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Mission rang C : Congrès de Kusa [Yûto/Takeda]

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PARTIE RP
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Ven 3 Nov - 13:40
[Tout commence aux portes Nord de la ville de Taki. Par souci pratique on mettra tous les posts ici.
Je vous laisse faire tranquillement 'connaissance' et poster chacun votre tour. J'interviendrais quand vous arriverez à Kusa.

Les gardes de la porte ont été prévenus de votre arrivée et ont même veillés à ce qu'on vous prépare deux chevaux dressés.]
Juunin
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Ven 3 Nov - 17:36
Yûto soupira. S’il pouvait changer une chose à son passé, c’était bien le jour où il était devenu ninja. Il avait voulu ressembler à quelqu’un d’autre plutôt que d’être lui-même, et maintenant il ne pouvait plus réellement se reconvertir.
Oh bien sûr, ce serait difficile de ne pas être considérer comme un traitre ou un moins-que-rien par ses collègues. Mais il aurait bien fini par trouver le moyen légal, et doux si possible, de redevenir un simple civil. Ce n’était pas l’Empire qui l’empêchait de changer de voie.
C’était sa mère.

« Quoi ? Arrêter d’être ninja et revenir à la maison ? Tu rigoles ou quoi ? T’es le pire employé que j’ai jamais eu ! Et je t’interdis d’abandonner aussi facilement. Plutôt que d’abandonner une carrière aussi bonne que celle que tu as, occupes-toi plutôt de te trouver une jolie petite amie. Et amènes-la moi. Et épouse-la tant que tu y es. T’as bien besoin d’une femme pour te recadrer ! Et moi j’ai toujours voulu des petits enfants. »

Impossible de discuter avec elle. Et encore, elle était de bonne humeur au moment où il lui avait suggéré de revenir travailler dans leur exploitation.
Mais il fallait toujours qu’elle ramène le sujet à son avenir en tant que grand-mère. Mais comment lui expliquer qu’il considérait toutes les femmes comme des emmerdeuses ? Et qu’il n’avait pas du tout envie de saborder tout seul sa tranquillité en partageant son toit avec l’une d’elles.

Et puis, pire employé, c’était un peu exagéré … Yûto connaissait le métier. L’horticulture, il baignait dedans depuis sa plus tendre enfance. Le tabac n’avait aucun secret pour lui. D’accord, parfois il faisait une sieste pendant les heures de boulot. De plusieurs heures, occasionnellement. Mais ce n’était pas pour ça qu’il était mauvais. Ou qu’il n’aimait pas.
Au contraire, ces quelques mois de vacances forcées lui avaient fait le plus grand bien. Tellement que revenir à la civilisation citadine avait été très difficile. Et dire qu’il a existé une époque où il avait fait ça volontairement !

Comme sa mère avait détruit son plan de fuite, il était maintenant devant les portes de la ville, paré pour partir en mission. Quatre mois qu’il n’avait pas eu le moindre ordre. Et il ne s’en portait que mieux. Surtout que, pour le coup, on avait décidé de le replonger dans le grand bain la tête la première, et sans parachute. Une probable attaque sur le Congrès de Kusa. Rien que ça. Le rassemblement marchand le plus important de tout l’Empire. Et en plus ils devaient démêler la situation avec des effectifs minimums.
Et encore minimum c’était un moyen très sympathique de parler d’une équipe composée uniquement de deux individus. Ca ressemblait d’avantage à un escadron suicide.

Mais il n’avait pas pu se défiler. Et la veille au soir, Yûto avait subi le briefing le plus sec de toute sa vie. La jeune femme qui le lui avait dispensé, une Anbu d’après sa tenue, dardait sur lui un regard sévère. Rempli de toutes sortes de jugements, et elle dissimulait très mal le fait qu’elle le considérait comme une pauvre merde. Tu parles d’une kunoichi d’élite ! Les Anbus étaient censés être parfaitement maîtres d’eux-mêmes en toutes circonstances. Le fait de parler à un crétin chronique aurait dû n’être qu’une circonstance de plus. Or, il avait lu dans son attitude comme dans celle d’une femme lambda. Transparente. Enfin, peut-être que happer une ou deux pensées passagères avait un peu aidé.
Au moins, ça le confortait dans une opinion établie et vérifiée à de nombreuses reprises : pour lui, les femmes n’étaient qu’une source de problèmes.

La mission en elle-même ? Une infiltration. Mais une infiltration en usant de sa réelle identité, et de son job des quatre derniers mois. Original.
Oui, il s’agit bien de quatre mois. Sa suspension originelle était de six mois. Mais avec les moments difficiles que passaient l’Empire, ils avaient besoin de tous les renforts disponibles pour conserver la sécurité du territoire à son plus haut niveau, tout en se permettant des recherches approfondies au sujet de l’Aile du phénix. Il ne fallait pas croire : Yûto lisait le journal chaque matin, même si l’exploitation était à l’extérieur de la ville. Il suffisait ensuite d’additionner les grandes lignes pour comprendre pourquoi il était réintégré par anticipation. Ce n’était certainement pas parce qu’il leur manquait.
En fait, c’était même plutôt le contraire. Et cette Anbu le lui avait confirmé par sa façon de lui parler et de le regarder : s’ils avaient pu se passer de son aide, ils l’auraient laissé volontiers moisir dans son existence miteuse et son incompétence. C’était regrettable qu’ils ne l’aient pas fait. Yûto aurait su se remettre d’une mise à pied définitive. Pas sûr qu’il puisse un jour retrouver le sourire, par contre, maintenant qu’on l’avait privé de son petit coin de paradis.

