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Une prairie perdue au milieu de la forêt, proche de Taki

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PARTIE RP
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Lun 19 Fév - 19:27

Le bruit d’un cours d’eau, le chant des oiseaux, le bruissement des arbres qui se balancent au gré du vent, la chaleur revigorante d’une aube prometteuse. J’ouvre les yeux et balaye d’un regard circulaire les alentours. Je suis au milieu d’une petite clairière, une véritable éclaircie au milieu de cette végétation dense et luxuriante. Tout autour de moi, des arbres. A mes pieds, un ruisseau rectiligne, suffisamment profond pour s’y baigner mais pas suffisamment pour s’y noyer.

Assis sur un rocher, lui-même dressé fièrement au milieu de cette eau, en tailleur, le dos bien droit et les mains posées sur mes cuisses je me réveille en douceur. Je laisse mon flux de chakra grandir en moi et envahir chaque parcelle de mon corps. Le vent se lève, caresse mon visage d’une force candide et entraine mes cheveux dénoués dans une valse gracieuse. Quelle sensation grisante que de se croire maitre des éléments.

Une flute de pan est attachée à mon cou via un collier de racines tressées. Je la porte à mes lèvres et ferme les yeux doucement. Une note s’échappe alors. Aigue, soufflée, dissonante avec les bruits alentours. Il faut que je m’accorde. Que je ne fasse qu’un avec l’orchestre naturelle qui m’accompagne. Le bruit de l’eau, le gazouillement des oiseaux… même le silence a une tonalité, une place dans cette symphonie. Une deuxième note s’échappe alors, plus grave, plus forte, moins soufflée. Puis une autre, et encore une autre jusqu’à ce que je me sente en phase ; réglé.  




Après de longues minutes mélodieuses, j’inspire un grand coup et expire longuement, jusqu’à ce que le vent cesse. Je noue mes cheveux en une queue de cheval sommaire bien que soignée et me relève souplement. D’un bond, je me retrouve sur la rive ouest. Je suis pieds et torse nus, vêtu simplement d’un pantalon ample. Je m’étire sommairement. La nuque, les épaules, le dos, les jambes. Mon corps se dénoue, certaines de mes articulations craquent, mes muscles se préparent à l’action. Je me débarrasse soigneusement de mon instrument, attrape de ma main droite ma ceinture et la ceint autour de ma taille. Mes deux sabres battent alors mon flanc droit, comme désireux eux-aussi de prendre l’air. Un léger sourire effleure mes lèves.

Je dégaine alors dans un geste gracieux mes armes et me place de profil, les jambes légèrement arquées. Ma main droite vient se mettre au-dessus de ma tête et ma main gauche devant moi, de sorte à ce que mes deux sabres forment presque un angle droit.
Je respire profondément.
Une feuille virevolte devant moi, suivant une trajectoire chaotique. Mon regard la suit un court instant, l’air siffle et la feuille tombe à mes pieds, coupée en deux.

C’est parti.

J’avance mon pied gauche, coup d’estoc de la main gauche. J’avance mon pied droit, coup de taille de la main droite. Mes lames scintillent et embrassent la morsure du soleil avec passion, fendant l’air aussi surement qu’un rasoir. Je pivote sur moi-même, pare un coup imaginaire et bondit en arrière pour me dérober. Je m’arrête un court instant, la garde haute, les sabres au-dessus de ma tête, menaçants. Et je recommence. Coup de taille, parade, esquive, coup d’estoc, arrêt. Les enchainements se succèdent ainsi de plus en plus vite, de plus en plus assurés, de plus en plus complexes. Jusqu’à ce que mes yeux se ferment. Des ennemies surgissent alors de mon imaginaire et m’assaillent de toute part. A droite ; parade, esquive, coup d’estoc. Derrière ; je me baisse et pivote sur moi-même en tranchant l’air horizontalement de mes deux sabres. Au-dessus ; je bondis en arrière et me lance dans un duel endiablé. A gauche. A droite. Encore à droite. Les assauts sont de moins en moins espacés et des gouttes de sueur commencent à perler sur mon front jusqu’alors immaculé. Mon sang cogne le long de ma nuque et mes veines tressaillent le long de mon corps. Mais je n’en ai cure, plus rien n’a d’importance si ce n’est cette danse frénétique à laquelle je me livre.

