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Ile de Mousouchiku

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PARTIE RP
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Sam 18 Fév - 7:31
Spoiler:
 

Cette île est composé de trois grandes parties. La forêt de bambou recouvre la majorité. Et au centre, il existe un monastère entouré d'une multitude de pics tous différents les uns des autres.
Le plus grand se nomme '' Kyojin, le géant dont le doigt touche le ciel '', tandis que le plus petit se nomme '' Kobito, celui qui n'a pas grandit ''. Mais il en existe une multitude d'autres.
Et au centre du cercle formé par ceux-ci se trouve le monastère de Mousouchiku, lieu d'habitat des pandas roux, et du fameux Grand Maître Râh.

On dit du monastère qu'il est le passage du sentier matériel jusqu'au sentier spirituel, le monde des Yokaïs. Et toutes les semaines, de somptueuses festivités l'illumine, et des feux d'artifice. On peut les voir jusque de l'autre côté de l'océan.


L'Eclair Blanc
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Dim 9 Juil - 8:58

Kokuten


L’unique accès au monastère de Mousouchiku était le pont de Doaroumon. C’était un pont qui avait plus de deux mille ans, et qui était pourtant indemne malgré le poids des ans. Il avait dû être reconstruit une fois, c’était il y a environ trente ans. Lorsqu’une horde de yokaïs malveillants avaient tenté de franchir la barrière qui séparait le monde des yokaïs de Chikyuu, afin d’atteindre ensuite le monde des mortels. Mais heureusement pour le monde, Kiryuu, un brave samouraï panda roux, les avait stoppés nets. Quand il avait constaté qu’il ne pouvait pas les contenir seul, pour gagner du temps, il avait détruit le pont d’un coup de sabre surpuissant. Ainsi, il avait obligé les créatures à se scinder en deux groupes : celles qui pouvaient franchir le pont brisé, et celles qui ne le pouvait pas. Cela avait permis aux renforts d’arriver : les autres pandas roux, ainsi que le gardien Yokaï. Seulement, Kiryuu, devenu un véritable héros aujourd’hui, y avait perdu la vie.

Kokuten connaissait cette histoire par cœur. Et il ne pouvait s’empêcher d’y repenser à chaque fois qu’il se tenait ici. Il était le nouveau gardien du pont, comme son père l’avait été avant lui. Son père, Kiryuu, dont il était si fier. Auquel il voulait ressembler. Et maintenant il était sur la bonne voie : le gardien yokaï avait forgé un katana pour lui. Comme celui de son père avant lui, ce katana avait été forgé selon la méthode tamahagane. Et il portait également un nom semblable. Celui de son père était Oniutsu, le destructeur d’onis. Lui, c’était Onikiru. Le découpeur d’onis. En apprenant à manier correctement Onikiru, Kokuten était devenu beaucoup plus fort. Même s’il était encore loin du niveau de son père !
Et notamment, il ne maitrisait pas encore la botte secrète de son père : le Panda Gaeshi. Pour cela il avait besoin de s’entrainer d’avantage.
Mais il ne pouvait pas tout le temps s’entrainer : il devait aussi garder le pont de Doaroumon. Dès que la porte du monde Yokaï était dans sa phase instable et que le pont devenait un passage éthéré, et non physique, il devait être présent.

Il n’y eut aucun incident ce jour. Lorsque le pont quitta sa phase éthérée pour rentrer dans sa phase physique, Kokuten n’avait laissé passer aucun yokaï, simplement parce qu’aucun ne s’était pointé. Tous étaient restés sagement derrière la frontière. Et pourtant, comme à chaque fois, il avait senti leurs yeux posés sur Chikyuu. Et sur lui, surtout. Il était resté droit, patient, et surtout de marbre. Mais au fond de lui, il tremblait comme à chaque fois. Il savait bien qu’il n’était pas encore tout à fait prêt pour repousser seul une attaque yokaï. Enfin, peut-être un ou deux, s’ils n’étaient pas trop gros. Mais certainement pas une armée comme celle à laquelle son père avait dû faire face.