Le point positif de tout ce bazar, c’était qu’il allait pouvoir s’infiltrer sans avoir à mettre une tenue étrange et affriolante. Il pouvait même conserver son armure sous ses vêtements sans paraître suspect : après tout, il était à la fois shinobi et marchand. C’était permis de porter une arme et une tenue comme celle-là à un rassemblement, même commercial, pour un ninja. Après tout, chaque ninja armé est une garantie de sécurité supplémentaire pour chacune des personnes présentes. Ou quelque chose dans ce goût-là.
Enfin, si on lui demandait de déposer son katana à l’entrée il le ferait quand même. Mais il préférait le garder avec lui, dans le doute.
Yûto avait quand même fait l’effort de remplir une sacoche de différents échantillons de tabac fraîchement cueillis. Puisque c’était un rassemblement commercial, autant jouer le jeu jusqu’au bout non ? Sa mère l’avait suffisamment bassiné à ce sujet : cette année, le prix du tabac allait probablement être revu légèrement à la hausse, si la qualité était suffisante. Il fallait faire bonne impression pour contenter tout le monde. Si, quand il revenait de mission, sa mère et l’Empire étaient tous les deux satisfaits, il aurait peut-être une semaine de paix aux frais de la princesse ? Ce serait une chose merveilleuse.

Il était arrivé aux portes. Et … Et déjà une découverte répugnante.

** Beurk. Un canasson. Ils auraient pu nous allouer des aigles géants. Je déteste les chevaux. **

Enfin, qu’il les déteste ou pas, il tenait la bride de l’un d’entre eux désormais. Et celui-ci semblait à peu près aussi content que lui qu’ils soient partenaires pour le trajet. Yûto grimaça, et se força à poser sa main sur son encolure pour tenter de devenir bons amis.
La bête tenta de le mordre. Le Yamanaka recula sa main juste à temps avant de se la faire broyer. D’un mauvais réflexe, il balança une tape sur le museau de l’animal. Il voulut hausser la voix, mais n’en eut pas le temps. Il avait lu la peur à la surface de l’esprit de l’animal. Et il n’était pas assez méchant pour insister.
D’une caresse spirituelle, Yûto s’efforça de le calmer. Et quand il reposa sa main, plus doucement cette fois, le cheval semblait être plus tranquille.

** Là. Tu vois. Je ne te veux aucun mal. **

Mais en aparté, loin de l’esprit de cette saloperie à quatre pattes :

** J’aime pas les chevaux. C’est tout. **

Bon sinon il avait un coéquipier à attendre, non ? Quelle idée d’être en avance aussi. Lui qui était d’habitude tout le temps en retard … Et c’était pas pour démarrer une nouvelle vie qu’il était déjà là ! C’était juste que sa boulangerie préférée était très fréquentée. Aussi, il s’était efforcé d’arriver à son ouverture pour prendre quelques pâtisseries avant qu’elles ne se soient toutes envolées. Par la force des choses, il était donc arrivé très tôt. Avec au moins dix minutes d’avancer. Une horreur.

Il s'alluma une cigarette histoire de tuer le temps. Pas avec son propre tabac malheureusement, il était réservé. Il avait dû prendre un paquet de merdes industrielles sur le chemin. A son grand damne.
Chuunin
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Lun 6 Nov - 22:08
La nuit étendait peu à peu son voile sur l’horizon, grignotant assidument les quelques derniers traits de lumière qui flottaient sur les toits de la ville. Les torches et les âtres s’embrasaient çà et là, esquissant sur les murs des maisons une valse effrénée, un ballet d’ombres menaçant.

J’observai ce spectacle grandiloquent depuis mon perchoir, un grand saule probablement centenaire. Je préférais profiter de l’air frais et dormir à la belle étoile, quand bien même la température en aurait refroidie plus d’un, pardonnez-moi le jeu de mot, et quand bien même m’avait-on cordialement invité à dormir à l’hôtel tous frais payés. C’était peut-être la dernière fois avant longtemps que je pouvais apprécier un moment de quiétude, à l’orée de la ville et de son fatras, aux portes de la civilisation et de sa cacophonie dissonante.

Mes mains couraient le long de mes sabres et en aiguisaient le tranchant avec passion. J’aimais prendre soin de mes armes, c’était relaxant. C’était même grisant lorsque ma pierre glissait sur l’acier sans bruit et sans frottement. Ca me permettait de faire le vide dans ma tête, de me débarrasser du poids de la journée. Je pouvais alors réfléchir posément et analyser le flot d’informations avec recul.


