ils réussirent vaillamment leur pari jusqu’à ce que le tournoi atteigne les phases de poule. Là, contre un ancien général de l’Empire et une jeune Genin un peu transparente, ils perdirent pour de bon un combat. Ils avaient tenu leur engagement jusqu’au bout, mais effectivement, il venait de montrer ses limites. Pourtant, les deux avaient l’air plutôt talentueux, surtout Sham Ono. Peut-être que sans les limites qu’ils s’imposaient de force, ils seraient parvenus à un résultat plus probant … et pourtant ils ne l’avaient pas fait.
Nao ne savait pas trop quoi en penser. C’était à la fois décourageant, car souffrant d’un cruel manque d’efficacité. Mais aussi très rassurant, de savoir que certains shinobis n’étaient pas uniquement des machines à tuer sans foi ni loi.

Depuis tout petit, il était adepte de Suijin. Et si le dieu de l’eau avait enseigné aux hommes que l’océan pouvait être implacable, il leur avait surtout enseigné qu’il était une source nourricière. Et que chaque homme désirant lui ressembler un jour, et partager avec lui ses connaissances et son amour pour la mer, ne pouvait pas tuer sans état d’âme. Donc ce qu’avaient tenté les deux jeunes ninjas le touchait, quelque part. Peut-être qu’il pourrait s’en inspirer ? Même si à terme, il tenterait tout de même d’enterrer définitivement la piraterie, il avait une carrière de ninja à mener avant d’en arriver là. S’il pouvait mener cette carrière en évitant de faire couler le sang, c’était peut-être de très bons apprentissages auxquels il avait eu accès aujourd’hui.
Néanmoins, un problème se posait. Sham et Seijun utilisaient des techniques très différentes des siennes. Lui ne savait que frapper, en bon apprenti en taijutsu. Il n’avait pas accès à un éventail de murs, de prisons, ou d’illusions comme eux avaient utilisés. Est-ce qu’il pouvait utiliser son taijutsu de la même manière ? Peut-être qu’en apprenant à assommer plutôt qu’en frappant pour faire réellement mal, cela pourrait fonctionner. Mais ce ne serait pas simple. Même si parfois les missions des ninjas demandaient de capturer une cible, souvent elles exigeaient de lui donner la mort. S’il n’en était pas capable, alors un autre le ferait à sa place quand il l’aurait capturé. Dans ce cas, est-ce que cela valait vraiment la peine de ne pas se salir les mains lui-même ? Cela ne ferait pas que lui donner bonne conscience sans rien changer au final ? C’était à méditer.

Ses réflexions furent de toute façon interrompues par l’ancien général qui venait de combattre, puis de grimper sur le toit de l’arène. Il avait apparemment un discours à déclamer. Nao suivit le cours de ses paroles, sans tout comprendre.

Pour lui, l’Aile du phénix semblait très lointaine. Elle inspirait la terreur à bon nombre d’habitants du cœur de l’Empire, pourtant. Mais de là dont il venait, à la campagne, très loin des cités les plus grandes de l’Empire, on n’en avait très peu entendu parler. Et il n’était pas arrivé il y a si longtemps. Comme l’Aile était plutôt calme depuis qu’il était là, il n’avait pas eu l’occasion de réellement se faire une opinion sur eux. Alors cette révélation, de leur chef, même si elle sembla choquer toute l’assemblée, eut un effet plus modéré sur le jeune étudiant.
Par contre, les secousses, puis l’arène qui se mit à s’effondrer, ça, on peut dire que ça le fit bouger ses fesses.
Il ne comprit pas immédiatement tout ce qui se passait, et réagit donc plus lentement que la plupart des shinobis présents, qui démarrèrent au quart de tour pour porter secours à ceux qui les entouraient.
Impuissant à aider qui que ce soit à l’aide de ses techniques, Nao se contenta de suivre le mouvement, en s’efforçant de garder son calme malgré l’ampleur et la gravité de la situation. Il n’était qu’étudiant, personne n’attendait de lui qu’il risque inutilement sa vie pour faire quelque chose qu’il ne pouvait même pas faire avec assurance. Mieux valait ne pas rajouter du travail aux professionnels en s’exposant lui-même.
Il accompagna la foule terrifiée jusqu’au centre de l’arène, où beaucoup étaient déjà rassemblés.

C’était complètement fou. Et c’était arrivé si vite ! Ce n’est qu’une fois à l’abri, au beau milieu de tout ce désastre, que l’étudiant put enfin observer les alentours et comprendre à quel point ce qui venait de se passer était terrifiant, et désolant. Le spectacle était tout simplement abominable. Malgré l’intervention rapide des shinobis présents, des gens avaient été emportés et même tués par les éboulements. Tout n’était pas encore sécurisé. Notamment, les tribunes tenaient encore faiblement debout grâce à des efforts surhumains, mais n’étaient clairement pas évacuées en intégralité : il y avait bien trop de monde ! Est-ce que les arènes, seul endroit à découvert donc sécurisé de l’effondrement, pourraient contenir tout le monde ? Peut-être, oui. Surtout que le nombre de personnes avait drastiquement chuté.
Mais même au centre des arènes c’était la panique. Il y avait beaucoup de blessés, certains très graves, et les équipes médicales étaient trop peu nombreuses pour gérer la situation. C’était normal ! Ils n’étaient pas équipés et préparés pour faire face à une catastrophe de cette ampleur, mais simplement pour gérer quatre ou cinq blessés lors des affrontements, à la base.

Nao secoua la tête, pour se sortir de sa contemplation effrayée. Il ne pouvait peut-être pas aider à ralentir la destruction de l’arène ou à évacuer les civils, mais il restait un ninja. Tout apprenti qu’il soit. Il ne pouvait pas rester là sans rien faire. Il regarda autour de lui, cherchant quelqu’un qu’il pourrait soigner. Il n’avait aucune connaissance médicale, évidemment, et ne pourrait pas soigner les blessures trop graves. Mais au moins nettoyer les plaies et ralentir les hémorragies, par exemple. Ca c’était en son pouvoir.
Il y avait un homme qui pissait le sang pas très loin, l’étudiant se dirigea vers lui. Il semblait souffrir le martyr. Pas étonnant : son genou formait un angle bizarre, et l’os ressortait de la peau, l’avait percé. Il saignait abondamment, et semblait sur le point de s’évanouir.
Nao s’accroupit, et demanda à sa femme qui le regardait, d’un air désespéré.

« Tenez-le. Je vais nettoyer sa plaie et ralentir l’hémorragie. Ca lui permettra de tenir le coup le temps qu’un médecin n’arrive. »

Elle hocha la tête, lâchant la main de sa petite fille, qui était en larmes. La gamine s’agenouilla auprès de son père, tandis que Nao observait de plus près l’étendue des dégâts. Il avait dû prendre un rocher directement sur la jambe. C’était déjà bien qu’ils aient pu l’extraire jusqu’ici. Mais la plaie était gavée de sable, et était vraiment moche. Plusieurs veines étaient éclatées. Nao déglutit, prenant son courage à deux mains. Il dirigea l’une de ses paumes vers la blessure, tandis qu’il attrapait son talisman de l’autre main.

« Suijin, je suis ton humble serviteur. Toi qui a créé l’océan et enseigné aux hommes à le craindre et à l’aimer, je te supplie de m’accorder ta grâce. Je veillerais à t’offrir quelque chose qui te témoignera dignement de toute ma gratitude dès lors que je le pourrais, mais je t’en prie, Suijin, prêtes-moi tes pouvoirs pour pouvoir sauver cet homme. »

La paume de Nao se mit à luire d’une lueur bleue marine, et la plaie de l’homme s’humidifia. L’eau nettoya les chair blessées et lava le sang sale qui s’agglutinait et commençait à s’engluer n’importe comment autour de la blessure. L’eau sacrée ne suffit pas à refermer tous les tissus, mais elle put suturer quelques veines et arrêter le saignement. Nao rouvrit les yeux. La blessure était toujours aussi grave, mais au moins l’homme ne risquait pas de mourir par exsanguination. La femme le regarda, apparemment surprise de ce qui venait de se passer.

« Merci, merci de tout cœur. »

« Ce n’est pas moi que vous devriez remercier, madame, mais Suijin. C’est lui qui m’a accordé le pouvoir d’aider votre mari. »

« Bénis soient les Cinq … »

Comme un médecin passait pas très loin, l’étudiant leva le bras pour attirer son attention. Il s’approcha.

« Cet homme a besoin de soins urgents. J’ai nettoyé la plaie et arrêté les saignements les plus importants, mais je ne peux pas faire d’avantage. »

Il hocha la tête, et remplaça l’étudiant devenu inutile au chevet du blessé. Nao regarda aux alentours, pour chercher un nouveau blessé qui aurait besoin de soins d’urgence, afin de continuer à aider l’équipe médicale. Il ne pouvait que ralentir les blessures, pas les recoudre, mais au moins ça allègerait leur travail et donnerait un peu d’espoir aux rescapés. Pour leur monter que les dieux ne les avaient pas abandonnés. Bon, il risquait de s’épuiser très vite par contre. Mais avec un peu de chance des médecins avaient des pilules de chakra dans le coin … Il pourrait peut-être tenir un maximum de temps et sauver des vies, lui aussi.
Et puis, se concentrer sur cette tâche l’aidait à oublier l’édifice en train de s’écrouler. C’était un moyen comme un autre de garder son calme et de s’efforcer de ne pas céder à la panique générale.
Genin
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Mar 12 Sep - 13:46
Même s’il s’avérerait par la suite avoir été court, le tournoi aurait été une précieuse mine d’informations pour le chef du seul vrai clan Uzumaki. Il avait pris bonne note d’une certaine quantité d’éléments qui pouvaient être potentiellement déterminants pour l’avenir proche.

Et ce fut une sorte de bonne surprise d’apprendre par la même occasion l’identité du chef de l’Aile du phénix. Ce qui était une moins bonne surprise, c’était que tout le monde ait l’occasion de mettre la main sur cette information en même temps que lui. Enfin, en mettant son identité à jour Shura Ryuuketsu venait d’ôter une épine du pied de l’Empire. Certes, pour en replacer une autre, mais aux yeux de Masa la situation restait plus intéressante et plus gérable qu’une guerre de tranchée. Ce que venait de proposer Shura, même s’il y avait peu de chances qu’il change ses méthodes après ça, c’était une guerre ouverte. Avec un visage sur son ennemi, l’Empire allait pouvoir déployer plus de moyens, et pas seulement les espions, les traqueurs, les enquêteurs ou la défense. Tous les Anbus allaient sans doute être très occupés ces prochaines semaines.
En quoi était-ce une bonne nouvelle ? Tout simplement parce qu’une guerre ouverte affaiblirait l’Empire, sans toutefois le faire s’effondrer. C’était une opportunité rêvée pour les Uzumakis de montrer leur soutien indéfectible à l’Empire. Et en plus, comme la situation de l’Impératrice serait potentiellement affaiblie … Non, elle le serait de toute manière. Même si ce que Shura avait dit n’était pas vrai, le simple fait d’évoquer cette possibilité ferait naître quelques sceptiques. Et ces sceptiques ne trahiraient pourtant pas l’Empire.
Masamune laissa échapper un sourire sans le vouloir, malgré sa mine grave de convenance au vu de la situation. Il y avait fort à parier que tous ses alliés ne continueraient pas à suivre l’Empire après ça. Certains, évidemment, et même le plus gros seraient encore là. Mais il y aurait un peu de tri, des postes abandonnés, de nouvelles opportunités.

Non, le clan Uzumaki n’allait pas abandonner l’Impératrice et les citoyens. Ils comptaient bien, au contraire, être plus présents et plus forts que jamais. Quel patriotisme, n’est-ce pas ? Ils étaient toujours éperdus de reconnaissance pour tout ce que l’Empire avait fait pour eux, et voulaient à tout prix protéger les innocents.


** Quelle blague. **

Oui, une vaste plaisanterie. Mais elle accrocherait l’oreille du public.

Quand toute l’arène commença à s’effondrer, Masa ne put s’empêcher de laisser échapper un sifflement admiratif. Il se donnait les moyens de ses ambitions, le salop ! Ce coup était fort. Ca devait faire des mois qu’il préparait son attentat, pour ne rien laisser au hasard. Le tournoi, l’arène qui s’effondre, le clone … Un plan somme toute particulièrement machiavélique. Masa n’avait jamais aimé la concurrence, mais parfois certains plans frisaient le génie maléfique à l’état brut et en tant qu’expert il ne pouvait que reconnaitre le talent d’un de ses pairs.
Ce qui ne signifiait pas pour autant qu’il allait abandonner ses propres ambitions. S’il croisait cet homme dans une situation avantageuse, il le livrerait aux autorités, évidemment. Vivant, afin que le monde entier est la preuve que le clan Uzumaki était le meilleur clan de tous. Et le plus dévoué. Les récompenses lui tomberaient toutes entre les bras. Oh que oui, Shura était la cible idéale pour se donner lui-même les moyens d’atteindre le sommet. Le trône suprême de maitre du monde pouvait passer par ce genre de livraison.

Bon, en attendant, il fallait quand même faire honneur à son personnage dans cet immense théâtre qui s’appelait le monde réel. S’il n’était pas sur le devant de la scène pour secourir un maximum d’innocents, ce serait très mauvais pour le business.
Alors qu’il s’apprêtait à ordonner à ses hommes de se mettre en action, et de le faire lui-même, un malade fit son apparition et leur envoya une pluie d’orbe tourbillonnantes directement, sans faire de chichis et sans prévenir. Juste avant que les décombres ne s’écroulent sur eux, Masa aperçut très distinctement son visage. Shinsui Uzumaki. Le chef de ces crétins du Ranton. Une brute épaisse sans cervelles. Le genre de type qui aurait été mieux à servir un maitre plus intelligent que lui, plutôt que de clamer sa supériorité et son indépendance. Avec une laisse, le sbire idéal, sans laisse, un vulgaire démon entièrement façonné dans la violence, et sans aucune faculté cérébrale digne d’intérêt.

Un éclair de lumière envoya voler les décombres. Dont Masamune s’extirpa dans un nuage électrique. Oh, ça oui, il avait pris beaucoup de dégâts, mais ce n’était pas comme ça qu’il allait l’abattre. Il s’y était facilement cru, celui-là. Cela dit, à l’exception de Kosuke, il venait de décimer sa garde personnelle. Il paierait pour ça. On ne tuait pas ses sbires sans sa permission.
Son garde du corps, d’ailleurs, s’approcha de lui.


