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Bureau de Masamune Uzumaki

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Académie Impériale
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Sam 28 Oct - 21:11
[Même si Masamune l'utilise peu, en tant que Juunin et senseï, il possède un petit bureau situé à l'académie de Taki.

On peut l'y trouver les jeudi et les vendredi en début d'après-midi, qui sont ses horaires de 'garde'. Le reste du temps il est extrêmement rare qu'il soit dans les parages, ou même tout simplement dans l'académie.

Les fenêtres de ce bureau sont tout le temps ouvertes, même lorsqu'il n'est pas là. Il y a très peu de paperasse, et pas du tout en son absence : il n'en stocke pas la moindre ici. Pour le reste, un petit galet gravé du sceau symbole des Uzumakis est posé sur le bureau à côté de la plume et de l'encrier.
Il y a également une bibliothèque, dans laquelle on trouve de vieux contes du pays du fer plus ou moins connus, et un gros volume sur l'art de la forge qui doit dater.
Il y un tabouret haut sur la droite du bureau, sur lequel est posé un service à thé et une sélection d'herbes à infusion.
La seule décoration, un peu étrange, est une peluche en forme de tanuki posée sur un coin du bureau.

Globalement, le lieu est impeccable et il n'y a pas la moindre trace de poussière malgré son peu de temps usité, ce qui témoigne quand même d'un souci d'entretien.

Il n'est jamais fermé à clefs.]
Juunin
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Sam 28 Oct - 21:53
Où se situait l’intérêt de posséder un bureau si ce n’était pas dans le but de l’utiliser ? Il y avait plusieurs réponses à cette question. Déjà, cela permettait un pied à terre à chaque fois que Masa se rendait à l’académie. Ensuite, c’était simplement une marque de respect plaisante. Même si le chef de clan ne venait que très peu il aimait avoir ce petit espace. Et quand il n’était pas là c’était une preuve qu’il pesait quand même dans la balance. Cette simple sensation d’avoir un lieu attitré dans un endroit dont il se fichait éperdument était quelque chose de plaisant. Enfin, la simple idée de posséder était en soi une raison suffisante.

Et puis la qualité première de cet endroit, c’était qu’il dégageait tout de même une certaine sérénité. Les fenêtres ouvertes laissaient entrer l’air frais de l’automne. Et même si la cours était bruyante à cause des élèves, ce brouhaha de fond n’était pas si dérangeant. Au contraire, c’était un témoignage de la vie qui dominait aux alentours. Et un bon endroit d’où surveiller les nouvelles recrues. Masa avait beau avoir une équipe, s’il soupçonnait quelqu’un d’être la perle rare, il n’hésiterait pas à s’en emparer. Son équipe actuelle n’était qu’une distraction. Des jouets. Pour faire parler son génie maléfique, il fallait plus qu’un dessert. Ce dont il avait besoin, c’était un chef d’œuvre culinaire. Et bien entendu, pas déjà façonné par quelqu’un d’autre. Construire un esprit était tellement plus facile que de le corrompre. Et même si la facilité n’était pas toujours son premier choix, c’était aussi une question de fidélité. Il est possible de réveiller une ancienne allégeance. S’il n’y en avait tout simplement pas, impossible de réveiller quelque chose qui n’existe pas.

D’un autre côté, si on parvenait à s’habituer à ce fond sonore, on avait tout simplement un endroit où ne pas être dérangé. Et un fauteuil très moelleux. Une réunion d’éléments qui amenaient tout naturellement à pouvoir se relaxer pour lire, ou pour remplir quelques dossiers. Le seul réel défaut de tout cela, c’était que Masamune n’arrivait pas vraiment à penser stratégie ici. Du coup il ne venait pas si souvent, parce que jouer les tacticiens était l’une de ses occupations favorites.

Et que venait-il faire ici en cet après-midi, justement ? Eh bien c’était une seconde question intéressante, mais dont il sera bien plus aisé de découvrir la réponse. Masa avait récemment mis la main sur quelques objets intéressants lors d’une de ses missions au pays de la terre. Il y a quelques mois, pour être exact. Il n’avait pas eu le temps de s’en occuper avant, mais il avait fini par dresser une petite liste de contacts et de connaisseurs, qu’il avait rencontrés pour connaitre la valeur des différents objets. Il était venu dans cet endroit, au calme et où il y avait peu de chances qu’on le dérange, afin de comparer les différentes estimations qu’on lui avait proposées.

Mais dans cette précédente phrase, le mot presque a été employé. Il n’y avait presque aucune chance qu’on le dérange. Presque aucune. Presque.
Un homme frappa à la porte. D’abord, l’Uzumaki crut à une simple erreur et ne se détourna pas de ses calculs. Ce ne fut qu’au second coup qu’il finit par le laisser entrer. On voyait très bien qu’il n’était pas très content d’être dérangé, mais l’homme ne se démonta pourtant pas. Et il fit son rapport comme un bon petit soldat. Masamune se contenta d’attraper le parchemin qu’il lui tendait et lui fit un signe de main qui signifiait, impossible de se méprendre, « Du vent. ».

Une pénurie de ninjas gradés à l’heure de pointe, et à Taki qui était la ville académique de l’Empire. Que d’ironie. Mais ce n’était pourtant pas à mettre sur le dos de la poisse ou du destin. C’était tout simplement l’attaque de l’Aile du phénix qui était la conséquence de tout cela. Les ninjas disposaient de peu de temps libre, et il arrivait régulièrement qu’ils soient en sous-effectifs. Ce qui était un comble quand on pensait à la masse énorme de shinobis dont l’Empire disposait. La plus grande armée jamais créée dans l’histoire !
Mais ce qui était encore plus énorme, c’était le territoire à administrer et à protéger. Il suffisait d’additionner deux et deux pour comprendre où se situait le problème. Si les régions conquises se comportaient toutes comme le pays du feu, ce serait idéal en termes d’effectifs. Mais ce n’était pas le cas. Et en parlant de régions conquises, aujourd’hui serait un jour pour se souvenir du pays du fer, visiblement ! Enfin, se souvenir était un grand mot. Après tout, c’était sa famille maternelle qui en provenait dans le cas de Masamune. Lui n’avait jamais mis les pieds dans cette contrée archaïque.