*Quel étrange personnage ce Masamune. Elégant, raffiné, calme. Trop propre. Trop aérien. Trop lisse. Je me demande si tous les ninjas sont ainsi. Si ils ont tous une personnalité prononcée et singulière. Après tout, le meurtre et le vice font parties de leur vie ils ne sont donc pas exempts de toute perversion. *

Je secouai nonchalamment la tête, les yeux perdus dans le vague.

*Mais bon, il m’a bien accueilli et m’a fait confiance de bout en bout. Quelles raisons aurais-je de douter de lui ? Et puis c’est mon premier contact dans le monde des shinobis, c’est normal que mon instinct me titille. Je n’ai aucun élément de comparaison, comment pourrais-je le jauger. En plus il me fait prendre la température du bain en me jetant tout de suite sous le feu des projecteurs. Quelle aubaine, moi qui redoutais de m’installer dans une morne monotonie, me voilà servi.

D’ailleurs en parlant boulot, je me demande quels sont les embuches qui m’attendent demain. Déjà il va falloir que je noue des liens avec mon collègue si je veux travailler efficacement. J’espère qu’il n’est pas étrange lui aussi. Quel que soit les raisons qui l’ont menées à être mis à l’essai, j’espère que ce n’est pas rédhibitoire et que je n’aurais pas à faire à un parfait imbécile. Ou encore à une brute sanguinaire. Je veux juste un gars simple et efficace, tant dans sa façon de penser que dans sa façon de bouger. Car c’est une mission d’infiltration avant tout. Certes il nous faudra probablement prendre les armes mais le but reste d’étouffer l’affaire sans faire de bruit pour ne pas perturber le bon déroulement du festival. Sinon ils auraient envoyés plus de monde. Ne pas éveiller les soupçons, trouver la menace et la neutraliser. *

Je rangeai ma pierre et rengainai mes deux sabres agilement après avoir vérifié l’éclat de leur tranchant en les agitant sous le clair de lune.

*Un beau programme que voilà. Inutile de trop spéculer pour le moment. J’ai trop peu d’éléments pour m’appesantir sur le sujet. Je verrais bien demain comme tout ça va se passer. Pour l’heure, il est grand temps de dormir. *

Je m’installai dans le creux d’une branche et fermai les yeux.

***********

Il faisait encore nuit lorsque je me réveillai. J’avais l’habitude de me réveiller aux aurores naturellement. C’était un des avantages de vivre à la campagne : on vivait au rythme de la nature et selon le cycle du soleil. En l’occurrence, le soleil peinait à pointer le bout de son nez à l’horizon. Je sautai de mon perchoir et atterris prestement sur mes pieds. J’avisai du coin de l’œil une petite étendue d’eau et en profitai pour y faire ma toilette. Rapidement. Je pressentais que j’étais en retard, quand bien même n’avais-je aucun moyen pour le savoir. Je revêtis ma tunique, ceignis mes sabres autours de ma taille et emballai mon paquetage. Puis je me rendis au point de rendez-vous.

Visiblement, j’étais en retard. Un homme aux cheveux de geai se tenait déjà aux côtés d’un cheval qu’il tenait par la bride. Il fumait une cigarette et semblait attendre quelque chose ou quelqu’un. Pas de doute, ce devait être Yuto Yamanaka. Je me dirigeai donc vers lui en affichant un sourire gêné et en me grattant l’arrière du crâne.


« Yuto yamanaka je présume ? »

Dis-je en tendant la main.

« Enchanté, je m’appelle Takeda et nous allons former équipe si je ne m’abuse. »

J’avisai du coin de l’œil ma propre monture. J’avais pas l’habitude de monter à cheval mais ce ne devait pas être beaucoup plus compliqué que de monter un âne.

« Comment vas-tu ? Tu permets que je te tutoie n’est-ce pas ? »

Dis-je tout en empoignant la bride de mon cheval.

« Excuse-moi pour le retard, j’ai pour habitude de me réveiller avec le soleil et l’hiver approchant…. Bah le soleil ne se lève plus très tôt. »

J’espérai faire preuve d’enthousiasme mais la fatigue marquait encore mon visage.
On y va ?
Errant
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Jeu 9 Nov - 18:00
Yûto s’efforçait de surpasser son dégoût et sa peur, légère mais chronique, des canassons, pour se persuader lui-même que tout allait bien se passer sur le dos de cette brave bête. Le trajet promettait en tous cas d’être très long … Même si depuis qu’il avait effleuré l’esprit du cheval, c’était devenu un peu plus simple. Ou plutôt, c’était moins pire.
Au moment où il se désintéressait de l’animal, quelqu’un passa les portes d’entrée et marcha directement jusqu’au petit attroupement formé par les deux chevaux, un ou deux gardes, et lui-même.

