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Aire d'entrainement équipe 4

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PARTIE RP
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Lun 2 Oct - 22:24
Cette aire d'entrainement est située à quelques kilomètres de Taki. Il faut s'enfoncer dans la forêt et traverser une zone marécageuse pour l'atteindre. Heureusement, les marécages sont fléchés afin de ne pas s'y égarer ou faire une mauvaise rencontre.

L'aire en elle-même est assez simple : c'est une zone plate, délimitée par un grillage. Elle est entièrement entourée par la forêt, mais la partie Nord, qui s'éloigne encore plus de Taki, est constituée de marécages sans indications, et donc potentiellement dangereux.
Juunin
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Mar 3 Oct - 22:52
Le matin qui suivit le combat contre Satsu, Seijun reçut un courrier officiel chez lui. L’attestation officielle qui l’informait de la formation d’une nouvelle équipe. Masamune Uzumaki, Satsu Yashara …et, information plus surprenante, Akane Nara. D’après le titre qu’elle portait à côté de son nom, c’était une prêtresse. Enfin, plus exactement le paladin d’une déesse mineure, Inari. Même si ce n’était pas un grand nom dans le monde ninja, elle avait quand même un titre plutôt élevé au sein de l’Eglise. Donc ça ne devait pas être n’importe qui.

Sa présence interloquait Seijun, mais pas parce qu’il doutait de ses capacités, au contraire. Mais il trouvait très curieux que l’Eglise s’associe aux ninjas. Après tout, même s’ils avaient le droit d’entretenir leurs propres combattants, ce n’étaient pas des militaires. Ils restaient des civils. Leurs droits et leurs devoirs n’étaient pas les mêmes. Le bandeau de ninja, c’était certaines permissions mais aussi certaines responsabilités. Du coup, ce serait une sorte de consultante ? Ce serait compliqué de gérer son intégration … Mais ce qui était préoccupant c’était surtout de savoir qui l’avait greffée à cette équipe. Est-ce que l’Empire avait demandé du soutien à l’Eglise en sachant qu’elle possédait des soldats compétents, même si civils, ou alors est-ce que l’Eglise avait réussi à imposer par un moyen ou l’autre, certains de leurs combattants pour renforcer les troupes impériales ? Ces deux possibilités n’avaient pas la même portée, pas la même signification. Que ce soit un accord à l’amiable serait le moins préoccupant. Mais si l’un ou l’autre avait imposé sa volonté, alors c’était très dangereux. La bonne cohabitation de l’armée et de l’église était l’un des piliers de l’Empire.
Peut-être que l’attitude d’Akane lui en dirait plus sur ce sujet pendant l’entrainement. Empièterait-elle sur le rôle de Masamune ? Lui obéirait-elle au doigt et à l’œil ? Ou alors serait-elle vraiment dans un rôle plus ‘consultant’ ? Il fallait espérer que ce soit cette troisième option, car elle aurait les meilleures significations.
En tous cas, ce serait probablement une mauvaise idée de lui demander directement. Enfin, inutile de faire des plans sur la comète. Elle ne connaissait sans doute pas les plans de ses supérieurs. Le mieux serait déjà d’apprendre à la connaitre et à travailler ensembles. Après tout, même si c’était une femme d’église, ils seraient dans la même équipe. Quitte à être tous dans le même bateau, autant faire de leur mieux pour que tout se passe bien.

Même si ça n’empêchait pas Seijun d’être préoccupé, il était plutôt content de pouvoir travailler au sein d’une équipe et faire d’avantage de travail de terrain. Il avait pris l’habitude qu’on ne lui confie que des enquêtes, plutôt que des missions plus dangereuses. Du coup, pouvoir accéder à des opérations plus délicates serait un bon moyen de se mettre à l’épreuve, mais aussi de participer à conserver ce qu’il restait de la paix impériale. Et à rétablir ce qu’elle avait pu être pendant les années suivant les guerres. Sur un plan personnel, ce serait enfin l’occasion d’avancer et de s’améliorer, ce qu’il désirait peut-être plus ardemment que quand il était gosse, avec toutes ces années à vide il avait beaucoup de retard à rattraper.
Et puis, avoir une rivale, et un senseï connu, c’étaient aussi des moteurs pour sa motivation.

La forme du rendez-vous, en revanche, était plutôt étrange. Le Juunin avait bien mentionné un lieu, et la convocation papier faisait de même. Mais il manquait le chemin à emprunter pour s’y rendre. Est-ce que c’était voulu ? En tous cas, Seijun dut faire quelques recherches pour connaitre le trajet à emprunter. Ce ne fut pas aussi difficile que prévu, cependant. Pour son métier, il conservait à son bureau tout un tas de cartes et de brochures de différents lieux des principaux territoires impériaux. Ca lui permettait de s’orienter plus facilement et de savoir ce que contenaient les zones de recherche dans lesquelles il pratiquait. Et évidemment, puisqu’il y habitait, Taki était un peu son terrain de prédilection. Il avait accumulé un certain nombre de cartes sur cette ville, et en avait gribouillé quelques-unes lui-même d’ailleurs. Il finit donc par trouver l’aire d’entrainement dont parlait Masamune, située un peu après les marécages qui entouraient le village. Enfin, après ceux qui étaient sécurisés, et avant ceux qui ne l’étaient pas. Quel étrange endroit. D’après ses cartes, c’était une aire non attribuée, ce qui correspondait bien : elle était désormais attitrée à leur équipe et elle était auparavant inutilisée. C’était un endroit bien particulier, quand même, et ce n’était pas étonnant que personne n’ait demandé à l’utiliser jusque-là. Les marécages, qu’on connaisse bien ou non, étaient un peu le danger naturel autour de Taki. S’y aventurer sans préparation ni connaissance du terrain, c’était une forme assez poussée d’envie de se suicider. Et honnêtement, la défenestration semblait plus agréable que de se noyer dans la boue des marais.
Enfin, si le Juunin les avait convoqués ici, c’était sans aucun doute parce qu’il avait prévu de les entrainer sur un terrain difficile. En soi, c’était une bonne idée, et le cadre serait approprié. Seijun ne se posa donc pas plus de questions avant de se mettre en route.

Comme il l’avait prévu, il fut d’une ponctualité impeccable, et arriva même avec le luxe de dix minutes d’avance. Il passa la porte grillagé pour entrer dans l’aire d’entrainement, tout en observant curieusement les alentours. Ici, la terre était plus ferme que dans les marécages qu’il venait de traverser. Autour, il y avait la forêt, et les marécages interdits d’accès. Pas le cadre idyllique d’un conte de fée donc, mais un endroit idéal pour apprendre à gérer de mauvaises conditions environnementales. Ca signifiait quand même quelque chose d’important : Masamune n’allait sans doute pas les dorloter. Et tant mieux : plus l’entrainement était difficile, plus ils seraient bien préparés à affronter les dangers de leurs futures missions. Autant en profiter pendant qu’ils n’étaient pas réellement dans une situation de vie ou de mort.

Seijun connaissait le style de Satsu, mais il se demandait quels seraient ceux de leurs deux autres équipiers. Il avait aperçu un katana à la ceinture de leur chef d’équipe mais sa corpulence n’était pas vraiment celle d’un spécialiste du corps à corps. Un amalgame de données plutôt curieux. En plus, sa réserve de chakra semblait plutôt immense. Ce qui rajoutait à la confusion. Quant à Akane, il n’avait que très peu de données sur elle. Il avait appris qu’elle avait participé au tournoi avant son interruption, mais il n’avait pas pu enquêter proprement donc n’avait aucune idée de ses capacités. L’idéal aurait été qu’elle soit médecin, ce qui était plutôt courant dans les ordres religieux … mais bon, pas moyen d’envisager cette possibilité plus qu’une autre sans avoir aucun début de piste. Sa curiosité d’enquêteur était piquée au vif par cet élément inattendu dans leur équipe, décidément.

Apparemment, il était le premier arrivé. Aussi, il entreprit de s’échauffer en attendant les autres. Contrairement aux utilisateurs de techniques, les combattants au corps à corps utilisaient leur corps de façon poussée, et il n’avait pas eu le temps de faire son footing ce matin. Du coup, il profiter de ses minutes en rab afin de se mettre en bonnes conditions. On ne connaissait pas le style de leur chef d’équipe, il pouvait très bien leur imposer une épreuve surprise, mieux valait être paré pour cette éventualité.
Il ferma les yeux, afin d’imaginer un adversaire. Par défaut, il avait toujours tendance à s’imaginer que c’était Shoto, lors de ses entrainements contre des opposants invisibles. Et il se mit à esquiver, parer et riposter dans le vide. Avec son style calme et maitrisé, qui était la fusion du Wing Shun et du style Hyuuga … Mais aussi avec la part d’improvisation et la perte de grâce qui lui venaient de ses longues années à écumer les rues malfamées de Taki au cours de ses enquêtes.

Ce fut le bruit du grillage qui l’interrompit. Quelqu’un venait d’entrer. Seijun rouvrit les yeux, et se retourna pour voir de qui il s’agissait.
Chuunin
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Jeu 5 Oct - 12:31
Jamais Satsu n’avait été autant dégoûté de recevoir une lettre de rendez-vous. Déjà, parce que c’était professionnel. Elle préférait carrément le privé. A chaque fois qu’elle recevait une lettre timbrée, c’était un grand moment d’imagination. Quand elle portait le sceau de l’académie, c’était plutôt un moment de dépit. Ephémère, évidemment, elle se remettait assez vite en tête qu’elle était ninja et avait donc un devoir à accomplir. Et qu’en plus, en général, les missions étaient toujours très intéressantes. Elle n’en avait que deux à son actif, mais elles avaient été de très bonnes expériences et elle avait rencontré des personnes charmantes.
Mais là non, c’était juste inadmissible. Son chef d’équipe tout neuf avait été pris d’une lubie abominable : il voulait s’entrainer dans les marécages ! Enfin pas exactement dedans, mais juste à côté.
Tout en avançant dans la forêt, la Chuunin maintenait fermement son écharpe en soie rouge collée contre sa bouche et son nez. L’odeur du tissu était suffisamment forte pour couvrir l’immonde parfum de la tourbe. Quel endroit répugnant. Et le pire ce n’était pas ça : là, elle passait en territoire balisé, avec des panneaux indicateurs. Mais l’aire d’entrainement était juste à côté d’une zone qui ne l’était pas ! Il voulait quoi au juste, les torturer en les obligeant à se vautrer dans ces immondices ? Si c’était ça, elle donnerait sa démission. Hors de question qu’elle se salisse parce que c’était une espèce de pervers qui avait attrapé une maladie fétichiste bizarre, et qu’il profitait de son autorité pour envoyer ses subordonnés jouer à sa place dans la gadoue. Elle ne tolèrerait pas que son beau visage ou les cheveux dont elle prenait autant soin soient abîmés à cause de cet endroit infect.