« Masa-sama, je vais aller m’occuper de lui immédiat… »

« Et qui crois-tu être pour donner les ordres à ma place ? Dépêches-toi d’aller aider nos concitoyens triple crétin. On n’a pas le temps de s’occuper de cet énergumène, la priorité va aux innocents. »

« Mais si je ne vous protège pas je … »

« Je peux me défendre seul, pas eux, bouges-toi, va les aider ! »

Tandis que son colosse de garde du corps s’éloignait, Masa remâcha ses mots. Apparemment, Shinsui semblait déjà être parti, même s’il ne le voyait plus. Il ne tenterait pas de faire plus devant tout ce monde. Il avait juste profité d’un moment de flottement dans l’attention générale pour le saluer à sa manière. C’était plutôt élégant, même de la part de cet immonde bâtard. Il faudrait lui rendre la pareille une fois que le calme serait revenu. Oh, il ne comptait évidemment pas le faire de façon légale ou quelque chose dans ce goût-là. Mais ce rustre avait pas mal de choses à payer.
Le Chuunin inspecta son état personnel. Au moins grâce à Shinsui, il avait désormais une carte de plus à jouer : il était sale, et un peu blessé. Ce n’était pas très grave, mais c’était plutôt impressionnant en vérité. Des morceaux de bâtiment lui avaient griffé la peau, ouvrant quelques blessures de ci et de là. Pas très profondes, mais suffisamment larges pour faire couler du sang un peu partout sur ses vêtements et pour maculer sa peau. Ca lui donnerait une allure très appropriée pour jouer aux héros : l’homme qui se soucie d’autrui avant de songer à sa propre santé et à sa propre sécurité ! En plus il n’avait jamais eu l’air bien costaud, même s’il restait un Uzumaki et donc était plus solide que son corps le laissait entendre. Ca jouerait en sa faveur cette fois, puisque tout le monde aurait l’impression qu’il était sur le point de défaillir.

Par contre, vu que l’autre était sans doute encore dans les parages, c’était impossible pour Masa de donner la pleine mesure de ses capacités et gaspiller son chakra. Premier réflexe ? Créer un clone supérieur, et l’envoyer loin de lui pour aider la plèbe à un entre endroit. Avec deux cibles, il minimisait les chances d’être à nouveau ciblé par l’autre malade sanguinaire.

Les deux Masamune firent exactement la même chose : avec cette abondance de cadavres, c’était un peu un terrain idéal pour lui. Il releva les morts à l’aide du Shijutsu. Puis, avec l’équipement des armées, il innova : les zombies se retrouvèrent rapidement affublés de pelles et de poutres, afin d’aider à déblayer, mais aussi à consolider les murs le temps qu’on termine l’évacuation.
Pendant que les zombies oeuvraient pour le travail manuel, en bons ouvriers mort-vivants inépuisables et sacrifiables, les deux Masa entreprirent de sélectionner les cibles les plus innocentes possibles : enfants, vieillards, tout ça quoi. Afin de les évacuer eux-mêmes, histoire d’augmenter encore d’avantage sa popularité et les chances qu’on les remarque.
Ils jetèrent un œil sur les zombies tout en continuant leur travail de sape.


** Même morts, ils continuent de protéger leurs amis. C’est pas beau, l’amour ? **
Juunin
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Mar 12 Sep - 14:24
Ce n’était ni par envie, ni par désir d’apparaître en public, qu’Emi était venue assister au tournoi qui se déroulait à Taki. C’était purement par obligation, et ça se ressentait : elle s’ennuyait fermement. Ce n’était pas l’absence de discours à prononcer, ça elle en était plutôt heureuse. Depuis qu’elle était devenue le Grand Pope, à la fin de la guerre contre Shousan, on lui avait souvent demandé de parler en public. Mais elle préférait le confort d’une chapelle pour s’adresser à une assemblée. Le cocon chaleureux et familial d’un endroit où tout le monde pensait la même chose. Les joutes oratoires, les luttes de pouvoir, ce n’était ni sa spécialité ni ce qui l’intéressait. Etait-ce le niveau des combattants, alors ? En fait, non, ce n’était pas ça non plus. C’est vrai qu’elle avait réussi l’exploit d’obtenir l’assentiment de trois dieux, donc son niveau était conséquent. Mais elle ne se sentait pas à ce point supérieur pour être en position de mépriser l’excellent niveau des ninjas qui se battaient en contrebas, dans les arènes.

Pour autant, elle ne déplorait pas non plus l’initiative que représentait ce tournoi. Mettre en équipe des ninjas expérimentés, et moins expérimentés, que tout le monde puisse concourir … C’était une très bonne idée. Combler le fossé entre les générations renforceraient les liens qui les unissaient tous, et permettraient en plus de montrer aux civils à quel point les personnes qui les protégeaient étaient fortes et prêtes pour le faire.
Non, c’était tout simplement toute cette ambiance qui la mettait mal à l’aise. Autant de personnes réunies pour cette occasion représentait une foule très dense, et immense surtout.

Comme à son habitude, Emi était arrivée sans faire d’éclats et la plupart des gens qu’elle croisait ne la reconnaissait pas. Après tout, le Grand Pope n’était pas un personnage si public que ça. Elle dirigeait simplement l’Eglise. Mais elle ne siégeait même pas au conseil impérial, pour dire la vérité, et ne rencontrait que peu souvent la population en-dehors des bâtiments religieux. C’étaient plutôt les cinq évêques qui étaient la façade publique de l’Eglise. Plus âgés, mais aussi plus expérimentés qu’elle, ils avaient aussi besoin de ça pour se sentir important. Et elle préférait s’en remettre à eux pour ce genre d’occasions. Même si elle avait bien conscience, par moments, qu’ils la prenaient parfois pour un dirigeant de paille … il n’empêchait qu’ils n’auraient jamais l’occasion de refuser un ordre direct s’ils abusaient de leurs permissions. Du coup, elle se contrait sur des tâches plus importantes. Honorer les Cinq, rassurer et conseiller ceux qui le voulaient. Et gérer la partie administrative, aussi. Certains contacts plus officiels, en privé, à l’occasion.
Malgré cela, sa tenue aurait pu trahir son identité. Mais elle n’avait pas revêtu la coiffe pontificale : trop encombrante. Et elle ne venait pas pour être encensée ou acclamée, ce n’était pas son jour de gloire à elle après tout. Elle s’était contentée d’un kimono long, d’un blanc pur, bien plus discret. Enfin, la discrétion n’était quand même pas bien facile quand on est suivi d’un cortège de prêtres éminents, qui eux ne se privent pas de se parer de tous les bijoux et autres trucs affriolants qu’ils affectionnent.
Sans parler des soldats pontificaux et de son paladin, qui gâchaient un peu ses efforts. Mais bon, il fallait faire avec.

Le discours de Shura Ryuuketsu fut de toute manière le point d’ancrage du jour : aucun risque que qui que ce soit ne vienne perturber sa tranquillité après tout ce qu’il venait de dire !


« Très Sainte Mère. »

« … Pourriez-vous vous contenter d’Emi-sama, ou d’une formule moins pompeuse, s’il vous plait ? »

« Bien entendu Emi-sama. »

Elle jeta un regard vers le prêtre qui lui avait adressé la parole. Un de ceux qui devaient être issus de l’aristocratie plutôt que de l’école des Cinqs. Béni par Dojin. Un titre acheté ou un titre mérité ? Difficile de le savoir tant il paraissait l’avoir acheté. Mais faire disparaître les à-priori, c’était son devoir en tant que Grand Pope. Elle ne devait pas juger les gens, mais les regarder tous avec la même équité. Enfin, au moins dans un premier temps. Si, elle, se laissait abuser par les apparences, alors qui essaierait d’être juste à sa place ? Vu la corruption qui rongeait l’Eglise, si elle ne restait pas droite dans ses bottes ce serait la fin pour eux, et le mal règnerait.

« Vous pensez que ce traitre dit la vérité ? »

« Je l’ignore. Mais j’espère que ce n’est qu’un stratagème. Sa Sainteté est une personne exceptionnelle, je serais déçue qu’elle ait commis une telle erreur. »

En fait, Emi voyait très mal comment quelqu’un pourrait accorder du crédit aux paroles de Shura. Douter un petit peu, pourquoi pas, mais le stratagème avait quelque chose de grossier : il était impossible à vérifier, il n’y aurait aucune preuve. Donc c’était uniquement la parole de quelqu’un qui venait de prouver qu’il était un traitre à l’Empire tout entier et qu’il avait tué des innocents. Ca ne pouvait pas fonctionner. S’il faisait cela, c’était pour inspirer le doute, mais il avait peut-être surestimé la portée de sa parole. Que l’Impératrice lui ai fait confiance, ceci était un fait, puisqu’elle avait réellement créé le poste de Maréchal pour lui : les évêques avaient tellement protesté sur le sujet qu’Emi s’en était fait rabattre les oreilles pendant des heures avant de s’en lasser et de simplement conclure qu’elle n’y pouvait rien.
Mais tout ce qu’il prouvait, c’était qu’il était lui-même dangereux, et capable de tromper l’Impératrice elle-même, l’image même de la grandeur pour les habitants de l’Empire. Cela prouvait qu’elle n’était pas infaillible, mais certainement rien de plus. Enfin, il fallait être logique : comment aurait-elle pu savoir qui dirigeait l’Aile du phénix ? Il n’y avait aucun moyen logique pour qu’elle soit au courant, et personne d’autre. A moins qu’elle en fasse partie, ce qui était complètement impossible.


« Si c’est pour tenter de la combattre dans une de vos inlassables guerre politique, vous devriez y renoncer, Masako. Le mensonge de Shura Ryuuketsu est mal structuré, son plan ne fonctionnera pas c’est évident. Tenez-vous à carreau, nous n’allons pas abandonner Sa Sainteté pour si peu. »

Tout ce qu’elle espérait, c’était que son air mécontent trahissait le fait qu’il avait été découragé par ses paroles. Emi ne souhaitait vraiment pas avoir ça à gérer en plus.

Mais Shura révéla soudain son véritable plan, et fit s’écrouler l’arène. Alors tout ça ce n’était que de la poudre aux yeux ? Ce mensonge couvrait une telle apocalypse ? Mais comment pouvait-on avoir si peu de considération pour la vie humaine ?
Le Grand Pope regarda autour d’elle. La tribune tenait encore bon, parce que les disciples de Dojin, de Fujin et de Suijin, très nombreux dans cette partie-là du public, étaient intervenus à temps pour consolider toute la structure afin de protéger la fuite de ceux qui s’y trouvaient. Mais c’était une minuscule partie de l’ensemble de l’arène. Qui allait aider tous ces pauvres gens pris au piège ?


« Emi-sama, il faut évacuer de toute urgence, suivez-nous c’est par … »

« Dites, il me semble que c’est moi qui donne les ordres, non ? Alors continuez à évacuer cette partie de la tribune, c’est très bien. Vous deux, venez avec moi, on va aller sécuriser cette partie là-bas. »

« Mais elle va s’effondrer d’ici quelques … »

Emi partit en courant sans attendre de réponse. Les deux soldats lui emboîtèrent le pas après une hésitation qui lui avait laissé le temps de les distancer. Oui, elle aurait pu facilement sauver sa peau. Oui, elle n’était pas comme l’impératrice, bénie par les cinq dieux, et tout ça. Mais ce n’était pas pour ça qu’elle abandonnerait ce pour quoi elle s’était toujours battue : faire resplendir la lumière des Cinq, afin qu’ils deviennent l’égide de l’Empire. Son bouclier protecteur, et un refuge chaleureux pour ceux qui en avaient besoin. Tout l’or qui circulait dans l’Eglise, elle l’avait en dégout. De même que les luttes de pouvoir. Mais elle ne pouvait rien y faire, les évêques étaient trop puissants pour qu’elle les empêche complètement de faire ce qu’ils voulaient.
Par contre, elle était quand même assez forte pour venir en aider aux civils qui avaient besoin d’elle en ce moment-même. Les ninjas faisaient de leur mieux, mais si l’Eglise ne faisait rien du tout, elle le regretterait toute sa vie.
Et comme elle n’était pas capable de les guider par les mots, elle les guiderait par les actes.

Emi s’arrêta au-dessous d’un plafond sur le point de s’effondrer. Il était déjà fissuré de part en part. Au-dessous, c’était la cohue, l’évacuation était très compliquée et prendrait du temps. Du temps qu’elle pouvait leur faire gagner. Des ninjas, qui essayaient de contenir le problème, la reconnurent et l’un d’eux lança à un garde pontificale qui arrivait :


« Mais qu’est-ce qu’elle vient faire ici ?! Il faut l’évacuer ! Ce n’est pas un endroit pour une femme de cette importance ! »

« Elle ne veut pas, on ne peut rien faire c’est … »

« Sortez-là d’ici par la force, elle va nous gên… »

Elle arrêta d’écouter, se concentrant sur le chakra qui s’écoulait dans son corps et son esprit. Le chakra, le don divin donné aux hommes pour accomplir une grande destiné … Et qu’ils avaient mis à profit de la pire des manières. Aujourd’hui, il allait encore détruire des vies. Mais Emi comptait bien à ce qu’il en détruise le moins possible.
Elle leva les bras vers le plafond. Des racines noueuses poussèrent, par la grâce de Suijin et Dojin, et commencèrent à en renforcer la structure. Puis un dôme de bois se forma, afin de former un second plafond.
Les ninjas comme ses gardes avaient cessés de palabrer, et s’était remis à la tâche. Cette fois-ci tout le monde était d’accord : elle n’abandonnerait personne à ce triste sort.
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Mer 13 Sep - 10:54
Le message de Shura avait été très clair : il voulait tous les membres de l’Aile du phénix dans les tribunes ou dans les arènes pendant le tournoi. Les deux jumelles avaient abandonnées leur mission avant même qu’elle ne démarre pour venir ici. L’assassinat de l’évêque de Suijin, Koshi Tenmenkon. C’était bien dommage, parce qu’une aussi belle occasion de s’infiltrer dans la demeure de cet homme ne se représenterait pas de sitôt. Mais bon, quand le chef disait que c’était urgent, elles ne pouvaient pas non plus le laisser tomber. Après tout, leur rôle à elle c’était d’être des armes, et ce ne sont pas les armes qui évaluent la stratégie, qui jouent les têtes pensantes.

Elles durent attendre le discours pour comprendre ce qu’elles fichaient là, par contre. Parce que le tournoi en lui-même les ennuyait profondément. Surtout Yuuhi. Izayoi trouvait de l’intérêt à observer les différents éléments éminents de l’Empire se taper dessus : c’était une source importante d’informations pour les batailles futures. Par contre, l’ainée des deux jumelles était plutôt encline à l’action qu’à une phase d’observation. Elle avait passé son temps à remuer sur son siège et à voleter à droite et à gauche pour aller embêter les vendeurs et trouver quelque chose à faire. Izayoi avait réussi à la calmer en lui offrant une glace, mais elle n’avait finalement gagné que quinze minutes de tranquillité.

