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Mer 24 Avr - 23:44
Mon talent artistique était indéniable, mais jusqu’ici, peu de gens l’avaient apprécié à sa juste valeur. Il faut avouer que je n’étais pas très conventionnel. Je peignais certes des portraits, mais ma technique faisait que mes créations, ne représentait pas réellement le sujet. Enfin, d’un point de vue littéral j’entends bien, ces portraits étaient une représentation de la personne, de ce qu’elle était. Mes tableaux transcendaient le physique de la personne, pour aller chercher au plus profond d’elle-même. Mais forcément, les petites gens ne pouvaient pas comprendre cela.

Me faire exposer était donc un véritable parcours du combattant. Les galeristes de Taki préféraient de loin des estampes traditionnelles, ils jugeaient mon travail trop marginal, trop excentrique. Ils avançaient l’argument que je ne permettrai pas d’élargir leur clientèle et d’amener du monde. Enfin, l’entrée de la plupart des galeries était payante, si bien que les gens ne s’y déplaçaient que très peu. Et pourtant, ils se déplaçaient en masse voir des matchs de shinoballs. Aussi amusement que cela puisse être, ce sport ne dépassait pas la création artistique. J’abandonnais donc l’idée de me faire exposer.

Heureusement, les quelques réussites en mission, accompagnées des revenus de shinobi pour l’Empire, ainsi que la vente de quelques tableaux m’avaient permis d’avoir une somme de drake non négligeable de côté. Et avec cet argent, j’avais réussi à me trouver un local pas trop cher, que j’avais pu acheter, avec l’aide de mécènes pour qui j’avais travaillé. C’était un rêve qui se réalisait.

J’avais passé des jours entiers à aménager l’entrée comme il se devait, refaisant les murs, la peinture, la décoration. Je voulais que tout soit parfait. J’avais ressorti de vieilles œuvres de mon atelier, que je voulais partager aux autres. Je m’étais appliqué à donner à toutes un titre, mais également une brève description permettant à chaque visiteur de comprendre le sens du travail effectué.

J’exposais également le travail d’autres artistes, moins connus que moi, mais qui méritait leur place dans une galerie. Des originaux, une nouvelle fois, mais je voulais montrer que l’art ne doit pas à tout prix être consensuel. Et puis, en cas de vente je récupérerai un pourcentage de l’œuvre, cela ne pouvait pas faire de mal une entrée d’argent supplémentaire.

Mais le plus important, c’est que j’avais entrepris la création d’une nouvelle œuvre. Une œuvre originale pour fêter l’ouverture de la galerie. J’y avais mis du temps, de l’énergie, de l’argent. J’avais utilisé des procédés uniques, passés des heures entières dans mon atelier pourque tout soit parfait. Je l’avais fait encadrer par un sculpteur de renom pour que le cadre fasse ressortir toute la beauté et la profondeur de l’œuvre. Je n’avais qu’une hâte, c’était de la montrer à tous les invités qui seraient présents.

Une fois cette toile finie, je lançais alors les invitations

______________________________________

Aujourd’hui était un grand jour pour moi. J’ouvrais enfin ma galerie d’art. Les invités étaient nombreux, la galerie, bien que de taille modeste était remplie. Je ne pouvais discuter avec tout le monde, le petit monde de l’art s’était pressé pour l’occasion. J’avais même invité mes coéquipiers, et mes collègues shinobis à venir pour cette occasion. J’espérai qu’ils avaient pu venir, qu’ils n’auraient pas manqué cette occasion.

Les gens circulaient dans la galerie, faisaient des commentaires sur les œuvres. Seule restait la toile que j’avais peinte pour l’occasion, cachée sous un épais drap blanc et protégée par un cordon pourpre. Je voulais la garder comme pièce maitresse de la soirée. Que tout le monde observe mon art à son sommet.

Mais avant, c’était l’heure du discours.