Et il y avait encore mieux ! Il les avait livrés à eux-mêmes pour trouver l’aire d’entrainement ! Il ne leur avait donné que le nom de l’endroit. Mais aucun cheminement, aucune indication, pour s’y rendre. C’était bien beau ‘dans la forêt autour de Taki’, mais c’était pour ainsi dire la formule la plus vague possible pour désigner un emplacement pour une aire d’entrainement. Enfin, à part ‘près de Taki’, évidemment, qui aurait été encore plus couronnée de succès pour énerver Satsu pour de bon. Comment elle avait fait pour trouver le chemin ? Elle n’avait tout simplement rien d’une crétine. Elle avait bêtement demandé à l’accueil de l’académie, en descendant de sa chambre à l’internat. Puisque les équipes stationnées à Taki étaient gérées par l’administration de l’académie … Enfin, il ne fallait pas être sorcière pour comprendre qu’ils connaissaient l’emplacement des aires d’entrainement alloués aux différentes équipes.
Elle en avait aussi profité pour vérifier que leur équipe était officielle. On ne sait jamais. Si elle pouvait garder son équipier mais virer le chef … Malheureusement tout était en règle.

C’est en posant ses questions qu’elle avait eu une piqûre de rappel sur l’identité de Masamune Uzumaki. Pas étonnant que son nom lui ait évoqué quelque chose : c’était un chef de clan. Clairement pas le premier crétin parvenu. Le genre apprécié, respecté et compétent. En quelque sorte, le chef d’équipe idéal pour quelqu’un comme elle qui souhaitait se faire voir. Il risquait quand même de les éclipser à cause de son aura, et de son influence médiatique … mais même comme ça, c’était une sacrée opportunité de se mettre sous le feu des projecteurs. C’était ce qui calmait les griefs qu’elle avait commencé à développer contre lui depuis son intervention dans l’arène. Bon, par contre, elle ne lui pardonnait pas encore le lieu de la convocation. Cette pilule, elle avait encore du mal à passer. Et elle n’était pas prête de bien prendre ce genre de façon de faire. On ne demande pas à une jeune femme de s’entrainer dans les marécages, nom d’un chien !

Elle n’était pas la première arrivée, même si elle était en avance de quelques minutes. Seijun était déjà là. Satsu attendit quelques minutes derrière la grille avant d’entrer, observant son manège. Il avait un peu changé depuis le début de leur affrontement, où il était arrivé avec une sorte de masque serein à toute épreuve. Il semblait toujours être quelqu’un d’aussi calme … Et ses mouvements étaient à la fois nobles et grossiers, comme elle l’avait déjà remarqué. Une sorte d’ambivalence entre l’expérience et l’héritage. Mais malgré tout, il y avait une détermination différente dans chacun de ses mouvements. Une justesse qu’il n’avait pas la dernière fois. De la combativité. Elle s’était demandé, toute la journée d’avant, si elle était la seule à avoir été autant affectée par leur égalité et le contenu de leur combat. Elle réalisait bien que non, maintenant. C’était un bon présage pour leur prochain affrontement ou même pour leur collaboration. Seijun allait progresser et être à la hauteur, ça se sentait. Mieux, ça se voyait.

Satsu finit par se décider à passer le grillage et entrer sur l’aire d’entrainement. Ce n’était pas différent du reste de la forêt. Ca sentait mauvais. Sale. Mais au moins la terre était ferme et elle n’avait pas à regarder précisément à chacun de ses pas dans quoi elle marchait.
En l’entendant approcher, le Hyuuga cessa son échauffement et se retourna vers elle. Comment elle devait le saluer ? Bah, peu importe, comme elle aurait salué n’importe qui.

« Bonjour. Tu as l’air remis de tes blessures … En tous cas, tu es plus vaillant que la dernière fois, tu sais, quand j'étais à deux doigts de te mettre une correction. »

Oui, comme elle aurait salué n’importe qui. Une voix douce et mielleuse, mais une provocation carrément pas dissimulée. Elle tenait ce genre de propos dès qu’elle le pouvait, avec n’importe qui.

Kou émergea de la poche de sa veste pour se loger sur son épaule, et sautiller pour se faire remarquer.

« Kiou ! Kiou ! »

« Je te présente Kou. C’est mon plus fidèle ami. Et c’est un Kyuchiose. »


La boule de poils était contente d’être présentée, surtout en termes élogieux. Il bomba la fourrure de contentement. Satsu sourit, presque tendrement, tout en le prenant pour le déposer par terre, pour qu’il puisse explorer les environs.
Il n’y avait rien de dangereux dans les environs à première vue. Et puis Kou avait la faculté de repérer ce qui sortait de l’ordinaire. Le déposer sur le sol pouvait paraître anodin, mais c’était un réflexe qu’ils avaient acquis avec leur peu d’expérience sur le terrain et qui l’avait déjà beaucoup aidée. La jeune fille jeta quelques regards aux alentours.

« On est seuls ? Masamune n’est pas encore là ? Ni la quatrième ‘équipière’ ? »

Satsu ne cherchait pas à le cacher. L’idée d’une autre fille dans le groupe ne lui plaisait pas du tout. Elle aimait bien être la seule du groupe. Le ton dédaigneux avec lequel elle parlait de la quatrième roue du carrosse ne trompait pas sur son mépris.
Chuunin
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Sam 7 Oct - 11:06
Est-ce que c’est une nouvelle lubie de l’Eglise impériale, ou alors est-ce que cet honneur m’a été strictement réservé ? C’est la première question que je me pose en lisant la missive qui m’a été adressée. Je ne m’y attendais pas. Et c’est peu de le dire. En entrant dans les ordres, et même après ma promotion récente, j’ai mis de côté le monde ninja. Enfin, je l’ai pensé. Maintenant je me demande, et je réalise juste que l’Eglise est très proche de l’armée au sein de l’Empire. Donc qu’en temps de crise on demande aux ecclésiastiques capables de se battre de renforcer les troupes shinobis n’est presque pas illogique. Ca ressemble à s’y méprendre à de l’enrôlement civil quand même, ce qui ne me plait pas beaucoup. Mais d’un autre côté, quand on a besoin d’effectifs autant convoquer tous les guerriers certifiés, et l’Eglise en possède quelques-uns. Je n’ai pas l’habitude d’avoir la moindre reconnaissance officielle, à part celle de monstre et celle de fugitive. Qu’on reconnaisse ma force au point de m’associer à un groupe de ninjas expérimentés est nouveau pour moi. Qu’on souhaite se servir de moi dans le feu de l’action aussi est nouveau. Après tout, je ne suis qu’une expérience, si ce n’est un échec. C’est la seule reconnaissance qu’ont jamais trouvée mes capacités au combat.
Est-ce que ce jour marque une nouvelle évolution ? Une nouvelle découverte ? Je vais peut-être pouvoir enfin mettre ma force au service d’une juste cause. J’espère juste que ce sera comme le dit la missive une mesure temporaire. Je peux aider, mais je ne veux pas faire ma carrière toute entière à osciller entre le tempe et les missions militaires.

Au début, j’ai voulu partir sans mes chaines, et en emprunter d’autres d’une qualité moindre, et surtout qui ne sont pas bénies par Inari. Les prêtres m’en ont dissuadée par quelques arguments convaincants. Que je porte ma tenue de paladin est apparemment essentiel. Ainsi je vais continuer mon activité cléricale, même hors de l’Eglise. Je n’aime pas beaucoup l’idée de servir de façade publique au temple d’Inari … Mais j’ai quand même fini par accepter. Après tout, c’est un peu mon devoir de promouvoir le culte d’Inari dans l’Empire. Et je me souviens très bien avoir reçu une visite étrange et enrichissante récemment qui m’y encourage encore plus …

Il y a quelques notes sur les personnes avec lesquelles je vais travailler. A mon grand déplaisir, je vais croiser à nouveau le chemin de Masamune Uzumaki. Même si je sais que c’est quelqu’un de bien, et que je reconnais tous ses beaux gestes … Je ne sais pas, ce type m’insupporte malgré tout. J’ai encore en travers de la gorge notre première rencontre, et la désagréable sensation qu’il est en réalité une véritable ordure. Même si j’essaie de ne pas le manifester en sa présence, autant dire que ce fut une entrée en matière très négative pour l’image que j’ai de lui. Et puis bon, notre combat pendant le tournoi n’arrange pas vraiment les choses, vu l’allure de la stratégie qu’il avait employé …
Enfin, c’est quand même une bonne chose en soi. J’ai une bonne idée de ses capacités, ça peut aider le moment venu. Et puis, je préfère un Juunin qui ne soit pas à des années lumières de ma force. Après tout, lors de notre premier affrontement j’ai réussi à le piéger dans le Kage Mane et à le faire fuir. Et lors du deux contre deux, sans leur astuce stupide, nous les aurions écrasés. Le fait que son niveau soit sensiblement le même que le mien, et de savoir que je peux le battre en combat singulier, sont de bonnes choses pour ma confiance. Mais aussi pour mon statut : je fais partie de cette équipe en tant que renfort, ou consultante, mais je ne suis pas directement sous ses ordres. Je dois les suvire tant qu’ils sont bons, mais je suis en position de les contester. Après tout, je suis civile, je n’ai pas l’obligation absolue de lui obéir même si je prends part aux opérations. Ils ne vont pas me punir pour mutinerie ou pour avoir désobéit à mon supérieur, je ne fais pas partie de leurs rangs !
Enfin, je pense assez négativement quand même, mais si ça se trouve tout se passera bien.
Je ne sais pas grand-chose des deux jeunes Chuunins par contre. Je ne sais pas non plus grand-chose sur leurs clans, si ce n’est quelques connaissances que tout le monde possède sur leurs sujets.