« Allez Iza, quoi ! Si on essayait de gruger pour participer ? »

« On est des Genins Yuu, on n’est pas censé avoir une chance dans ce genre de tournoi. »

« Mais regarde la nana là-bas ! Elle est Genin aussi ! En plus elle est super faible. Même toute seule j’en fais qu’une bouchée … »

« Parce que tu te sens de taille contre Shura-san, toi ? »


Yuuhi ne répondit rien, se renfrognant au fond de son siège pour faire la gueule. Izayoi soupira, en constatant qu’elle n’en démordait pas pour autant. Ca se lisait sur son visage et dans son esprit : pour elle, à elles deux, elles étaient à la hauteur. Iza était un peu plus pessimiste sur leur force réelle, mais en même temps c’était son rôle dans leur duo. Envisager le pire, pour mettre en place une situation qui améliorait leurs chances de l’emporter, tandis que Yuuhi profitait de cette situation pour foncer dans le tas. Ce n’était pas pour rien qu’elles étaient jumelles : leurs apparences étaient aussi uniques que leurs esprits étaient complémentaires.

En plus elle savait très bien qu’elles ne pouvaient pas descendre dans l’arène. Ce n’était pas une question de capacité à se défendre si elles affrontaient tous ces fameux ninjas. Elles étaient réellement fortes dans ce genre de configuration, où les combats se déroulaient à deux contre deux. C’était plutôt qu’elles ne pouvaient pas utiliser les techniques de leur clan devant tout le monde. Si jamais quelqu’un se souvenait des clans du pays de la cascade, elles seraient découvertes et on ne mettrait pas longtemps à comprendre ce qu’elles faisaient en réalité dans les rangs impériaux.

En fait, Iza avait même toujours été très surprise qu’elles n’aient pas encore été découvertes. Certes, leurs dossiers administratifs avaient été falsifiés par Ao. Mais ce n’était pas pour autant qu’il ne pouvait y avoir d’indices ailleurs. Par exemple, dans l’ancienne demeure du clan Tsuinkoukyou : la mention de deux jumelles nouvelles-nées, qui étaient censées redonner son lustre d’antan au clan, des armes humaines comme le clan n’en avait jamais connu. Elle avait toujours pensé que quelqu’un d’un peu débrouillard ferait peut-être le lien entre leur âge, leur condition d’orphelines prétendues, et tout ça. C’est pourquoi elle prenait mille précautions à chacune de leurs transformations. Et qu’elle avait interdit à Yuuhi de se transformer sans son accord d’ailleurs. Ca ne dérangeait pas trop sa sœur : elles étaient plus polyvalentes et prêtes à réagir quand c’était Iza qui se transformait et que sa sœur la maniait. En sens inverse, Iza manquait parfois de certains réflexes et d’une intuition guerrière que sa sœur, elle, possédait.
Bref, tout ça pour dire qu’il était hors de question de se battre dans cette arène et de se faire aplatir simplement parce qu’elles ne pouvaient pas se donner à fond.

Iza posa sa main sur la bouche de sa sœur pour lui intimer d’arrêter de râler.

« Tais-toi donc. Regarde là-haut plutôt, Yuu. »

« Que fait Shura-san ? »

« Je ne sais pas, si tu me cassais moins les oreilles je pourrais peut-être écouter. »


Yuuhi prit l’air vexé, mais elle le perdit bien vite. Elle était bien trop curieuse de savoir ce que Shura allait dire pour garder son attention sur le fait de faire la tronche à sa jumelle.

Ce fut un très long discours, avec plein de choses qui révolutionnaient sans aucun doute la situation au sein de l’Empire. Izayoi semblait d’ailleurs le suivre avec attention. Yuuhi, elle, regarda ailleurs pendant le plus clair du temps. Elle ne revint dans le fil des paroles que lorsque Shura déclara la guerre à l’Empire au nom de l’Aile du phénix, et que l’arène se mit à s’écrouler, tandis que lui disparaissait. Les deux jumelles se regardèrent avec un petit sourire. Ca y était enfin, le grand combat commençait maintenant ! Ce pour quoi elles avaient été formées. Non, même sans doute ce pour quoi elles étaient nées.

« On fait quoi du coup Iza ? On essaie de couper quelques têtes importantes dans la tribune d’honneur et on se tire si on peut ? »

« Non. Y’a trop de risques de se faire attraper. Et puis Shura nous l’aurait dit si c’était ce qu’il attendait de nous. Or, pour le coup, il n’a rien dit à personne. Ca ne signifie qu’une seule chose : c’est le moment pour nous de décider pour de bon si on le suit jusqu’au bout ou si on se range et si on part pour une vie plus normale. »

« Ou alors il veut qu’on reste ici à attendre des ordres pour attaquer l’Empire de l’intérieur ? »

« Peut-être. Mais si c’était le cas il ne m’aurait pas révélé l’emplacement du QG tu ne crois pas ? »

« Hein … ? Eh ! Pourquoi il m’a rien dit à moi ?! »

« Je suis meilleure pour garder les informations, si jamais on s’était faites prendre. Du coup il vaut mieux que ce soit moi qui sache ce genre de choses. »

« Ouais c’est vrai ! Héhé. Bon on fait quoi du coup ? »


Iza lui montra le chiffre deux avec les doigts. Attends deux minutes, c’était ce que ça voulait dire. Elle avait besoin de réfléchir un peu. Déjà, la situation catastrophique leur permettait de parler sans être entendues, c’était déjà bien.
Mais tout tendait vers une seule chose : ce que voulaient les jumelles, c’était participer à la guerre, pas uniquement faire des guérillas pour le restant de leur vie. Ou des assassinats. Ce n’était pas pour ça qu’elles avaient été envoyées dans les rangs de l’Aile du phénix. Et puis, si l’Impératrice savait pour Shura, elle devait aussi savoir pour les autres membres non ? Alors il n’y avait qu’une seule solution : se tirer d’ici avant que l’Empire ne réagisse.
Elle tira sur la manche de sa jumelle, et l’entraina vers un couloir qui était censé être une sortie, mais qui risquait surtout de s’écrouler.

« Transformes-toi Yuu. On a besoin du Ikazuki Kisaki pour sortir d’ici. »

« Sérieux je peux ? Yaahooo ! C’est parti ! Tu m’attrapes au vol hein ? Je veux pas me viander par terre ! »


Yuuhi amena ses mains au niveau de sa poitrine, les deux paumes face à face, l’une à l’envers et l’autre à l’endroit. Une lueur argenté l’enveloppa, et quand la lueur se dissipa, Izayoi attrapait en main des kusarigamas qui avaient la même couleur que la lueur : entièrement argentés. Ils n’avaient même pas de poignée, et semblaient juste être entièrement en acier. De l’électricité les parcouraient d’un bout à l’autre. Iza lâcha soudainement l’arme de la main gauche en grimaçant, surprise.

« Yuu, fais gaffe tu m’as électrocutée ! »

** Désolée ! **

« Je ferais avec … Prête ? On y va !  Yongakushou, Denkishiki Senpuu ! »

Le chakra de vent d’Izayoi se mélangea avec le chakra électrique, tandis qu’elle se mettait à faire décrire aux kusarigamas un tourbillon tout autour d’elle. Une sorte de bulle de vent électrifiée se forma autour d’elle. Les éboulements étaient non seulement repoussés par la force du vent, mais aussi tout simplement déviés par le champ magnétique. Ainsi protégée, Izayoi se fraya tout bêtement un chemin vers la sortie en ignorant l’effondrement autour d’elle. Et quand le chemin n’était pas dégagé ? Elle avançait quand même à-travers. Le vent découpait la roche comme si c’était du papier. C’était la défense offensive de l’Ikazuki Kisaki. Une tempête à la fois coupante et magnétisée.

Une fois de l’autre côté, Yuuhi reprit sa forme normale.

« On va rejoindre Shura ? »

Iza se contenta de hocher la tête. Elles allaient avoir un petit bout de chemin à faire, surtout qu’il faudrait faire un détour pour s’assurer de ne pas être suivies. Mais mieux valait ça que de rester dans la gueule du loup. Parce qu’elles voudraient être loin quand l’Empire riposterait. Dans une guerre, il faut toujours avoir l'initiative !
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Mer 13 Sep - 11:19

Tsurugi

Je regardais ces combats sterile non sans manifester un certain ennui. Je n’étais pas censée me faire remarquer, mais c’était difficile de m’empêcher de me faire chier, quand je contemplais ce désastreux spectacle. De là où je venais, ce genre de petits ninjas bordés sous un chaud soleil, on les mangeait au petit déjeuner. Pas qu’ils étaient mauvais. Encore que. Plutôt qu’ils étaient trop tendres, tous autant qu’ils étaient. Même ceux qui jouaient les caïds n’attaquaient pas leurs adversaires pour de vrai. A quoi bon révéler à ce point leurs capacités si ce n’était pas pour tuer leurs ennemis ? Ils ne connaissaient pas les principes fondamentaux de tout shinobi ? A croire que non, sinon ils ne se comporteraient pas comme ça. Pas étonnant de la part de gentils toutous qui ont grandi dans une nation riche et prospère, et qui préfèrent s’entretuer entre eux plutôt que de réaliser la chance inouïe qu’ils avaient. Qu’ils avaient tout pour eux, et qu’ils en faisaient n’importe quoi. Il y avait des alchimistes qui changeaient la boue en or. Eux, ils avaient réussi l’exploit de changer l’or en merde.

Depuis combien de temps j’étais ici ? Trop longtemps, à mon avis. Je commençais déjà à m’habituer au soleil estival. Trois ans ? Quatre peut-être ? Oui, définitivement bien trop longtemps. J’avais plus  qu’envie de rentrer chez moi et de laisser tout ça derrière moi. Retrouver le froid mordant, qui me rappelait à quel point j’étais fragile … et à quel point on devait se battre rien que pour rester en vie, quand on est un être humain.

Soudain, un grand malade monta sur le toit de l’arène et entama un discours révolutionnaire. Le fondateur de la fameuse Aile du phénix. Ca faisait bien trois mois que j’enquêtais sur elle pour trouver ce type, justement. Introuvable, même pour moi. Et pourtant, j’en avais débusqué des gens qui se planquaient tout au long de ma vie. Depuis qu’on m’avait mis un kunaï dans les mains, en fait, c’était plus ou moins mon boulot d’appoint entre deux missions plus sérieuses. Je reconnus ce type : c’était celui qui avait mis plein la vue à tout le monde en exposant à la vue de tous son invocation  et des techniques toutes les deux en rapport avec le Yoton. Un gros potentiel de destruction, mais il prouvait une fois de plus sa tendance fâcheuse à dévoiler ses capacités, qui était un peu le lot de toutes les pointures impériales. Grandes capacités de destruction, petites capacités de discrétion. Le genre de ninja qu’on n’aimait pas des masses par chez moi en fait.

Quand l’arène se mit à s’effondre, je cillais. Ca, pour de l’événement inattendu … Bon, pas de panique, la solution était simple. Un gamin venait d’intervenir pour empêcher la tribune où je me situais de s’effondrer en utilisant une technique de Sakyu. En plus, il fut rejoint par un Inuzuka qui se transforma en loup géant avec la Fusion. Tiens, intéressant ça ... Le fameux 'chef' du clan Inuzuka côté Empire. Il n'avait pas l'air aussi féroce que celui que je connaissais, quand même. Mais bon. Coup de bol, pour le coup : ça allait me permettre de ne pas exposer mes propres compétences. Je me contentais de me mêler à la foule, et d’évacuer avec elle vers le centre de l’arène en vitesse. Je me faufilais dans le troupeau histoire d’être sûre et certaine d’arriver à temps. Sans trop presser le pas non plus, histoire de ne pas attirer l’attention.
Arrivé au centre de l’arène, je regardais l’ampleur des dégâts. Pas mal de ninjas étaient intervenus pour les limiter, mais ça restait du registre de l’apocalypse ce qui venait de se dérouler. Tellement de gâchis de pierre et des pertes humaines … Donc des pertes en soldats, comme en travailleurs. Pas de doute, allié à la perte de confiance, voilà un événement qui allait déséquilibrer l’Empire. Tout à fait le genre d’événement que j’attendais pour rentrer à la maison.

Profitant de l’agitation, j’attrapais un parchemin et une plume dans la poche intérieure de ma veste et griffonnais quelques mots dessus :

Citation :
‘’ Deku, t’es où ? ‘’

J’eus à peine quelques secondes à attendre. Des mots s’écrivirent tout seul sur le parchemin à la suite des miens.

Citation :
‘’ Hors de l’arène. T’es indemne ? ‘’

‘’ Oui. Tu dois rentrer tout de suite. Dis à Yoroi-sama que l’Empire vient d’entrer en guerre civile. ‘’

‘’ Le moment qu’on attendait hein ? ‘’

‘’ Ecris pas ça crétin. Et dépêches-toi. Je te rejoins là-bas dès que le chemin se sera dégagé. Il faut aussi que je vérifie deux ou trois trucs. ‘’

‘’ Reçu. ‘’

Je rangeais le parchemin dans ma veste, avec la plume. Puis j’entrepris d’attendre patiemment que tout soit fini ici. Maintenant que j’étais à l’abri, et en plus au centre de tout ça, j’allais pouvoir observer tranquillement le déroulement des opérations et je pourrais compléter plus efficacement le rapport de mon coéquipier quand je serais rentrée. C’était très intéressant, pour le coup. Mais il restait une chose importante à savoir : à quel point l’Empire allait être affecté par cette catastrophe ?
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Mer 13 Sep - 12:24
Je lâchais Maïa tout en levant les yeux vers Shura. Il se payait le luxe d’interrompre mon combat au moment où il devenait intéressant, c’était bien dommage. Maïa Kaguya aurait été une merveilleuse adversaire pour mettre à l’épreuve certaines de mes capacités, vu que j’étais privé de celles que j’utilisais habituellement pour l’occasion. Mais bon, pour voir si je pouvais pratiquer un autre style de combat, il faudrait repasser apparemment. Agacé, je croisais les bras en abandonnant toute idée de combattre afin de pouvoir l’écouter.