Lorsque le pont bascula sous sa forme physique, Kokuten vit alors que quelqu’un attendait de l’autre côté de celui-ci. Un singe. Roux. Plus précisément un orang-outang. Etrange : qu’est-ce qu’un juge Kyuchiose venait faire dans la région ? Kokuten s’avança vers lui.

« Bonjour, étranger. Je vous demanderais bien la raison de votre présence ici, mais vous semblez avoir beaucoup voyagé, puis attendu. Aussi, dans un premier temps, tenez. »

Le samouraï lui tendit une gourde qu’il gardait bien au frais dans le sac sur son dos. Le singe y but avidement. La forme éthérée du pont durait environ huit heures. Il pouvait avoir attendu une ou deux heures, comme avoir attendu six ou sept. Difficile de savoir. En tous cas, il était assoiffé pas de doute : il vida une bonne moitié de la gourde. Soit tout ce qu’il restait. Requinqué, il prit enfin la parole.

« Je vous apporte un message de ma mère, Soumei. Juge de Chikyuu. Elle m’a demandé de le donner au Grand Maître Râh. »

« Malheureusement je ne peux pas vous laisser entrer dans le monastère. Il faudrait pour cela que je vérifie que vous êtes bel et bien ce que vous prétendez être, et ce sera sans doute très long. Le message est-il urgent ? »

« Il est TRES urgent. Vous pouvez le remettre au Grand Maître Râh si je vous le donne ? »

« Ma garde est terminée, donc oui, je le peux. Donnez. »

Le singe s’exécuta, avant de s’en aller aussitôt. Non sans un au revoir, mais presque. Il semblait vraiment pressé, et impatient. Inquiet, aussi. Ce devait être une situation très grave. Surtout pour qu’un juge de Chikyuu envoie un messager au Grand Maître. Surtout que le Grand Maître ne pouvait pas bouger du monastère.
Kokuten prit le parti de courir pour rallier le monastère, et de grimper les marches quatre à quatre pour grimper tout en haut. Dans la salle la plus élevée, seul, le Grand Maître Râh méditait. Le samouraï entra, après avoir repris son souffle et calmer son corps. Dans le vestibule, il retira ses sandales, et déposa l’Onikiru. Puis il poussa la lourde porte, pour accéder à la salle de méditation. C’était une grande salle circulaire, éclairée uniquement par des bougies. Il n’y avait strictement rien ici. Sinon un énorme coussin, sur lequel était installé, dans la position du lotus, un panda roux de plus de trois mètres de haut.


Maître Râh


Le Grand Maître Râh ne quittait jamais cet endroit. Il ne le pouvait pas : afin de rester en harmonie avec le cosmos, et lui parler, il n’avait pas bougé d’ici depuis près de deux mille ans. C’était la condition sine qua none afin de conserver tout le ki qu’il avait accumulé, et toute la concentration aussi. Kokuten savait qu’on lui apportait de quoi se nourrir et boire, mais il ne comprenait pas comment fonctionnait cette méditation perpétuelle. Pourtant lui aussi avait appris à manier le ki ! Enfin, s’il était le Grand Maître, c’était bien parce qu’il comprenait ce que les autres ne comprenaient pas.
Le samouraï s’approcha.

« Maître Râh, un message est arrivé de Sahigumo. Je ne l’ai pas lu, mais le singe qui me l’a remis au pont avait l’air très inquiet, et il m’a dit que c’était urgent. »

« Ce doit être une affaire très grave, alors. »

Râh s’empara de la missive. Et il la lu sans manifester le moindre trouble. Pourtant quand il conta la situation à Kokuten, le samouraï blêmit.