Quand j’arrive sur l’aire d’entrainement, je remarque immédiatement que notre chef d’équipe n’est pas encore présent. Par contre les deux jeunes, eux, sont bien présents. Ils sont très ponctuels, c’est encourageant : c’est souvent un signe de bonne volonté, ou au moins d’un esprit organisé. Et il est plus facile de construire des stratégies avec des esprits ouverts ou bien agencés. La jeune fille, Satsu, a une boule de poils sur l’épaule. Pas de membres supérieurs, pas de bouche, pas de nez, pas de corps. Juste une tête avec des yeux, sur une paire de pieds sans jambes. C’est adorable, je crois ? Par contre c’est une créature très curieuse. Qui émet des petits bruits stridents, et semble très joyeuse mais … Comment elle parle, sans bouche ?
Bon, en tous cas, je m’approche des deux jeunes gens. Je n’ai pas vraiment de réflexes comme tendre la main ou saluer avec. Je me contente plutôt de hocher la tête en tentant de leur adresser un sourire amical. En restant neutre, mais en ne montrant pas d’hostilité, il y a peu de chances que je me trompe en me montrant trop ou trop peu familière.

« Bonjour. Je m’appelle Akane. Je suis venu renforcer votre équipe dans le cadre de la coopération entre l’Eglise et l’armée. Enchantée de vous rencontrer, j’espère qu’on fera du bon travail tous ensembles. »

C’est peut-être un peu trop plat ou basique ? Enfin, au moins c’est une entrée en matière assez claire et qui fournit à mes interlocuteurs l’essentiel des informations dont ils ont besoin.
Je regarde les alentours. Ce n’est pas un très bel endroit. Ni une très belle terre. Trop humide, trop sale. Mis à part de la mousse et des mauvaises herbes, il n’y a pas grand-chose qui peut pousser dans ce genre d’environnement. J’ai un peu l’impression d’être loin du pouvoir de la déesse Inari. Dans un territoire où elle n’a exactement aucune influence, même. Est-ce que Masamune est capable d’une réflexion assez poussée, sadique, mais aussi instruite, pour l’avoir fait exprès ? Je sais qu’il m’a mauvaise autant que moi je l’ai à son propos. Donc ce n’est pas si étonnant que je me pose la question, et que ce soit la vérité ne me surprendrait pas tant que ça.

Après je me fais peut-être des idées, c’est sans doute tout simplement un environnement hostile, sans l’être exagérément, et donc idéal pour entrainer des jeunes ninjas qui ont besoin d’apprendre à se coordonner.
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Jeu 12 Oct - 9:56
Satsu fut donc la seconde à arriver dans l’aire d’entrainement. Contrairement à la dernière fois qu’il l’avait vue, elle fut plus sobre cette fois. Pas de licorne ou de manteau blanc, ni même de chapeau. Simplement une tenue plus classique, et des salutations polies … avec ce zeste de provocation qui caractérisait la jeune fille, qui était encore et toujours très belliqueuse. Etait-ce le genre de personne qui aimait qu’on réponde à ses piques par d’autres piques, qui recherchait le conflit ? Seijun était persuadé que oui. Elle avait l’air d’être mignonne voire inoffensive au premier abord, mais elle lui avait montré qu’elle était loin de l’être lors de leur affrontement. Au contraire, elle était incisive et agressive. Enfin, ce qu’elle recherchait n’était pas si important. Même si Seijun la respectait suffisamment pour la considérer comme une rivale, cela signifiait également qu’il ne souhaitait pas baser leur coopération future sur un mensonge. Et donc il était préférable qu’il soit lui-même. Et même s’il avait très envie de prendre sa revanche, ce n’était pas lui de l’afficher ou de chercher le conflit qu’elle lui proposait. Être serein et calme, considérer les choses avec logique et neutralité, c’était sa façon d’être à lui.
Aussi, il se contenta de lui rendre son salut d’une manière beaucoup plus laconique.

« Bonjour. Oui, je suis remis de mes blessures. Et tu as l’air d’avoir bien récupéré, toi aussi. »

En soi, elle pouvait très bien prendre ça comme une réponse adéquate de toute façon. Il désirait juste être poli, mais elle pouvait prendre ça comme un rappel de leur égalité vu qu’il lui rappelait qu’elle aussi avait été blessée lors de l’affrontement. Ce n’était pas très important, en vérité.

La petite créature qui émergea de sa poche pour se mêler à leur conversation surprit beaucoup le jeune Hyuuga, par contre. Il avait eu l’occasion de voir un totoro lors de leur affrontement, mais celui-ci n’avait rien eu le temps de faire de constructif, même s’il semblait avoir des capacités intéressantes, à cause de la violence des débats. Mais Kou, il ne l’avait jamais vu. Ni aucune créature semblable d’ailleurs. C’était littéralement une boule de poils, avec deux petites pattes et des yeux. Pas de nez pour respirer. Pas de bouche pour parler. Pas d’oreilles pour entendre. Est-ce que le tout était dissimulé sous sa mince fourrure ? Ou alors il n’en avait tout simplement pas ? Déjà qu’il n’avait que deux membres … En tous cas, sa morphologie était très curieuse. Et elle défiait les fondements scientifiques, aussi. Peut-être qu’il avait une autre forme de survie, un peu comme les plantes avec la photosynthèse. Il devait bien respirer d’une manière ou d’une autre, non ?

En tous cas, il semblait être d’un tempérament très joyeux. Seijun, sans doute contaminé par sa bonne humeur, répondit aux exclamations enjouées du Kyuchiose par un sourire franc.

« Enchanté de te rencontrer, Kou. »

« Pour répondre à ta question, Satsu-chan, oui j’étais tout seul jusqu’à ce que tu arrives, et je n’ai vu ni notre troisième équipière, ni notre senseï. Mais nous sommes tous les deux en avance, ils ne devraient pas … Eh bien, oui, ils ne tarderont pas. »


Tandis qu’ils parlaient, une troisième personne venait de pousser la porte grillagée et d’entrer sur l’aire d’entrainement. Peau sombre, veste noire, des yeux étrangement oranges, en amandes … Elle dégagea quelque chose de très particulier. Seijun n’allait pas jusqu’à dire qu’elle le dégoûtait, ce serait une franche  exagération. Mais il n’était pas très à l’aise en sa présence. Et ce sentiment d’inconfort s’accentue au fur et à mesure qu’elle s’approche. Il se concentre, du coup, plutôt sur le détail de sa personne pour essayer de passer outre. Par exemple, elle porte deux chaines autour de la taille. Longues, épaisses. Elles doivent être lourdes. Elle doit posséder une force physique plus importante que ne le laisse entendre sa carrure, à tous les coups. Est-ce qu’elle peut manier les deux en même temps, ou alors il y en a une qui sert d’arme de rechange au cas où elle perdrait la première ? Dans ce cas, ce serait déjà bien mais plus commun. Dans le premier cas, ça signifierait quand même qu’elle avait un certain niveau. Probablement supérieur à celui de Seijun. Elle semble avoir pas mal de chakra, aussi. Mais pas tant plus que les deux Chuunins. En même temps, si sa spécialité c’est le combat armé, cela ne signifie pas grand-chose. Après tout, Satsu a absolument besoin de son chakra, et Seijun en possède beaucoup pour un spécialiste du corps à corps. Et lui aussi en utilise beaucoup, donc ce n’est pas si étonnant.
Non, il a quand même le pressentiment que ce n’est pas n’importe qui. Et ce n’est pas que son statut de paladin qui le lui souffle. Le jeune Hyuuga a le sentiment qu’elle est plus forte qu’elle n’en a l’air.

En même temps, elle arbore une expression presque indéchiffrable, c’est très troublant. Cela dit, sa façon de les aborder était très protocolaire. Respectueuse, mais presque un peu trop rigide. Très protocolaire. D’un autre côté, c’est peut-être juste le ton qui faisait penser ainsi. Elle avait quand même ouvert amicalement sur l’espoir d’une agréable coopération. C’était un signe de bonne volonté, non ? Il ne pouvait pas se permettre d’être désagréable après une entrée en matière positive comme celle-là.

« Enchanté également. Moi c’est Seijun. Et je suis certain que tout se passera bien, Akane-san, et que nous ferons du bon travail … »

Il y eut comme un suspend. En fait, il était très loin d’en être certain. Il se posait toujours beaucoup de questions sur l’intégration de l’Eglise aux forces ninjas. Certes, ils n’étaient que des consultants, des aides civiles en quelque sorte. Mais est-ce que c’était une bonne chose ? Y avait-il un début de guerre d’influence, de pouvoir, des raisons politiques ? Sans aucun doute, à une échelle plus ou moins grande d’ailleurs. Restait à déterminer la taille de l’échelle. Mais même ainsi, était-ce juste de garder Akane à distance ? Après tout, elle n’avait peut-être aucune connaissance de tout ça. Même si elle était paladin, elle ne faisait pas du tout partie de l’Eglise des Cinq. Les intentions du haut commandement ecclésiastique devaient lui être totalement inconnues.