*Vole comme un papillon, pique comme une abeille. *

Mes gestes sont souples, économes, précis. Mes pieds se déplacent avec légèreté. Mes deux mains se désynchronisent et semblent animées d’une volonté qui leur est propre. Les lames de mes sabres vrombissent en tranchant l’air et émettent des sons cristallins, purs. Tels les sifflements d’un rossignol.  

Soudain, je me stop net, le bras droit tendu devant moi, le souffle court, haletant. Je rengaine mes armes délicatement dans leur fourreau respectif et élève la voix. Une voix encore enrouée après un tel effort.


« Tu peux sortir de ta cachette mon ami. Je sais que tu es là. »
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Lun 26 Fév - 15:28
Voilà déjà quelques temps que je m'étais totalement détaché de l'Empire, enfin oui et non. C'était un peu étrange, j'étais parti pour ma sécurité, après ce que mon père avait tenté je n'avais pas trop le choix. Si ! J'aurais pu le confronter et me débrouiller pour l'envoyer en prison ... Cette idée ne me plaisait absolument pas, c'était même impossible à mettre en place vu l'entente familiale. Si jamais j'étais la source directe de son incarcération jamais je ne pourrais retrouver mes frères et soeurs ou tout du moins pas tous. De plus, je serais tout bonnement incapable de faire vivre tout ce petit monde, surtout dans un tel luxe. Je n'avais pas le coeur de leur retirer ce confort qu'ils avaient toujours connu. Je prenais des risques en agissant de cette façon, d'abord envers ma mère. Comment allait-elle prendre la nouvelle de mon nouveau départ ? Certainement mieux que celle de ma mort. Mais ce n'était pas le plus important ... L'Empire avait-il officialisé la chose ? Si oui il y avait de forte chance qu'aujourd'hui ma tête puisse rapporter une joli somme à celui qui mettrait la main sur moi.

Je ne sais pas pourquoi j'avais été jusqu'ici, c'était prendre des risques inutiles. Je n'étais pas bien loin de Taki, même trop proche à mon goût mais surtout à celui de Tak. D'ailleurs il avait été difficile de le convaincre de se rapprocher de cette ville, rien de plus anormal surtout vu mon manque cuisant d'argument pour une telle chose. Mais c'était plus fort que moi, j'en avais besoin, c'était étrange ... Cette ville n'avait pas réellement d'accroche avec mon coeur, je l'aurais compris s'il s'était agi de Shousan mais là ... Je n'étais tout de même pas là sans aucune précaution, que ce soit pour moi ou pour Tak nous étions proche de l'absence totale de chakra, j'avais à peine de quoi lancer quelques clones des plus basiques. C'était un risque en effet, mais un risque modéré. Si personne ne percevait cette source, qui de plus était encore planquée sous une couche de fuinjutsu, me repérer devenait bien plus problématique. Oui, on me croiserait peut-être, mais le temps que la cavalerie n'arrive je ne serais plus sur place. Voilà ce qui se passe quand on mise le tout sur la recherche de personne sur son chakra, une fois qu'il n'y en a plus c'est bien plus complexe.

« Nous ne devrions pas être ici. »

La voix de Tak était étouffée, il était dans mon sac, le mettre à la vue de tous était la pire chose que l'on pouvait faire. C'était au moins la troisième fois cette heure-ci qu'il me répétait cette phrase. Je ne répondis même pas, préférant me rafraîchir le visage à l'aide de l'eau du cours d'eau. Un coup d'oeil à droite, un à gauche et une tentative de repérage de chakra. Il y avait bien une source dans le coin, elle n'était pas la plus impressionnante mais donnait déjà une idée sur les capacités de son possesseur.

« Si tu veux te dégourdir les jambes tu le peux Tak, il y a bien quelqu'un un peu plus bas mais y a rien à craindre il n'est pas tout proche. »

« Des risques, des risques et encore des risques ! »

Il râlait, y avait de quoi je dois le lui accorder mais il ne se fit tout de même pas prier pour quitter le sac. Des heures qu'il se trouvait dans celui-ci, ses pattes devaient être engourdie, lui qui ne supportait pas l'enfermement ... Y avait de quoi, vu que nous avions passé pas mal de temps privé de notre liberté.

