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Chambre de Koron [Hôpital shinobi]

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PARTIE RP
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Quartier Est – Cité Administrative
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Jeu 19 Oct - 16:03
J’avais une haine farouche des hôpitaux, et en particulier les hôpitaux ninjas. Et pas que parce que mon clan avait toujours pratiqué une médecine traditionnelle, alors qu’eux étaient un peu la pointe de la médecine moderne. J’avais étudié leur médecine, et je n’avais pas plus trouvé ce que je cherchais chez eux que dans celle de mon clan … Et même si le médecin qui m’avait enseigné était très gentil, eh ben je n’en aimais pas d’avantage la médecine moderne.
De toute manière Saburo ne travaillait plus à Taki. Il avait pris un poste à Kahari de ce que m’avait dit une infirmière. Ce qui me faisait une raison de plus pour ne pas aimer l’hôpital de Taki. En plus son remplaçant était un crétin, je ne pouvais pas le piffer.
Ce qui était paradoxal, c’était que je passais quand même beaucoup de mon temps libre à l’hôpital du pays de la cascade … Près du tiers de mon temps libre en fait. Ce qui représentait quand même une ou deux heures par jour. Sauf quand je partais en mission … mais je compensais toujours par une heure de plus pendant une semaine dans ce cas-là. C’était un peu con, parce que ça ne changeait absolument rien. Et je ne me sentais même pas obligée de le faire. Enfin, si, un peu. Je savais qu’il allait se réveiller un jour, et je voulais augmenter mes chances d’être là quand ce serait le cas. Je ne pouvais pas complètement rejeter la médecine ninja : ils y arriveraient peut-être un jour. J’étais prête à retirer tout ce que j’avais dit et à m’excuser auprès de chacun des membres du staff de l’hôpital si ça pouvait le réveiller.
Même si le mieux, ce serait quand même que ce soit moi et ma médecine traditionnelle qui le ramènent. Je savais qu’il existait une technique de lithothérapie qui pouvait le sortir de son coma. Mais je ne savais pas comment l’utiliser, personne n’avait e le temps de m’apprendre. Et plus personne ne pourrait me l’apprendre … à part lui. Le problème c’était qu’il était indisponible comme qui dirait. Du coup je devais apprendre seule. Et j’avais besoin de devenir plus forte pour ça.

Les regards se tournaient sur mon passage dans le couloir. Ils avaient l’habitude me voir, chacun savait pourquoi je venais. Et j’avais beau avoir le même certificat de médecin qu’eux, je sentais leur zèle de compassion dans chacun de leurs regards. Je n’avais pas que l’air ronchonne à chaque fois que je venais. Leur attitude m’exaspérait au plus profond de moi. Je détestais toute cette pitié, tous ces regards pleins de faux bons sentiments. Ils n’en avaient rien à foutre et qu’ils fassent semblant me donnait une furieuse envie de leur éclater leur tête contre le mur.
Enfin, des meurtres dans un hôpital ça ne le réveillerait pas.
J’arrive au bout du couloir. L’autre tête à claques est là. Le docteur Shozuke. Le remplaçant de Saburo-senseï. Corps musclé, la quarantaine florissante, et un abominable nez crochu que j’ai toujours rêvé de lui casser. Lui aussi a ce regard bien chiant.


« Ah mademoiselle Shotetsu. Vous venez voir votre frère ? »

« Non je viens arroser les géraniums. »


Avant qu’il ait eu le temps de répondre je le vire de mon chemin d’un coup d’épaule rageur et je claque la porte derrière moi. Être méchante, ce n’est pas ma nature. Mais l’être m’empêche d’être violente. Plus violente que je ne le suis en tous cas.
J’entends des pas qui s’éloignent. Il n’insiste pas. Tant mieux, je n’étais pas d’humeur à entendre le énième même bilan avant de pouvoir être tranquille avec lui.
Je m’agenouille près du lit et je lui attrape la main.