Les minutes s’égrainaient sans que Masamune ne fasse son apparition, par contre. Ils venaient tout juste de franchir les cinq minutes post-horaires. Et donc il était officiellement en retard. Etrange, d’ailleurs, ce n’était pas la première impression qu’il donnait pourtant … Il avait même l’air plutôt sérieux, et rigide.
Seijun sentait le coup fourré approcher, en fait, tout simplement. Il n’avait rien précisé sur la nature de leur entrainement.
Le jeune Hyuuga entreprit d’observer les alentours. Rien de notable. A moins que … Akane n’avait pas fermé la porte d’entrée de l’aire d’entrainement, si ? Elle l’était. Et cet objet qui … Un cadenas ? Quand était-il apparut ? Pendant qu’ils discutaient et faisaient connaissance ?

** On dirait que malgré l’ambiance détendue, et ce qui semble être un retard, c’étaient des faux-semblants. L’entrainement a déjà commencé. En quoi consiste-t-il ? Il semble qu’on va devoir comprendre les enjeux avant même de tenter de résoudre cette situation et de faire sortir notre senseï de sa cachette. Je ne sens pas particulièrement de présence aux alentours, mais ma portée de détection chakratique est assez courte et ce n’est pas la plus aiguisée. Je dirais quand même qu’il doit avoir un poste d’observation aux alentours … Ca ressemble à un test, donc il doit vouloir voir ce que nous allons faire. **

Il avait beau guetter, il ne voyait rien, cependant. Les yeux du jeune Hyuuga venaient de changer, chaque veine autour d’eux était gonflée et le blanc immaculé de ses pupilles étaient striés de marques. Le Byakugan.
Seijun se souvint soudainement de la présence de ses deux équipières et il pointa la porte du doigt.

« Je ne crois pas que Masamune-senseï soit en retard. Mais à part ce cadenas, je n’ai rien remarqué. Est-ce que l’une de vous deux perçoit quelque chose ? »

Par réflexe, Seijun se tourna afin de se mettre dos aux deux jeunes femmes. Une formation en triangle, regroupée, comblerait l’angle mort de ses yeux, et permettraient à ses deux équipières de ne pas se soucier de leurs gigantesques angles morts à elles.
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Ven 13 Oct - 13:06
Satsu dévisagea la nouvelle arrivante avec un visage renfrogné. Elle n’était clairement pas contente de voir une autre fille se taper l’incruste. Mais elle se contenta d’un simple hochement de tête quand celle-ci leur dit bonjour. C’était difficile d’être méchante pour le moment, comme Akane ne lui en laissait pas vraiment l’opportunité en étant aussi distante et neutre. Elle s’était présentée d’une façon tellement bateau que, malgré son mépris évident, l’adolescente n’avait trop rien à redire ou à reprendre sur ses paroles.
Elle ne semblait pas spécialement désireuse de faire oublier son statut de prêtresse, qui était quand même un peu différent de celui de kunoichi. Satsu ne comprenait pas vraiment pourquoi une religieuse pouvait les accompagner, par contre … Est-ce que l’Empire était tellement en dèche de pions qu’il en empruntait quelques-uns ailleurs que dans l’armée ? C’était un peu comme jouer au go en rajoutant des pièces du jeu de dames du voisin. C’était ressemblant, mais quand même pas tout à fait les mêmes pions. Ca ne pouvait pas marcher. Pour la jeune Yashara, c’était évident.
Ce qui lui redonna quand même le sourire, même si c’était un peu stupide, c’était la différence dans les suffixes employés par Seijun. Ca pouvait paraître logique, puisqu’ils s’étaient déjà rencontrés plusieurs fois alors qu’Akane était un petit peu la petite nouvelle dans l’équipe, mais elle le releva quand même avec une certaine satisfaction. Elle avait le surnom mignon, féminin, et Akane le neutre, sans réel éclat. Ce détail lui rendit un peu d’entrain.
Suffisamment pour réagir à peu près poliment, même. A peu près, on restait dans les normes de Satsu en termes de première impression.

« Je suis persuadée que si tu ne nous gênes pas, on fera du bon travail, oui. ‘’ Bienvenue ‘’. »

Oui, le grand amour, ce serait pour un autre jour. Même son mot d’accueil laissait sentir qu’elle était la seule à être nouvelle, puisqu’elle se permettait de l’accueillir en bonne et due forme. Tout était calculé pour être juste assez gentil, en fait. Elle était de bonne humeur, normalement elle ne se donnait pas la peine d’enrober ce qu’elle disait pour que ça passe mieux.

Seijun s’agita soudainement, coupant cout à ses présentations un peu tendues, et tirant Satsu de ce qu’elle considérait comme une guerre territoriale.
Le jeune homme attirait leur attention sur le fait que la grille de l’entrée venait d’être verrouillée avec un cadenas. L’adolescente ne put pas s’empêcher d’afficher une moue surprise : trop occupée par l’arrivée d’Akane, elle avait baissé sa garde et n’avait rien senti pendant que quelqu’un les enfermait tranquillement sur leur propre aire d’entrainement.
Comme le Hyuuga, qui était décidément le plus réactif d’eux trois, les incitaient à adopter une défense en triangle, dos à dos, Satsu suivit simplement le mouvement.
Par contre, ils avaient un manque d’informations flagrant. Heureusement, question capacités de détection, la jeune fille allait pouvoir s’illustrer. Elle était plutôt bonne question sensitivité.

« Je m’en occupe. »


Kou était sur son épaule, donc il pourrait l’avertir en cas de problème. Elle pouvait se permettre de fermer les yeux pour mieux se concentrer sur les alentours.
Satsu se concentra durant quelques secondes, entièrement focalisée sur la recherche de sources de chakra. Elle en trouva plusieurs. Beaucoup en fait. Plus qu’elle ne s’y attendait.
Quand elle rouvrit les yeux, elle ne savait plus très bien où elle en était, aussi elle se contenta de donner les informations avant même de les avoir analysées :

« Je sens le chakra de Masamune-senseï. Pas très loin, mais pas vraiment proche non plus. Il est dans les parages mais je ne sais pas où exactement. Je dirais qu’il se trouve dans cette direction. »

Satsu pointa la forêt, dans la direction non-balisée évidemment.

« Par contre, entre nous et cette forêt, sur toute la surface de l’aire d’entrainement à partir de … »


La jeune fille se déplaça, rompant la formation inutile pour le moment. Elle traça une ligne dans le sol du bout du pied.

« … cette ligne, et jusqu’à la forêt justement, je sens de petites sources de chakra à l’intérieur du sol. Ces sources de chakra sont enterrées juste au-dessous à, quoi, dix centimètres à peine, sous la surface. C’est vraiment tout petit. Ca pourrait être plein de choses. »

Satsu se recula de quelques pas, elle essayait de localiser précisément chaque source de chakra mais n’y parvenait pas. Elles faisaient des interférences les unes avec les autres en quelque sorte. Impossible d’être plus précise.

« Pas moyen de savoir où chaque source de chakra se situe exactement. Je ne peux pas faire plus que délimiter ce périmètre. »
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Mer 18 Oct - 17:57
Seijun me répond avec politesse. Je peux voir que c’est quelqu’un qui possède un grand contrôle de lui-même rien qu’en le regardant et en l’écoutant. Sa voix est calme, son port assuré mais relaxé, et son timbre particulièrement rassurant. C’est étrange, parce que cela va un peu à l’encontre de son physique. Enfin, je suis assez mal placée pour juger quelqu’un sur ce type de critère.
Satsu par contre me fait presque sursauter. Elle a l’air d’être une fille très jeune, et on lui donnerait tout sans hésiter tellement elle était mignonne et innocente en apparence. Mais son agressivité est à fleur de peau. C’est même presque de l’hostilité. Je vois bien qu’elle se force à être polie, et même ça elle semble avoir du mal à le faire correctement. Mais ce qui pulse, plus que cette simple hargne, c’est de l’énergie.
C’est drôle, mais je me sens déjà un peu de trop dans cette équipe. Ils sont équilibrés l’un et l’autre. L’énergie et le contrôle, pour former un juste milieu capable de se réguler ou de basculer selon la situation. Je sens même un début de complicité entre eux. Peut-être même plus. De l’attirance ? Une rivalité déjà présente ? C’est dur à dire, mais ils semblent se jauger à chaque fois qu’ils se regardent. Je sais bien que c’est mon rôle d’être de trop, ou tout du moins celui que m’a assigné l’Eglise. Mais j’ai quand même envie de trouver une place parmi eux. Ca ne va définitivement pas être simple de me faire accepter, surtout auprès de la jeune fille. Son regard plein de reproche me met très mal à l’aise.
Heureusement, les choses bougèrent assez vite pour que je n’ai pas à réfléchir plus longtemps.

Enfin, heureusement. Pas forcément. Seijun est le premier à réagir. Son déplacement pour se positionner dos à nous est rapide, mes yeux clignent au même moment et je le perds de vue avant de sentir sa présence encore proche et en alerte. J’ai toujours pensé être un peu plus forte qu’un Chuunin nouvellement promu, surtout depuis que j’ai obtenu le grade de paladin. Je me dis que ce n’est peut-être pas le cas avec ces deux-là.
L’analyse du Hyuuga est rapide, incisive, et complète. Un test. Oui, probablement. Quand il se tourne vers nous pour nous demander ce qu’on perçoit je suis très surprise … avant de comprendre qu’en réalité il compte plutôt sur Satsu pour ce genre de boulot. Du coup je me contente de rester sur mes gardes et d’attendre le rapport de la jeune fille qui semble avoir les sens en éveil.
Le calcul est simple : je perçois faiblement le chakra de Seijun, mais pas du tout celui de Satsu. Donc c’est la meilleure d’entre nous trois question sensitivité. Encore des points qui m’excluent de leur duo.

Le fameux test n’est pas très original en soi, mais il n’en demeure pas moins une situation qui peut arriver sur le terrain. Enfin, je le suppose en tous cas vu mon expérience du métier de ninja très limitée … On a une direction pour le chakra de notre senseï, et un espace qui nous sépare de lui qui est truffé de mines. Ou quelque chose d’approchant. Mais Satsu n’est pas capable de localiser précisément les mines … Ou même de dire si c’en est réellement.
Bon, une impasse. Le moment parfait pour m’illustrer. Après tout, lorsqu’on a vécu parmi les Naras on a quand même eu une certaine formation tactique. Si je peux leur faire partager mon expérience théorique, peut-être que je peux m’intégrer.
Je réfléchis quelques secondes en essayant de prendre en compte les capacités des deux autres en plus des miennes, et la réponse me parait évidente.
Je me tourne vers Seijun.