Spontanéité. C’est le premier mot qui lui vint à l’esprit devant la main tendue du nouvel arrivant. Takeda. C’était donc son équipier. C’était amusant : il l’avait imaginé de bien des façons, mais la réalité n’était pas l’une d’elles. En même temps, on ne lui avait pas dit grand-chose. Juste qu’il s’agissait de quelqu’un qui souhaitait intégrer les forces ninjas et possédait déjà un certain niveau. Que ce serait un test pour tous les deux, mais chacun à sa manière.
Il portait des vêtements amples, de voyage, et deux sabres aux côtés. Deux. Yûto n’avait jamais essayé de manier deux armes en même temps. Ce n’était peut-être pas sa spécialité première, mais plutôt que d’être sans défense au corps à corps et de devoir compter sur la ruse et la tactique, il s’était toujours dit qu’un peu de force brute l’aiderait à tenir le choc et à moins se creuser la tête dans une situation délicate.
Quand bien même, le simple fait de porter deux sabres illustrait que ce jeune homme lui était supérieur dans le maniement de cette arme. Soit parce qu’il maniait les deux en même temps. Soit parce qu’il était suffisamment expérimenté pour savoir qu’un sabre de rechange n’est jamais une mauvaise chose. On ne sait jamais ce qu’il peut advenir dans un combat de ninja, aussi avoir une parade à un désarmement est une excellente chose.

Bon, en tous cas, il semblait sympathique. Et son chapeau était cool. Tout naturellement, Yûto répondit à la main tendue par une main tendue.

A Takeda : ** C’est bien moi. Je suis également enchanté de te rencontrer. **

La voix avait résonnée directement dans l’esprit du vagabond. Une voix masculine, mais légèrement fluette. Celle d’un jeune homme à peine sorti de l’adolescence, qui contrastait légèrement avec le côté bien bâtit de Yûto. Une vilaine habitude ? En vérité ce n’était pas tout à fait ça. Le Yamanaka fit signe du pouce en direction de sa gorge, et en secouant la tête pour illustrer une négation. Il était muet. Et il l’avait toujours été.
Normalement, il communiquait avec ses proches grâce aux signes, mais quand c’était important de pouvoir parler et trop compliqué d’apprendre rapidement cette langue quand quelqu’un ne la connaissait pas … Alors il se contentait tout simplement d’user de télépathie. On lui avait souvent dit que c’était malchanceux de naître muet, mais également très chanceux d’être né ainsi en portant les gênes du clan Yamanaka, spécialistes des techniques psychiques et, justement, télépathiques.

A Takeda : ** Evidemment que tu peux me tutoyer. En fait, je serais même plutôt enclin à me vexer si tu me vouvoyais ! Je pense qu’il y a d’autres moyens de montrer son respect envers quelqu’un que d’user de stratagèmes verbaux en les faisant passer pour de la politesse. J’espère que nous n’aurons pas besoin de ce genre de déguisement pour bien nous entendre. **

En réalité c’était même plutôt le contraire pour lui. Quand on tenait absolument à montrer son respect au travers d’un langage plus soutenu qu’au naturel, c’était même plutôt le contraire qui se produisait. On se forçait à être quelqu’un d’autre, donc en quelque sorte cela relevait du mensonge, simplement pour flatter l’égo. Mais ça avait toujours sonné faux pour lui. Et ce n’était pas le genre de relation que Yûto souhaitait entretenir avec quelqu’un avec qui il allait être amené à faire équipe.

La seule réponse que Yûto donna pour les excuses de Takeda concernant son retard fut un simple sourire et un haussement d’épaules. Il s’en fichait éperdument. Là encore, tant qu’il ne lui posait pas un lapin ou ne le faisait pas attendre des heures, ce n’était pas très important pour lui. Il leva également sa cigarette à hauteur de vue, pour montrer que de toute manière, il n’avait même pas eu le temps de la terminer. Il n’en était qu’à la moitié. Du coup, un retard devenait tout de suite anecdotique.

A Takeda : ** Pas de problèmes. Ah, et désolé pour ce mode de communication peu orthodoxe. Ne t’en fais pas, même s’il m’arrive de happer une pensée courante ou deux en usant de télépathie, la plupart du temps je n’ai strictement aucun accès au cerveau de celui à qui je parle, même en surface. Je pourrais, mais tu le saurais immédiatement. Je ne compte pas me servir de mon mutisme pour bafouer ta vie privée. **

Les capacités du clan Yamanaka n’étaient pas des plus connues au sein de l’Empire. Donc forcément, à chaque fois qu’il recourait à ce moyen pour parler, Yûto préférait anticiper toute question sur ce sujet précis. C’était bien souvent la première inquiétude des personnes auxquelles il parlait par ce biais. Il avait eu le droit à des personnes bien plus paranoïaques, cela dit.