Lorsqu’il était Chuunin il avait souvent eu à mener des entretiens avec de jeunes postulants à l’académie, cela faisait partie du rôle. Qu’on demande ce genre de tâche à un Juunin était impensable. Mais si le rapport était exact, ce n’était pas exactement d’un postulant à l’académie dont on parlait … ce qui justifiait qu’on veuille un ninja d’un grade plus élevé afin de s’occuper de son accueil. Il disposait vraisemblablement d’un niveau supérieur à celui d’un simple étudiant, et était aussi plus âgé. C’était donc une intégration détournée. Il fallait déterminer s’il pouvait disposer d’une permission spéciale, et à quel point.
Tout en réfléchissant et en achevant la lecture de cette histoire totalement inintéressante à ses yeux, Masamune alluma la bouilloire pour faire chauffer de l’eau.
Enfin, totalement inintéressante était un peu dur comme constat. Disons plutôt qu’elle ne servait aucun de ses objectifs. La personne, en elle-même, n’était pas nécessairement inintéressante, il ne pouvait pas porter de jugement aussi hâtif sur quelqu’un qu’il ne connaissait pas.
D’autant plus que son attitude, elle, était curieusement attractive. Débarquer au beau milieu d’un endroit où il ne devait connaitre personne en clamant son histoire à tue-tête … C’était de l’insouciance, ou tout simplement un stratagème bien ficelé. En effet, de toute manière si son objectif était effectivement d’intégrer les forces armées de l’Empire, il serait passé au crible et longuement étudié. Autant dire qu’en prenant de l’avance là-dessus, il montrait sa bonne volonté en quelque sorte. Un bon moyen d’aller plus vite que d’accepter cette épreuve avant même qu’on ne la lui propose.

On frappa de nouveau à la porte. Le soldat sans doute. Masamune fit un mouvement de la main. Un courant d’air se faufila à-travers la pièce, ouvrant la porte en grand et dévoilant l’intérieur du bureau. Le Chuunin était debout, en train de verser de l’eau chaude sur des tasses au fond desquelles se trouvaient des herbes pour les infusions.
Masamune fit signe au garde, qui s’en alla sans demander son reste, laissant Takeda et Masamune seuls dans la pièce.


« Enchanté, Takeda. Je m’appelle Masamune Uzumaki. On m’appelle souvent Masa, ne te prive pas de le faire. »

C’est d’un sourire avenant qu’il désigna le second fauteuil, situé dans un coin de la pièce.

« Je t’en prie, mets-toi à l’aise. Tu as fait un long trajet d’après ce que je sais. J’ai fait du thé, aussi, si je peux t’en proposer ? C’est un mélange mis au point par la science du clan Uzumaki. Nous manquons cruellement de traditions en la matière j’en ai peur. Nous avons essayé de compenser avec la science … Mais j’ai peur que la mise au point, si elle n’est pas totalement dénuée de certains atouts, soit malheureusement un peu fade. Enfin, il vaut mieux se faire une idée par soi-même. »

Le mélange en question était principalement à base de menthe sauvage, adoucie par quelques autres plantes qui, et c’était bien le problème, ternissait un peu son goût naturel.

Masamune disposa les deux tasses sur le bureau, et attrapa un parchemin vierge afin de faire les choses dans les règles de l’art. Pour le moment il ne savait pas réellement sur quel pied danser où à quel point cette entrevue serait distrayante. Donc il essayait de faire les choses de façon posée en évaluant la situation et les possibilités qui s’offraient à eux.


« Bien. Je dois dire que ton entrée en matière a été plutôt remarquée. Tu n’as pas laissé indifférent nos gardes de toute évidence ! Je crois bien que c’est la première fois que quelqu’un vient de lui-même nous conter toute son histoire. »

Etait-ce des paroles en l’air pour introduire le véritable sujet ? Pas réellement. Masamune était curieux de voir s’il ressentirait le besoin de s’expliquer. Et si c’était le cas, de quelle manière il le ferait. Cela semblait être quelqu’un d’ouvert au dialogue, de toute évidence. Ce serait sans doute très instructif. Mais il restait un point essentiel à éclaircir :

« Bien, il y a une chose que j’aimerais te demander. Tu as mentionné le fait de rejoindre les forces impériales. Mais serait-ce en tant que mercenaire ? Ou en tant que ninja ? »
Juunin
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Dim 29 Oct - 17:47
Je suivis mon guide dans les rues de Taki en silence. A l’évidence il n’était pas très loquace ou aussi peu disposé à discuter avec moi que ses collègues qui m’avaient accueilli à la porte. Tous semblaient nerveux, irritables, sur le qui-vive. Un accueil froid et antipathique. Quelle sensation désagréable que de se sentir inspecter sous toutes ses coutures, des pieds à la tête et ce sans manières ni politesse. Que se passait-il ici ? Pourquoi tant de défiance ? Le monde n’était-il pas plus calme depuis que l’empire en tenait les rênes ? J’avais cru comprendre qu’il avait mis un terme à des siècles de tumultes et de barbaries, de chaos et de dissensions. Et puis, que pouvait-il craindre ? Qui pouvait s’élever face à cette autorité hégémonique ? Pas besoin d’être un stratège militaire confirmé pour comprendre qu’une armée ne viendrait pas à bout d’une telle entité. Non, ce devait être des problèmes intrinsèques, des remous internes inhérents à son organisation. Serait-ce les prémices d’une guerre civile en devenir ?
Je haussai les épaules en soupirant. Inutile de spéculer je le saurais bien assez tôt. Je profitai du reste du trajet pour observer les alentours.

C’était une des premières fois que je m’approchais d’une agglomération aussi dense que tentaculaire, mon maître préférant la sérénité de la nature à l’agitation des villes. D’après lui, la promiscuité et l’entassement des hommes ne faisaient qu’exacerber ses plus sombres penchants. Mais pas que. Cela permettait également la mutualisation des savoirs, le partage de connaissances, le développement du tissu social. C’était assez impressionnant de voir autant de monde s’affairer avec force et tumulte, chacun vaquant à ses occupations mais tous faisant partie d’un même ensemble. Tout est un et un est tout. Le petit paysan cultive la terre et vend le fruit de son labeur. Le soldat l’achète, le mange et défend, en retour, son fournisseur. Le professeur éduque l’enfant tandis que les parents imaginent, forgent, tissent, construisent, aménagent, confectionnent, perfectionnent. Sans s’en rendre compte probablement ils contribuent tous à la santé économico-sociale de l’empire. Si un maillon de la chaîne est défectueux, alors c’est tout le reste qui est en péril.

*L’homme est décidément un animal grégaire par nature. Fascinant. *

Nous arrivâmes alors devant un imposant bâtiment. Je devinai sans peine qu’il s’agissait de l’académie Ninja. Premièrement car un tel édifice ne pouvait être qu’à but administratif et deuxièmement car il en émanait beaucoup trop de cris d’enfant et de brouhaha juvénile pour en être autrement. Et troisièmement, accessoirement, car c’était écris au-dessus du portail.

Mon guide ne s’accorda pas le temps de souffler. Il s’engouffra dans la cour intérieure, salua quelques personnes au passage, et pénétra dans le dédale de couloirs, de bureaux et de salles de classes qui composaient le centre de formation de Taki. Je le suivis sans me plaindre mais je commençais à fatiguer. Pas physiquement, non. Mentalement. Le voyage jusqu’à Taki, les gardes qui me dépouillent de mes armes et de mes biens et qui me traînent plutôt qu’ils ne m’escortent jusqu’ici…. C’était trop d’agitation pour moi. Mon hamac me manquait.
Aussi, lorsque le soldat s’arrêta devant une porte et toqua, j’esquissai un léger sourire nonchalant. J’allais enfin pouvoir me reposer. Du moins espérais-je que la suite sera plus relaxante.