« Le Byakugan peut localiser précisément les sources de chakra n’est-ce pas ? Est-ce que tu pourrais m’indiquer où sont les sources enfouies dans le sol ? J’ai une idée pour les désarmer. »

Seijun se contente de me pointer différents endroits du doigt l’un après l’autre. Je sais bien que ce n’est pas trop le moment, mais je suis ravie de le voir coopérer. Je me suis fait un film où je ne suis qu’une pièce rapportée qu’on a pas envie d’avoir à côté de soi … mais il semble bien que je sois un peu paranoïaque comme d’habitude. Même si mes années de fuite sont terminées maintenant, j’ai encore ce réflexe d’être considérée comme une indésirable. C’est plus fort que moi, tout ce que j’ai vécu avec les Naras ne m’aide pas à me défaire de cette sensation d’être de trop, et ça empire avec l’attitude de Satsu. Enfin, il me vient pas à l’idée de l’accuser. Je suis juste trop fragile, peut-être, pour faire partie de cette équipe. Peu importe, il faut que j’assure maintenant.
J’attrape une pierre sur le sol, et je la lance tout bêtement vers un endroit désigné par Seijun, qui me parait assez éloigné, en essayant d’y mettre suffisamment de force pour que le caillou exerce une pression sur le sol au moment de l’impact …

L’explosion retentit sèchement, soulevant un nuage de poussière et de flammes. J’écarquille les yeux, un peu sous le choc. Masamune ne rigole pas avec ce test. Si on marche sur un explosif comme ça on risque tout simplement d’y laisser une jambe.
Je ramasse une autre pierre.

« Si on fait exploser toutes les mines à distance, ce sera aussi bien que de les désamorcer. »

Je regarde dans la direction de mes deux équipiers, en particulier celle de Satsu dont je ne peux m’empêcher de chercher l’approbation, de trouver grâce à ses yeux.
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Ven 27 Oct - 16:37
Seijun savait pertinemment que Satsu avait mauvais caractère. Il était également d’accord sur le fait qu’Akane n’avait pas vraiment sa place au sein d’une unité shinobi. Quand bien même, il fut étonné de la sécheresse de la réponse de l’adolescente à l’adresse de la prêtresse. Il ne s’attendait pas, évidemment, à ce qu’elle lui fasse un grand sourire et l’accueille comme une amie de longue date, c’était sans doute réservé au domaine du rêve. Mais le jeune Hyuuga aurait pu penser à juste titre que le fait d’avoir une coéquipière parmi les trois membres de l’équipe lui ferait plaisir. Ou au moins l’adoucirait un peu. Apparemment, il s’était trompé. Ou alors c’était le maximum de gentillesse qu’elle puisse témoigner à une inconnue. Après tout lors de leur première rencontre dans l’arène, lui-même n’avait pas eu le droit à une entrée en matière aussi civilisée. Il avait mis ça sur le dos du contexte, étant donné qu’ils s’apprêtaient à se déchiqueter mutuellement à grand renfort de techniques ninjas. Mais la réalité était peut-être toute autre : c’était possible que ce soit tout bêtement son naturel qui avait parlé.
Akane ne releva pas, Seijun n’en fit donc rien non plus. Ce n’était pas le moment pour mettre les choses à plat et se parler franchement. Ils laisseraient ce genre de discussion pour la période qui suivrait celle où tout le monde devait faire ses preuves. Quand ce serait chose faite, ce serait beaucoup plus facile de se faire des reproches et de resserrer les liens. Pour le moment ils ne partageaient presque rien.
Le Hyuuga se surprenait à penser ainsi. C’était presque du capitanat, non ? Ils avaient un senseï qui serait bien plus apte que lui à gérer ce type de problèmes internes à l’équipe. Il fallait qu’il passe à côté pour l’heure : ce n’était pas son rôle.

De plus, il y avait une situation pressante à démêler, que leur imposait justement Masamune. L’Uzumaki avait préparé un accueil digne de ce nom en guise de mise en jambes. Heureusement, Satsu avait les sens aiguisés. La forme passive du Byakugan ne lui aurait pas permis de récolter autant d’informations qu’elle venait tout juste de le faire … Comme il l’avait pensé au vu de sa spécialité, ses facultés de détection étaient tout simplement excellentes. Sans elle, ils se seraient pris ces mines et n’auraient pas été certains que c’était Masamune qui avait mis cette épreuve au point.
Grâce à elle ils disposaient désormais de plusieurs informations. L’une d’elle c’était que même si Masamune était à portée de Satsu, il n’était pas non plus trop près. Donc son plan n’était pas de les attaquer frontalement pour le moment. Et si elle ne détectait aucune autre source de chakra, son Byakugan suffirait à les couvrir des embuscades.

Seijun se détendit et quitta sa position de garde et le triangle dos-à-dos. Puis, il se rapprocha de la zone délimitée par Satsu et qui serait selon elle minée. Il réfléchissait à toutes les possibilités amenées par les informations données par son équipière. C’était à la fois précis, et pourtant plein d’ouvertures et d’inconnues. Une situation qu’il était difficile de démêler.
Akane s’empressa, car c’était de l’empressement à son goût, de proposer sa solution au problème. Seijun l’écouta poliment, et lui donna même l’indication qu’elle demandait lorsqu’elle le demanda. Oui, il pouvait localiser les mines qui émettaient du chakra sans aucun problème. Et oui ils pouvaient les désarmer.
Il voulut stopper Akane lorsqu’elle lança la pierre, mais n’en eut pas le temps. Il fronça les sourcils, malgré le succès de son entreprise. Etait-ce à lui de le sermonner ? Peut-être pas. Mais il n’aimait pas cette façon de faire : elle témoignait d’un cruel manque d’expérience et de beaucoup d’imprudence. Il n’avait rien de spécial contre elle, mais en voyant ça il en revenait à l’idée principale de son intégration : l’Eglise qui faisait du zèle, c’était une mauvaise chose. Un peu d’aide, pourquoi pas. Mais des prêtres combattants à moitié hors de contrôle qui se figuraient pouvoir remplacer des ninjas c’était une très mauvaise idée. Il leur fallait une formation. Et des instructions précises. Or c’était tout l’inverse qui conditionnait leur intégration aux équipes. Trop rapides, et trop libres.

« Loin de moi l’idée de te faire la morale, Akane-san, mais as-tu réfléchi aux conséquences de ton action avant de la réaliser ? Nous avons affaire à un ninja de niveau Juunin, ce qui est peu ou prou l’élite impériale. Et nous ne savons que peu de choses de ses capacités ou des moyens à sa disposition. Ou même des modalités de cette épreuve. Enfin, peu importe, l’idée c’est l’inconnu qui plane sur nous. Il y a des explosifs visibles, mais qu’est-ce qui te dit qu’il n’y en a pas d’autres qui ne s’activent pas à l’aide du chakra ? Ils pourraient même être juste sous nos pieds. En déclencher un seul aurait pu nous faire sauter avec une réaction en chaine par exemple. Je veux dire : on peut détecter des mines chargées en chakra. Mais pas des parchemins explosifs. Enfin, si, on aurait pu. Si tu m’avais laissé le temps de faire parler mon Byakugan un peu plus longtemps. Je veux bien qu’on travaille en équipe, même si tu n’es pas ninja. Ca pourrait même se révéler enrichissant. Mais si tu n’es pas prête à faire de ton mieux et à t’appliquer à quoi ça va nous mener à ton avis ? »

Il était réellement énervé. Ce n’était rien de réellement personnel. Mais l’illogisme de la situation pesait sur son indignation, et il appréciait de moins en moins cette situation.
Seijun souffla pour garder la tête froide, puis entreprit d’observer les alentours. En réalité, il savait très bien que rien n’était caché autour d’eux à part ces mines, il l’avait déjà vérifié. Mais il n’avait pas communiqué cette information, et il doutait qu’Akane connaisse les limites exactes de son Byakugan. Proposer son plan avant de l’appliquer aurait été une bonne idée.
Surtout que des explosifs, qu’on soit un débutant ou un professionnel … C’est quelque chose qui est potentiellement mortel pour tout le monde. La force ne faisait que diminuer les probabilités de se faire tuer. Elle ne les anéantissait pas totalement. Même si ceux-là semblaient être d’une puissance relativement faible.

« J’espère juste que nous ne devions pas tenter une approche discrète ou quoi que ce soit. Dans le doute j’aurais préféré faire ça sans faire trop de bruits … »

Enfin, pour ça c’était trop tard de toute manière.

« Bon. Pas besoin de les désamorcer. Elles sont suffisamment espacées. On pourrait slalomer entre elles simplement en se mettant en colonne et en avançant entre elles. Il vous suffirait de marcher dans mes pas, ça me semble plus discret et moins contraignant comme plan. »

Seijun fit quelques pas pour tâter un peu la zone dangereuse. Il vérifiait qu’il y avait bien un passage sûr menant à l’autre bout de ce champ de mines. Et il y en avait un. Si les deux filles marchaient pile poil dans ses empreintes, pas de problèmes, personne n’exploserait.

« On peut y aller si vous le souhaitez. Toutefois je préfère vous prévenir : le réel inconvénient de ce plan c’est le manque de mobilité et la vulnérabilité. Pendant la traversée on va être totalement à découvert et on ne pourra esquiver aucune attaque venue de l’extérieur. Malheureusement je n’ai pas mieux et nous avons déjà signalé notre présence. Et en plus on perd beaucoup de temps, on pourrait très bien en avoir en quantité limitée. Donc à part si quelqu’un a une meilleure idée … Qui m’aime me suive. »
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Sam 28 Oct - 12:30
Akane semblait réellement vouloir bien faire, et Satsu ne trouva rien à redire à son plan … aussi elle fut très satisfaite de voir que Seijun, lui, trouvait les défauts là-dedans à sa place. Moins de réflexions, plus de plaisir. L’adolescente tâcha de ne pas le montrer, mais elle savoura cruellement les remontrances du Hyuuga envers leur équipière. Même si pour elle, c’était peut-être un poil exagéré, elle n’y voyait pas moins une bonne opportunité de rappel à l’ordre.