Tout en ‘parlant’, Yûto accrocha son sac à la selle du cheval, afin de pouvoir installer son katana dans son dos, en bandoulière. Ce serait plus confortable pour lui, mais aussi pour la bête. Avoir un fourreau qui lui tapait en rythme sur le flanc n’aurait pas été très sympathique. Le sac était un peu plus lourd, mais au moins il était fermement accroché et ne se balancerait pas à chaque nouvel élan de sa course.
Quand Takeda dit qu’il était prêt à y aller, le tout récemment rétrogradé Chuunin hocha la tête pour approuver, et se hissa maladroitement au dos de la monture.
En les voyant s’apprêter à partir, le garde crut bon de s’approcher pour leur souhaiter bon voyage il ajouta également :

« Les chevaux connaissent le trajet jusqu’au pays du blé par cœur, si jamais vous avez un doute laissez-les simplement avancer ils vous y amèneront tout seuls. Bonne chance, et rentrez en un seul morceau. »

Au garde : ** Merci. **

L’homme eut l’air légèrement surprit, aussi Yûto lui adressa un clin d’œil tout en s’installant, pendant que le cheval démarrait.

Le plus compliqué dans le fait de devoir communiquer par l’esprit et non la voix, ce n’était pas du tout de réussir à se faire comprendre. Evidemment, c’était plutôt facile. Il avait même plus de moyens à sa disposition que simplement en usant de ses cordes vocales. Il pouvait utiliser des sons tels qu’il les avait mémorisés. Envoyer des images. Non, là où c’était dur, c’était de posséder une voix propre. Il avait dû fabriquer la sienne. Comment faire autrement, alors qu’il ne l’avait jamais entendue ? Il ignorait tout de son propre timbre. Alors il l’avait inventée. En essayant d’être objectif et non de l’embellir. Il aurait aimé une voix grave et virile, mais il savait très bien que ce n’était pas ce genre de voix qui était la sienne. Un timbre de jeune adulte, un peu trainant, entre le blasé et l’enjoué. C’était plus comme ça qu’il voyait sa propre voix.

Comme ils entamaient leur voyage, Yûto se demanda soudainement quelque chose au sujet de Takeda. Il entreprit de lui montrer des images du pays du blé. Il y était allé une seule fois, pour une mission en campagne, mais il avait eu l’occasion de passer par la capitale pour faire des emplettes à la place des fermiers pour lesquels il travaillait. Il était encore Genin à l’époque, c’était une petite mission de rang D très banale consistant à les aider pour rattraper du retard dans les cultures. Et chasser quelques sangliers qui piétinaient les cultures la nuit, en veillant à le faire sans leur faire de mal.
Ces images étaient les seuls souvenirs qu’il avait au sujet du pays du blé par contre. Le marché de Kusa, et ce village agricole.
La question suivit presque aussitôt ces quelques flash-backs partagés.

A Takeda : ** Je n’y suis allé qu’une seule fois. Et toi, tu as déjà vu le pays du blé ? **
Chuunin
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Lun 13 Nov - 21:05
Je tiquai et mon corps se raidit lorsque j’entendis sa voix directement dans ma tête. C’était une sensation très étrange voir désagréable. On avait tous notre jardin secret et personne ne pouvait apprécier qu’on fasse irruption ainsi dans sa tête, brisant toute pudeur et toutes réserves. Je me sentis nu. Et je n’aimais pas ça. On n’était déjà pas maître de nos faits et gestes, il fallait en plus filtrer nos paroles alors si je ne pouvais même plus protéger mon esprit des ingérences extrinsèques, que me restait-il comme degré de liberté ?
Je m’apprêtai à le lui signifier lorsque ce-dernier m’expliqua, par télépathie, qu’il était muet et que c’était une façon de communiquer plus simple que par le langage des signes. Il m’expliqua également qu’il n’avait pas accès à mon moi profond et qu’il ne pouvait donc pas capter mes pensées sans que je le sache. Mon visage se détendis et je lui adressai un franc sourire.

« Je dois t’avouer que ça fait bizarre de sentir un corps étranger dans sa tête. On se demande jusqu’où es-tu capable d’aller et on se sent tout d’un coup terriblement nu. »

Un frisson me parcourut, des pieds à la tête. Peut-être me mentait-il, peut-être pouvait-il lire mes pensées comme dans un livre ouvert. Comment pouvais-je m’en assurer ? Mis à part sa parole je n’avais aucuns éléments à ma disposition pour confirmer ou infirmer ses explications.  
Je haussai imperceptiblement les épaules : autant lui donner le bénéfice du doute.
Je me hissai alors sur le dos de mon cheval en essayant de paraître à l’aise. Et la vérité était que je l’étais, à l’aise. Un peu plus haut perché que sur un âne, certes, mais in fine les canassons qu’on nous avait confié n’étaient pas turbulents. Le mien en tout cas se mit en branle immédiatement après que je lui ai pressé les cotes d’un coup de talon.

A peine avions-nous franchis les portes de la ville qu’une vague de questions m’assaillirent. Etait-il muet de naissance ? Ou suite à une maladie ? Comment faisait-il pour entrer dans la tête des gens ? Il faisait parti du célèbre clan Yamanaka aussi était-ce surement une capacité héréditaire. Mais était-ce dangereux ? Jusqu’où était-il capable d’aller ? Tous les membres de ce clan étaient-ils muets ? J’aurais aimé les lui soumettre mais c’était trop personnel et donc peu adéquat en pareilles circonstances. Peut-être plus tard, une fois la mission terminée me permettrais-je de les lui poser.


