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Lun 20 Fév - 16:12
Ce lieu est à la fois l'armurerie et l'apothicaire. Rien n'est fabriqué ici, mais importé depuis tout l'Empire. Il y a quelques articles exposés, mais la majeure partie se trouve stocké dans l'arrière-boutique.
Dieu
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Lun 28 Aoû - 15:17
Depuis ses retrouvailles avec le clan Hyuuga, le quotidien de Seijun avait changé. Ce n’était pas une transformation en profondeur, il fallait d’avantage qu’un retour aux sources pour qu’un tel changement s’opère chez un homme. Mais c’était tout de même une évolution. Ou plutôt, une conséquence de ce retour aux sources, justement. Un revirement, en quelque sorte. Depuis ses échecs au clan, et son départ, le jeune Hyuuga avait considéré que la force n’avait plus aucune importance, et délaissé son entrainement. Enfin, de l’entrainement, il en faisait toujours en quelque sorte. Chaque matin, chaque soir, son programme habituel. Mais il servait d’avantage à le maintenir en forme qu’autre chose. Mais ce nouvel entrainement auquel il s’astreignait était différent : il contenait de quoi le faire réellement progresser. Sa volonté de s’améliorer était revenue.
Bien sûr, on ne pouvait pas dire qu’il était resté le même depuis qu’il était arrivé sur les terres impériales. Il avait élargi son panel technique, et appris de nombreuses choses qu’il n’aurait jamais apprises s’il était resté sur les terres de son clan, aussi fort serait-il devenu. Et si sa maitrise du Byakugan n’avait pas progressée, elle demeurait quand même importante pour un Genin, surtout à son âge.
Il n’avait plus l’avance prodigieuse qu’il avait sur les autres étant jeune. Mais cette avance, ce génie de sa jeunesse, le sauvait aujourd’hui. Au lieu de se retrouver sur le carreau après tant d’années durant lesquelles il avait perdu sa détermination, il pouvait raccrocher le train en marche, et même à nouveau viser assez haut.

Son projet exact ? Il n’en avait pas précisément. C’était encore très confus, en fait. La volonté de Heian de se rapprocher de l’Empire était l’arc, et il était une flèche lancée au hasard au cœur de l’Empire. Seulement, il était encore en suspension dans l’air à se demander par quel angle il devait aborder le problème. Choisir une discipline et s’impliquer d’avantage serait probablement la meilleure option, mais tout tendait à le diriger vers l’Enquête. Ce à quoi il se refusait obstinément, préférant travailler à son propre compte quand on avait une enquête à lui confier. Certes l’Enquête pouvait lui apporter certains conforts administratifs et légaux dont il ne bénéficiait pas pour le moment, mais elle lui lierait également les mains en l’empêchant d’employer certaines méthodes qu’il s’autorisait quand il travaillait en solo. C’était un pour et un contre qui se valaient bien, pourtant, et les moyens fournis par l’Empire auraient pu s’avérer supérieurs à ceux que lui permettaient ses méthodes personnels. Mais bon. Pour le moment, ce n’était pas son projet. Et pour ce qui était des autres disciplines, il craignait de ne pas avoir le temps de s’y consacrer pour le moment : entre les affaires du clan, celles de son grade de Genin, son entrainement, et son bureau d’enquête … Autant dire que trouver le temps de s’engager sur une nouvelle voie et d’apprendre à bien gérer un nouvel aspect du monde ninja … Eh bien, c’était du suicide social, et ce n’était pas sûr qu’il ait les épaules pour assumer tout ça en même temps. Mieux valait demeurer les pieds sur terre et se contenter de ce qu’il savait faire. Quand il aurait progressé, il se pencherait de nouveau sur la question avec un peu plus de probabilités de réussite.