La porte s’ouvrit sur un bureau austère, vide de fioritures et aux allures quelque peu spartiates. Elle s’ouvrit par ailleurs toute seule puisque le seul protagoniste présent à l’intérieur était trop loin. J’avisai immédiatement du coin de l’œil les fenêtres ouvertes et le léger cliquetis émis par un volet venant d’être secoué par un courant d’air. De toute évidence, il s’était servi de son affinité Futon pour ouvrir la porte. Puis je reportai mon regard sur l’individu en question. Plutôt grand bien que plus petit que moi, ce n’était pas sa carrure qui attirait l’attention mais plutôt son visage fin et délicat. Raffiné je dirais. Et engageant. Sans oublier ce magnifique katana qui ornait sa ceinture. Un œil normal n’y aurait vu qu’une lubie de riche mais un œil avisé et connaisseur comme le mien ne pouvait se tromper : ce type d’arme n’était pas banal et ne courait pas les rues.

J’ôtai mon chapeau de paille par politesse, m’assis lorsqu’il m’invita à le faire après l’en avoir remercié et hochai la tête lorsque ce-dernier me proposa du thé.  Bizarrement, cet homme m’inspirait confiance. En général je me méfie des apparences, et des gens tout simplement, mais en l’occurrence ce visage lisse et symétrique et cette voix suave et posée me détendirent. Mes muscles se relâchèrent quelque peu et je me surpris même à rêvasser.

*Allons allons, ressaisis-toi. N’oublie pas où tu es et qui tu as en face de toi. Et puis méfies toi des gens trop propres sur eux. Ce sont souvent ceux-là mêmes qui apparaissent comme impeccables qui ont le plus de choses à cacher. Visage d’ange cœur de diable. *

J’attrapai la tasse qu’il me tendit et m’empressai de siroter quelques gorgées afin de reprendre mes esprits. Cet homme dégageait vraiment une aura perturbante de primes abords.

« C’est très bon. Très frais. Mais, si je peux me permettre, vous devriez rajouter une touche de gingembre et de miel. C’est bon pour la santé et ça se mari bien avec la menthe. »

*Dois-je le tutoyer ou le vouvoyer ? *

Me risquai-je à dire en souriant nonchalamment avant de reprendre une gorgée. Je ne pus m’empêcher de ricaner lorsque mon interlocuteur fit l’éloge de mon arrivée.

« Oui c’est tout moi ça, la langue bien pendue. Lorsqu’ils m’ont demandé de décliner mon identité je ne sais pas pourquoi j’ai ressenti le besoin de leur expliquer le pourquoi du comment de ma présence ici. »

Nouvelle gorgée. Je déglutis et sans me départir de mon sourire poursuivis.

« Disons que je pensais faire preuve de bonne foi et m’éviter ce faisant de paraître suspect. J’aurais pu alors garder mes armes et mes biens. C’est toujours déplaisant de se faire dépouiller comme un malpropre. Mais j’imagine que c’est justifié. »  

*Allez, stop, n’en fais pas trop non plus. Focus !*

« Mercenaire non merci, j’ai un honneur et mes sabres ne sont pas à vendre. Non, je voudrais être un shinobi pour me mettre au service de la population. Je veux pouvoir aider mon prochain et défendre la veuve et l’orphelin. C’est bien ce que vous faîtes n’est-ce pas ? »

Demandai-je les yeux pétillants de malice.
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Lun 30 Oct - 15:37
Il semblait que Masamune avait jugé légèrement trop vite son interlocuteur. A sa tenue, il avait clairement tout du vagabond. Néanmoins, il venait de témoigner d’un certain sens de l’élégance en sachant rebondir sur une banalité comme l’introduction qu’il avait proposée au sujet du thé. De plus, alors que Masa lui avait proposé de l’appeler par son surnom et l’avait tutoyé, il avait su décliner l’invitation et le vouvoyer. Ce n’étaient peut-être là que des détails, mais ils étaient un témoignage d’un certain savoir-vivre qui manquait parfois beaucoup à certains ninjas. Censés représentés l’élite impériale, ces derniers avaient tort, selon lui, de se priver d’une certaine finesse de goût comme d’esprit. Et apparemment, c’était vite agir que de ranger Takeda dans cette catégorie à laquelle il n’appartenait pas.
Enfin, ça n’empêchait en rien qu’un premier salaire de shinobi lui serait profitable afin de redorer un tantinet le visage de sa garde-robe.

Ce qui lui plaisait encore d’avantage était son discours. Comme quoi, l’habit ne fait réellement pas le moine. Sa façon de parler était polie et maitrisée, mais il y avait dans ses paroles une pointe d’ironie même pas dissimulée qui rendait le tout plus attractif. La platitude était ce que détestait le plus l’Uzumaki. C’est dans les écarts et leur gestion qu’on reconnaissait les êtres ayant le potentiel d’aller loin. Il aurait accompli son devoir pour faire bonne figure de toute façon. Mais cela les amenait vers un entretien un peu plus motivant ce qui n’était pas pour lui déplaire.  Après tout vu le nombre d’affaires qui étaient en cours et dont il devait s’occuper, c’était toujours pénible de devoir faire un détour pour quelqu’un qui n’en valait pas la peine.

Ce n’était pas à Masamune de juger de l’intégrité de ce jeune homme. De toute manière, l’espionnage et l’enquête feraient leur travail assez vite, c’était leur domaine de prédilection. D’ailleurs, s’il était arrivé jusqu’ici et avait franchi les portes de la ville c’était qu’il devait avoir dit la vérité. Ou tout du moins que ce qu’il avait dit était vrai et qu’il ne cachait rien d’alarmant sur leurs ennemis immédiats. Pour le reste, Masa tendait tout simplement à le croire et il prenait sa franchise comme sincère.
Non, son rôle à lui, c’était d’estimer s’il était capable de rejoindre les rangs de l’Empire, de transmettre les données administratives, et de lui donner une première affectation afin d’avoir une meilleure idée de ce qu’il pouvait risquer pour lui. Car durant le temps que durerait son intégration, étant donné que c’était lui qui s’occupait du dossier, il serait responsable. Cette responsabilité ne serait transmise que par après.

Le Juunin traça quelques lettres sur le parchemin avec sa plume, avant de relever le visage vers Takeda.