«Chers invités. Tout d’abord, pour ceux avec qui je n’ai pas eu le plaisir de converser ce soir, je tenais à vous remercier très sincèrement de votre présence ici.  Sans vous, ce projet, qui m’a demandé de longues heures de travail, ne pourrait pas perdurer. Merci de votre implication, et j’espère que vous ferez connaitre la galerie au plus grand nombre.

Je tenais tout d’abord à remercier mes mécènes, qui sont présents ce soir dans la salle, mais qui préfèrent rester anonyme. Grâce à vos généreuses donations, je peux accomplir ce projet. Votre foi en mon travail me tient à cœur. Applaudissez-les s’il vous plait.

Ensuite, je tenais à vous présenter les trois autres artistes, présents sur ma gauche. Tout comme moi, ils ont eu des difficultés à se faire exposer, car jugés trop originaux. Il est vrai que le monde de l’art est impitoyable, et qu’ici à Taki, si nous ne produisons pas des estampes, alors il est compliqué de se faire un nom. Pourtant, ces trois jeunes gens ont un talent immense, et j’espère que vous découvrirez avec émerveillement leurs œuvres. Je vous présente Mikel-Angelu, Vanu Goghu et Cézanu.

Enfin, pour ce soir, je voulais vous présenter une œuvre spécialement conçue pour l’occasion, une œuvre originale, qui représentait pour moi l’importance de cette soirée, qui serait un peu l’avènement de ma carrière. Je sais que certains d’entre vous ont essayé de regarder en douce, mais ils se sont fait prendre, pas de chance. Mais rassurer vous, je vais vous la dévoiler rapidement. Immédiatement même, le suspense touche à sa fin


Je m’approchais donc du grand voile blanc. J’avais fait comme dans les plus grandes galeries, une petite cordelette pour le faire tomber et dévoiler l’œuvre. Je tirai un grand coup sec dessus. L’œuvre se dévoila aux yeux de tous.

Et ça n’allait pas, rien n’allait. C’était un échec cuisant. Le mélange de couleur était tout sauf harmonieux, les spots lumineux utilisés pour donner une ambiance tamisée à la pièce gâchait tout le contraste des couleurs, détruisant toute la construction d’ensemble. Les motifs utilisés manquaient de grâce, ils ressemblaient à des espèces de formes géométriques dessinées maladroitement. Le message que je voulais faire passer à travers ce tableau était complètement déformé, au lieu de montrer la grandeur de l’art, on aurait dit que je lui crachais au visage. J’avais honte de cette toile, je n’osais tourner les yeux vers le public présent pour la voir, j’avais peur de regarder leur réaction, de sentir leur dégoût.

« Non, non… Ca ne va pas… Ca ne va pas du tout. »

Je m’élançais vers le tableau, armé d’un kunai, qui était accroché à ma cuisse, réflexe de ninja, et donnais de profonde entaille à l’œuvre. C’était une abomination qui ne devrait pas exister. Et je remarquais, après avoir découper la toile en de fine lamelles, que les invités m’avaient observé tout ce temps…
Genin
Kami Seisen
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Mer 1 Mai - 22:10
C'est la première fois que je rentre dans une galerie, je ne savais pas à la base que c'est payant. Tant pis, c'est pas pour quelques pièces. De toute façon maintenant que je suis chez les scientifiques je vais toucher double, et c'est pas comme si je dépendais non plus. Entre mon voyage que je prépare en cachette, les entraînements, la discipline et le club de fuinjutsu, je ne sais plus trop où donner de la tête. J'ai un emploi du temps remplis, je comprend mieux maintenant pourquoi mon père, Sham, a pas tant de temps pour lui et encore moins pour moi. Ça me fait quand même chier.