En attendant, aujourd’hui, il avait justement du travail. La méthode pour le contacter avait été assez inhabituelle d’ailleurs : le client avait directement contacté les autorités ninjas plutôt que de venir directement à son cabinet. Ce qui lui aurait coûté moins cher, évidemment. Cela ne signifiait qu’une seule chose : il était excédé, et souhaitait des résultats significatifs dans les meilleurs délais. Du boulot de pro, avec des garantis, en somme. Ce n’était pas un travail qu’il pouvait se permettre de négliger, même si ses supérieurs avaient choisis de classifier la mission au rang D.
Après, dans la forme, ce n’était rien d’inhabituel. Un voleur en série dans une boutique importante. Ce qui était plus curieux, c’était que ce soit une armurerie. Dérober des armes ou des potions normalement réservées aux ninjas, c’était un comportement qui amenait des interrogations. Les ninjas ou les mercenaires étaient rarement fauchés sur le territoire impérial. Avec quelques mois d’économie, ou une mission, ils pouvaient se payer ce genre d’équipements. Alors soit il aurait à débusquer quelqu’un d’impatient, ou de radin, soit ce n’était justement pas un ninja ou un mercenaire impérial. Un civil, ou un indépendant, qui n’avait que ce moyen de se procurer des armes de la même qualité que celles que portaient les ninjas. Folie des grandeurs ? Meurtrier potentiel ? Les hypothèses se valaient toutes, et pour le moment, ce n’était pas encore le temps de tirer des conclusions. Mais comme il était sur la route, son esprit divaguait quand même entre ces différentes possibilités.
Il fut bien vite arrivé à l’armurerie. C’était à moins de vingt minutes de chez lui, après tout, ce qui l’empêcha de trop réfléchir alors qu’il n’avait pas encore les indices nécessaires.

La boutique était ouverte. Des clients se baladaient même entre les différents rayonnages. Bonne nouvelle : si le propriétaire faisait tourner comme d’habitude son échoppe, ce serait d’autant plus simple d’œuvrer. Enfin, seulement si les voleurs n’avaient pas encore dérobé tout ce qu’il leur fallait. S’ils ne recommençaient pas, les probabilités de réussite de la mission chutaient drastiquement. Mais elles ne tombaient pas au point nul, de toute façon. Tout dépendrait. C’était quand même plus simple de tendre un piège que de jouer réellement au détective miraculeux.

Un homme quarantenaire se trouvait derrière le comptoir. Seijun s’approcha tout naturellement, et lui tendit une enveloppe en guise de présentation.

« Bonjour. Je suis Seijun. Vous devez être prévenus de ma venue. Je viens effectuer un contrôle de routine, comme vous le savez. Ce serait possible de vous parler en privé, Mr Kariku ? »

Un mensonge. Oui, c’en était bien un. Après tout, peut-être qu’un des complices ou que le voleur lui-même, se trouvait dans la salle en ce moment-même, dissimulé parmi les clients. Rien n’était impossible, et dans le doute il ne tenait pas à alarmer le responsable avec la venue d’un enquêteur mandé par les forces de l’ordre. La jouer discrètement, ce serait plus tranquille. Il espérait juste que Rodora Kariku comprendrait la manœuvre et ne le trahirait pas d’entrée de jeu.
Afin de couper court à toute réponse, il pointa du doigt l’arrière-salle, l’intimant à lui proposer de s’y rendre.
Le temps qu’il comprenne, et les voilà tous les deux dans l’arrière-boutique. Seijun, moins formel cette fois, tendit sa main à l’armurier pour des salutations plus amicales cette fois.

« Seijun Hyuuga. Désolé de ce petit jeu d’acteur, mais c’est une simple précaution. D’ailleurs en parlant de précaution … »

Seijun se concentra, fermant puis rouvrant les yeux. Les veines autour de ceux-ci venaient de gonfler, et ses pupilles s’étaient dilatées et marquées de stigmates, pour former le Byakugan.

« Ainsi pendant que nous discutons, je pourrais garder un œil sur votre boutique à tout moment. »

Le jeune Hyuuga tendit ses propres papiers au commerçant, afin d’attester de son identité. Et pendant ce temps, il sortit un calepin et se mit à griffonner tout en énumérant :

« Je vais avoir besoin de précisions pour commencer mon enquête dans les meilleures conditions. Date exacte des vols, avec l’heure la plus précise possible ou au moins l’écart entre les deux inventaires pour avoir une idée des plages horaires. Nature exacte des objets dérobés à votre connaissance, ce serait aussi une très bonne chose. D’ailleurs, vous avez déjà effectué un inventaire complet pour être sûr d’avoir la liste de tous les objets dérobés ? Ensuite, il va me falloir la permission d’inspecter le magasin sous toutes ses coutures. Entrées possibles, sols, rayonnages, absolument tout. Et pour finir, j’ai également besoin de connaitre le détail de vos systèmes de sécurité et de vos fournisseurs en la matière, si vous en avez évidemment.