« Effectivement, les ninjas ont pour rôle premier de protéger le territoire impérial. Et leur priorité est bien entendu la population, qui n’a pas la capacité ou le pouvoir de se défendre par elle-même. Mais ils sont aussi les représentants de la loi impériale, ce qui revient au même puisque cette même loi est également là pour garantir la sécurité et la cohabitation de tous. »

« Je suis profondément navré qu’on vous ai confisqué vos biens à l’entrée de Taki. Mais c’est justement au nom de cette sécurité que cette mesure est nécessaire. Vous les récupèrerez bien entendu une fois sorti d’ici. Mais voyez-vous, nous avons récemment essuyé une attaque terroriste de grande ampleur, aux conséquences dramatiques. Si nous voulons résoudre le problème sans qu’il ne s’aggrave ce genre de précaution est malheureusement de mise. »


Maintenant qu’il y songeait, l’enquête allait sans doute beaucoup s’amuser avec le dossier de Takeda. L’histoire qu’il avait raconté était celle de quelqu’un sans aucune attache, présumé orphelin, et ayant peu de contact avec le monde impérial. En plus il venait du pays du fer, l’un des pays à l’administration la plus catastrophique. Oh, il n’avait pas de réel doute sur le fait que celui qui serait chargé de vérifier tout ça trouverait une trace de l’homme qui l’avait élevé, ou même de l’existence de cet orphelinat et que le tout attesterait ses paroles. Mais c’était quand même un très gros travail pour une seule personne. Car c’était certain qu’elle serait seule : pas moyen de déployer plus d’effectifs pour ce type de vérification par les temps qui courent.

« C’est également pour ces raisons que nous avons besoin d’effectifs et que tu nous serais évidemment d’une aide précieuse : tu es un combattant déjà formé ce qui est plus rare qu’on ne le pense. Néanmoins, les aptitudes ne sont pas la seule chose qui est nécessaire pour être un bon shinobi. Je ne te ferais pas l’affront de mettre en doute ton courage : tu as été entrainé par un bretteur chevronné, et je suis prêt à te faire confiance pour cela. En revanche, il y a d’autres points sur lesquels ma position actuelle me commande légitimement de douter. »

« C’est bien malheureux, mais pour maintenir la paix les ninjas se doivent de ne pas être des saints. Il faut parfois suivre des ordres qui peuvent être compliquées pour certaines personnes quel que soit leur talent. Durant certaines missions, tu auras ni plus ni moins un permis de tuer entre les mains. C’est plus rare qu’on ne le pense mais avec certains criminels cela arrivera qu’on te le demande. De plus, si le fond de tes missions restera la protection et la sécurité, la forme pourra parfois ne pas te plaire. Sabotage, chantage, espionnage, … Nous sommes parfois amenés à nous salir les mains pour l’intérêt commun. Ce que recherche l’Empire c’est l’union et la cohabitation d’entités et de peuples tous différents. Mais pour passer de l’idéal à la réalité, c’est toujours une longue histoire. »

« Ce que je te demande donc c’est seras-tu capable de te salir les mains ? Jusqu’où ton code moral t’emmènera-t-il ? Penses-tu être capable de faire la part des choses entre le bien, le mal, la folie meurtrière et la clémence ? Réussir à suivre comprendre et à suivre un ordre qui peut, de prime abord, paraître injuste, ou d’appliquer une sanction qui peut te paraître dur ? Ce que j’ai besoin de connaitre, c’est ta position et ta limite en la matière. »


Tout n’était pas totalement vrai là-dedans. Mais le point névralgique de ce longs discours et de cette question fondamentale c’était de mieux cerner la personnalité et les attentes du vagabond. Après tout, c’était un changement radical de son style de vie qu’il allait opérer. Masa avait besoin d’une idée plus exacte qu’un simple passé. Il avait besoin de son présent. Pour savoir s’il pouvait s’engager et placer une certaine dose de confiance en ce jeune homme, afin de déterminer de quelle manière il allait appuyer ou non sa candidature.

La plume avait cessée de gratter sur le parchemin depuis quelques minutes. Elle était tout simplement posée sur le porte-plume désormais. Tout du long de son discours, le Juunin avait gardé ses yeux dans ceux de son interlocuteur, et croisés ses bras devant lui. Il avait toute son attention.
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Lun 30 Oct - 22:03
Bien, à l’évidence Masamune avait déjà lu le rapport. Mieux ! Il me croyait. Je n’aurais par conséquent pas à me répéter ni à démontrer ma bonne foi. C’est toujours long et fastidieux de convaincre quelqu’un qui se méfie de vous et qui remet en doute tout ce qui sort de votre bouche.

J’avais écouté sans mots dire son court laïus, profitant de cet instant de répit pour terminer mon thé. Il abordait des thèmes intéressants et avait visé juste me concernant. Mon maître lui-même n’avait cessé de me le répéter.


*Ne deviens pas un ninja Takeda ! Tu ne feras que mettre ton savoir-faire et tes aptitudes au service d’une personne que tu ne connais pas pour défendre une cause qui t’échappe, pour le mieux, ou contre laquelle tu te serais élevé en d’autres occasions. Les ninjas ne sont que le bras armé d’une tête pensante, d’une bureaucratie, d’une institution, peu importe comment tu le nommes. Ils aspireront ton âme subrepticement.
Un ninja n’a pas d’honneur.
Un mercenaire qui ne s’assume pas, voilà ce qu’il est : Un lâche. *


Mais il était mort et avait lui-même fait ce choix dans sa jeunesse.
Les vieux, toujours à radoter. Faîtes ce que je dis pas ce que je fais ! C’était toujours la même rengaine peu importait l’époque. Comme s’ils cherchaient à corriger leurs erreurs. Mais une erreur ne se corrige pas elle s’assume.  
J’avais besoin de devenir ninja. J’avais encore tellement à apprendre, tellement à découvrir. Je ne saurais me satisfaire d’une cabane en bois toute ma vie. Et puis j’avais cette hérédité à explorer. Pas mon arbre généalogique, non, ça je m’en fichais. Mais je devais apprendre à contrôler ce don fabuleux.

*Je ne suis pas toi. Je réussirais là où tu as échoué et je te prouverais par la même occasion que le rossignol peut chanter par temps de pluie. *

J’esquissai un léger sourire à cette idée au moment-même ou Masamune déversa sur moi un flot de question. Un peu pêlemêle je devais avouer.
J’inspirai profondément. Je ne savais pas par quoi commencer.


« L’honneur n’est pas une marchandise qu’on troque au bistrot du coin. L’honneur c’est notre noblesse d’âme, notre faculté à discerner le bien du mal et de dispenser jugements et châtiments. Sans honneur notre corps n’est qu’un bout de viande auquel on aurait retiré tout le sel parce que sans honneur nous n’avons pas de tempérament, pas de personnalité. Tout simplement car l’honneur, c’est le choix. »

Je marquai une pause stratégique pour laisser le temps à mon interlocuteur de digérer ce que je venais de dire sur un ton légèrement plus solennel que précédemment.
Puis mon visage s’éclairci de nouveau en se parant d’un pâle sourire indolent. Mes mains s’agitaient vaguement pour étayer mes propos.