En tout cas, je n'ai jamais fait de bain de foule comme ça. Il y a vraiment pas mal de gens pour la taille de l'endroit. J'ai parfois même un peu de mal pour aller d'une oeuvre à l'autre. Dire que j'aime ce que je vois est totalement faux, je n'apprécie pas vraiment la beauté des portraits. Mais je trouve qu'il y a quelque chose qui se dégage des toiles, un sentiment que je ne saurais pas vraiment décrire. C'est même pas vraiment ça, une impression ? Quelque chose qui s'en dégage ? Ça se rapproche plus de ça, un peu comme pour une personne. Il y a ce à quoi elle ressemble et l'aura. Et que je sache, c'est bien plus important que le paraître. C'est ça qui me fait penser que ces peintures ont au moins réussies à éveiller quelque chose en moi. Et je pense bien que c'est la chose la plus difficile à mettre en place. Faire du beau c'est facile. 'Fin, je pense. Je touche les pinceaux que pour la calligraphie et les sceaux moi.

Par contre ce que j'aime vraiment pas c'est ce groupe de personnes qui se baladent dans la salle, se pensant tout permis en passant devant les gens pour sois disant mieux voir. Allant à chaque fois de leurs petits commentaires, cherchant à avoir raison et être supérieur aux autres. Ce qui est vraiment stupide c'est qu'en tendant un minimum l'oreille, on se rend compte que la moitié des choses qu'ils racontent vont à l'encontre de ce que l'on peut lire sous les toiles. A croire que leur attention n'est là que pour faire bon genre.
Dès qu'ils traînent près de moi je décampe, refusant d'écouter ne serait-ce qu'une discussion de plus de ces cons.

Je suis posé devant une toile de petite taille, bizarrement elle attire pas trop de monde. Encore une fois un portrait. Je ne sais pas pourquoi il m'a attiré comme ça. Peut-être ce côté très différents, même dans les couleurs. Trois au maximum, pour un novice bien sûr. Je suis certain que de dire une telle chose donnerait la chaire de poule à pas mal de gens ici. J'en suis conscient, juste en ramenant cet art à celui de la calligraphie. Je suis capable de percevoir ce que certains ne pourront jamais voir. Je suppose qu'il en est de même pour ici. Je penche un peu ma tête, plisse les yeux sans trop savoir pourquoi. En tout cas, elle me parle plus que les autres.

Une voix résonne dans la galerie alors qu'une personne, le gérant ?, nous demande de nous rabattre un peu vers le centre. Apparemment le fameux Kami va prendre la parole. Verre de jus à la main je m'exécute.
À peine l'artiste parle des mécènes anonymes que je cherche du regard qui ceux-ci pourraient être, me mettant sur la pointe des pieds pour pouvoir voir au-dessus des têtes. Discrètement ? Pourquoi faire ? Malheureusement une femme un peu gênée je ne repère rien, sans avoir la certitude qu'elle fait partie de ces personnes permettant à Kami de peindre sans penser vraiment au lendemain.
Pour ce qui est des trois autres, je n'ai pas encore vu ce qu'ils ont fait. Malheureusement le groupe de cons traînait bien trop souvent dans les parages. Un peu plus tard.

Le suspens monte alors que le blond s'apprête à tirer sur la corde, comme mes voisins je retire ma respiration. Je ne cherche plus les donateurs de l'ombre, il a piqué ma curiosité et je veux voir cette oeuvre maîtresse.
Y a un truc qui cloche à la vue de sa tête, il vire livide. Je n'ai pas encore le temps de voir ce qu'elle représente vraiment qu'il bondit. Tranchant la toile une fois, deux fois, j'arrête de compter tellement il y va de façon frénétique.
Une gêne s'installe dans la galerie, les gens ne savent pas comment réagir face à ce spectacle. C'est pas prévu ? Moi, j'ai l'impression que c'est des choses qui se font dans le milieux non ?
Alors qu'il s'arrête, portant son regard vers nous, dans un silence de mort maintenant que l'on n'entend plus son arme siffler dans l'air et la peinte se déchirer.
En tenant un peu plus fermement mon verre histoire de ne pas le laisser glisser, j’applaudis, d'abord timidement puis un peu plus vivement. Grand sourire aux lèvres.