Enfin, même si le Hyuuga faisait mieux, il n’empêchait pas que son plan logique et stable était un peu ennuyeux. Il pouvait voir les mines avec son Byakugan, tout ça. C’était bien beau, mais comme il l’avait lui-même dit il y avait moyen qu’un ninja de niveau supérieur à eux ait organisé un plan plus complexe et qu’il ait tenu compte de son Dôjutsu en plus. Dommage pour eux, même s’ils ne semblaient pas être nuls en ninjutsu l’un comme l’autre, vu leur chakra en tous cas qui était quand même plutôt puissant, ils avaient dû sauter les bases. Comme beaucoup de ninjas d’ailleurs. Sinon ils auraient pensé, comme elle venait de le faire, à la solution la plus simple pour passer outre ce piège sans se mouiller : il suffisait de voler par-dessus.

« Vous êtes tous les deux mauvais. On serait tellement meilleurs si cette équipe était formée de trois ninjas aussi bons que moi … »

Ce qui était magique avec Satsu, c’était qu’elle le pensait réellement. Et sur cette situation précise, elle n’avait d’ailleurs pas tort du tout.
Mais tout en parlant, elle avait posé sa main sur l’épaule de Seijun pour le retenir avant qu’il ne traverse.

« Attends. Je vais traverser avant vous. Comme ça si vous explosez, je ne serais pas prise dans le souffle de l’explosion. Et accessoirement, depuis l’autre côté, je pourrais vous couvrir s’il y a un souci. »

Ces paroles étaient une réunion étrange de travail d’équipe et de mépris d’autrui, en quelque sorte. D’un autre côté c’était une façon de penser on ne peut plus logique, pour un ninja, non ? A quoi bon être tous les trois dans la même galère, alors que l’un d’entre eux pouvait y échapper ? Elle serait bien plus efficace pour les aider une fois à l’abri que si elle les suivait bêtement et se retrouvait piégée aussi dans l’explosion.
En plus, les explosions ce n’était pas du tout son fort. Elle risquait d’être décoiffée, et le souffle enflammé avait de fortes chances d’endommager son parfait teint naturel. Sans parler d’une éventuelle brûlure qui serait une réelle catastrophe, que ce soit sur son beau visage ou sur sa peau bronzée à point. Satsu investissait beaucoup trop d’efforts dans le fait d’être belle pour laisser quoi que ce soit au hasard.
Du coup, elle exécuta une petite technique classée parmi les bases de l’art ninja : la métamorphose supérieure. Un colibri au plumage très coloré apparut à sa place, et rejoignit de quelques battements d’aile l’autre côté du champ de mine, où il se posa l’air de rien … Avant de se transformer de nouveau en Satsu.

Elle aurait pu adresser un signe à son équipe, ou les couvrir comme elle était effectivement censée le faire. Mais elle n’en fit rien, et se désintéressa plutôt complètement de leur avancée entre les mines, beaucoup trop lente. De toute manière s’il se passait quelque chose la jeune fille le saurait assez vite. Soit ils arriveraient à sa hauteur. Soit elle entendrait un boom et elle saurait qu’elle n’avait plus de coéquipiers. C’était dommage pour Seijun à qui elle commençait à s’habituer. Et … Et non, c’était à peu près tout en matière de regrets.
Bon, plus important pour Satsu. Maintenant qu’elle était de l’autre côté, sa zone de détection avait été avancée elle aussi. Elle entreprit donc de déployer ses sens à la recherche d’indices sur la prochaine étape à franchir. Et aussi tenter de localiser plus précisément leur chef d’équipe. Une simple direction était un peu juste … Un lieu aurait été plus approprié. Malheureusement, même si elle disposait encore de la direction (le chakra de Masamune était toujours plus ou moins au même endroit, et ils devaient donc s’enfoncer dans la forêt maintenant qu’ils l’avaient atteinte), elle n’avait aucune information supplémentaire.
Une petite idée lui traversa la tête et elle examina les alentours avec des yeux plus normaux, cherchant éventuellement un piège dissimulé derrière un buisson ou sous des feuilles mortes. Mais à première vue rien du tout.
S’il y avait une seconde épreuve à portée de vue, en tous cas, elle lui échappait.

Bon, tant pis après tout. Satsu se releva et se retourna pour voir où en était les deux cancres qui avait séché des cours de ninjutsu.
Chuunin
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Lun 30 Oct - 16:04
Masamune sentait que cet entrainement de ses nouveaux sbires allait être particulièrement palpitant. Ces jeunes poupons avaient tout à apprendre ! Et ils étaient très mignons tandis qu’ils se débattaient avec l’exercice qu’il leur avait infligé à leur insu. Et pourtant pas si mauvais. La petite avait un tempérament belliqueux, mais des compétences. Et Seijun, lui, avait un mental de meneur sous ses airs un peu affables. En réalité, il avait un sang-froid à toute épreuve, et de belles qualités de réflexion. Le tout couplé à des réflexes dignes de ce nom question survie. C’était vraiment intéressant.
Quant à la prêtresse … Bah, cette garce ne l’intéressait absolument pas. Mais bon il connaissait ses capacités guerrières. Il ne pouvait pas nier qu’elle serait très utile pour faire avancer cette équipe. En plus, le fait d’avoir une relation saine en apparence avec elle, cela signifiait avoir une ouverture avec son Eglise à l’occasion. Il comptait bien se montrer sympathique avec elle uniquement dans cette optique. Même s’il avait juste envie de la maltraiter, de la soumettre, et d’en faire l’esclave la plus flagellée parmi sa collection secrète … Enfin bon. Il valait mieux en tirer tout ce qu’il pouvait afin de s’en prendre à elle. Surtout que son nouveau grade flambant neuf compliquait un petit peu les choses du point de vue de l’agression.
Elle lui serait plus utile comme une amie pour le moment. Et il pouvait continuer sur le travail entamé lors de leur précédente rencontre pour se réconcilier avec elle. En jouant les senseïs modèles par exemple.
En plus, les deux jeunots bénéficieraient de cette couverture. Il comptait bien en faire des sbires solides. Il ne savait pas encore s’ils valaient la peine d’être corrompus … Mais avoir une équipe de bons ninjas au service de la loi et œuvrer avec eux dans la lumière pour faire de bonnes actions était aussi utile que de diaboliser deux nouveaux serviteurs, de toute façon. Les deux étaient valables, donc de toute manière les entrainer n’était pas perdu.

L’épreuve des mines fut bien plus amusante qu’il ne l’avait prévue. Elle était somme toute banale et simplement destinée à voir s’ils pouvaient réfléchir et se coordonner rapidement. Evaluer leur faculté à penser large et plusieurs coups à l’avance ; les mettre en situation aussi.
Le point positif, c’était que pendant toute la durée de leur réflexion et de l’application de leurs stratagèmes, ils avaient gardés en vue que l’objectif final était de parvenir jusqu’à lui et que ce piège pouvait ne pas être le seul. C’était vraiment une très bonne chose que d’être sur le qui-vive et tenter de percer sa stratégie en parant à toute éventualité. Dans les faits, c’était même presque impeccable.
Pour l’exécution en elle-même, elle était plus discutable. Au final chacun avait utilisé un stratagème différent …
La résultante était que Satsu avait traversée seule et avant tout le monde. Akane avait mis en pratique une idée désapprouvée par Seijun, et Seijun consolidait sa place de chef d’équipe en imposant la sienne comme meilleure. Il y avait du bon comme du mauvais là-dedans. Déjà, chacun avait des idées : ce n’était pas un qui réfléchissait et les deux autres qui obéissaient. Ensuite la naissance d’un profil de chef était appréciable car il ne serait pas toujours là pour les pouponner. Et même avec Seijun qui prenait de la place, les deux autres étaient quand même capables d’initiative. Par contre, Satsu avait un caractère bien trempé. Un peu trop peut-être. Cette fois elle avait fait le bon choix, mais si elle se trompait et jouait quand même à l’électron libre cela pourrait avoir de fâcheuses conséquences un jour.

Masa était quelqu’un qui appréciait l’individualité, mais n’aimait pas quand elle prenait complètement le pas sur la méthodologie. Pour mieux improviser, il fallait connaitre les bases et avoir un solide savoir-faire. Si on n’avait pas ça, c’était un peu comme jouer sa vie aux dés à chaque mission. Et ça ferait une mauvaise publicité pour lui s’il perdait des sb… des subordonnés. La responsabilité risquait de le mettre dans une mauvaise situation.

En attendant, il pouvait simplement savourer le spectacle et préparer son futur discours pour son équipe. Et pour cela, quoi de mieux qu’un sandwich au poulet ? Le tout avec un bon vin, d’un cru acceptable. L’Uzumaki n’avait pas pu emmener sa meilleure bouteille pour un entrainement, évidemment, mais il se contentait fort bien de celle-là pour le moment. Ce qui était bien plus dommage c’était d’avoir dû emmener son argenterie ‘de terrain’. Un peu trop épaisse et un peu plus solide, elle manquait quand même d’un certain raffinement au doigté. S’il ne se connaissait pas aussi bien il aurait pu se sentir comme un de ces poivrots qui écumaient les bars. Mais heureusement, la qualité de la boisson et son estime de lui-même contrebalançait tout ça. Enfin, tant que ça ne se reproduisait pas trop souvent cela allait sans dire.
Le Juunin s’empara d’une cuisse de poulet qui se trouvait dans son sac, soigneusement emballée dans de l’aluminium. Après avoir retiré le film, il la tendit sur sa droite.