« Non je n’y suis jamais allé. »

Répondis-je sèchement lorsque ce-dernier refit irruption dans ma tête. Je n’arrivais décidément pas à m’y faire. Je tentai donc d’étayer pour dissimuler  mon malaise.

« Je ne suis jamais réellement sorti du pays du fer en fait. A part pour venir ici je suis toujours resté dans ma zone de confort. Je comptais sur toi pour tout te dire. Je pensais qu’en tant que fils de marchand tu devais sans doute connaître les lieux. Plus ou moins. Mais d’ailleurs, qu’est-ce que ta famille vend ? »

Il avançait, cahin-caha devant moi. J’en profitai pour m’accorder un instant pour le passer à la loupe. Je n’avais pas fais attention de prime abords mais mon interlocuteur était relativement charpenté. Large d’épaule, grand de taille, un visage lisse, un tantinet juvénile, des cheveux aussi noires que les miens si ce n’est plus. Un katana battait ses reins derrière son dos. Il avait l’air sympathique. Avenant tout du moins et ouvert. Il s’exprimait plus que correctement et ne paraissait pas impulsif ou porté sur la violence. C’était déjà un bon début. D’un petit coup de talon je revins à sa hauteur.

« Je propose qu’on se présente chacun notre tour. Nous ne sommes que deux donc il va falloir agir de concert pour optimiser nos chances de succès. Et pour ça, il va falloir qu’on puisse compter l’un sur l’autre. »

Sans attendre qu’il ne me réponde je poursuivis. Après tout, j’avais mis les pieds dans le plat autant assumer. Ca nous fera gagner du temps en palabres inutiles.

« Comme tu le sais je m’appelle Takeda et comme toi je possède une hérédité. Je suis affilié au clan Nara bien que je ne sache pas qui de mon père ou ma mère je le tiens. Peut-être les deux, je ne les ai pas connus donc impossible à déterminer. J’ai quelques notions en ninjutsu et en ninjutsu élémentaire et j’ai également une certaine habilité dans le maniement du sabre. Somme toute, je me placerais dans la case des corps à corps avec tout de même une bonne capacité d’escarmouche. Cela va sans dire, de part mon affiliation je suis également un bon support. »

Je marquai une courte pause pour laisser le temps à mon camarade s’assimiler ces précieuses informations. Je n’étais certes pas rentré dans les détails et j’étais resté relativement vague dans la mesure de mes capacités. Il n’en restait pas moins que je venais de mettre à nu mes forces et faiblesses, informations qui dans le monde des ninjas valent chères. Je devais être un peu candide mais cela partait d’une bonne intention ; celle d’analyser la situation dans sa globalité, de la presser dans l’entonnoir de nos esprits pour en tirer un jus comestible.
Voyant que mon interlocuteur tardait à me répondre je poursuivis.

« Comment tu vois venir les choses ? »

Je m’empressai d’ajouter.

« Excuse moi je vais vite en besogne. Je suis si exité de découvrir le monde et la vie de ninja que j’en oublies les bonnes manières. Nous aurions pu commencer par quelques présentations plus globales. C’est comme tu veux. »
Errant
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Jeu 16 Nov - 21:54
Le Yamanaka ne pouvait que comprendre les interrogations de Takeda sur ses capacités télépathiques. Se sentir mis à nu. Même s’il ne pénétrait dans l’esprit des gens qu’en surface afin de communiquer, c’était vrai que les arts spirituels de son clan étaient peu connus. Du coup, le simple fait de s’introduire, de parler de l’autre côté de la porte, pouvait être pris pour une violation de propriété privée.
Jusqu’où pouvait-il aller ? Assez loin dans les faits. S’il l’avait voulu, en se concentrant et en prenant du temps et des efforts, il aurait pu lire ses pensées, ses souvenirs, ou même prendre possession de son corps. Bien sûr, il fallait pour cela vaincre l’esprit de la personne, et les effets étaient souvent mitigés et complexes à décrypter. Malgré tout, quand on ne sait tout simplement pas où sont les limites et la manière dont tout cela fonctionne … Les questions sont légitimes.
Enfin c’était beaucoup de prises de tête. Et c’était très long à expliquer, et encore plus à assimiler. Le mieux c’était de s’en tenir à ce qu’il avait dit pour le moment : il ne pouvait pas faire plus sans qu’il le sache. Ce qui était, bien qu’incomplet, totalement vrai. Même si la métaphore était amusante, on ne force pas le verrou d’un esprit comme on cambriole une maison.
Yûto se promit tout de même d’essayer de communiquer autrement s’il en avait la possibilité.