Jolie performance ! Je pensais qu'il n'y allait y avoir que de la peinture mais c'est une naissance en directe que l'on a eu là ! En tout cas, vraiment bravo ! Si je peux me permettre, c'était peut-être un peu rapide.

De la vrai naïveté ou alors une façon de lui sauver la face ?

Je pourrais avoir un autre de ces bons jus de fruit gratuit s'il vous plaît ?

Je demande ça au serveur qui s'était figé non loin de moi, prenant un nouveau verre et en posant le mien sur son plateau. J'ai l'impression d'être le seul à bouger. Je me penche vers l'homme aux rafraîchissement.

Vous auriez un truc pour nettoyer ? J'ai un peu renverser en applaudissant. Et une serviette ? J'ai les doigts collant maintenant.
Genin
Hikaru Ono
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Mar 28 Mai - 20:47
Galerie d'art de Kami Seisen VKEKy
Kintoki Watanabe
Mécène

Une première identité, pour un premier entraînement. Cela avait demandé beaucoup de travail de la construire, et de l’introduire dans le monde. Désormais, c’était moi, tout simplement. Ou tout du moins, cela devait le devenir. C’était ma dernière épreuve pour être digne de ce qu’on venait de m’enseigner. La dernière étape. Mais également, la plus importante.

Cette soirée était une merveille. J’en avais pour le plaisir de mes yeux. Depuis que j’avais lancé Moriasu dans le grand bain de la bande dessinée, je n’avais plus eu le plaisir de découvrir autant de nouveaux talents, n’y d’avoir participé autant à l’introduction dans le sublime monde de l’art de jeunes artistes aussi prometteurs.
J’avais parcouru toutes les toiles exposées au cours de la soirée, parlant peu mais observant beaucoup. J’étais décidément très content de cette soirée. Mon argent n’avait pas été investi en vain. Au contraire. Cela me mettait de très bonne humeur.

Je regrettais tout de même un peu d’avoir laissé cet incapable de Hirasamo s’occuper de la réception en elle-même. Le pauvre Kami Seisen avait été très mal conseillé. Le jus de fruit était délicieux, mais les amuse-gueules semblaient avoir été confectionnés par des jeunes filles de cinq ans. Cela manquait un petit peu de … grandeur. La convivialité exagérée n’était que de la poudre aux yeux. Quel mal y avait-il à vouloir concocter quelque chose de sérieux, et de grand ? Enfin, ce n’étaient que des détails, ce qui importait vraiment c’étaient les œuvres.
Je n’ai jamais été doué pour aucune forme d’art. Mais j’aime tout simplement l’admirer. Et depuis que j’ai de l’argent, j’ai envie d’investir dans ce domaine. Nous sommes en temps de guerre. Le temps où le savoir et l’art sont souillés, voire détruits. C’est le meilleur moment pour que les gens n’oublient pas son existence. Pour qu’il brille plus que jamais. L’Empire veut bâtir un monde de paix. Et même si je ne suis pas de la région, je crois beaucoup en sa capacité à le faire. Je l’espère même de tout cœur. Dans un monde sans conflits, l’art sera la nouvelle source de distraction. Une civilisation avancée laisse malgré tout peu de choses derrière elle, dans l’histoire. Dont son art. L’art est l’empreinte de l’homme, gravée dans l’écorce terrestre comme la seule trace de son passage sur terre. J’aimerais que notre monde laisse derrière lui quelque chose de grandiose, de beau, qui inspirera des générations et des générations futures.
Comme je ne peux le faire moi-même, de jeunes artistes sont ma meilleure chance de savoir que mon rêve sera réalisé.