« Hé … Bonjour, Koron. »

Sa main est glacée. Et rigide. Comme si je tenais la main d’une statue. Je sais bien que c’est un signe encourageant … Enfin, que c’est le signe qu’il est encore en vie. On ignorait pas mal de choses du mal qui l’avait frappé et plongé dans le coma. On savait juste que c’était une infection sanguine des suites de ses blessures, et qu’elle aurait pu être mortelle. Mais même si on comprenait certains aboutissants, la guérison complète était impossible. Normalement il devrait déjà être mort. Ce qui le maintenait en vie, c’était la prison de marbre de Ruryoku. Le chef du temple de Jouban. Les Kyuchioses avec lesquels j’avais signé un pacte. Le maître du temple m’avait accordé cette faveur quand je lui avais amené mon frère, en me disant que je devrais lui retourner la pareille un jour. Et que ce jour serait celui où Koron se réveillerait. Je n’avais pas vraiment eu d’autre choix alors j’avais accepté sans réfléchir.
La prison de marbre avait durcit son corps entier, et il était actuellement partiellement transformé en pierre. Ca compliquait les examens médicaux, mais au moins ça le maintenait en vie. C’était un peu comme si on l’avait gelé. Mais ce n’était pas tout à fait ça : en quelque sorte, il était devenu une gargouille à son tour. Une gargouille qu’on ne pouvait pas sortir de sa forme de pierre sans le tuer. Le maître des gargouilles m’avait prévenu que ça aurait des conséquences, mais que s’il surmontait sa maladie et se réveillait, alors il serait vivant, posséderait toutes ses facultés mentales et physiques et … Et ne serait pas si différent. Seul son destin avait changé.
Mais au fond, qu’est-ce que j’en avais à foutre de son destin ? Koron était la seule famille de sang qu’il me restait. Je ne voulais pas le voir mourir. Je l’aimais trop pour le permettre.

Je regardais un peu autour de lui. Pas de perfusions, évidemment. Les aiguilles ne traversaient pas sa peau. Après tout, elle n’était pas loin d’être aussi solide que la pierre.


« Tu te souviens, quand j’étais petite tu me disais souvent que les ninjas n’avaient pas ce que nous avons, et on se moquait souvent d’eux … On n’avait rien à envier à l’Empire, on était bien au pays de la terre. Tu te moquerais sûrement de moi aujourd’hui, hein ? Ou alors tu me dirais que je suis toujours petite. »

Je savais bien que non. Koron avait toujours compris tout ce que je faisais. Personne ne m’avait jamais comprise aussi bien que lui. Ni acceptée aussi facilement.

« Je crois que j’ai compris pas mal de choses sur le pacte de Ruryoku et … Je sais peut-être comment te libérer de la prison de marbre. Et te réveiller par la même occasion. Patientes encore un peu d’accord ? Je te promets que je vais y arriver. Je fais le plus vite possible. »

Je me relève. Je sais bien que les médecins m’ont dit que son cerveau n’était plus vraiment actif. Comme en mode veille. Qu’il ne m’entend pas. Qu’il ne saura jamais tout ce que je lui ai dit depuis qu’il est dans le coma. Et je lui en ai dit pas mal, des choses. Des conneries, des chagrins, des joies, des doutes, des buts … Pas mal de choses, ouais. Je suis pas mécontente qu’il n’ait pas tout entendu d’ailleurs, je me sentirais ridicule. De toute manière, c’était un peu stupide de lui dire tout ça : comme d’habitude, il lirait tout simplement à travers mes mimiques et devinerait tout, tout seul, sans avoir besoin que je lui dise quoi que ce soit.

Les quelques heures que je passe avec lui sont presque silencieuses. Je ne sais pas vraiment quoi lui dire, en fait. Parler à une statue c’est complètement con, aussi. Mais j’ai besoin de ces quelques heures pour me rappeler pourquoi je fais tout ce que je fais. Ce qui m’anime. Ce qui me fait me lever chaque jour.
Je jette un œil à l’horloge, et je tape sur le lit tout en me relevant.


« Bon. Je vais en retard à l’entrainement. Je te laisse … A bientôt. »
Genin
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