« Tu en veux ? »

Les buissons s’agitèrent, et quelqu’un en sortit. Une hyène. Sazura, après avoir ricané par coutume plus que par amusement, renchérit, vraisemblablement un peu grincheuse :

« Je ne suis pas un clébard. »

« Je le sais bien. Et alors ? C’est du poulet. »

« Donnes. »

Elle s’empara de l’os et entreprit d’en arracher la viande à grands coups de dents. Masa observa quelques instants le spectacle non sans un certain amusement. Les hyènes étaient les invocations idéales. Il avait toujours trouvé de grandes qualités en elles, et appréciait beaucoup leur pacte. C’étaient des êtres au naturel servile et craintif. Mais pourtant, elles avaient toutes les qualités possibles pour être de féroces combattantes. C’était souvent le cas avec les familles carnivores mais encore plus prononcées chez elle. Elles avaient la force physique et la niaque pour être les hommes de main les plus efficaces. Et à côté de cela, elles avaient un déficit de principes moraux et une tendance à la tromperie et à la voix mielleuse. En d’autres termes, c’étaient des exécutants parfaits. Leur seul défaut était la difficulté à maintenir leur fidélité. Il devait déployer beaucoup d’efforts afin de l’entretenir et le maintenir au beau fixe. Le jeu en valait cependant la chandelle. Surtout que leur expérience de la servitude faisait qu’il n’avait besoin de fidéliser qu’une seule d’entre elles afin d’avoir l’appui de toute la famille : Ujini. La hyène dominante était l’allié rêvé pour quelqu’un comme l’Uzumaki. Et s’ils se méprisaient mutuellement, ils trouvaient une solide entente dans ce mépris partagé qui entretenait leur envie de coopérer.
Enfin, au fond, ce que souhaitait les hyènes était fort simple : se nourrir et survivre, et amener la mort et la désolation sur ceux qui les avaient autrefois rabaissées et humiliées. Des buts fixes et faciles à cerner, qui rendaient la tâche d’autant plus facile à Masamune.
Enfin, ce n’était pas la raison de la présence de Sazura.


« Dis-moi, Sazura. Est-ce que tout est en place ? »

« Ouais. »

« Parfait. Je te laisse finir ton nonos. Tu sais ce qu’il te reste à faire après. »

Elle grogna mais ne releva pas. C’était la meilleure illustration de ce qu’étaient les hyènes : même quand elles n’appréciaient pas ses paroles et le montraient, elles ne rétorquaient jamais et obéissaient. Montrer du respect envers elle ? Pas besoin. Il suffisait d’en montrer au dominant pour partager sa domination et marcher sur le reste de la famille sans se soucier de ce qu’ils pensaient. Eventuellement, leur donner à manger de temps en temps pour les garder en bons termes.
En attendant, quand Sazura aurait fini de manger et se joindrait à la danse … Eh bien la situation des recrues allait se compliquer. Etaient-ils prêts à faire face ?
Juunin
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Jeu 2 Nov - 18:33
J’ai tellement craint d’être rejetée que j’en ai fait trop. C’est une situation inédite pour moi, d’entendre des reproches comme ceux que me fait Seijun. J’imagine sans cesse qu’on va m’ignorer à cause de ce que je suis. Et du coup, j’ai voulu bien faire et prouver ma valeur … Au lieu de cela, j’ai fait l’exact inverse et j’ai forcé les événements sans tenir compte de l’opinion de mes équipiers. Ni de leur expérience. Ce sont des ninjas, alors que j’ai passé ma vie en tant que fugitive, puis que je suis devenue prêtresse. Et au lieu de tenir compte de ma propre inexpérience, j’ai essayé de mener le jeu plutôt que d’apprendre. C’est ironique quand j’y pense.
Je baisse la tête et les yeux, ne sachant pas réellement comment faire face à la remarque de Seijun. Même quand je veux balbutier, confuse comme je suis, pourtant, ma voix est assurée et atone :

« Tu as raison. Je suis désolée. »

Je sais que je n’y peux rien, mais je me le reproche malgré tout : je n’arrive pas à avoir un ton convaincant pour m’excuser. Mon expression comme mon timbre sont ceux de quelqu’un qui se fiche royalement des reproches de Seijun.
Enfin, c’est peut-être un plus quelque part. Cela peut me donner une allure plus rigide que je ne le suis réellement. Et par la même occasion faire plus professionnel. Puisque de toute évidence il pointe du doigt mon manque de rigueur … Peut-être que c’est mieux ainsi.

Comme le Hyuuga n’insiste plus et semble évaluer la situation, je reste murée dans un silence coupable le temps qu’ils décident d’un plan acceptable.
Finalement, Satsu se transforme en oiseau pour rallier l’autre côté du champ de mine, et Seijun et son Byakugan proposent de traverser en évitant simplement le mines plutôt que de les faire exploser. Comme je n’ai rien à redire, je me contente d’acquiescer et je lui emboîte le pas. Même si je connais les capacités du Byakugan et que j’ai pensé à les utiliser … je n’ai tout simplement pas songé à cette solution. C’est un peu bête, car elle est simple et discrète et permet d’outrepasser le piège sans même le déclencher.
Bon, ça ne m’avancera à rien de me morfondre pendant des heures et devenir complètement passive. Je tâche de garder en mémoire mon erreur, et me promet de faire mieux à partir de maintenant. C’est plus ou moins tout ce que je peux faire pour me rattraper.

Tout en avançant je m’interroge sur la finalité de l’épreuve mise au point par Masamune. Ce qui est évident, c’est que le chef d’équipe souhaite évaluer nos capacités et nous permettre de commencer à tisser un travail en équipe acceptable. C’est mieux de se tester et de travailler en équipe pendant un entrainement que directement en mission. C’est aussi pour nous autoriser à faire des erreurs afin de ne pas les reproduire dans un moment crucial.
Seulement si Seijun semble disposer à coopérer et même à prendre le rôle de leader, je m’interroge au sujet de Satsu. Sa première réaction face au piège a été d’obéir. Puis en voyant que nous trainions un peu, elle a décidé d’accélérer les choses en faisant cavalier seul. Certes, c’est une façon de montrer qu’elle est talentueuse et de se mettre en valeur … mais c’est aussi ce que Seijun m’a reproché, non ? La seule différence c’est que ce qu’elle a fait a marché, et qu’il n’a rien à redire dessus. Ce qui n’est pas le cas de ma manœuvre à moi.
J’en conclus donc que prendre des initiatives n’est pas un mal. Pourvu qu’elles soient couronnées de succès. Le problème c’est que mon manque d’expérience sur le terrain ne m’aide pas à anticiper la réussite ou non de mes idées à l’avance.
Je sais me battre. Je sais aussi comment fuir. Mais gérer des situations inédites comme celles auxquelles sont confrontés les ninjas tous les jours est épineux pour moi. Mais dois-je pour autant être complètement en retrait au risque de ne pas faire profiter l’équipe de mes capacités ? Je me dis que ce serait dommage. Pour eux et encore plus pour moi. Être consultante ne m’interdit pas d’être utile, et d’utiliser mes compétences.

Ca y est nous sommes de l’autre côté. Satsu ne se préoccupe déjà plus du piège que nous avons laissé derrière nous. Elle semble concentrée sur les alentours, malgré tout. Je l’observe quelques instants. Elle furète un peu partout, cherche quelque chose. La prochaine épreuve, sans doute. La prochaine entourloupe.
Mais même quand elle se retourne vers nous, elle ne dit rien. Parce qu’il n’y a rien ? Enfin, parce qu’elle n’a rien noté en tous cas.
Je n’ai pas ses capacités sensorielles, je le sais bien. Mais j’ai quand même mes propres compétences, aussi autant les mettre à profit. Par exemple, la forêt est un terrain que je connais particulièrement bien.
Aussi, j’entreprends de faire parler mon expérience au clan Nara. D’abord, étudier les composants du milieu qui nous entoure. D’abord globalement, puis précisément. Analyser le terrain. Normalement, c’est pour faciliter l’utilisation des techniques du clan. Mais ça peut aussi servir pour remarquer quelque chose qui sortirait de l’ordinaire.
Je m’y suis attendu, mais il n’y a de prime abord rien qui me semble anomal et je me dis que je vais devoir me taire, cette fois. Mais alors que je m’apprête à renoncer, je remarque quelque chose au sol dans la boue. Des empreintes animales. Elles ne m’ont pas sautées aux yeux, jusqu’à maintenant : dans une forêt, des empreintes animales sont tout ce qu’il y a de plus normales. C’est un élément du décor comme un autre.
Seulement …

Je me penche vers les empreintes, intriguée. Ce sont probablement des empreintes d’un carnivore. Plus précisément un canidé. Les griffes, la taille, ce sont des indices qui ne trompent pas. Mais la disposition de ces griffes, justement … et cette taille intermédiaire … La créature est plus petite qu’un loup adulte. Et ce ne peut pas être un louveteau, car il n’y a aucune trace de la mère aux alentours et qu’un louveteau ne se promène jamais seul. En plus, la première griffe est plus courbée que celle des loups. Et l’écartement des cinq griffes est trop compact. Ca peut d’avantage ressembler à celle d’un chien. Seulement, là encore ça ne colle pas : si un chien sauvage correspond en termes de gabarit, cette griffe courbe …
Je me redresse et je pointe les empreintes du doigt en essayant d’attirer l’attention de mes deux équipiers.