Le principal instigateur de la soirée, Kami Seisen, demanda finalement l’attention de tous. Pour un petit discours de remerciement. Je levais mon verre à la mention des mécènes, qui faisait toujours plaisir. Mais ne nous faisons pas d’illusions : seul le clou de la soirée intéressait les personnes présentes. La fameuse dernière toile. Celle qui était restée dissimulée, contrairement à toutes les autres. Le chef d’œuvre qui devait finir cette splendide petite nuitée en apothéose.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction. C’était horriblement laid. Difforme. A un point … indescriptible. J’avais beau avoir une certaine ouverture d’esprit, là, nous nous retrouvions face à quelque chose de monstrueux. Comment un être humain avait-il pu peindre pareille horreur ? Nul ne le saurait jamais. Un enfant de trois ans qui dessine des bonhommes en fils de fer aurait sans aucun doute plus mérité sa place ici. J’eus un haut le cœur. Je faillis vomir. Vraiment, quelle atrocité. Cette soirée virait au cauchemar.
Quand soudain, un rayon de soleil. Kami cria, puis s’acharna sur la peinture. L’artiste qui déchire la laideur. C’était … C’était très parlant. Très réaliste superbe prestation ! Incroyable ! Phénoménal ! Du jamais vu encore ! Ce jeune homme était … tellement authentique. J’en restais bouche bée. Béat d’admiration devant tant de dévotion envers l’art.
Le symbolisme. Voilà bien une école qui me passionnait. Ici, nous avions le symbole de l’artiste qui déchire le voile laid et réaliste du monde, pour le remplacer par la beauté et l’expressivité de l’art. J’étais estomaqué. Jamais je n’avais pu admirer une telle prestation.

Tandis que l’artiste, honteux dans une comédie qui avait su retourner mon petit cœur d’amateur d’art, je m’approchais. Un sourire rayonnant sur le visage, je tendis ma main à Kami Seisen.

« C’était incroyable, Seisen-senshu. Je vous félicite. Je tiens à être le premier à saluer votre interprétation, et le travail que vous avez fait pour faire de cette soirée un moment inoubliable. »

Qu’il prenne ou non ma main pour se relever, j’attrapais dans la foulée un petit carnet de notes.

« Je m’appelle Kintoki Watanabe. Je produis différents artistes. J’aimerais vous appuyer dans vos futures démarches. Tout ce que je vous demande, c’est de continuer à être aussi authentique et généreux avec votre public. Et aussi … Seriez-vous prêts à un shooting photo pour le Gokaisa ? Je vais commander un article sur votre fabuleuse prestation de ce soir. Jamais rien d’aussi osé n’a été tenté depuis bien longtemps. »

J’avais l’air tout à fait convaincu de mes paroles, et mon sourire, quoique maîtrisé et respectueux, était des plus avenants. J’étais vraiment très heureux d’être venu ce soir.
Genin
Shigure Nara
Messages : 442
Date d'inscription : 13/02/2017

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Ven 31 Mai - 12:54
J’ai plusieurs affaires importantes sur le feu. Et mon entraînement personnel à poursuivre. Des décisions à prendre pour mon épanouissement en tant que ninja. Certaines auront un impact fort sur mon avenir : j’arrive à un tournant de ma vie, pour résumer. Et pourtant, je trouve le temps de me rendre à une soirée d’exposition dans une galerie d’art. Même si ça m’ennuie profondément de m’y rendre, refuser alors que ça vient d’un de mes équipiers serait mal venu. Si notre équipe n’apparait pas soudée en public, comment les autorités ou les citoyens que nous protégeons peuvent nous faire confiance ? C’est en quelque sorte mon devoir d’être présent pour mon équipier. Même si on a parfois du mal à se voir en peinture.  
Et pour être honnête, je ne regrette pas complètement d’être venu. Même si l’art est pour moi une perte de temps, une petite soirée mondaine, ça m’a manqué. J’ai tellement renié mon héritage paternelle depuis mon entrée à l’académie que j’en ai oublié le charme que ça peut avoir. Bon, celle-là est bas de gamme. La boisson est basse de gamme. Les invités aussi. Et je ne parle même pas de l’allure des artistes … Enfin, il y a quand même quelques grands noms du milieu artistique. Donc bon, ce n’est pas fameux tout de même. Mon instinct de fils de snob me susurre que je suis à une sorte de soirée un peu campagnarde. Une imitation. Mais bon, c’est agréable quand même.
Je découvre aussi qu’il y a quelques journalistes qui se promènent. Un évènement public, évidemment, c’est logique qu’ils soient là. Un shinobi artiste, ça plaira à ceux qui aiment colporter et entendre des ragots. Une bonne publicité. Et une équipe ninja bien en vue pour tout le monde, c’est une équipe qui est demandée par les clients.