- D’ailleurs, je serais vous, je m’intéresserais aux systèmes de sécurité Uzumaki, si ce n'est pas déjà fait. En ce moment, ils sont vraiment la référence et ils sont curieusement abordables pour ceux qui ont un lien avec le monde ninja comme vous. Comme c’est un clan majeur de l’Empire, ils sont très fiables. La volonté de vouloir bien faire et de bien se faire voir est un excellent moteur pour fournir du bon matériel, je suppose. »


Seijun tendit la feuille du calepin au vendeur, après l’avoir arrachée. Il réalisa soudainement qu’il monopolisait un peu la parole. Ca et son style naturellement détendu, calme, pouvait passer pour du flegme. Enfin, au moins il montrait qu’il savait ce qu’il faisait. Et c’était juste son allure de voyou qui pouvait ne pas inspirer confiance. De toute manière, ses résultats parleraient pour lui si c’était nécessaire.

« Désolé, j’embraye assez vite, mais dans les affaires de vol où les indices sont peu nombreux, si on ne fait pas les choses vite et avec méthode, on ne retrouve jamais la marchandise, et assez fréquemment même pas le coupable. Donc le mieux c’est de ne pas perdre plus de temps que la situation vous en a fait perdre. »

Laissant l’homme avec la liste, Seijun retourna dans le magasin principal. Pendant toute la discussion, il avait gardé un œil sur celui-ci, grâce aux merveilleuses capacités du Byakugan, mais n’avait rien repéré de spécial.
Bon, si le vendeur n’avait rien à lui dire de spécial, il était temps de faire une première inspection en attendant ce qu’il avait demandé. Mais n’avait-il réellement rien à dire ? Seijun se retourna de trois-quart pour s’en assurer.
Chuunin
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Mer 30 Aoû - 12:51
Rodora se trouvait derrière son comptoir, la mine un peu déconfite après ces vols qu'il avait subit. Il n'avait pas perdu tant de marchandise que ça. Le hic c'était que ça avait de la valeur, certainement des gens qui s'y connaissaient. Ca lui faisait un beau trou dans son mois, certes ce n'est pas ce qui partait le mieux mais quand ça partait il pouvait profiter un peu plus de la vie avec sa femme, des sorties d'on ils se privaient en temps normal pour subvenir aux besoins de leurs trois enfants. Et dire que normalement il ne devrait en avoir que deux, Todoma était en âge de quitter le nid familiale mais il n'en faisait rien. Peut-être étaient-ils trop gentil avec lui ? Ca lui faisait un peu mal au coeur de voir tous ces jeunes shinobis gérant déjà leur vie. Mais en même temps il était également heureux qu'aucun de ses enfants n'est pris ce chemin, après tout même en temps de paix ça restait un métier dangereux. Surtout avec l'Aile du Phénix dans les parages. Cependant il ne pouvait pas s'empêcher de jalouser les parents de ces jeunes adolescents qui poussaient la porte de sa boutique pour s'acheter du matérielle. Il y en avait qui n'avaient pas plus de douze ans et qui habitaient déjà dans des appartement fournis par l'Empire en échange de leur formation. Sans parler des genins qui arrivaient à boucler les mois avec leur paye et les missions. Il soupira en regardant l'adolescent proche de la vitrine regardant les kunaïs qu'il avait à disposition.

Il fut tiré de sa jalousie par un jeune homme aux cheveux et aux yeux blanc. Il fut d'abord déboussolé par les dires de celui-ci mais il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour réagir au quart de tour. Heureusement qu'il avait donné son véritable prénom, sans quoi il n'aurait certainement pas fait le rapprochement. Après tout ça faisait si peut de temps qu'il venait de refaire la demande de mission et la première avait traîné à un tel point qu'il ne s'était pas attendu à une telle rapidité de réponse.