Pour l’heure, ils étaient quand même en mission. Et même si ça ne lui plaisait pas outre mesure, il était quand même ninja. Et sa mère lui passerait le savon du siècle s’il faisait n’importe quoi … Il s’agissait de revenir triomphant.
Ce que sa famille vendait ? La main du Chuunin descendit vers le sac accroché au cheval. Il en sortit une blague de tabac fraichement coupé et l’ouvrit dans la direction de son coéquipier pour lui en montrer le contenu.
Fils de marchand … C’est vrai qu’au fond il était peut-être plus qualifié pour l’horticulture que pour le métier de shinobi. Mais bon, son erreur de jeunesse, c’était de s’être engagé sur la voie du ninja et pas celle du civil. Enfin erreur … Tout est relatif. Il fallait bien avouer qu’être membre du corps armé de l’Empire avait quand même un gros avantage : le salaire. Quand il n’était pas en mission, il vivait la belle vie. Pas non plus en roulant sur l’or, mais suffisamment pour être peinard, et un peu plus qu’à l’abri du besoin, pouvant même se permettre certains conforts qu’il ne pourrait pas en étant à plein temps dans l’exploitation maternelle. Parce que, justement, c’était de l’exploitation. Elle le faisait bosser toute la journée et il n’avait pas assez de temps pour lui à son goût.
Il soupira. Le pour et le contre. Comme toujours, rien n’est assez simple, tout noir et tout blanc.

Heureusement, Takeda sembla désireux de prendre les choses en main pour ce qui était de la mission. Il prit l’initiative de se présenter afin de commencer à construire un travail d’équipe et une stratégie. De ce côté-là, l’idée de Yûto c’était juste d’être sympa. Mais à la réflexion, bosser sur des plans concrets ça paraissait être une très bonne idée aussi …

Ainsi, lui aussi il faisait partie d’un clan majeur. Le clan Nara. Yûto savait peu de choses sur les mœurs de ce clan, si ce n’était qu’ils avaient choisi de se retirer de l’échiquier géopolitique, et prônait la protection du patrimoine et de la nature, au-devant de l’histoire que les hommes étaient en train d’écrire. Ca pouvait passer, au choix, pour de la sagesse, ou de la lâcheté. Pour Yûto ? Ce n’était ni l’un ni l’autre. Plutôt un peu des deux. Mais ce qui était sûr, c’était qu’ils avaient réussi à se forger une existence paisible au beau milieu d’un monde sans cesse en guerre et à échapper à de nombreux conflits depuis qu’ils s’étaient retirés. Quelque part, ça ne pouvait pas être mauvais. Il les comprenait, même. Ils protégeaient les leurs, et ne s’engageaient pas. Après, on l’interprétait comme on le souhaitait.
Ce qui était un peu plus triste, c’était que Takeda était orphelin. Il aurait pu être hypocrite, et dire que vu la fin de son père et la lourdeur de sa mère, c’était peut-être un mieux. Mais ça aurait été tout simplement méchant pour une personne qu’il avait admirée et une qu’il aimait malgré tout de tout son cœur. Ce qui était certain, c’était qu’ils étaient tous les deux très différents. Après, savoir les aboutissants de tout cela …

Ce qui était amusant, c’était plutôt la construction de son panel de capacités. Takeda était spécialiste dans le maniement du sabre, mais de la façon dont il le disait, il utilisait aussi d’autres capacités en support grâce à son clan notamment. Ce qui était drôle, c’était que pour Yûto, le maniement du katana était justement un support à ses capacités principales. Une sorte de contraire, sans l’être tout à fait puisqu’ils avaient quand même ce même côté hybride tous les deux.
Takeda semblait attendre une réponse, tandis que Yûto rêvassait. Il finit par reprendre ses esprits en sentant le regard de l’épéiste dardé sur lui.

A Takeda : ** Mes capacités à moi tournent autour de celles de mon clan. Arts de l’esprit et techniques d’illusion. Je peux paralyser en choisissant la bonne, ou encore prendre possession du corps de quelqu’un de façon momentanée. Seulement, mon corps est inerte et sans défense durant ce court laps de temps où je le fais. C’est plus facile avec un esprit animal, aussi. Par contre, une fois dans le corps de quelqu’un, j’en fais absolument ce que je veux pendant quelques secondes. Je ne suis limité que par la différence de puissance entre mon esprit et celui de la personne. **

Le pouce du Yamanaka se pointa vers son arme.

A Takeda : ** J’ai toujours trouvé un peu dangereux pour un ninja, même spécialisé dans ce genre de choses, de ne pas avoir une forme physique optimale par contre. Le chakra n’est pas la réponse à tout, c’est un vieil adage que clamait mon père. Du coup plutôt que d’espérer en avoir assez pour que personne ne m’atteigne au corps à corps, j’ai aussi appris à me défendre avec une arme. Je ne suis pas le plus adroit, mais j’ai la chance d’être robuste donc ça compense souvent et ça me permet d’être moins exposé que le sont normalement les ninjas de ma spécialisation. **

C’était beaucoup d’informations. Mais comme son coéquipier manifestait l’envie de coopérer sans lui tenir rigueur de ses frasques passées, il voyait mal comment refuser une telle main tendue. Et puis, il laissait la paranoïa et le fait de se méfier de tout le monde aux ninjas d’élite. Lui était Chuunin. Il n’avait aucun problème avec le fait de sympathiser et de faire confiance. Après tout, Takeda n’était pas là pour rien, quelqu’un l’avait envoyé sur cette mission. Donc il était digne de confiance aux yeux de quelqu’un qui était dans son camp.
Sur un plan humain, c’était une autre histoire. Mais professionnellement, ce serait arrogant de refuser cette coopération, du coup.