Son discours était surprenant. Ainsi donc, tout comme moi, l’Impératrice savait pour la véritable identité de Shura. Que moi j’ai décidé de ne rien dire à personne, c’était une chose. Après tout, j’étais là pour trouver mon chemin à travers tout ça. Et parce que je n’étais pas encore sûr que l’Empire soit réellement le côté du bien dans cette histoire. Ca ne m’avait pas empêché de faire comprendre à Shura que je serais sur son chemin s’il s’en prenait à des innocents. Mais que l’Impératrice Nanaki, le fameux symbole protecteur de l’Empire, soit au courant, là ça me dépassait un peu. Elle avait certes l’air très gentille, et tout ça. Mais bon, quand même. De là à avoir de la pitié pour quelqu’un qui s’en prenait au peuple qu’elle était censée protéger avant toute chose. Même si c’était pour lui faire changer d’avis et le faire renoncer à son entreprise de fou, c’était quand même un pari un peu risqué, même si elle était puissante et persuasive. Persuasive au point qu’en entendant ça, je me demande si je ne me suis pas fait embobiner par des mensonges au final.

Dans l’ensemble, Shura ne m’apprend pas grand-chose. Qu’il était prêt à tuer des innocents pour se frayer son chemin vers ses objectifs, ça il me l’avait déjà dit. Et je lui avais déjà dit que je n’étais pas d’accord. Et que j’allais tenter de l’en empêcher la prochaine fois qu’il le ferait. Enfin, je crois surtout que quelque part j’avais du mal à le croire. Cet homme était intelligent, et s’exprimait avec ce que je pensais être le sens de l’honneur et des responsabilités. Même s’il disait tuer tout le monde par plaisir, jamais je n’aurais pu penser qu’il ferait quelque chose comme … Comme ce qu’il fit. Ce n’est pas seulement l’arène qui s’effondra sur tous ces innocents. Mais littéralement mon opinion pourtant haute de lui.
Quand tout commença à s’écrouler, je ne réfléchis même pas. En fait, j’arrêtais même complètement de penser à quoi que ce soit. J’attrapais mon masque pour le lancer par terre. Que valait ma vie, ma liberté, face à celle de tant de personnes ? Je m’en fichais qu’on m’arrête ici, après tout ce que j’avais pourtant accompli pour échapper aux autorités et endosser ce rôle de justicier de l’ombre ça aurait pu me déranger, mais là on dépassait l’égoïsme si qui que ce soit pensait à s’épargner une cours martiale ou quelques procès emmerdants en échange de tant de victimes. Ma conscience ne l’aurait pas permis … Et de toute façon elle n’eut pas à s’exprimer : mon corps bougea avant elle.

Mais quand même, tout ce carnage ? C’était vraiment Shura qui avait fait ça ? Dire que j’avais cru en lui, en me disant que ce qu’il faisait avait peut-être du sens. Je réalisais à quel point j’avais eu tort, maintenant. En le voyant se battre contre les monstres à l’académie, lui aussi, je m’étais dit que peut-être, il n’était pas quelqu’un de si mauvais. En l’affrontant, j’avais réalisé qu’il n’était effectivement pas si mauvais. Que c’était même un combattant avec un grand sens moral et … Et comment quelqu’un comme ça avait-il pu faire ça ? Ca n’avait à la fois pas de sens, et tout son sens. Le monde était fou depuis la guerre. Il fallait bien qu’à un moment, on paie les conséquences de tout ça. Mais je ne m’étais jamais dit que ça pourrait être aussi brutal, si tuer autant d’innocents. J’avais cru tuer le pire monstre de l’histoire en abattant l’Eclair Noir. Mais mon père, finalement, me semblait assez anecdotique comparé à un acte pareil. Combien d’hommes possédaient une part d’obscurité aussi … aussi sombre, aussi noire ? Je voyais très distinctement cette image, cette copie de soi-même, qui se détachait du corps tel un clone d’encre. Un noir poisseux, presque liquide.

« Non ! Ma fille ! Il faut y retourner ! S’il vous plait, ma fille est encore là-bas ! »

Des cris déchirants m’arrachèrent à mes pensées. Je me tournais dans leur direction. Deux ninjas terminaient ce qui semblait être l’évacuation d’un couloir de l’arène. Celui où les marchands s’installaient, à l’ombre, si je me souvenais bien. Une femme se faisait trainer de force vers le centre de l’arène. Sa fille était encore à l’intérieur ? Bon sang. Je me rapprochais d’eux.

« Où est-ce qu’elle est ? »

« Je ne sais pas, on était près du stand de glaces, je l’ai perdue de vue à cause de l’effondrement, je ne sais pas où elle est, mais elle est à l’intérieur ! Il faut la sauver ! »

« J’y vais. »

« Attendez ! Vous ne pouvez pas y aller ! Tout va s’effondrer d’une minute à l’autre, personne n’est assez rapide pour … »

« Moi si. »


Je reconnaissais cette femme. La culpabilité que je portais en guise d’écharpe chacun des jours qui passaient aussi, la reconnaissait. C’était la mère de cette enfant que j’avais menacée, près du bassin sacré, le jour où j’étais arrivé à Taki. Tout ça pour quelques discours prétentieux que j’avais adressés à Hanaki. Pertinents, oui, peut-être, mais ô combien arrogants. J’avais été jusqu’à enlever une enfant pour prouver la force de mes paroles, et lui mettre mes griffes sous la gorge.
Si c’était vraiment elle qui était à l’intérieur, je n’allais pas la laisser tomber. Il ne me fallut qu’un pas d’élan, et je disparus dans un éclair de lumière blanche, réapparaissant directement à l’intérieur du tunnel. Derrière moi, les deux ninjas se regardèrent, stupéfaits, tout en terminant leur évacuation. Bon, au moins maintenant c’était sûr : plus de couverture qui tienne.

Les deux Anbus n’avaient pas exagérés en disant que tout allait s’écrouler d’une minute à l’autre. Mais c’était encore à peu près pratiquable comme chemins. Enfin, en déblayant un peu à coup de Raikiri à certains endroits. Il ne me fallut heureusement pas longtemps pour trouver l’enfant : près du stand de glaces comme avait dit sa mère. Heureusement qu’elle n’était pas bien loin, parce que vu comme c’était grand on aurait fini enterrés vivants tous les deux si j’avais dû tout explorer. Elle était recroquevillée dans un coin, juste à côté d’un éboulement, allongée sur le sol.
Je m’approchais tout doucement, et m’accroupissais près d’elle.

« Hé ça va ? Viens, je vais te sortir d’ici. »

« Vous … Vous êtes … ne me faites pas de mal … S’il vous plait … Je veux juste retrouver ma maman … »

« Je sais, je sais. Je vais t’aider. C’est peut-être pas facile à comprendre, mais c’est pas moi le méchant aujourd’hui. Tu peux marcher ? »

« Ma jambe est coincée … »


D’un coup de poing électrifié, j’envoyais des blocs de pierre un peu partout. Pas le temps de faire dans le détail et de faire doucement pour sauver sa jambe à tout prix. Au moins, elle n’était plus coincée. Par contre, elle était pliée dans un angle bizarre. Le genou avait dû morfler, et le tibia était sans doute cassé.

« Tu vas pas pouvoir marcher … Comment tu t’appelles ? »

« Mikaya. »

« Bien, Mikaya. Ecoutes ce qu’on va faire. Tu vas grimper sur mon dos et je vais te porter dehors, là où se trouve ta maman, d’accord ? »

« D’accord. Vous avez arrêté de boire ? Vous ne sentez pas l’alcool comme la dernière fois … »

« Hein … Euh, ouais j’ai arrêté. Viens, grimpes sur mon dos. »


La petite se cramponna tant bien que mal. Bon sang, comment j’allais la sortir d’ici ? J’avais un seul bond à faire en vitesse-lumière par minute environ. Donc un seul qui devait me rapprocher de la sortie. Pas moyen de l’utiliser avant d’y être obligé à tout prix.
Je m’élançais prudemment, un peu ralenti par les décombres et par la gamine. Et bon dieu, heureusement que j’ai de bons réflexes, parce que sur le chemin on a manqué d’y passer par deux fois.
Alors que je me rapproche de la sortie, j’aperçois une jeune fille à l’autre bout du couloir qui serre une espèce de peluche dans ses bras. Le plafond va s’écrouler sur elle, elle est complètement pris au piège.

« Merde ? Mikaya ? Accroches-toi de toutes tes forces, ça va secouer. »

Au moment où l’entrée du couloir s’effondre, l’arche emportant la totalité de l’ouverture dans sa chute, il y a un second éclair de lumière blanc et … Et nous voilà dehors. La petite est tombée, mais j’ai réussi à l’attraper au vol par le bras. L’autre fille, je l’ai attrapée par la taille sans trop la ménager donc elle a dû être pas mal bougée aussi. Mais bon, les deux vont à peu près bien. La petite un peu moins que la plus grande. Mais une équipe médicale est déjà sur le coup. Sa mère aussi. Bon, ça finissait bien de ce côté-là.
Deux silhouettes s’approchent de moi, les deux Anbus.

« Eihiko Tsubazame, c’est bien ça ? Vous êtes fiché comme criminel de rang S, vous êtes en état … »

« Non, sérieusement ? Vous n’avez rien de mieux à faire ? »

Je n’attendis pas de réponse, en tous cas. Je sautais directement sur le mur de l’arène pour l’escalader avec l’adhésion. Cinquante-neuf … Soixante secondes. Un nouvel éclair de lumière, et me voilà au beau milieu d’une tribune.
Bon, l’heure n’est pas à rigoler. Je vais pouvoir en sortir combien d’ici avant que tout ne se soit écroulé pour de bon ?
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Mer 13 Sep - 13:28

Nanaki
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Alors tout se finissait comme ça ? Nanaki avait imaginé que Shura pourrait comprendre par les mots, qu’il pourrait être raisonné. Mais c’était de cette manière qu’ils communiqueraient à présent. Elle qui essayait d’amener la paix dans le monde, et lui qui détruisait tout ce qu’elle tentait d’accomplir. Comment en était-il arrivé là ? Comment un homme avec un aussi bon fond avait-il pu en arriver à ça ? Ce ne pouvait pas être juste à cause de la mort de sa sœur. Son ressentiment était plus profond. Ou alors peut-être qu’il n’avait tout simplement pas aussi bon fond qu’il l’avait toujours laissé paraître. Nanaki ne savait plus très bien où elle en était. Elle avait fait plus qu’admirer Shura Ryuuketsu. Elle l’avait apprécié. Elle était même tombée amoureuse de lui un peu avant la guerre … Ca faisait déjà un moment, mais elle n’avait pas oublié tout ça. Comment avait-elle pu se tromper à ce point ?
Le regard de l’impératrice fit le tour de l’arène. Ca n’avait plus aucune importance. S’il y avait eu des doutes, une chance de tout raccommoder entre eux, elle avait tout tenté. Et Shura venait de réduire tout à néant en même temps qu’il avait commis cet acte horrible.
Quand il l’avait quittée au palais, la dernière fois qu’elle l’avait vue, il avait dit qu’il avait déjà gagné si elle ne changeait pas. Mais elle n’aurait pas à changer. Et il ne gagnerait pas pour autant. S’il pensait qu’elle n’allait rien faire, et rester terrasser par ses sentiments, il se trompait lourdement. Pire, il la sous-estimait gravement. D’autres avaient commis cette erreur, et elle les avait balayé pour protéger les siens.

« Votre Sainteté, il faut qu’on vous mette à l’abri. »

« Tekkun … Non. Non, surtout pas. Jinji ? Je vais fermer les yeux et concentrer mon chakra. Quand je rouvre les yeux, tu me transporteras au centre de l’arène avec ta Fuite de l’ombre. Tekkun, fais en sorte que je ne me fasse pas ensevelir pendant que je me concentre. »


Les deux hochèrent la tête, tandis que Nanaki fermait les yeux. La demi-mesure, cacher ses capacités héritées des Cinq … Elle n’avait plus le temps pour ça. Ce que Shura venait de déclarer, c’était la guerre. Et elle ne referait pas l’erreur d’avec Shousan, de vouloir à tout prix conserver ses atouts dans sa manche, et de perdre des batailles à cause de ça. Elle allait tout envoyer dans cette guerre pour la terminer le plus vite possible et ramener la sérénité dans tout l’Empire. Surtout qu’il restait encore tout un tas de choses à accomplir. Des projets, l’enquête sur les golems, des alliances … Tant de choses déterminantes pour l’avenir. L’Aile du phénix serait anéantie sous peu. C’en était fini de se regarder dans le blanc des yeux en attendant que l’autre commette une erreur ou revienne sur sa décision. Terminé. On ne rigole plus, désormais.

Nanaki concentra l’intégralité de son chakra, tandis que sa garde s’occupait de sécuriser la tribune comme elle pouvait. Quand enfin elle rouvrit les yeux, Jinji réagit instantanément et les transporta tous les trois au centre de l’arène. Elle avait posé une main pour tenir l’autre par en-dessous en s’aidant de la paume, formant un signe de celle qui était au-dessus. Les deux index droits et collés l’un à l’autre. Le pouce et l’auriculaire collés pour former un cercle, et le dernier doigt collé à l’auriculaire.

« Ohm ! »

Une onde de force chakratique parti avec Nanaki comme épicentre, provoquant un énorme choc sonore en même temps qu’elle déferlait tout autour d’elle, jusqu’aux extrêmes limites de l’arène. Tout le monde resta incrédule, pour ceux qui n’étaient pas tombés à la renverse (soit à peine trois ou quatre personnes sur toutes celles présentes …). L’effondrement de l’arène venait de s’arrêter net. Nanaki tituba, se reprenant de justesse. Il ne lui restait presque plus de chakra, mais au moins elle avait atteint le résultat qu’elle souhaitait. Tekkun s’empressa de la soutenir pour l’aider à rester debout. Jinji, lui, était plus surpris par ce qui venait de se passer.

« Comment avez-vous fait Votre Sainteté … ? »

« J’ai cherché la cause de l’effondrement. Même quelqu’un de puissant comme Shura ne peut pas faire s’effondrer une aussi grande structure avec une simple technique : il a besoin de préparation. J’ai trouvé les sceaux, dans les fondations, et je les ai effacés. »

« … Bien joué. Je vous reconnais bien. »


« Votre Sainteté ? C’est Nanaki-sama ! »

Un attroupement se forma autour d’elle. Il y avait pas mal de gens qui criaient. Les ninjas qui n’étaient pas loin s’empressèrent d’écarter un peu la foule pour laisser leur Impératrice respirer.

« Votre Sainteté ! Dites-nous que ce n’est pas vrai ! »

Nanaki inspira, puis souffla pour se donner du courage. Ce moment allait être encore plus difficile que celui qu’elle venait de vivre pour trouver la cause de tout ça. Nanaki rassembla aussi le peu de chakra qu’il lui restait dans sa gorge pour augmenter le volume de sa voix comme Shura l’avait fait.