Du coup, je dois faire mon devoir. Quelle plaie. Je n’en ai vraiment pas envie. Mais quand il faut y aller, il faut y aller … En plus, je ne le hais pas non plus, je force un petit peu le trait pour me donner un genre.
Je me dirige vers Kami, occupé avec ses mécènes, sans doute. Ou je ne sais qui. Mais ils s’interrompent quand je m’approche. Je sers à mon équipier un sourire qui se veut très amical. Enfin, je fais de mon mieux. Je lui tends même une main tout aussi avenante.

« Quelle belle réussite. Félicitations, Kami. Cette soirée te propulse sur le devant de la scène artistique ! »

Je ne peux pas faire mieux. Vraiment. Et pourtant, la providence va m’en demander bien d’avantage. Beaucoup plus. Vraiment beaucoup. Alors que je m’éloigne, me disant que j’ai fait ce qu’il fallait faire et que je vais juste aller me servir une coupe de champagne de piètre qualité, un journaliste en costard rayé, horrible costume s’il en est et fait d’un tissu médiocre voire affligeant, vient me parler.

« Vous devez être fier de votre équipier ? Vous pensiez qu’il irait aussi loin dans l’art, tout en étant shinobi ? »


Et merde. Casses-toi, trou du gland. Comment peut-il avoir l’outrecuidance de m’adresser la parole, déjà, ce roturier puant ?

« Eh bien, je dirais que … Kami est l’être le plus doué que je connaisse. Et c’est un membre de l’Elite. Evidemment, des exploits, il en accomplira encore beaucoup. »

Qu’est-ce qu’il ne faut pas dire. Je déteste la basse haute société. Je regarde chaque personne dans cette pièce, et ils me font tous penser à des pots remplis de crasse. Ca dégouline même jusqu’en-dehors, par tous les pores. Et partout où ils marchent, ils souillent le monde avec des bouts de leur présence répugnante.

Je n’aurais jamais dû venir.

Enfin, plutôt que de broyer du noir, je m’en vais en fond de salle pour sourire bêtement et picoler. Tant qu’à faire, l’alcool aidera à mieux tenir et m’empêchera de trop me morfondre.

Je n’ai pas besoin d’aller jusqu’au bout de ma cuite, heureusement. Kami nous dévoile le clou du spectacle. Son chef d’œuvre. Et même si mon visage n’affiche que sérieux et essaie de rester neutre … C’est vraiment une horreur. Même si on s’entend mal, je pense quand même du bien de Kami, sous certains aspects. Personne ne mérite une telle honte. En regardant cette peinture, on a l’impression que nos yeux peuvent se mettre à fondre.

** Haha trop bon ! C’est trop moche ! J’adore ! Oh il va en entendre parler longtemps, et souvent, de celle-là ... **

Moi, jubiler ? Bien sûr que non. Ce n’est pas digne d’un gentilhomme. Mais il faut que je sorte. Mes tripes ne vont pas tenir si je dois me retenir de rire plus longtemps.
Genin
Eizaburo Aburame
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