Par contre, Takeda semblait compter un peu sur sa connaissance du monde marchand et des lieux, voir même l’entendre donner son avis sur le déroulement de la mission. Pour dire la vérité, il n’y avait absolument pas réfléchi. Yûto avait juste imaginé se pointer là-bas, faire ses affaires, et se tenir prêt au cas où. Il n’avait pas vraiment de plan d’action …

A Takeda : ** Je connais peu les lieux spatialement. En revanche, oui, je connais très bien le milieu marchand. D’ailleurs, ma mère attend de moi que je réussisse quand même à conclure une ou deux affaires par-dessus la mission … Je sais qu’elle se contentera d’une mission réussie, mais je comptais bien lui faire cette fleur. C’est le moins que je puisse faire puisque je lui vole sa place au Congrès, après tout. Enfin, j’imagine que tu parles de manœuvre. Ce sera facile de justifier ta présence comme tu l’as compris : en plus d’un garde du corps, j’ai besoin d’un interprète avec mon handicap. **

Oui, ce qu’il voulait c’était des idées pour le déroulement de l’aspect ninja de la mission. Yûto était du genre à parler en première intention, mais peut-être qu’il aurait dû réfléchir avant de parler de cette histoire de marchés à conclure …
Enfin, c’était mieux qu’il le sache. Mais il valait mieux se rattraper maintenant. Il trouvait vraiment Takeda sympathique, ça serait dommage qu’il capte trop vite son flegme et ses envies fréquentes de pauses et de siestes. Enfin, c’était ainsi qu’il était mais … Disons qu’il préférait que cela soit des caractères secondaires à ses yeux. On a beau dire qu’on se fiche du regard des autres, il y a toujours une part de mensonge dans la manière dont on l’affirme.

A Takeda : ** Enfin, l’avantage de ce mode communication c’est aussi de pouvoir se séparer sans perdre contact. Je peux communiquer dans un rayon d’environ cent mètres sans tenir compte des murs et autres structures épaisses. Par contre je n’ai aucun moyen de lire les pensées d’aussi loin, pour ça il faut être très près, donc je ne pourrais pas entendre tes réponses. Il faudrait trouver un moyen de se répondre et du coup … Eh bien, même à deux on pourrait couvrir un large périmètre et au moins deux endroits différents, sans perdre l’avantage de pouvoir se porter mutuellement assistance en cas  de besoin. En plus on a tous les deux des capacités de capture, donc on peut aussi agir en solo sans risquer de dommages collatéraux à cause d'une bagarre, donc on peut se permettre de se séparer pour étendre notre champ de vigilance. **

Hé, ça c’était pas si mal non ? Yûto sourit, plutôt content de ses propres réflexions sur le sujet de la mission. C’était seulement une première problématique, et pas vraiment une excellente vue d’ensemble. Mais bon, il fallait bien commencer quelque part non ?
S’ils définissaient déjà les capacités de chacun, un rôle, et un moyen de surveiller efficacement le large périmètre que représentait le palais de Kusa … Ce serait déjà un bon point de départ. Après tout, leur mission c’était de rester alerte et d’observer, en cherchant à anticiper quelque chose qu’ils savaient venir … mais dont ils ignoraient totalement la nature.

A Takeda : ** Après on a un peu de temps entre notre arrivée et la fête. On pourrait tenter d’essayer de se renseigner un peu sur place avant de s’y rendre. Ou explorer la structure pour chercher une anomalie. Si on a un peu d’avance, on aura moins de chance d’être pris de court et d’échouer. **

Yûto balaya d’un simple mouvement de la main les excuses de Takeda. Ils s’opposaient en ça aussi : lui ressentait de l’engouement, alors que lui était plutôt contraint d’effectuer cette mission. Mais il ne pouvait pas lui en vouloir pour ça. L’idée c’était le juste équilibre. S’il en faisait de trop ce n’était pas grave : il aurait juste à en faire un peu moins pour compenser le moment venu. Tout simplement.

A Takeda : ** Je suppose qu’on apprendra à se connaitre même sans se forcer à le faire. On en a pour quelques jours avec cette mission, après tout. **

Soudain, le Yamanaka réalisa quelque chose. On lui avait bien dit que Takeda n’était pas ninja à la base et que c’était son test d’entrée mais … Dans ce cas, où avait-il acquis toutes ses capacités ? Pouvait-il lui demander sans avoir l’air trop curieux ? C’était peut-être un peu déplacé. Il lui demanderait peut-être plus tard.
En attendant, comme le cheval semblait avancer plutôt calmement, il décida de s’allumer une seconde cigarette. Il tendit le paquet vers Takeda avec un air interrogatif, ne sachant pas trop si c’était son truc ou pas.
Il hésitait à lui proposer quelque chose d’un peu plus … pimenté. Mais bon, c’était peut-être un peu tôt, surtout en pleine mission.
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