« Ce genre de conflit peut amener tout Chikyuu à être prit dans une guerre. Si jamais elle nous atteint, nous ne serons plus en mesure de garder la porte. Ce serait dramatique ! »

« Cela signifierait simplement que nous devrons nous en remettre au gardien Yokaï, Kokuten. Garde ton calme. La solution ne vient qu’avec le calme. Hum … Et puis, rien n’est encore fait, les familles Kyuchioses ont encore le pouvoir d’arrêter cette guerre avant qu’elle ne démarre. »

« Et vous pensez qu’elles le feront ? »

« Je ne sais pas, Kokuten. Je peux savoir ce qui est, ou ce qui a été. Mais il n’est pas dans mes cordes de savoir ce qui sera. »

« Mais vous pouvez le pressentir, non ? Avoir une idée ? »

« J’en ai effectivement. Les fils du passé et du présent construisent ceux de l’avenir. Seulement, il arrive parfois que le présent ne change brusquement, et donc que je me trompe sur l’avenir comme tout un chacun. Alors je préfère m’en tenir à ce qui est et ce qui a été, et ne pas me préoccuper de ce qui sera. »

« Est-ce insolent d’insister pour vous demander votre pressentiment ? »

« Cela n’a rien à voir avec de l’insolence. Très bien, Kokuten, je peux te le dire. Mais garde bien en mémoire que je me trompe aussi souvent que n’importe qui, d’accord ? Je pense qu’il y aura effectivement une guerre. Si Soumei a réellement prévenu toutes les familles, c’est une erreur. Enfin, c’est certes la tradition. Mais toutes ne sont pas aussi scrupuleuses que nous, eux, ou les Kitsunes, de la respecter. D’autres ont des motivations plus obscures, ou simplement plus pragmatiques. Alors je pense que oui, il y aura la guerre. »

« Ce n’est pas rassurant … Mais je voulais votre opinion. Que devons-nous faire en ce cas ? »

« Je ne peux pas prédire l’ampleur de cette guerre. Mais à vrai dire cela ne change pas grand-chose : si nous laissions trop de nos forces quitter Mousouchiku, nous serions à la merci d’une invasion Yokaï massive. Depuis qu’Eihiko a rompu son pacte avec les onis, ceux-ci s’agitent plus que jamais. Nous ne pouvons pas affaiblir notre position ici. »

« Alors nous ne ferons rien ? »

« Je n’ai pas dit cela. Essaie de trouver Nikita et dis-lui de courir à Gomonchiku. Nous allons avoir besoin d’aide pour contenir les onis s’ils essaient de profiter du climat de tension dans Chikyuu, et les tengus sont nos seuls alliés tangibles pour cela. »

« Et les kitsunes ? C’étaient des yokaïs avant. »

« Oui, mais je pense qu’ils ont déjà fort à faire de leur côté. Nous irons vers eux seulement si nous ne pouvons pas contenir les yokaïs avec la seule aide des Tengus. Ou si les tengus ne viennent pas. »

« Très bien. Et pour Sahigumo ? »

« J’y venais, Kokuten. Demande à Sô s’il veut bien y aller. Il n’aime pas rester ici de toute manière, et il risque de partir. Enfin, même s’il est fort, il n’arrivera à rien seul. Trois moines devront être désignés comme volontaires pour l’accompagner. Dis-lui d’emmener les trois qu’il souhaite. Il faut qu'il nous représente sur place et fasse ce qu'il peut pour empêcher un conflit. Ou y réagir pour qu'il se termine le plus vite possible. »

« Très bien, j’y vais alors. »

Râh acquiesça pour toute réponse. Quand Kokuten fut partit, il ferma de nouveau les yeux, afin d’entrer en harmonie avec le cosmos. Tant de questions demeuraient sans réponse. Et l’avenir était brumeux, plein de possibilités. Cela, et le présent indéchiffrable … Les présages étaient flous, et leur époque l’était tout autant. Et ce n’était pas pour rassurer le Grand Maître. Surtout que les seules certitudes qu’il avait sur le présent, elles, n’étaient pas très réjouissantes.

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