« Il y a quelque chose qui cloche avec ces empreintes. Je connais à peu près toutes les espèces animales qui peuplent les forêts de l’Empire. De toute évidence, ce sont des empreintes de canidé … mais elles ne correspondent pas à une espèce répertoriée. Là comme ça, je dirais quelque chose qui ressemble à un chien. Plus trapu, mais moins gros qu’un loup adulte. Ce qui est sûr c’est que cet animal ne devrait pas être là. »

Je réfléchis quelques secondes sans trop comprendre où tout ça nous mène. Puis je choisis simplement de ne rien conclure en l’absence de conclusion probante. Pour moi il existe deux hypothèses : ou bien Masamune a introduit un animal afin de participer à son test, ou alors il en a invoqué un. Dans les deux cas, je doute que ces empreintes, à cet endroit, soient un hasard. Il les a peut-être même laissées intentionnellement … Enfin, ça je n’en suis pas sûre, évidemment. Mais les marais sont un milieu hostile. Aucun animal possédant un minimum d’instinct de survie ne migrerait de son milieu naturel d’origine pour venir s’installer dans un tel endroit, où la nourriture est difficile d’accès même si pas aussi rare qu’on le pense, et où les conditions de vie sont lamentables quand on n’y est pas parfaitement adapté.
Je suis les empreintes sur quelques mètres, des yeux. Elles semblent se diriger vers une route qui mène à une colline, un peu plus loin. Un poste d’observation idéale … Surtout qu’à cause de la cime des arbres on n’arrive pas à distinguer d’ici le haut de la colline. Peut-être que Masamune se trouve là-haut.
Mais je ne dois pas me précipiter. D’abord, écouter l’avis des deux ninjas semble être la bonne marche à suivre.
Paladine d'Inari
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Ven 3 Nov - 19:31
Seijun resta quelques instants interdits en voyant Satsu se métamorphoser pour passer tranquillement de l’autre côté. Akane avait au moins eu le mérite de reconnaitre son erreur et de faire montre d’envie de travailler en équipe. La blonde, elle, avait essayé, constaté qu’elle pouvait passer sans eux, et c’était tout bêtement envolée pour passer de l’autre côté après leur avoir clairement signifié qu’ils étaient nuls et qu’elle était meilleure qu’eux deux réunis. En même temps, sur cette épreuve précise, elle n’avait pas totalement tort. Mais ça n’empêchait pas que faire cavalier seul dans des circonstances où ils étaient censés bosser en équipe, ce n’était pas la meilleure idée qu’elle aurait pu avoir.
D’un autre côté, il y avait un autre point sur lequel elle avait raison : une fois là-bas, elle pourrait les couvrir. Ce qu’elle ne prenait pas en compte en revanche, c’était que si elle traversait seule et que le danger était de l’autre côté du champ de mine, et pas en plein milieu, alors il n’y aurait personne pour la couvrir, elle.
La métamorphose supérieure est une technique permettant de s’approprier les point forts et les points faibles des animaux en lesquels ont se change. Par exemple, la force physique. Il aurait été tellement plus facile de se transformer en quelque chose de plus costaud qu’un aigle et les faire traverser en les portant, par exemple. Histoire de faire profiter à toute l’équipe de ses capacités en ninjutsu plutôt que de les garder pour elle et de les snober.

Enfin, son attitude témoignait d’une chose dont il n’avait pas tenu compte en donnant des directives : personne n’avait réellement décidé qu’il devait être le chef de cette petite troupe. Il avait pris l’initiative naturellement, mais si Satsu préférait son plan au sien, au fond, elle était dans son droit. Même Akane n’avait pas eu tort en soi. Surtout que c’était probablement la seule à s’être réellement souciée de ce que pensaient ses équipiers.
Eh bien, c’était un petit peu abrupt de le réaliser comme ça … Mais au moins c’était une bonne leçon. Devait-il s’excuse auprès de la Nara ? Non, probablement pas. Elle avait l’air de l’avoir mal pris, mais elle semblait aussi plus concentrée. Même s’il avait joué au coq, ça n’avait pas l’air d’avoir eu de mauvaises conséquences sur elle. Au contraire, c’était peut-être pour le mieux.
Et comme elle semblait décidée à le suivre, le Hyuuga cessa de penser à tort et à travers et porta sa pleine attention sur le champ de mine, histoire de leur frayer un chemin sûr jusqu’à l’autre côté en évitant de perdre une jambe par inadvertance …

L’un dans l’autre, cette première petite embûche que Masamune avait placée sur leur chemin avait été plutôt facile à éviter. Leur coordination laissait certes très légèrement à désirer, de même que l’entente globale du groupe. Cependant, ce genre de mise à l’épreuve était ben trop simple pour constituer autre chose qu’un simple apéritif.
Seijun n’avait aucun doute quant au fait que le Juunin leur avait préparé un accueil un peu plus digne de ce nom. Même si, en soi, le fait d’avoir eu le droit à des mines était déjà potentiellement mortel. Ou, en ôtant toute exagération, au moins un risque de blessure grave. Surtout qu’à sa connaissance, aucun d’eux quatre n’avait de capacités curatives et qu’une blessure pouvait être très problématique, aussi loin d’un hôpital.
Masamune y avait-il pensé, ou alors n’en avait-il simplement rien à faire ?

Satsu le tira de ses pensées. Apparemment son inspection n’avait rien donnée, la voie était libre. Le Hyuuga observa lui aussi les alentours, mais sans espérer d’avantage de succès. Ses yeux et les sens d’Akane n’ayant rien déceler d’anormal, autant dire qu’ils pouvaient avancer.
Au moment où il se dit cela, Akane, qui était restée discrète depuis ses remontrances, s’éloigna soudain pour aller inspecter quelque chose sur le sol, pas très loin. Des empreintes, à première vue. Mais ce n’était pas si étonnant, dans une forêt. Même si elle était cernée de marécages, c’était un endroit où vivaient de nombreuses espèces. C’était sans doute un chien sauvage.
C’est ce que se dit Seijun, mais la prêtresse prit la parole et démentit d’un bloc tout ce qu’il pensait. Sans apporter réellement d’arguments, elle déclara que c’était des empreintes provenant d’une espèce non-répertoriée. Le jeune homme s’approcha pour regarder les traces de plus près, par-dessus son épaule. Il avait beau regarder, pour lui c’était juste des empreintes de chien. Peut-être un peu massives … Ou un peu rapprochées comme elle disait, mais bon.
Toutefois, Akane semblait savoir ce qu’elle disait et être totalement convaincue de ses conclusions.

** C’est vrai qu’en plus d’être une religieuse, elle vient du clan Nara. Ils connaissent bien la nature, la flore comme la faune. Ce serait plus judicieux de tenir compte de ses remarques, du coup. **

Au même moment qu’elle, Seijun remonta la direction des empreintes et aperçut la petite colline. A tous les coups, Masamune était là-haut. C’était juste l’endroit idéal. Parfait. Et vu la distance, sans aucun doute dans la portée de Satsu mais à la limite, ce qui expliquait qu’elle ressentait son chakra sans réussir à être très précise pour le localiser.

« Il doit être là-haut. Et s’il n’y est pas on bénéficiera au moins d’un meilleur point d’observation sur les environs. »

Il y avait quand même un problème palpable. C’était beaucoup trop facile. Et le fait qu’il soit là-haut n’expliquait en rien la présence des empreintes. Le plus crédible, c’était évidemment qu’il ait fait appel à une invocation. Mais dans quel but ? Il voulait qu’ils l’affrontent ? Peut-être y en avait-il plusieurs. Mais même si c’était un affrontement contre un adversaire possédant beaucoup d’inconnues … Ils étaient quand même trois. Seijun était plutôt confiant. Surtout que si Masamune avait prévu une embuscade il allait être déçu : il était impossible de prendre un Hyuuga au dépourvu si son Byakugan était activé. Et il suffisait d’utiliser la forme simple, qui ne coûtait presque rien en chakra et pouvait presque être activée de façon permanente.

Du coup, dans le doute, autant foncer droit dans le piège. Avec leurs différentes capacités ils sauraient déjouer les prochains pièges.
Chasser le naturel et il revint au galop. Seijun prit naturellement les devants et se mit à marcher en suivant les empreintes. Droit vers la colline.

Il ne fallut pas très longtemps avant que quelque chose ne vienne perturber leur marche. A peine deux minutes. Seijun ralentit le pas, en faisant signe aux deux autres de faire de même en tendant son bras en travers de leur route. A voix basse, il murmura :

« Il y a quelqu’un au milieu du chemin. J’en vois un autre dissimulé sur le bas-côté. Et un qui a commencé à nous contourner pour passer derrière nous. Ce ne sont pas des animaux, mais des humains. Je sens très distinctement le chakra de celui en face de nous mais pas celui des deux autres. Soyez prudente, ce pourrait bien être notre prochaine épreuve … »

Et au vu de leurs déplacements, il semblait très clair qu’ils étaient là pour une embuscade, justement. Le combat semblait inévitable. Mais qui étaient-ils ? Des ninjas ou des mercenaires engagés par Masamune pour leur entrainement ? Masamune ayant exécuté une métamorphose et des clones supérieurs ? Impossible à dire. Mais à première vue, aucun d’entre eux n’avait son apparence. Seijun avait quand même une impression flouée sur eux.
Surtout sur celui au centre évidemment. Son centre de chakra ne semblait pas actif. Un peu comme s’il ne l’avait jamais éveillé. Ou s’il était éteint. C’était comme si le chakra qu’il possédait ne venait pas de lui. Et pourtant, il circulait à l’intérieur de son corps. Il ne passait simplement pas par les tenketsus. Enfin pas de manière conventionnelle en tous cas. Quant aux méridiens … L’équilibre du corps était lui aussi rompu. Comment était-il possible qu’ils soient vivants ? Normalement ce type de manifestation se produit justement au moment de la mort, pendant l’étape où l’on passe d’être vivant à cadavre. Sauf que le processus semblait bloqué.
Seijun écarquilla les yeux. C’était du Shijutsu ? Mais comment ces mort-vivants pouvaient-ils posséder du chakra, en ce cas ?

« S'il y a combat, ne retenez pas vos coups. Ce sont des corps animés par du chakra, pas des êtres vivants. »

Seijun tira son bâton de derrière son os, emboîtant les deux parties afin de former son Dragon Pole. Il posa l’arme sur son épaule, pour le moment. Il y avait quand même un doute quant au fait qu’ils n’étaient pas là pour se battre. Tant qu’ils ne seraient pas sûrs et certains, mieux valait s’abstenir d’engager frontalement les hostilités.
Chuunin
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