« Evidemment que ce n’est pas la vérité. Je me sens trahie tout autant que vous par ce qui vient de se passer. J’ignorais totalement que Shura était … Ce genre de monstre. Son vrai visage me blesse profondément. Mais ça ne changera rien à ce qu'il a fait. Shura Ryuuketsu est un monstre, et il n'y a plus aucun chemin vers le salut pour lui. »

« Mais s’il veut la guerre, je ne le laisserais pas plus longtemps s’en prendre à des vies innocentes. Il va l’avoir, et il va regretter d’avoir basculé du côté du mal. A compter de ce jour, Shura Ryuuketsu est considéré comme criminel de rang SS. Aucun ninja ne doit l’affronter seul, il doit attendre les renforts. Dès qu’il aura été capturé il sera exécuté publiquement sans aucun procès pour crime contre l’humanité. »

« Tsukiko, Kasumi. J’aimerais que vos disciplines mettes leurs différents de côté. Maintenant qu’on a le nom du chef, vous allez me trouver chacun de ses sbires. Dès demain, je veux qu’on commence les arrestations. Débusquez tous les membres de l’Aile du phénix et mettez-les au Bagne. Ils seront jugés pour déterminer s’ils méritent d’être condamnés à mort ou à perpétuité. »

« Tsukiko, j’ai un second service à te demander. Tu as déjà prouvé ton attachement à l’Empire. Je voudrais que tu me fasses une liste des ninjas qui sont pour toi au-dehors de tous les soupçons. Ces ninjas se verront récompensés par l’apprentissage d’une des techniques interdites du parchemin secret de l’Empire. Choisis-les attentivement. Je ne veux plus que nos ninjas soient désarmés face au danger. Je ne les enverrais pas au massacre. Si guerre il y a, alors ils seront prêts à tout affronter cette fois. Nombreux sont ceux parmi vous qui vont avoir le droit à une promotion dès demain. A de nouvelles responsabilités, qui prouveront la confiance que l’Empire, que j’ai, en vous. On va mettre fin à cette guerre au plus vite, je ne laisserais pas Shura Ryuuketsu nuire d’avantage à l’Empire et à son peuple. »

« Eihiko Tsubazame … »


L’Eclair Blanc était cerné par des Anbus, désormais. Dès que le danger avait été écarté, ils l’avaient attrapé immédiatement.

« Au vu de tes actes héroïques il apparait que tu n’es plus notre ennemi. Peut-être ne l’as-tu jamais été après tout ? Par la grâce impériale, tu es lavé de tous les soupçons qui pèsent sur toi, et les différents actes dont on t’accuse seront mis sur le compte des actes commis pendant la guerre entre l’Empire et le pays du feu. Elle s’est simplement terminée plus tard pour toi. Tous les shousanais ont eu le droit d’être réintégrés proprement et amicalement. Il n’y a pas de raison que ce ne soit pas ton cas. »

Nanaki termina ici son discours du jour. Elle avait menti et annoncé ces mesures sévères sans sourciller. Mais en même temps, Shura ne lui laissait pas le choix. Si elle avait dit la vérité, l’Empire se serait effondré avec elle. Elle était prête à ce mensonge, s’il permettait de ramener la paix dans tout l’Empire, c’était un bien moindre sacrifice.
Tandis que les équipes médicales s’affairaient à s’occuper des blessés, Nanaki se tourna vers Tekkun :

« On va rentrer. Je dois mettre les nouvelles mesures en place et préparer notre contre-attaque. »

Elle glissa quelque chose à un Anbu qui passait. Un parchemin qu’elle venait de rédiger elle-même.

« Tiens donnes ça à Sham Ono. C’est un ordre de mission confidentiel, personne ne doit le lire à part lui. »

Elle n’était pas aveugle, elle avait vu la colère du garçon. S’il n’était pas occupé, il allait faire une bêtise. Le temps qu’il se calme, mieux valait lui donner des missions en rapport avec l’Aile, mais lui laisser le temps de réfléchir à tête reposée malgré tout. Cette mission avec Eihiko l’aiderait peut-être à y voir plus clair.

Bon. Une guerre ne se gagne pas en trainant. Elle ne pouvait plus rien faire ici : elle n’avait plus de chakra, et aucune compétence médicale. Elle avait stoppé l’effondrement, et annoncé qu’elle ne laisserait pas tomber son peuple. Son rôle était terminé pour aujourd’hui, il était temps de rentrer pour préparer la suite.
Mais elle en était convaincue : cet affrontement serait bref, et Nanaki serait sans pitié pour ses adversaires cette fois. Ce n’était pas Shousan, en face. C’étaient de purs et simples criminels qui avaient abandonnés tout chemin vers la rédemption.
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Jeu 14 Sep - 11:45
Le cauchemar était terminé pour de bon. L’arène avait cessé de s’effondrer. Le bâtiment n’était pas vaillant, mais il tenait encore debout malgré tout ce qu’il avait dégusté. Les civils continuaient à être évacués car de temps en temps, un éboulement résultant de la structure fragilisée tombait quand même. Pour ce qui était des vies humaines perdues … Ca devait être une catastrophe. Mais au moins ce bain de sang se terminait ici. Satsu, en regardant l’état de l’édifice, ne put s’empêcher de se dire qu’ils avaient quand même échappés au pire. Si tout ça s’était écroulé pour de bon, ce n’est pas dit que même ceux qui étaient au centre de l’arène en seraient réchappés complètement indemnes. Ca faisait tellement de tonnes de pierre … Même en survivant à l’effondrement, ils auraient pu être asphyxiés par les nuages de poussière. Déjà que là, l’air était bien sale et difficile à respirer, mais encore un peu plus et tout le monde y serait tout simplement passé.
La jeune Genin se laissa tomber sur le sol, malgré son désir habituel de bien paraître. Là elle était juste trop épuisée pour tenir debout et pour s’amuser à faire la maligne. Kou grimpa sur ses cuisses, et s’installa comme si de rien n’était. Incorrigible celui-là. Maintenant que le danger était passé, il voulait juste faire une sieste.

Satsu leva les yeux vers la personne qui venait de mettre fin à ce carnage. Elle ne la reconnut pas immédiatement, mais quoi de plus normal, puisqu’elle ne l’avait jamais rencontrée. C’était l’Impératrice Nanaki. Elle en resta bouche bée quelques secondes. C’était elle l’Impératrice ? Ce qu’elle était jeune ! Et belle, aussi. Elle resplendissait, même couverte de poussière et affaiblie par l’effort incroyable qu’elle venait de produire pour arrêter l’effondrement.
Comment elle avait fait d’ailleurs ? Satsu avait juste entendu une syllabe, et puis une onde de force avait balancé tout le monde par terre … Dont elle d’ailleurs. Et puis plus rien, tout s’était arrêté comme ça avait commencé : brusquement.
En tous cas, elle venait de faire une démonstration de force qui contrebalançait celle du chef de l’Aile du phénix. Dommage qu’elle n’ait pas pu le faire plus tôt … mais bon, une telle technique devait demander un peu de préparation. Ou alors elle venait juste d’arriver ? Satsu n’avait pas fait attention de savoir si elle avait assisté au tournoi ou pas donc elle n’en avait aucune idée. En tous cas, elle avait fait honneur à son rang et sauvé pas mal de vie. Par rapport à son exploit, elle se sentait bien petite d’ailleurs. Surtout entourée de tous ces ninjas qui avaient protégé les civils avec des techniques incroyables et étaient toujours debout, alors qu’elle avait dû produire des efforts surhumains pour quelques secondes de répit …
Elle se sentait presque inutile, en fait, de trop dans ce tableau.

Les paroles de l’impératrice changeraient la face du monde tout entier. C’est ce que se dit Satsu quand elle se mit à parler. Elle était quand même bien contente, quelque part, d’être là pour entendre ça à chaud. Elle pouvait se faire une meilleure idée de qui était cette femme comme ça. Comme tout le monde s’y attendait sans doute, c’était à la hauteur de la provocation et du danger que représentait Shura désormais.
Condamné à mort. Tout simplement, sans aucune forme de procès. Il était considéré comme le pire des criminels. Satsu en eut une sorte de pincement au cœur : elle ne l’avait connu que quelques heures, mais elle avait quand même beaucoup admiré sa force et son charisme. Elle se sentait un peu coupable de n’avoir rien vu, et stupide d’avoir été trompée et trahie aussi facilement.
La suite fut encore plus étonnante. L’Impératrice Nanaki, qui était connue pour être gentille et compatissante, devait être très en colère pour répondre aussi vivement à cette déclaration de guerre : elle allait fournir à ses ninjas de nouveaux grades et déverrouiller le rouleau de techniques interdites pour l’occasion. Satu soupira, tout en massant ses muscles endoloris. Bon, l’Aile du phénix risquait de ne pas faire très long feu apparemment. Mais elle, quel rôle jouerait-elle dans cette histoire ? Elle n’avait pas intégré les rangs de l’Empire pour être entrainée dans une guerre …

Mais d’un autre côté elle comprenait parfaitement les sentiments de leur dirigeante. Elle aussi avait des gens à protéger. Son clan, l’héritage de son père, en premier lieu. Ils étaient installés sur le territoire impérial. Si Shura détruisait tout, ils ne feraient probablement pas exception parce qu’ils n’accepteraient pas de capituler devant ses actes terroristes. En réalité, elle n’avait tout simplement pas le choix : si elle voulait mettre les siens à l’abri, l’Aile du phénix devait tomber. Et si elle restait les bras croisés sans rien faire, et qu’ils gagnaient la guerre à un soldat près, hein ? Non, ce n’était pas envisageable. Même si elle avait un peu peur, et qu’elle n’était pas venue pour ça … Ignorer la détresse de l’Empire serait la pire chose à faire.
Elle aurait peut-être un tout petit rôle à jouer, ou un plus grand si elle se démerdait bien. Mais en tous cas, elle ne pouvait pas se défiler.

Satsu fut très surprise d’apprendre que le type qui l’avait sauvée, par contre, était en réalité l’Eclair Blanc. Elle avait entendu parler de lui, comme tout le monde. Avant l’arrivée tonitruante de Shura dans le monde criminel, c’était lui la tête d’affiche. L’impératrice venait tout simplement de l’absoudre et de lui redonner sa liberté de mouvement. Alors ce n’était pas un ennemi en réalité ? Un simple malentendu ? C’était un peu difficile à comprendre, mais il devait y avoir de sombres dessous dans cette affaire qu’une Genin ignorait complètement.
En tous cas, elle avait raison sur un point : Eihiko était un héros, qui avait sauvé Kou et Satsu par la même occasion d’une mort certaine. Elle ne pouvait qu’être d’accord avec l’impératrice sur ça, et qu’ils devaient arrêter de le rechercher.
En plus, fallait bien l’avouer, il était plutôt mignon, avec sa tignasse blonde et sa cicatrice de dur à cuire.

Quand l’Impératrice fut partie, et que les équipes médicales redoublèrent d’efforts pour remettre tout le monde sur pieds, on commença à dégager des chemins pour s’en aller. Satsu profita simplement de l’opportunité pour s’éclipser avec la foule. Elle avait besoin de repos après tout ça. C’était à peine si elle pouvait marcher correctement. Heureusement qu’elle n’habitait pas très loin, elle pourrait vite être sur son lit, et dormir.
Chuunin
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Jeu 14 Sep - 15:03
Tamamo no Mae :* Continue comme ça et tout le monde t'admirera. Tu auras bien plus simple à te faire accepter par la suite. N'oublie pas que pour beaucoup tu n'es rien de plus qu'un traître, une personne ayant menti à Nanaki elle-même. Avec un peu de chance cette nouvelle de ton ancien ami éclipsera ce que l'on sait sur toi. Mais n'oublie pas, mieux tu seras vu et mieux tu pourras détrôner Shâmen. *

Ca ne m'arrivait pas avant, quand les sceaux que Shian m'avaient posé se désactivaient je ne pouvais pas les entendre. Maintenant c'était bien différent, je pouvais même les ressentir. Un peu mieux gérer cette présence mais en même temps pas réellement. Je gardais une meilleure conscience de moi mais elle se retrouvait encore plus modifiée qu'avant. Je ne comprenais pas réellement à quoi c'était dû. Une sorte de meilleure symbiose ? C'était possible ...

Tamamo no Mae :* Epuises-toi un maximum, si tu es au bout du rouleau tous verront à quel point tu es un gamin extraordinaire. A quel point ils ont besoin de toi. D'abord l'académie et puis ça ... Et encore, ici ça n'a rien de comparable. Regarde autour de toi, regarde toutes ces personnes que tu aides à sauver. Combien de personnes en ce lieux te devront la vie ? *

C'était étrange, je détestais ce qu'il disait mais je ne pouvais pas aller à l'encontre de ça. J'étais d'accord avec lui, sauver des gens pourrait me permettre de laver ma réputation au près de pas mal de monde. Mais est-ce que je sauvais autant de gens que ça ? Non, je soutenais des parties de l'arène pour permettre à d'autre de le faire. Rien ne disait que je serais vu comme un sauveur, après tout j'agissais du centre et non sur le front. Je ne risquais rien mise à part de m’épuiser.

Tamamo no Mae :* Pourquoi combats-tu cette pensée ? Regarde par toi-même. Sans toi, ton ami serait mort. Peut-être même ton père. *

Je ne fis que sourire à Rem, bien sûr que j'avais besoin d'un coup de main. Je ne pouvais pas tout gérer par moi-même. Déjà heureusement que l'on me boostait mon chakra, sans quoi je serais déjà à genoux à la vitesse où je dépensais celui-ci. Fort heureusement que j'avais une bonne dose naturelle d'ailleurs. Mais même celle-ci n'aurait jamais suffi sans le soutien d'autres personnes.

J'évitais un maximum de regarder autour de moi, vu l'état de la partie de l'arène que je soutenais je savais qu'à la moindre déconcentration je le contrôle. Je n'avais encore jamais vu quelqu'un perdre la vie devant moi, les cadavres si, durant l'attaque mais ça n'avait rien à voir. Là j'aurais pu voir des gens disparaître dans des gravats, entendre des personnes expulser leur dernier souffle ... Je frissonnais rien qu'à cet idée que je tentais de chasser au plus vite. Il fallait réellement que je reste au maximum concentré sur cette partie de l'arène. Sur ma partie ! Ma concentration sur le bâtiment était telle que je n'arrivais pas à voir ce qui se passait autour, Rem n'était plus qu'une ombre sombre se déplaçant de grava en grava. La tête blonde de Shun s'était volatilisée. A cet instant je ne vivais que pour soutenir la pierre.