Alors que Tak profitait de la fraîcheur de l'eau pour ma part j'étais affalé sur la rive, les pieds faisant trempette histoire de me rafraîchir un peu. Je me perdais doucement dans mes pensées quand quelque chose attira mon attention. Pour la deuxième fois en une vingtaine de minute je vérifiais à nouveau la source de chakra que j'avais perçu un peu plus tôt. Il m'était impossible de la localiser avec précision mais elle ne semblait pas avoir bougée, je la ressentais exactement de la même façon. Ce n'était pas une source des plus fiables mais jamais me fier au moins un minimum à ce sens plutôt développé chez moi. Ce n'était pas ça qui m'avait sorti de mes pensées mais autre chose, il me fallut quelques secondes comprendre la source de cette pseudo méfiance qui s'était allumée en moi. C'était le son d'un instrument, des notes provenaient à mes oreilles. Au fur et à mesure la mélodie se fit plus belle, plus calme, il y avait quelque chose d’apaisant dans celle-ci. Sans réfléchir plus longtemps je me redressais, comme happé par les notes. Elles sortaient d'un instrument à vent, certainement une flûte, après savoir la quelle c'était totalement impossible pour moi, j'étais plus porté sur la voix que l'instrumental.

Tak marmonna quelques mots, certainement son mécontentement face à ce que je faisais mais je n'y prêtais aucune attention. Chaussures à la main, j'avançais à pas feutré, mon ami lui s'était glissé dans mon sac, conscient que quoi qu'il dise je ne ferais pas demi-tour.

Il ne me fut pas bien difficile d'arriver à la source de la mélodie, je n'avais qu'à suivre le vent, après tout si le son était arrivé jusqu'à moi c'est qu'il venait du sens inverse de celui-ci. Les derniers cent mètres furent pure chance, vu que le musicien avait stoppé je ne pouvais que me fier à ma chance. 'Fin pas réellement, après tout il faisait plutôt bon, à sa place je me serais installé non loin du cours d'eau, je n'avais donc qu'à suivre celui-ci. Histoire d'appuyer un peu plus cette idée, le vent le remontait.

J'avais vu juste, j'avais maintenant devant moi un jeune homme de la vingtaine s'entraînant aux maniement des armes. Je n'avais pas fréquenté énormément de combattant, mais même un novice dans le domaine n'aurait eu aucun mal à deviner que ces mouvements ne venaient pas de l'Empire. D'ailleurs il n'avait aucun signe distinctif d'appartenance à celui-ci.

« T'es content ? T'as vu ce que tu voulais voir, on peut s'en aller maintenant. »

Tak avait murmuré, même moi j'avais un peu de mal à l'entendre. Partir ? Non, cette danse martiale avait quelque chose de subjuguant. Elle entrait totalement dans ma ligne de pensée : « Les arts shinobis ne sont pas des armes mais un outil de paix. ». Ce n'était pas totalement ça, mais ces mouvements s'approchaient tout autant du combat que de la danse, ça me rappelait un peu mon passage chez les Kaguyas.

Il se stoppa net, rengainant l'extension de ses bras. Je faillis sursauter à l'entente de sa voix. Comment pouvait-il savoir que je me trouvais là ? Certes je n'étais pas un expert de la discrétion mais je ne pense pas avoir fait plus de bruit que ça. Tak jura dans le sac, encore une fois très bas, tellement que je n'arrivais même pas à l'entendre. J'eus un moment d'hésitation, jaugeant à une vitesse folle les risques de sortir de ma cachette de cette façon ... Techniquement j'avais le dessus sur lui, et puis s'il avait voulu m'attaquer il aurait profité d'un moment de surprise qu'il aurait pu installer. Je me relevais, main derrière la tête, grand sourire forcé.

« Hahaha, désolé du dérangement. Je n'ai pas pu m'empêcher de venir jeter un coup d'oeil après avoir entendu la mélodie d'un peu plus haut. C'était bien toi non ? »

Devais-je aborder le sujet de l'art qu'il pratiquait ? Ouai, y avait pas trop de risque, avec ma tête de gamin et mon absence totale d'appartenance au monde shinobi il n'y avait pas trop de risque si je la jouais un peu nïais.

« C'est vraiment cool ce que tu fais ! J'avais jamais vu quelqu'un utiliser les armes comme toi ! Faut aussi dire que dans le coin on voit pas grand monde si on monte pas à la capitale. Vu comme tu as l'air fort tu dois venir de là non ? »

Je sentais Tak se crisper dans mon sac, j'en avis peut-être un peu trop fait sur ce coup ... Quoi que, je n'étais pas des plus propres ce qui jouait un peu sur le côté campagnard ... Ouai fin, j'avais quand même des vêtements de luxe. Il est vraiment temps que je peaufine certaine chose dans mes mensonges ...
Anbu
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