« C’est ce que dirait mon maître. Et en théorie je suis d’accords avec cela. J’y crois même. Je crois personnellement que l’honneur, les principes, les codes dont l’on se dote sont des lampions incandescents qui brillent et illuminent notre chemin dans le néant du destin. Pour autant, je crois aussi que nous les subissons plus que nous les choisissons. Je n’ai par exemple pas choisi d’être élevé par un samouraï bourru et parfois trop rigide d’esprit. Et face à une situation qui requiert de prendre une décision, capitale ou non d’ailleurs, c’est selon votre instinct ou plutôt vos principes que vous trancherez. Or ces-derniers existaient au préalable, d’où l’illusion du choix. Il ne faut pas, pour ainsi dire, qu'ils deviennent des carcans. »

Je marquai une nouvelle pause. C’était fatiguant de bien parler.

« Je ne suis pas naïf. Vous l'avez vous-même dit : il y a la théorie, que l'on ne peut atteindre, et la pratique, dont l'on ne peut se défaire. Je sais qu’un homme n’est qu’un homme. Imparfait, bourré de défauts et égocentrique au possible. Par nature je suis donc condamné à dévier de ma voie, à m’écarter de ce chemin balisé. Et plutôt que de me châtier pour cela, plutôt que de culpabiliser ou de nier tout un pan de ma personnalité, je préfère l’accepter et essayer de revenir dans mon droit chemin avec résilience.
Oui je serais capable de me salir les mains comme vous dîtes si par se salir les mains vous entendez faire ce qui nous semble juste. Je l'ai déjà fais par ailleurs. L’honneur ne se limite pas simplement à choisir entre le bien et le mal. Je ne suis pas un bisounours, personne n’a les mains propres sur cette Terre. Les saints ne sont pas de ce monde. Il nous incombe donc également de prendre les décisions qui s’imposent pour le bien de la communauté. »


Cette fois-ci, ce fut un large sourire qui illumina mon visage.

« Enfin…. Tout dépend de l’ordre que je reçois. Je ne suis pas non plus un chien qu’on dresse à obéir docilement. Je me considère plus comme un esprit curieux qui a besoin qu’on le nourrisse. Je suis capable de prendre sur moi mais comme tout un chacun, j’ai mes limites. Lesquelles ? »

Je haussai les épaules.

« C’est en se confrontant au danger et à la tentation qu’on peut les découvrir.
Et puis in fine, dans la jungle des hommes, bien malin est celui qui pourrait dire qui a raison et qui a tort, qui est bon et qui est mauvais. Tout n’est qu’une question de perspective. »


Puis je poursuivis sur un ton plus candide.

« Mais dîtes-moi, une question me taraude… »

Avec une légère touche d’insolence.  

« Lorsque j’observe le tableau que vous me peignez d’un shinobi je me demande qu’elle différence faîtes-vous avec celui d’un mercenaire. Aurais-je l’illusion du choix encore une fois ? »
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Mar 31 Oct - 14:23
Ce qui était pourtant de simples questions avait tout de l’allure du test. En réalité, ce n’en était même pas un. Cet entretien permettait à Masamune de profiler le nouvel arrivant. Mais il commençait aussi à l’agacer un peu. Ses gesticulations en particulier et ses envolées lyriques, le tout avait de quoi taper sur le système. Il y avait certes un soupçon de malice et d’ironie dans ses paroles, mais il avait eu tort de penser que ça suffirait.
Enfin, heureusement, pour ce genre de situation il y avait le petit bouquin du parfait Juunin qui permettait d’orienter le tout sans avoir à y mettre son propre grain de sel et à s’impliquer.
La vérité, c’était qu’il tenait le même genre de discours que lui : l’intérêt commun, la capacité à faire le nécessaire. Mais il y avait rajouté des limites liées à l’honneur, à l’indépendance. Cela faisait montre d’intelligence et d’ouverture d’esprit, des qualités qui empêchaient bien souvent de suivre strictement certains ordres complexes.
Enfin, ce n’était pas éliminatoire pour devenir ninja. Faire montre d’intégrité et d’envie de bien faire étaient des qualités tout autant que des défauts. L’idée n’était pas, après tout, de limiter les forces ninjas à un seul profil. Mais plutôt de savoir employer différents profils, et en échange de leur donner un rôle dans lequel ils s’épanouissent.
Bon. Il avait tout ce qu’il devait récolter comme informations. Une fois que l’enquête et l’espionnage seraient satisfaites sur la véracité, ou non, de son histoire, il serait officiellement intégré. Et il pourrait passer un test afin d’évaluer proprement son niveau d’aptitude. Cela pouvait prendre un peu de temps par contre, en ce moment …


« Si tu veux mon opinion, je pense également que remettre en question un ordre est parfois une bonne chose. Malheureusement, tous les ninjas supérieurs ne sont pas également compétents. Et chacun peut commettre une erreur ou céder à un pêché. Garde quand même à l’esprit que refuser un ordre de son supérieur parce qu’il est mauvais est la preuve de ta compétence à toi. Le refuser parce qu’il ne te plait pas, en revanche, peut devenir une forme de trahison. »

Quel tissu de conneries. De toute manière si le maître était compétent, la question ne se posait pas, le serviteur ne pensait même plus à refuser l'ordre. C'était là le plus sain de tous les rapports de force. Le capitanat avait trop d'inconvénients pour le peu d'attraits qu'on en retirait.

Alors que Masamune était en train d’enrouler le parchemin et de le fixer, cependant, Takeda se fendit d’une question qui le surprit un peu. Quelle était la différence entre un mercenaire et un ninja ? C’est vrai qu’il y avait beaucoup de points communs.
Mais cette question avait quand même une note d’insolence qui ramena un sourire cordial sur le visage de l’Uzumaki.
Avait-il des réponses toutes faites pour cette question-là ? Bien évidemment. Mais pour le coup il n’en aurait pas besoin. Il pouvait donner une réponse toute franche à cette question, et même sans avoir à l’enrober de trop de choses. Il faudrait juste remplacer et sectionner certains mots afin de lui donner une allure plus … gentille ?


« La principale différence entre le ninja et le mercenaire se situe au niveau de l’appartenance à une institution. Le mercenaire a un employeur, on lui donne de l’or, il fait un travail. Le ninja n’a pas un seul employeur. C’est tout l’Empire qu’il sert. On pourrait présenter la chose différemment au-travers de l’équilibre entre les responsabilités et la puissance. Le mercenaire ne se pose pas ce genre de questions, parce qu’il n’a aucune responsabilité, aucun rang social particulier. Le ninja, lui, représente quelque chose de fort. Il est un symbole. Bien souvent, le simple fait d’être ninja amène la confiance du peuple qu’on protège. Cela lui donne de la puissance, du pouvoir même parfois. Mais en échange de tout cela, il y a quelque chose de lourd qui pèse sur ses épaules. »

Masa acheva son thé d’une gorgée silencieuse, avant de conclure :

« Quand tu deviendras ninja, le poids de tes actions ne sera plus le même. »

Il faillit ajouter que plus le rang dans la hiérarchie était élevé, et plus ce constat était vrai. Mais il préféra plutôt hausser les épaules pour repartir sur un ton plus léger :

« Enfin, il y a aussi des avantages pratiques évidemment. Un meilleur statut, le logement de fonction, plus de prestige, un carnet de contacts qui se remplit bien vite, et d’autres choses qui vont avec le tout. Curieusement, la seule chose qui est identique c’est le salaire. Enfin, il y a quand même un désavantage si j’ose dire : le mercenaire peut cesser son contrat à tout moment ou refuser des missions. Le ninja, lui, c’est plus compliqué de cesser sa carrière et ça ne se fait pas sur un coup de tête. De plus, en-dehors de congés arrangés, il n’a pas la possibilité de refuser une mission. »

Masamune achevait d’attacher le parchemin, et le passa dans une boîte arrondie, faite sur mesure pour le contenir. Il annota simplement le nom de Takeda sur la boite, et la déposa dans l’un de ses tiroirs.