Tamamo no Mae :* C'est parfait. *

Alors que j'étais totalement absorbé par ce que je faisais je sentis quelque chose me projeter au sol. Incrédule au début, me demandant ce que ça pouvait bien être. Encore un coup de Shura ? Vu le silence qui planait c'était possible. Mais alors où étaient les explosions ? J'en avais aucune idée mais un rapide balayage des lieux me permis de comprendre un peu mieux ce qui s'était passé ... Bordel, c'était elle qui avait fait ça ? Mes yeux étaient rond comme des billes, oubliant durant un quart de seconde là où e me trouvais. Etait-ce réellement ça la puissance de l'Impératrice ? Cette onde de chakra avait été tout bonnement incroyable. Jamais je n'avais senti une telle quantité et encore moins épuisée en si peu de temps. Sa puissance avait tout de même des limites, elle avait elle-même du mal à tenir debout. Fort heureusement quelqu'un vint lui prêter son épaule. Tekkun si je ne me trompe pas, je ne l'avais pas beaucoup croisé au palais. Il faut dire que je n'y traîné réellement que depuis peu.

Ce n'est que quand je décrochais mon regard de l'Impératrice que je remarquais que l'onde avait également fait taire Tamamo no Mae. Cette technique était bien plus puissante que je ne pouvais l'imaginer. C'est aussi à cet instant, quand je tentais de me relever que je compris que j'avais peut-être été un peu loin question chakra. Mes membres n'arrivaient pas à soulever mon corps, c'était tout bonnement au-dessus de mes forces. Et cette fois ce n'était pas que à cause de ma faiblesse corporelle. D'ailleurs je crois qu'en atterrissant je m'étais fait deux beaux bleus sur le postérieur ... Vu la douleur c'était plus que probable. Par dépits je restais au sol, rejetant l'aide médicale que l'on proposait du regard à plusieurs reprises. Après tout, je n'étais qu'à bout de force.

Pendant que l'Impératrice parlait je ne pu m'empêcher cette fois de réellement balayer les lieux du regard. Je m'attardais sur certain point ... C'était tout bonnement une apocalypse et rien de plus. Shura avait mis sur pied une purge de l'Empire. Je ne saurais dire combien de personnes avaient perdu la vie aujourd'hui, combien d'innocents s'étaient éteints ... Mais même si ça ne s’élève qu'à une personne, s'en était déjà une de trop. En voyant les flaques de sang déjà semi-séchée par la poussière, des bouts de gens dépassant de-ci de-là des gravats je ne pu m'empêcher de rendre mon déjeuner à même le sol. Je tremblais devant cette atrocité, je n'étais pas fait pour assister à ce genre de spectacle ... Qui pouvait l'être d'ailleurs ?

Depuis que Shura avait dit que l'Impératrice connaissait sa véritable fonction je n'avais espérer qu'une chose, qu'elle balaye cette information d'un revers de main. C'est ce qu'elle venait de faire mais pourtant je n'arrivais pas à la croire. Je connaissais suffisamment Shura pour le croire lui et non elle. Mais comment aurait-elle pu être au courant ? Là était toute la question. Je repensais à la première discussion que j'avais eu avec ce traître ... Bordel ! J'aurais dû comprendre dès qu'il avait commencé à défendre l'Aile du Phénix ! Et dire que j'avais partagé des savoirs, mon fond de pensée et surtout du temps avec lui. Ca me rendait malade !

Les directives de l'Impératrice étaient claire. Ca allait totalement à l'encontre de mes convictions, de ma façon d'être mais je ne pouvais être que d'accord avec elle sur ce point. Shura avait déclaré la guerre et nous ne pouvions que lui répondre positivement. Vu ce qu'il avait mis sur pied aujourd'hui on n'était pas en mesure de trouver autre réponse que la force. Pour ce qui était de l’exécuter, ce point ne me plaisait pas réellement maintenant que le Nogitsune s'était tu. Il devait bien y avoir un autre moyen non ?

Mon regard finit par se poser sur un groupe d'Anbus, tous masqués du masque traditionnel assurant leur anonymat. Ils semblaient encercler quelqu'un. Un membre de l'Aile ? Fallait-il déjà se remettre dans le feu de l'action ? Fort heureusement non, ce n'était qu'Eihiko qui recevait les grâces impériales. J'avais eu peur durant un instant que ça se retourne contre lui mais fort heureusement non. Un sourire se placarda sur mon visage, s'éteignant aussi rapidement que le souvenir de ce qui venait de se dérouler revint. Je fis tout de même signe à mon ami, un pouce en l'air, je ne pouvais pas faire grand-chose de plus pour l'instant.

Un papier officielle me fut remis, un ordre de mission sceller, une mission confidentielle. Il faut croire que je faisais partie de ces éléments qui allaient être promus. Je me voyais mal rester genin en ce temps si l’occasion de monter les échelons se présentait. Si je voulais être un pion actif de cette guerre, éviter des massacres ou que sais-je encore, j'allais devoir accepter des responsabilité d'on je n'avais aucune envie. Vu mes capacités je serais sûrement promus comme Juunin ... L'envie n'était pas là, je ne me voyais pas senseï ou tout du moins pas pour plus d'une heure ou deux.

Je me laissais tomber sur le dos, soufflant sur ce qui venait de se passer. Il faisait maintenant étrangement calme, on entendait juste par-ci par-là des bouts de l'arène s'écroulant encore mais cette fois il n'y avait pas de nouvelle victime. Tak rentra dans mon champ de vision, il avait pris sa forme humaine, il me tendit une main que je refusais. Il s'installa à mes côtés. Il était recouvert de poussière, après tout il avait aidé du mieux qu'il le pouvait les gens.

« Ce serait mieux de ne pas traîner ici. »

« Laisse moi encore souffler un peu s'il te plaît. »

« Tu préfères pas aller te baigner dans la cascade du mont Hansei ? Ca te ferais le plus grand bien. Et à moi aussi. »

« Juste dix petites minutes le temps d'encaisser. »

« C'est pas le meilleur endroit pour ça Sham. »

Il avait raison, les cris de douleurs, les râles ou encore les derniers soupirs ... Mais il y avait en même temps un calme plaisant dans toutes cette atrocité. Après tout ce remue ménage qu'il y avait eu cette ambiance pouvait pratiquement sembler ... Non absolument pas, je me voilais juste la face.

« Tu as raison, je parlerais à Eihiko une autre fois. Maintenant qu'il fait aussi partie de l'Empire ça sera bien plus simple. »

C'est Tak qui disparu en premier dans un nuage de fumée. J'attendais patiemment, couché au sol, que le Nogitsune fasse appel à moi, me délectant déjà d'avance des biens faits de la cascade du mont.
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Ven 15 Sep - 10:08
Pour moi qui a toujours voulu me fondre tranquillement dans l’arrière du décor et mener une petite vie tranquille, ça commence à faire beaucoup d’émotions en une seule journée. J’ai fui le clan Nara pour me mettre à l’abri de l’Empire, pensant y trouver la paix. Mais je commence à me dire qu’il n’y a pas d’endroit paisible dans ce monde pour moi … Si un groupuscule de même pas dix personnes peuvent provoquer autant de dégâts en plein cœur de son territoire, alors où est la bonne planque ? Ca me rappelait quelque chose que m’a dit Masuro à l’époque : j’ai été créé dans le but d’accomplir quelque chose de grand. Que même si j’en ai envie, le fait d’être ce que je suis ne me permettra jamais de vivre une vie banale. J’ai voulu fuir cette réalité, mais elle semble être apte à me rattraper où que j’aille.

En tous cas, la puissance de l’Impératrice est fantastique. L’onde de force, à laquelle je ne me suis pas du tout attendue, m’a projetée à terre sans difficulté. Je ne sais pas trop comment elle a pu arrêter la catastrophe avec une technique qui semble utiliser la puissance brute, par contre. Mais ça semble avoir touché plus que ce qui a fait s’effondrer l’arène : plusieurs ninjas ont vu leurs techniques coupées nettes. C’est une sorte de gigantesque technique d’annulation ou quelque chose comme ça ? En tous cas c’est impressionnant.
Mais elle n’en a pas fini avec le fait d’épater la galerie. Cette Impératrice qui est le symbole de la paix impérial vient de rendre sévèrement sa déclaration de guerre à l’Aile du phénix. Je suppose que c’est normal. Ils devront assumer les conséquences de leurs actions et subir le courroux impérial. Je vois mal comment un si petit groupe pourra résister face à toutes les forces de l’Empire, d’ailleurs. La suite est sans doute très intéressante aussi, avec la prise de tous un tas de mesure mais … Ca ne me concerne pas vraiment. Je suis une civile après tout. Encore mieux : je suis une réfugiée. Pas besoin de me prendre la tête avec cette guerre, je retourne me cacher.

J’aperçois Kikoho cerné par des Anbus alors que je m’apprête à partir. Qu’est-ce qui se passe ? J’ai un instant d’hésitation, et je pose la main sur mes chaines presque par réflexe. Cet homme a été bon avec moi. Il m’a proposé du travail, et un toit, là où d’autres auraient pu m’envoyer paître sans état d’âme. S’il a des ennuis, je peux peut-être lui offrir une diversion pour qu’il ait le temps de s’enfuir ? J’ignore quel genre de conséquence je vais prendre sur le coin de la tête, mais je ne me vois pas abandonner comme ça l’un de mes seuls amis. Ils sont bien trop rares.
L’Impératrice coupe court à mon projet d’insurrection. Alors Kikoho est en réalité l’Eclair Blanc. Je me suis doutée qu’il cachait quelque chose, évidemment. Il a toujours été un peu mystérieux et secret, et il enlève rarement son masque aussi. Mais de là à imaginer quelque chose comme ça … Décidément, bien trop d’émotions. Enfin, tout rentre vite dans l’ordre, il reçoit même les grâces impériales de la bouche de l’Impératrice elle-même. Pas si étonnant, elle a besoin de trouver de nouveaux alliés avec tout ce qui se passe autour d’elle. En tous cas je suis contente pour Kikoho. Enfin, pour Eihiko, maintenant qu’il peut réutiliser ce qui est son vrai nom.

Alors que je m’éloigne de tout ce spectacle désolant et tente de me frayer un chemin jusqu’à la sortie une femme vient me trouver.
Elle est recouverte de poussière, comme tout le monde, mais elle a quand même une allure différente de la plupart des gens qui se trouvent ici. Elle me dit quelques phrases. Je résume assez vite dans ma tête : elle me propose de prendre un poste plus important dans l’Eglise. Celle d’Inari, évidemment, ou celle d’Akikaze qui semble être intéressée par mon profil depuis le début du tournoi. Ainsi l’Eglise aussi s’apprête à participer activement à la guerre ?

« Non merc… »

Elle me coupe. Je me tais. J’écoute. Plus par politesse élémentaire que par réel intérêt, mais j’écoute quand même. J’aurais peut-être mieux fait de ne pas écouter. Parce qu’elle vient tout juste de rajouter un grand intérêt à son offre : l’abandon de la poursuite du clan Nara à mon encontre sous peine qu’ils déclarent la guerre à l’Empire. J’écarquille les yeux de surprise. Déjà, parce que l’Empire semble savoir qui je suis. Ensuite, parce que cette offre c’est tout ce que je veux. Qu’on me fiche la paix. Enfin, le problème, c’est que ça signifie devenir … comment a-t-elle dit ? Une paladine ? Avoir un rôle important, et plus actif dans la guerre à venir, et dans la promotion du culte que je choisirais, un contact plus marqué avec le peuple.
Une championne … C’est un peu curieux de considérer ce mot comme ça. Mais je n’ai pas tellement le choix pour dire la vérité. Je ne peux pas fuir comme je le fais dès que je le peux. Si je refuse, le clan Nara sera indéfiniment à mes trousses. Et si j’accepte, j’hérite d’une situation confortable au sein de l’Empire et de la possibilité de mener à bien les projets que je souhaite. Tout en ayant, c’est vrai, certaines obligations très contraignantes. Mais c’est tout vu, le meilleur chemin je sais lequel il est, et ce même si je vais devoir trouver un but tout en l’arpentant, et pas avant de l’emprunter.

« Je suis flattée de l’intérêt de l’Eglise d’Akikaze, mais je n’ai jamais prié le dieu de la foudre. La seule déesse que je veux bien représenter, c’est Inari. C’est la seule qui ne m’a jamais déçue et qui n’a jamais fait de promesses qu’elle ne peut pas tenir. »

Les mots semblent durs, mais ils sont simplement vrais. Les cultes promettent de grandes choses contre de grands sacrifices, des offrandes très chères et visuelles. Inari ne demande rien, et ne promet rien, dans l’ensemble. On peut la prier pour influencer ses décisions, mais c’est à peu près tout. Et les offrandes qu’on peut lui faire sont plus modestes, et ne font qu’à peine changer ce qu’elle décide. C’est bien différent.

Je n’ai pas encore saisi toute l’ampleur de ce que je viens d’accepter. Mais pourtant, quand je quitte cette arène, je sais déjà que je viens de faire une croix sur la vie que j’ai toujours voulue.
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Sam 16 Sep - 11:10
La panique avait atteint son point culminant dans cet immense carnage, quand une onde de force fit tout s’arrêter pendant un instant. Nao ne comprit pas tout de suite : il fut projeté à terre sans pouvoir résister. Fatigué par les efforts déployés pour les soins, il avait été renversé comme s’il avait été en papier. Quelqu’un lui attrapa le bras pour l’aider à se relever, il ne vit même pas qui. Sonné, il mit un certain temps à comprendre ce qu’il venait de se passer.
C’était un souffle du à une explosion ? Est-ce que cette catastrophe n’était pas suffisante ? Il y avait une bombe en plus de tout ça ? Mais alors qu’il revenait à lui, il comprit petit à petit. Il n’y avait plus le vacarme de l’effondrement. C’était plutôt une sorte de silence religieux, admiratif, qui avait pris sa place. La panique avait été calmée en un instant. Il y avait bien encore des pleurs, et des cris de douleur, et on entendait que les médecins n’avaient pas fini de s’affairer. Mais l’ambiance avait clairement changée.