« En tous les cas, je vais transmettre ta candidature et les faits aux services appropriées afin qu’ils effectuent les contrôles et étudient tout cela. Cela mettra un peu de temps afin de pouvoir officialiser complètement ton statut. Cependant, une fois que tu deviendras ninja se posera une question essentielle : le grade que nous devons t’attribuer. Il est évident que tu n’as rien à faire au grade de Genin. Ce serait gâcher ton temps et le nôtre. L’idéal serait de débuter en tant que Chuunin : c’est le premier grade où tu n’es plus du tout considéré comme un apprenti. Néanmoins je vais avoir besoin d’une référence plus concrète que des paroles pour me forger un avis. »

« Comme je te l’ai dit je ne vois pas l’intérêt de mettre en doute tes compétences au combat. Il sera toujours temps de les étudier plus précisément en temps utile. En revanche, vu que tu vas avoir près quelques jours à attendre … J’ai peut-être une autre idée. J’ai entendu parler d’un ancien Juunin qui va être réintégré en tant que Chuunin après une faute professionnelle … Il est censé partir seul sur une mission un peu compliquée afin de vérifier s’il est possible de le réinsérer dans les rangs des shinobis. On m’avait chargé de trouver quelqu’un pour l’épauler justement. Que dirais-tu d’être, à défaut d’officiellement ninja, une aide ? Ca te permettra de faire tes preuves, moi d’appuyer ta candidature avec quelque chose de concret par la même occasion pour t’obtenir directement un grade plus adapté à tes capacités, mais en plus vous pourrez vous évaluer mutuellement à la fin de la mission ce qui sera en soi un excellent test ! »


Et ça lui permettait surtout de se dispenser d'une certaine quantité de son travail à lui.

« Enfin, pour le coup je ne peux encore t’obliger à rien puisque rien n’est officiel. Sens-toi libre de refuser si tu le souhaites. Mais ce serait une bonne façon de découvrir une première facette du métier. »
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Mar 31 Oct - 21:38
Remettre en question un ordre n’était pas seulement une bonne chose c’était essentiel. Vital même ! Sans cela, Comment faire parler sa singularité ? Comment s’affirmer dans cette jungle ? L’obéissement aveugle finit toujours par gommer les contours de notre personnalité. Et puis, qu’est-ce qui nous différencierait des animeaux ?
Non, il faut toujours tout remettre en question. C’est la base même de la conscience humaine.

Mon interlocuteur confondait en l’occurrence l’insubordination à l’introspection. Je pouvais remettre en question un ordre qui n’allait pas dans le sens de mes valeurs afin de l’éprouver, de corriger le tir voir même de l’améliorer. Mais je me devais d’obéir in fine. Seul les lâches désertes et désobéissent. Tu as signé une entente tacite avec ta hierarchie, tu dois l’assumer. Ou alors il ne fallait pas signer. Tout simplement.


*Pour autant, tu m’as aussi enseigné qu’avoir des valeurs ce n’est pas juste des mots, c’est un fait qui doit se refléter dans la réalité lorsque nous avons un choix à faire.*

Je n’écoutai pas la courte tirade de Masamune à propos de la différence entre un ninja et un mercenaire. J’avais dis cela pour meubler la conversation, une petite blague pour détendre l’atmosphère. Je n’avais aucun mal à faire la différence entre les deux.

*Ca me donne mal à la tête tout ça. Tu as toujours insisté sur l’importance de l’obéissance aveugle au sein d’une hierarchie car c’est ainsi que ses rouages peuvent se mettre en branle correctement et efficacement. Cela lui confère une certaine agilité et une certaine resilience. Et surtout de la crédibilité. En outre, c’est faire preuve de modestie que d’accepter un ordre qui dépasse notre entendement. Et c’est faire preuve d’arrogance de remettre en question quelque chose qui dépasse notre entendement.. Mais alors où est le juste milieu dans tout ça ?*

Ce devait être le problème des gens trop rigides. Ils en oubliaient que la vie était faîte d’équilibres et non d’absolues.

Je soupirai et reportai mon attention sur mon interlocuteur. Ce-dernier ne devait pas avoir remarqué mon absence. J’avais l’habitude. Je possédais une faculté de concentration proche du zéro. Combien de fois mon maître m’avait puni pour ne pas avoir écouté ce qu’il racontait, trop occupé à compter les feuilles d’un arbre ou distrait par le bruissement d’aile d’un papillon. Aussi avais-je l’habitude d’entendre sans écouter.

*Ne serait-ce pas plus simple de me tester directement ? Donne-moi mes sabres et montons sur le toit, tu auras tôt fait de savoir de quoi je suis capable. *

J’esquissai un léger sourire à cette idée. S’eut été une bonne idée. Si je n’étais pas sûr de perdre. Quoique, j’aurais bien aimé croiser le fer avec lui. Une arme de telle facture ne saurait ceindre la taille d’un incapable. Quelle horrible idée que celle-là.

« Merci pour votre solicitude. J’avoue ne pas savoir comment me situer au sein de votre hierarchie. Je ne suis pas un débutant, c’est un fait. Pour autant, il me reste tant à apprendre que je ne saurais vous dire quel est mon niveau. D’autant plus que je n’ai aucun élément de comparaison. Par conséquent, cela me semble être une bonne idée pour un début. »

*Est-ce que j’ai vraiment le choix de toute façon ?*

Pensai-je en souriant.

*Si je refuse tu vas devoir t’en occuper tout seul de ton boulet. Et je suis persuadé que tu me le feras regretter amèrement. Non je n’ai pas le choix je vais devoir me le coltiner. Espérons que la mission soit intéressante. J’ai hâte de mesurer mes capacités.*

L’exitation supplanta la fatigue. Même si ce ne devait pas être une mission bien palpitante, c’était toujours ça de pris et toute expérience était bonne à prendre justement. Il ne fallait pas que je rechigne à la tâche, pas maintenant.

« La mission consiste en quoi exactement ? Et qui est mon partenaire ?»

Demandai-je sans me départir de mon sourire nonchalant habituel.
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Jeu 2 Nov - 16:18
Sollicitude ? Ce mot avait une douce saveur. C’en était si doux que c’en devenait dégoûtant. Enfin, c’était aussi le genre de réaction qu’il espérait provoquer à chaque fois qu’il se mettait dans la peau du bon Juunin.
Bref, l’essentiel était accompli puisque Takeda venait d’accepter la mission. Le vagabond à la langue bien pendue allait avoir son test et son intégration aux forces shinobis impériales. Et lui n’aurait pas à trop forcer si son résultat était concluant. Et s’il ne l’était pas … Alors c’était qu’un statut de Genin suffisait et là encore il serait aisé de le faire passer sans trop se mouiller. L’idée principale étant de ne pas se mettre soi-même en fâcheuse posture et de conserver intact son propre statut, tout cela ne lui serait pas négatif de toute manière. Il avait quand même une préférence pour la réussite de la mission, qui profiterait d’avantage à sa personne. Mais Masamune n’était pas exigeant avec les autres tant qu’ils n’entravaient pas ses projets. Ce ne serait finalement qu’un petit bonus.

Puisque toutes les questions introductives étaient achevées, place aux choses sérieuses désormais. En quoi consistait la mission ? En voilà une question fort intéressante.
Le Juunin tira de son troisième tiroir une petite liasse d’une dizaine d’ordres de mission. Il fit rapidement défiler les parchemins … avant de s’arrêter sur un en particulier et le retirer du lot. Lot qui retourna à sa place initiale.


« Est-ce que tu as déjà entendu parler du Congrès de Kusa ? … Ce n’est pas étonnant. Mis à part les habitants du pays du blé et les marchands, presque personne ne connait cet événement. Et pourtant, c’est un des centres névralgiques de chaque saison marchande. Comme son nom le laisse entendre, il a lieu toutes les deux saisons dans la capitale du pays du blé : Kusa. Toutes les grosses pointures du monde mercantile sont invitées, chacune représentant un domaine de prédilection. C’est principalement une soirée mondaine et une occasion de discuter et de rencontrer d’autres marchands, donc de prévoir des affaires futures j’imagine. Cependant, chaque marchand vient avec son parchemin de propositions. Après la soirée mondaine d’accueil, les parchemins sont dépouillés et étudiés. Et deux jours après la soirée se déroule un conseil des marchands. Ce conseil se sert des propositions et des requêtes recueillies durant la première soirée, afin d’établir des normes ‘de base’ pour les différents produits et leur prix. Après les discussions, la norme est adoptée ou modifiée, et on obtient une norme définitive. Ca permet de stabiliser le système économique : tout marchand doit se référer à cette norme et aux règles établies pendant le Congrès de Kusa sous peine de tomber dans l’illégalité. C’est un système qui encourage une concurrence loyale entre les marchands du monde. »

Eh bien. Que d’explications. Mais même si Masa n’en avait strictement rien à faire de cet événement, ces explications en amont étaient absolument essentielles. Envoyer un ninja en mission sans qu’il sache où il mettait les pieds ? C’était stupide.

« Le pays du blé est sans doute la région la plus calme de l’Empire. Même s’il est riche, et qu’il possède une force armée ridicule … il n’y a pourtant pas besoin de déployer beaucoup de troupes dans ce pays. Ils sont cernés à l’Ouest par les clans du Nord, à l’est par la puissante Kahari, et au sud par une région densément protégée militairement des plaines arc-en-ciel. En somme, leurs alliés les entourent et les tiennent à l’écart d’une agression externe. De fait, même si nous leur garantissons la sécurité minimum en déployant quelques ninjas dans chacune des grandes villes de leur pays, il n’y a pas vraiment besoin d’en faire plus. »

« Tu as peut-être déjà compris où je voulais en venir ? Ils sont invulnérables aux agressions externes. En revanche, pour ce qui est d’un problème interne … Ils sont comme tout le monde, ils peuvent être touchés. Et autant dire que pour cette fois nous avons eu de la chance. L’un de nos jeunes ninjas stationné là-bas a eu une altercation avec un hors-la-loi de ce pays. Il n’a pas réussi à l’attraper, mais a intercepté un message qu’il transportait. Grâce à ce message nous savons de source sûre que quelque chose va se produire pendant la première soirée du Congrès, cette année. Il est difficile de déterminer quoi exactement mais le message disait de tenir les mercenaires prêts, et qu’ils pourraient frapper pendant le Congrès. Cette mission va donc être un mélange d’infiltration, de récolte d’informations, et de protection. Et il va également falloir rudoyer quelques hors-la-loi et autre mercenaires pendant l’opération. »

« L’idée est simple : vous vous infiltrez dans la soirée, et vous surveillez. Quelque chose va se produire, et il faudra impérativement que vous soyez sur le chemin et que vous l’arrêtiez. Si on annule le Congrès, on fout en l’air l’économie du pays du blé, et du monde entier par la même occasion. Donc pas le choix, il est maintenu, surtout que le message ne fera jamais reculer les autorités locales … Et on ne peut pas amener de ninjas en renfort à cause de notre manque d’effectifs de ces derniers temps. Du coup, vous serez deux. »


Masamune posa sur le bureau le parchemin, et le poussa vers Takeda. Le rouleau était marqué du sceau de l’Empire. Il ajouta un bandeau de Genin par-dessus.

« Tiens, l’ordre de mission. En cas de problème avec les autorités locales, il sera ta seule preuve que tu travailles pour l’Empire. Enfin, à l’exception de ce bandeau. C’est un faux, cependant. Il ne sert qu’à mentir sur ton niveau et à garantir une couverture acceptable. Enfin, une couverture … Vous n’en aurez même pas besoin, réellement. Ton coéquipier se nomme Yûto Yamanaka. Il était Juunin avant de commettre une faute lors d'une mission et d'être mis à pied quelques mois. Il n'est pas incompétent, plutôt ... d'un naturel parfois problématique pour un shinobi. Cette mission sera une occasion de montrer qu'il peut être réintégré. Sa famille, et lui aussi pendant sa suspension, est une famille d’horticulteurs. Ils ont la plus grande exploitation de tabac de l’Empire. Vous n’aurez pas à mentir sur votre identité : il se trouve que sa mère y était invitée. On s’est arrangé pour qu’il y aille à sa place. Et comme ses exploitations sont toutes proches de Shi, il va simplement demander à l’Empire de lui fournir un ninja qui l’accompagnera sur le trajet. Et vous pourrez ainsi aller à cette soirée ni vu ni connu, sans que nous ayons aucun problème à l’expliquer au pays du blé. »

« Evidemment, même si les services de sécurité déployés seront conséquents, vous serez les seuls à savoir que quelque chose va se produire. Il faudra ouvrir l’œil, et le bon. On vous prêtera des chevaux pour le trajet. Si vous partez demain matin vous arriverez en fin d’après-midi du jour suivant. Cela vous donnera quelques heures pour vous préparer le mieux possible. »

« La réception se déroule au palais du seigneur Pachiro. Vous aurez une chambre sur place, dans l’une des nombreuses ailes prévues pour accueillir les invités. Ainsi vous aurez également tout le temps, sur place, de visiter les lieux. »