Nao voulu reprendre sa tâche et soigner quelques personnes de plus tandis qu’il était encore conscient. Mais le médecin qui l’avait aidé à se relever lui fit signe que non, et le força à s’asseoir. Il lui donna même une barre de céréales. Quoi ? Il pensait qu’il avait trop forcé ? Le garçon réalisa bien vite qu’il n’allait pas jouer au plus malin sur ce coup. Oui, cet homme avait raison. Il avait vidé sa réserve de chakra, il avait pris une pilule, et il l’avait de nouveau vidée. Même une autre pilule ne régénèrerait plus son chakra. Il était tout simplement épuisé, et ne pouvait désormais plus rien faire du tout.
Ce qui était terriblement frustrant, c’était qu’il avait l’impression de n’avoir pas été à la hauteur. Même s’il n’était pas médecin, il était quand même un ninja. Et quand il voyait tout ce qu’avaient accomplis certains autres, c’était très dévalorisant pour ce qu’il avait fait lui. Il avait administré quoi ? Une vingtaine de premiers soins ? Peut-être trente ? Ce n’était même pas des soins tout court, mais juste une sorte de moyen de préparer le terrain pour de vrais guérisseurs. Pendant ce temps, d’autres accomplissaient des exploits héroïques …
Et ce n’était pas qu’une question d’âge. Il avait vu, comme tous ceux qui étaient au centre de l’arène, cette jeune fille qui avait tout simplement arrêté le temps. Ou ralenti, c’était dur à dire. Elle n’était pas beaucoup plus âgée que lui, pourtant. Elle avait même l’air frêle et fragile, à la regarder. Et pourtant, elle avait accompli mille fois plus qu’un grand gaillard comme lui.

** Il n’y a que quand on est confrontés à quelque chose qui nous dépasse qu’on comprend à quel point on est faible. **

Enfin, il pensait ça mais ce n’était pourtant pas le cas pour tout le monde. Il y avait une femme qui avait tout simplement réussi à arrêter l’effondrement. Nao ne l’ayant jamais vue, il ne comprit que c’était l’Impératrice que quand certaines personnes dans la foule se mirent à crier son nom. Stupéfait, l’étudiant la fixa d’un air interdit.

** C’est l’Impératrice ? Par le trident de Suijin, qu’est-ce qu’elle est jeune … **

Et pourtant, même si elle était jeune, elle venait de démontrer qu’elle n’avait pas été choisie pour rien. Elle venait d’arrêter cette apocalypse d’une seule technique.
Enfin, c’était comme si elle avait fini par poser un cataplasme sur une plaie béante. Elle avait fait cesser l’hémorragie, mais la blessure avait eu le temps de laisser échapper pas mal de sang. Elle avait juste stoppé l’effusion, mais il y avait quand même eu des centaines de morts et de blessés. Oh, ça comptait quand même beaucoup ! Qu’elle ait pu faire ça épargnait pas mal de souffrances supplémentaires. Il parait qu’il n’est jamais trop tard. Mais cette fois, c’était à la fois vrai et faux. Vrai parce que sans elle ça aurait été encore pire. Faux parce que personne ne pouvait plus rien faire pour tous ces morts.
Nao résista à la tentation de regarder les tribunes des yeux. Il venait juste de prendre quelque chose à manger pour éviter de tomber évanoui à cause du manque de chakra. Ce n’était pas le moment de s’infliger un tel spectacle, tellement d’atrocités. En plus, l’Impératrice entama son discours à ce moment-là, ce qui l’empêcha d’y penser plus longtemps. Malgré le carnage ambiant, elle dégageait quelque chose qui faisait oublier tout ça. Une sorte d’aura. C’était peut-être tout simplement du charisme, ou de la beauté. Mais il pressentait quelque chose de plus que tout ça. Et pas seulement un chakra incroyablement puissant.

Par contre, belle ou non, Nao ressentit une pression terrible quand elle annonça que l’Empire entrait en guerre. Il n’avait pas rejoint les rangs de l’Empire pour ça. Mais il savait pourtant que ce qu’elle faisait, et disait, était juste. Essayer d’éviter la guerre était honorable. Rester de marbre pendant que ses concitoyens se font tuer c’est pire que de la passivité. C’est un crime en soi. De la complicité de meurtre. Evidemment qu’il fallait réagir et mettre cet homme hors d’état de nuire. C’était désolant, mais les ninjas étaient là pour faire le mal nécessaire pour protéger tout le monde. Nao réalisait seulement, aujourd’hui, à quel point son aventure et ses objectifs personnels étaient insignifiants face à l’ampleur du rôle qu’il avait accepté en devenant shinobi.
Ca ne l’empêcherait pas d’accomplir les deux s’il le pouvait. Mais il devait bien l’avouer : sa vengeance personnelle, là, tout de suite, passait au second plan.

Il suivit le mouvement de la foule quand on commença à faire évacuer l’arène après avoir dégagé une sortie. Il n’était pas blessé, et ne pouvait plus aider. Le mieux c’était de prendre du repos. Dès le lendemain, il s’entrainerait d’arrache-pied. Il était hors de question que ça se reproduise et qu’il se sente à nouveau inutile et incapable de faire quoi que ce soit.
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Sam 16 Sep - 13:00
Terminé. C’était terminé. Ou plutôt, c’était la fin de cette monstrueuse introduction. Ce prélude à la guerre. Un prélude dont la musique était un éboulement, et dont les choristes étaient tous ces cris de souffrance et de détresse qui avaient résulté de cette catastrophe. Cet attentat. Parce que ce n’était que ça, ni plus ni moins. Un acte horrible. Commis sous le couvert d’un idéal qui, au final, n’avait rien à voir avec l’acte en lui-même. Déstabiliser l’Empire ? Evidemment, sur ce point-là, ça se tenait. Evidemment que c’était déstabilisant. C’était même traumatisant. Le message était fort. Mais c’était uniquement un message haineux, cruel, et irrespectueux de la valeur de la vie humaine, rien de plus. Shura avait tenté de rejeter la faute sur quelqu’un d’autre, tout en signant l’acte avec son propre nom. C’était très maladroit. Et ça ne faisait que trahir que cet homme était tout simplement perdu, dénué de toute humanité. Ce n’était plus qu’un monstre aux yeux de tous. Et s’il ne l’était pas à ses propres yeux, alors c’était encore pire que ce qu’en pensait Seijun. Même les institutions corrompues qu’il dénonçait, n’avaient pas commis un acte aussi terrible.

La cerise sur le gâteau, c’était que l’Impératrice avait mis fin à cette apocalypse elle-même. Même si elle n’avait pas pu sauver tout le monde, les vies épargnées grâce à sa technique se compteraient sûrement en centaines. Voire en milliers. On ne pouvait pas négliger pour autant le travail des ninjas, en plus. Les citoyens ne pourraient que réitérer leur confiance en eux après ça. Et ceux qui avaient perdus des proches ne les blâmeraient pas pour avoir donné tout ce qu’ils avaient. Celui qu’ils blâmeraient, c’était Shura. Et l’Aile du phénix de manière générale.
Pourtant, Seijun ne pouvait pas croire que cet acte n’avait aucun sens, aucune victoire, pour l’Aile du phénix. Il ne sentait pas le goût de la victoire, mais seulement des relents amers, une vague envie de vomir, et un mal-être sous-jacent qui faisait qu’il devait se maitriser pour ne pas trembler comme une feuille. C’était le parfum de la défaite. Alors si l’Aile du phénix ne semblait pas avoir gagné, qui avait gagné ?
Non, non, définitivement, ils avaient remportés une bataille sanglante aujourd’hui. Ce qu’il fallait déterminer, c’était en quoi. Ce discours, il fallait le considérer comme un bluff. Le rejeter, s’en tenir aux faits. L’Impératrice elle-même l’avait balayé en déclarant que ce qu’il disait était faux.

La réponse vint d’elle-même, s’imposant à l’esprit du jeune Hyuuga comme une évidence, finalement. La peur. L’intimidation. Ce que recherchait peut-être l’Aile du phénix c’était ça : la terreur. Le règne de la violence. Et ils l’avaient obtenu si on y réfléchissait bien. Même si la réaction de l’Impératrice paraissait totalement justifiée, quelque part cela rentrait dans leur jeu. Répondre à la violence extrême par la violence, en l’occurrence, était la seule voie possible. Ils l’imposaient par leurs actions. Du coup, oui, en considérant les choses sous cet aspect, c’était une victoire pour eux. Plus personne n’allait dormir sur ses deux oreilles dans tout l’Empire, tant que cette menace n’était pas écartée. Durant tout le temps que cette guerre durerait. Et s’ils la déclaraient maintenant, c’était probablement qu’ils avaient de quoi la faire durer, tenir tête à l’Empire. Mais comment était-ce possible ? D’un point de vue totalement objectif, les forces que l’Empire pouvait mobiliser étaient écrasantes. Seijun ne voyait pas comment ce plan pouvait aboutir à quelque chose. Peut-être que la réponse se trouvait ailleurs dans le monde. En ayant fait trembler l’Empire, les réactions de ses alliés, de ses colonies, ou d’ennemis jusqu’ici terrés dans leurs coins respectifs, pouvaient devenir plus importantes.
La véritable portée de cet acte ne prendrait sans doute tout son sens que dans les prochains jours qui le suivraient. Et pas dans l’immédiat.

Seijun était inquiet. Réellement inquiet. Il sentait que quelque chose d’encore plus énorme se préparait. Comme si cette date n’était finalement que le départ, la mise en marche d’une machine infernale. C’était peut-être simplement l’effet que la terreur voulait instiller dans leurs esprits, qu’il ressentait. Mais en tous cas, sa confiance était sérieusement ébranlée.
Néanmoins l’Impératrice Nanaki avait bien réagi qu’on l’approuve ou non. Elle leur avait prouvé sa force, et celle de l’Empire par la même occasion. Quels que soient les projets réels de l’Aile, ils pouvaient encore être contrecarrés avec la manière forte, si tout le monde s’alliait pour les mettre hors de combat le plus vite possible. Lui-même venait tout juste de décider qu’il ne pouvait pas rester tranquillement les bras croisés en-dehors de ce conflit. Tous les ninjas de l’Empire allaient être mobilisés, et il comptait bien en faire partie.
Mais son rôle pouvait quand même être légèrement différent. Heian-senseï l’avait gratifié d’un rôle lorsqu’il avait de nouveau quitté le clan pour revenir s’installer dans l’Empire. Rapprocher les deux factions comme il le pouvait en prouvant qu’ils pouvaient collaborer. C’était peut-être une triste occasion, mais elle n’en demeurait pas moins potentiellement idéale pour le faire. Le clan Hyuuga avait un certain sens de la noblesse. Même ceux qui critiquaient la politique de leur chef de clan ne pourraient pas nier que l’Aile du phénix était un danger pour le monde entier, et donc aussi pour le clan. Un ennemi commun était la meilleure façon de justifier une alliance. D’abord provisoire, puis sur un plus long terme.
Oui, il devait envoyer un rapport à Heian. Lui dire qu’elle devait entamer ses démarches maintenant. C’était le moment rêvé. Ca sonnait un petit peu comme profiter de toutes ces souffrances, mais c’était pour une juste cause. Une pierre deux coups en quelque sorte.

Des yeux, Seijun se mit soudainement à chercher Sham. Il était juste à côté de lui au moment où l’arène s’était écroulée. Il avait vu son corps changer, et ce chakra étrange circuler dans son corps … Il le repéra, à une bonne distance de lui. Cette étrange décharge de chakra avait disparu, de même que les modifications physiques qu’il avait constatées. Pourtant, le Byakugan était un œil particulièrement perçant. Et il remarqua que le corps de Sham était étrange … Même s’il les cachait habilement, son corps était différent de celui qu’on pourrait attendre. Il avait des oreilles différentes, qui rappelaient celles d’un animal. Et dans son dos, il y avait … une queue ?
Seijun fronça les sourcils. Mais Sham disparut au moment où il s’apprêtait à s’approcher de lui pour aborder le sujet. Bon. Même si c’était bizarre, Sham avait quand même prouvé qu’il était quelqu’un de confiance. Et puis, Seijun avait le sentiment qu’ils partageaient certaines convictions, certaines valeurs. C’était un peu étrange, il n’aurait jamais cru qu’un Uchiwa pouvait être comme lui. Mais il ne fallait pas se voiler la face : c’était tout simplement quelqu’un de bien. Il avait eu des ennuis récemment, en plus. Inutile d’en rajouter et de le mettre en mauvaise situation pour un vague soupçon à peine justifié.

Le jeune Hyuuga soupira. Il était crevé. Et il y avait encore beaucoup de choses à digérer à cause de ce qui s’était passé aujourd’hui. Il réfléchirait d’autant mieux s’il prenait un peu de repos. Il allait envoyer un message au plus vite au clan Hyuuga. Genre, tout de suite. Puis il irait se reposer, histoire d’avoir une meilleure perspective sur tout ça à son réveil.
Chuunin
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Mar 19 Sep - 19:11
Nous nous séparons, quittant la forme de loup géant. Ca ne s’était pas vu quand nous étions un animal gigantesque à la force et à la constitution surnaturelles, mais maintenant ça apparait clairement : on est tous les deux sérieusement amochés. Des échardes nous transpercent le corps à différents endroits, des hématomes nous bleuissent à cause de la pierre et de la poussière. On est aussi à moitié gris pour la même raison. Clairement, le loup géant paraissait à peine affecté par tout ça, mais une fois séparés c’était plus facile de voir l’inconvénient de notre méthode pour sauver des gens : elle nous a bien blessés. Après tout, pour la plupart des éboulements, nous les avons stoppés directement avec notre propre corps. Ca laisse des marques. C’est pas que j’ai le sens du sacrifice, pas du tout, juste que sur le moment ça nous a paru être la bonne idée. Forcément, quand on est sous notre forme invincible ou presque, on se croit pousser des ailes. Mais maintenant, on en voit tous les deux très bien les limites.
Je retire une écharde de bois fichée dans mon épaule, et c’est là que je réalise que je ne peux plus bouger le bras droit. Ca a sans doute touché un muscle ou un nerf. J’ai tellement mal partout que je ne sais plus très bien comment interpréter les différents signaux. Mais bon, la souffrance est une question d’habitude. Je suis chanceux là-dessus : je la connais bien. La souffrance physique en tous cas. Pour le reste, il doit y avoir pas mal de domaines où j’ai même pas débuté encore.