Enfin, Masamune s’interrompit. C’était un long briefing, mais il était plus que nécessaire. Même si ce n’était qu’une mission de rang C, elle était à califourchon sur le rang B de très peu. Tout dépendait de la réelle signification de ce message, en définitive. Ce qui était difficile à déterminer avec exactitude. Enfin, ce qui était certain c’était qu’il ne s’agissait que de hors-la-loi et de mercenaires. Certes, certains mercenaires étaient très compétents … Mais en principe rien qui puisse déranger deux personnes d’un niveau équivalent à Chuunin.
De plus, il ne prenait pas de risques excessifs : bien qu’il ne l’ait pas mentionné, la Shoukage recevait chaque année une invitation à ce Congrès. S’il était peu probable qu’elle s’y rende en personne elle enverrait quand même un diplomate. Donc il y aurait au moins deux ou trois ninjas de Kahari sur place pour les épauler en cas de réel coup dur. Ils pourraient donc trouver des alliés au moment où les choses pourraient éventuellement s’envenimer plus gravement que prévu.
Si ça ce n’était pas un bon test, qu’est-ce que c’était ?


« Puisque tu es quasiment un shinobi, en attendant que tu le sois définitivement et bénéficie d’un logement de fonction, tu auras quand même le droit à une nuit dans une auberge aux frais de l’Empire. T’offrir le gîte et le couvert me parait le minimum puisque tu es quasiment des nôtres. Ah, mais peut-être as-tu quelques questions sur la mission avant de partir ? »
Juunin
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Ven 3 Nov - 11:39
Lorsque je compris qu’il allait me donner des détails capitaux pour ma mission je sortis de mon ample tunique un petit carnet rouge déjà bien usagé. Malgré une mémoire plus que fonctionnelle, je préférais m’assurer de n’omettre aucunes informations. Et surtout cela me permettra de palier à tout disfonctionnement de mon système auditivo-cérébral. Ou en d’autres termes, une perte d’attention. Et puis, j’imaginai que cela ferait bonne figure. Le bon élève qui prend note consciencieusement.

*Congrès de Kusa….pays du blé…..capitale….soirée mondaine….parchemin de propositions…conseil des marchands….normes de base….stabiliser le système économique….concurrence loyale entre les marchands…*

Je ne pus m’empêcher de rire intérieurement. Il devait y avoir autant de concurrence loyale entre les marchands que d’amour entre chats et chiens. Non vraiment, rien que les mots ‘marchand’ et ‘loyauté’ ne pouvaient s’imbriquer dans la même phrase. C’eut été comme de vouloir rentrer un carré dans un cercle. Impossible. Et que dire de l’association ‘concurrence’ et ‘loyauté’. Ca n’avait pas de sens. Tous les marchands chercheront toujours à avoir le monopole ou alors à se démarquer de la concurrence par tous les moyens. Sinon ce serait la mort de leur commerce. Cette concurrence n’était ni loyale, ni saine et je doutai sérieusement qu’elle soit réellement légiférée. Ce devait être surtout un prétexte pour que les grands marchands de ce monde puissent se réunir pour s’organiser et conserver leur main mise dans leur domaine respectif.

Je soupirai discrètement et redevins sérieux. Car ce dont je ne doutais pas c’était bien du caractère capital de ce congrès. L’économie c’est toujours le nerf de la guerre. On ne se bat pas bien le ventre vide et on ne dort pas bien sur de la pierre. Un système résilient est un système stable économiquement parlant cela va sans dire. Du pain et des jeux, et le peuple vous foutra la paix.
Aussi fis-je faire un habile demi-tour à ma plume autour de mon pouce et recommençai à écrire ce que j’entendais et que je jugeais opportun de consigner.

*Région calme…. Région riche…. Présence militaire nulle… Entouré d’allié…. Il faut vraiment que je me trouve une carte. Allez concentre toi un peu ! Fais un effort c’est bientôt fini…. Pas d’agression externe envisageable… ATTAQUE INTERNE…. Message intercepté…. Première soirée du congrès….mission d’infiltration et de protection… *

Je recueillis l’ordre de mission et le fis glisser dans la manche de ma tunique. J’en fis de même pour le bandeau. Je ne comprenais pas l’intérêt de mentir sur mon grade puisque c’était une mission d’infiltration. Et puis ça ne me paraissait pas très crédible qu’un jeune genin accompagne un riche négociant. Ce n’était pas comme si ce-dernier pouvait s’acheter toute une ribambelle de garde du corps autrement plus qualifiés qu’un ninja débutant. D’ailleurs je me demandai ce que mon futur collègue avait bien pu commettre pour être suspendu de ses fonctions. Trop sanguinaire ? Trop zélé ? Trop flemmard ? Trop lunatique ? Yûto Yamanaka. J’avais déjà lu quelque part quelque chose à propos des Yamanaka. Ou en tout cas, ce nom m’était familier. Quelque chose en rapport avec l’esprit. Un pédigrée bien spécial. Comme moi en fait. Peut-être pourrait-il m’en apprendre plus à ce sujet.

Je me relevai prestement et époussetai ma tunique machinalement.

« Bien. Cela me semble très clair. Je n’ai rien à ajouter et si vous me le permettez, j’aimerais aller me reposer un peu. J’ai fait un long voyage pour venir ici et bien que je sois habitué à vagabonder, j’aspire à un peu de tranquillité pour assimiler tout ce qui a été dit. Demain est un autre jour mais s’annonce d’ores et déjà bien mouvementé. »

Je m’inclinai respectueusement.

« Je vous remercie pour cet accueil fort plaisant. Je vous remercie également pour la confiance que vous me témoignez en me confiant pareille mission en vous basant seulement sur ce que je vous ai dis. Je ne vous décevrais pas, soyez-en assuré. »

Et sans attendre de réponse de la part de mon interlocuteur je tournai les talons et sortis de la pièce nonchalamment avec une seule chose en tête.

*Une mission intéressante que voilà. Il va falloir observer efficacement, analyser rapidement et agir intelligemment. En outre, je n’aurais pas le loisir de chômer car dès notre arrivée nous allons devoir nous déployer. Et puis ce sera l’occasion de faire mes preuves et de leur prouver que je ne suis pas qu’un simple paysan. Mes sabres chanteront mes louanges. *

J’esquissai un léger sourire à cette idée. Oui, mes sabres chanteront et mes ennemies danseront.
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Ven 3 Nov - 12:37
Takeda/Masa : 20 xp

[Takeda tu es donc ninja provisoire, encore sans grade. Tu auras néanmoins un salaire puisque tu effectues déjà une mission =) Je mets le salaire moyen pour le moment.

Pour votre mission, Masa n'oublie pas de déposer l'ordre de mission au QG hrp. Sinon je te laisse gérer, je te soufflerais quelques trucs par mp si y'a besoin mais de ce que je vois pour le moment tu risques juste de me mettre au chômage technique !

GL and HF !]
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