Je regardais tout autour de moi. J’allais me plaindre comme un vieil arthrosé de mes blessures, pendant des semaines à tous les coups, mais il y en avait certains ici qui ne pouvaient même plus se lamenter du tout. Est-ce que ça m’empêcherait de râler, et que je ferais preuve d’une retenue naturelle et d’un peu de pudeur ? Pas du tout. Ceux qui me croiseraient entendraient parler de mes souffrances extrêmes dues à l'attaque.
C’était ce qui me frappait le plus. Ils étaient eux, et même si j’étais triste et dégouté, je savais que je ne verserais pas une larme pour eux. Pas plus que je ne rendrais mon repas. Et pas que parce que j’étais radin et que je gardais toute la bouffe possible pour ma gueule. Simplement, même avec ce carnage innommable, j’arrivais à rester de marbre. Je me sentis insensible. En fait, je me dégoutais presque moi-même tandis que je regardais l’ampleur des dégâts, de réagir aussi peu. Certains diraient que c’était là la marque d’un bon shinobi. D’autres me traiteraient d’inhumain, de cœur de pierre.  J’aurais plutôt tendance à donner raison aux seconds, même si ce n’était pas tout à fait ça. En même temps, vu mon entrainement ce n’était pas si étonnant, si ? Ikusa-senseï m’avait enseigné la torture. Certes pas à la manière des bourreaux. Mais les rudiments, et pas des moindres. J’avais vu tellement d’aspects sanglants et démembrés du corps humain que je m’y étais presque … Habitué ? Une réalité bien navrante, mais oui on pouvait le dire comme ça.

J’avais toujours cru que je pourrais rester insensible, autant dans mes réactions, que dans ce que mon cœur ressentait. Que je pourrais expulser toute ma compassion, pour n’en garder que pour Tenshi et moi. Peut-être une ou deux autres personnes que j’avais croisées, aussi. Parce que la survie et la protection de ceux qui m’entouraient, et de moi-même, devaient primer. Parce que la capacité de protéger de grands groupes de personnes, voire même toute une population, ce n’était simplement possible que pour les grands de ce monde. Et encore, l’Impératrice venait de montrer que même elle ne pouvait pas protéger tout le monde même avec toute sa bonne volonté. Mais pourtant je ne pus m’empêcher de ressentir quelque chose qui se situait quelque part entre le dégout, la rage, et le chagrin. Pourtant, toutes ces personnes m’étaient inconnues ! Complètement inconnues même : pour la plupart, je ne me souvenais même pas d’avoir déjà vus leurs visages.
Tenshi posa sa tête contre ma cuisse. Il avait bien raison de se manifester, celui-là. C’était entièrement de sa faute. Tout l’était. A cause de lui, j’avais volé aux secours des plus faibles et des plus innocents même quand je ne le voulais pas. J’avais mis ma propre vie en jeu pour ça à plusieurs reprises. J’avais désobéi à mon senseï un nombre incalculable de fois alors que je savais la punition qui m’attendait, endurant encore plus de douleurs à cause de ça. Et je ne parle pas d’avoir secouru Sushi, puis toute la troupe, qui étaient dans les mains de tyrans sanguinaires. Trop de bonnes actions, ça amenait à ça : une armure de marbre qui n’était en réalité qu’une simple illusion.

Je passais ma main dans sa tête touffue et couverte de poussière. Oui, c’était de sa faute. Il n’avait pas seulement toujours été plus fort que moi : il avait également toujours été plus humain.


** C’est de ta faute si je suis resté humain, Tenshi. **

De sa faute, ou grâce à lui ? Non, en ce moment, c’était une faute. Parce que ce qui naissait depuis le fond de mes entrailles, c’était une douleur sourdre, impossible à comprendre. Le sentiment d’une défaite absolue, et d’avoir manqué à mon devoir.
Mais quel devoir ? Personne ne peut sauver le monde à lui tout seul ! Pourtant, j’avais ce sentiment que j’aurais dû y arriver. Je ne verserais pas une larme hein ? J’ai menti, peut-être une ou deux. Mais ma main met vite un terme à ce début de flots, d’un mouvement sec. C’est pas le moment pour ça. L’Impératrice vient de déclarer qu’elle répondrait à la violence par la violence, à la guerre par la guerre. On allait avoir du pain sur la planche. Surtout qu’apparemment l’espionnage serait au cœur des débats. Le problème, c’était que si on parlait de mission, on parlait de possibilités d’escarmouches. De combats. Et même si l’Aile du phénix méritait la mort … Je n’étais pas sûr de vouloir la leur apporter moi-même.
Je baissais les yeux vers mon poing, qui tremblait. Si je me battais maintenant, ce serait comme ce qui s’était passé en prison. Si j’étais acculé, ou que je prenais trop l’avantage, je me déchainerais encore. Et je tuerais quelqu’un, une fois de plus. Sans doute une ordure qui le méritait mais … Les hommes ne sont pas des dieux. Une mort accidentelle c’était une mort accidentelle. Ce qui s’était passé en prison, je n’aurais pas pu l’éviter. Mais si je m’engageais dans un combat en sachant que ça peut se reproduire, maintenant … Alors ce sera différent. Parce que ça fait déjà deux fois que je m’emporte comme ça et que je suis prêt à commettre un meurtre de sang-froid. La première fois on m’a arrêté, mais pas la seconde.
Est-ce que je peux lâcher la laisse qui me retient sur quelqu’un en sachant que ça va arriver et que la capture ne sera pas une option dès lors que je ferais partie de l’opération ? C’est inenvisageable. Je suis un ninja. Et tout Inuzuka que je sois, je ne suis pas une bête sauvage. Encore que même une bête sauvage possède un certain degré de contrôle. Là c’était plus … une machine ?

Je ne peux pas faire la guerre dans cet état. Mais est-ce que ma supérieure va accepter que je prenne un moment pour résoudre ce problème dans les circonstances actuelles ? Un espion qui ne peut pas se battre est inutile, quoiqu’on en pense. Parce que parfois, on a besoin de savoir le faire. Juste rassembler les informations peut ne pas suffire : qu’est-ce que je ferais si j’ai besoin d’effectuer une arrestation ou de sauver quelqu’un ? J’irais chercher du renfort ? Ou alors je mettrais dans le dossier qu’il était trop tard. Ou que j’ai tué le seul suspect à interroger parce que je suis incapable de me contrôler.
Et encore, là on parlait seulement de tuer des criminels. Que se passerait-il si je tuais un innocent comme dégât collatéral ?
Tenshi me pousse. Oui, évidemment, il reste cette solution. Je suis bête. Vraiment, parfois je me demande ce que je ferais sans lui. Sous la forme de loup géant, je n’ai jamais subi ces accès de rage incontrôlable parce qu’on partage nos esprits, et que le sien est plus fort que le mien. Donc qu’il a le monopole. Si je reste mentalement faible, on a cette solution. En plus Tenshi peut forcer la transformation même dans une situation où je perds le contrôle. Après tout, les deux fois où ce phénomène s’est produit, il n’était pas là.
Je tapote sa tête. La solution est donc très simple : pour le moment, on ne se quitte plus de plus d’un mètre.

Je vais pouvoir participer à la guerre, alors. En un sens c’est presque dommage : j’avais des projets importants à mener. Notamment, trouver un passage vers Yuki pour retourner là où vivait ma mère. Parce que j’avais le sentiment que tout était lié depuis ce qui s’était passé en prison. Parce que dans cet autre état d’esprit, je parlais dans cet étrange langage. Enfin, étrange. Pas tant que ça au fond : là, tout de suite, j’aurais pu le parler sans difficulté et le traduire au besoin. Seulement, ça ressemblait juste à des épisodes psychotiques pour ceux qui l’entendaient. Le truc, c’est que ça fait un moment que je me défile et que je refuse de chercher des réponses à tout ça. Il faudra que je me décide à le faire. En plus, on est nombreux à penser au sein de l’espionnage que Yuki ne restera pas éternellement terré sur son archipel.
Si je trouvais un moyen d’y aller … Peut-être qu’on me laisserait m’y rendre même en temps de guerre. Et que, quelque part, ça ferait bouger les choses. Si je pouvais combiner une mission de reconnaissance avec les recherches sur mon héritage maternelle … Alors je pourrais mener la guerre, de loin, tout en menant ma propre existence. Ce serait peut-être une bonne idée de creuser dans ce sens.

Je regardais l’Impératrice quitter l’arène. Ouais. Enfin, tout ça c’était bien beau mais c’était valable uniquement s’il me restait du temps pour trouver un moyen de transport fiable. Et ça, c’était pas certain.


« Allez, viens Tenshi. Peu importe ce qu’on compte faire, on va déjà devoir se reposer et guérir toutes ces écorchures. »

Des écorchures. Façon de parler, je pissais le sang ouais. Ou peut-être que j’en perdais d’un peu partout, mais que ça ne coulait pas exactement à flots.
Quand bien même, je ne comprenais pas que personne n’accepte de me soigner en priorité. J’étais un héros, merde. Un mauvais héros, un peu maladroit et à la mentalité parfois bancale, mais j’avais quand même rempli mon rôle. Bande d’ingrats. Puisque c’était comme ça je me soignerais moi-même. Après tout, vétérinaire ou médecin, la différence n’était pas si grande qu’on le croyait.

Je sifflais assez fort pour que la meute de chiens m'entende, et nous quittâmes tous l'arène de concert. Moi les mains dans les poches, façon loubard, encadré par les toutous qui faisaient les fiers, la tête haute.
Juunin
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Mer 20 Sep - 13:03
Je m’y étais attendue, mais la réaction de Nanaki était exemplaire. Elle ne reculait pas devant un ennemi aussi violent, et au contraire lui déclarait d’office la guerre. Ses contre-mesures étaient impitoyables, et toutes justifiées et nécessaires. Il n’y en avait aucune que je n’aurais pas approuvée ou prise si j’avais été à sa place. En plus, dans un moment comme celui-ci, l’étalage de force qu’elle avait fait montrait clairement qu’elle prendrait part aux hostilités cette fois. Et que ceux qui la suivraient pourraient avoir confiance en elle. Mon respect pour elle demeurait intact avec cette vive réaction.

Cependant, mon respect était une chose, mais ce qu’il lui garantissait, c’était simplement ma neutralité dans ce conflit. Mais j’étais une femme de parole. Et une diplomate qui ne revenait jamais sur un accord. Et dans nos accords, il y avait une stipulation très claire qui les maintenait debout : si jamais l’Empire venait à faire preuve de faiblesse, et elle en particulier, alors c’en serait fini entre eux et nous côté alliance militaire. Etant donné qu’elle n’avait fait que mentir pour que sa population ne perde pas confiance en elle, c’était une preuve flagrante de sa faute de faiblesse. J’ignorais si elle était sentimentale ou simplement trop gentille, ou même si quelque chose lui avait lié les mains d’une manière ou d’une autre. Mais dans tous les cas, ce qui s’était passé aujourd’hui lui imputait en partie. Certes, le coupable restait Shura. Mais elle avait sa part de responsabilité puisqu’elle savait qui il était en réalité.

Comment en étais-je aussi certaine ? Je n’ai jamais été une fine psychologue après tout. Ni une personne qui a le souci des émotions d’autrui, ou même de décrypter ses paroles. Mais je suis une experte en médecine, et j’ai appris à analyser les mouvements du visage et les tressautements du corps de sorte que le mensonge me soit peu permis, en tous cas pas sans un contrôle total. En tant que déesse vivante, cette façon de faire m’est très utile pour prendre les bonnes décisions. En tous cas, Nanaki était tendue, et un ou deux détails dans son expression ne trompaient pas. Shura, lui, avait prononcé ses paroles avec un naturel et un calme effrayant. Bien sûr, ce n’était pas une science exacte, plutôt un jeu de devinettes. Mais j’étais très bonne à ce jeu, et mon instinct en la matière, tiré de mon expérience de la pratique, me faisait très rarement défaut. Elle avait menti, ce qui était la bonne décision.

Mais bonne décision ou non, mon clan se retirait des conflits impériaux. S’ils souhaitaient malgré tout continuer à commercer cela ne me ravirait. Et puis, j’accueillerais toujours les émissaires ou les voyageurs venus de l’Empire. Evidemment, il en avait toujours été ainsi depuis que j’étais revenue. Nous étions un clan ouvert, du moment que personne ne crée de problèmes dans notre demeure. Mais cette ouverture au monde, récente pour le clan Kaguya sur le fil des siècles, n’en faisait pas moins un clan de guerrier par ses traditions. Nous ne pouvions pas tolérer une telle faiblesse de la part d’un de nos alliés. Même si c’était un peu triste de terminer aussi promptement une alliance aussi productive pour les deux partis.
Mon autre motivation était religieuse : tous les membres du clan Kaguya diraient que l’oracle de Shinigami aurait pu prévoir cette attaque, et ces morts, si cela s’était produit dans l’enceinte de notre clan. Et que si les anciens dieux n’avaient pas définitivement abandonnés l’Empire, on l’aurait également vu venir. Il y avait eu une prophétie pour l’attaque sur l’académie après tout, qui m’avait permis d’intervenir dans les temps pour les aider. Mais cette fois, rien. A force de profaner l’ancienne religion et de mépriser les vrais dieux, ils avaient fini par le payer le prix fort.

Sans un regard en arrière, l’Impératrice quitta l’arène après avoir donné ses directives. Pour les appliquer, sans doute. Je la regardais, tout en terminant d’abaisser le dôme en os. L’un des guerriers de mon escorte s’approcha de moi, tandis que je restais immobile et silencieuse. Tous les six avaient attendus dix bonnes minutes que je réagisse, mais même leur grande patience finissait par s’émousser.


« Maïa-Hime, souhaitez-vous que ceux d’entre nous qui le peuvent aillent aider les équipes médicales à soigner les blessés ? »

« Non. Cette terre a été abandonnée par les anciens dieux. Je ne souhaite pas rester ici plus longtemps. Partons. Il est plus que temps de rentrer chez nous : cette journée s’est avérée particulièrement décevante. »

La procession Kaguya quitta donc le théâtre du drame.

Avais-je des regrets par rapport à toutes les avancées accomplies pour rapprocher l’Empire et le clan Kaguya ? Pas réellement. Ce que je souhaitais leur faire partager et découvrir, c’était notre culture. Et les Kaguyas avaient eux aussi pu apprendre à connaitre celle de l’Empire. Elle serait sûrement une source d’inspiration, ou d’enseignements, pour de nombreux sujets. C’était amplement une réussite de ce côté-là. Quant aux nouveaux dieux … de toute manière tout aurait fini par se terminer à cause de l’Eglise. Dans le fond, même s’ils avaient autorisés notre culte sur leurs terres, c’était avec du mépris, et du dégout. Ils ne comprenaient pas à quel point leurs divinités étaient faibles et impuissantes comparé aux anciens dieux. En fait, elles n’étaient probablement que de la famille jeune des anciens dieux. Ou alors, comme je le pensais, des esprits de la nature puissants qui avaient été injustement divinisés, leur octroyant un peu de pouvoir supplémentaire, mais en aucun cas ça n’en faisaient de véritables divinités.
Bref, toute cette comédie avait bien assez durée. Comme je l’avais dit à mon escorte : il était grand temps de rebrousser chemin et de repartir s’occuper de sujets plus intéressants.
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