« Heu ... oui bien sûr monsieur. J'ai bien reçu un parchemin me prévenant de votre venue pas plus tard qu'hier. On peut dire que vous savez prendre les gens de court, après tout normal pour un contrôle de routine. Si nous les commerçants étions prévenus bien plus tôt nous serions en mesure de falsifier bien des choses. »

Il en faisait trop. Sa voix était un peu plus portante qu'à l'habitude. Comme s'il avait désiré inconsciemment que chaque personne dans son magasin entende ce qu'il avait à dire. Il avait parlé bien que le jeune Hyuuga avait tenté de le couper court en lui pointant l'arrière boutique. Il lui fallut un quart de seconde d'hésitation pour lui emboîter le pas. Après tout qui surveillerait sa boutique ? Mais sa cervelle tourna à cent à l'heure, lui indiquant qu'à cette heure-ci il ne devrait pas y avoir de problème. Et puis, quelque chose se dégageait de Seijun, déjà ses attributs claniques mais il y avait autre chose. Sa posture peut-être ? Il avait vu quelques Hyuugas durant sa carrière et aucun n'avait cet air relax que pouvait posséder ce garçon. Il lui faisait penser plus à une jeune frappe qu'il croisait parfois dans la rue qu'à un membre de ce clan. Il finit tout de même par s'engouffrer dans l'arrière boutique, là où il entreposait la plus grande partie de sa marchandise.

Rodora fut un peu surpris lors de l'activation du dojutsu du genin, il en avait déjà entendu parlé mais jamais il ne l'avait vu de ses propres yeux. Peut-être que ce jeune homme était plus compétent qu'il ne l'avait pensé les premiers instants.

« Rodora Kariku, je suis heureux de voir que vous ayez répondu aussi vite à ma demande. Ca fait déjà quelque temps que j'en ai fait une première mais jusqu'à aujourd'hui je n'ai eu aucune réponse. J'ai entendu du bien de vous et de vos compétence dans la matière, c'est pour cette raison que j'ai fait expressément appel à vous. »

Jamais il n'aurait imaginé que l'enquêteur était si jeune et si ... Il n'arrivait pas à trouver de mot à poser sur ce que dégageait ce jeune homme. Mais rapidement tous ses doutes s'envolèrent. Il était d'un professionnel qui tranchait totalement avec l'image qu'il dégageait de lui. Tout allait très vite, il y avait mille et une questions qui lui tombaient dessus, des informations comme le dispositif mis au point par les Uzumakis. Rodora parut déboussolé quelques instants avant de reprendre du poil de la bête, il voulait aider au mieux ce garçon pour obtenir des résultats au plus vite. L'homme regarda la liste histoire d'être certain de ne rien oublié.

« J'ai bien sûr tout ce que vous demandez, il me faut juste prendre mon livre ce compte. Attendez moi ici un insant. »

L'homme quitta la pièce et revint un instant plus tard avec un gros livre dans ses bras. Il contenait l'historique des cinq dernière années de son magasin. Classé avec minutie, on y avait les produits entrant, sortant, dates et même parfois heures de la vente. Tout les trois jours il y avait même un inventaire, ce qui reflétait son côté un peu perfectionniste par rapport à son magasin.

« Je comprend tout à fait que tout aille aussi vite et je vais faire au mieux pour suivre le votre. Après tout s'il y a bien une personne qui désire que les vols s'arrêtent c'est bien moi ! Et je vais réfléchir au système Uzumaki, je n'en avais pas encore entendu parlé. Voilà ce que c'est de ne pas être installé à la capitale je suppose. »

L'homme tourna les pages, pas beaucoup de fois, il semblait connaître son livre par coeur. Il ouvrit en grand en le posant sur une étagère à hauteur d'yeux.

« Voilà, comme vous pouvez le voir Seijun-san le premier vol a eut lieu fin règne du Singe. J'ai noté la date exacte ici, le 22. J'avais fait un inventaire la veille et le lendemain comme à mon habitude. Peut-être aurais-je dû le faire le jour même mais j'étais un peu déboussolé. Ici vous avez ce que j'avais en magasin et en resserve le 21, les sorties de ce jours ici, celle du jour du premier vol et enfin celle du 23 avec l'inventaire finale. Comme vous pouvez le voir tout ce qui est souligné en rouge est ce qui m'a été dérobé. »

Rodora montra ainsi trois autres dates, toujours entre deux inventaires comme si le ou les voleurs connaissaient son fonctionnement. il y avait le 11 du règne du Coq et enfin le 17 du chien. Autant dire que la dernière des dates remontait à peine à quelques jours.

« Les vols ont toujours eu lieu en mon absence, durant la nuit. Ou en tout cas entre la fin de ma journée et son début. J'ai tenté à plusieurs reprises de rester ici pour la nuit mais il ne s'est rien passé. Heureusement d'ailleurs ... Et oui bien sûr vous avez carte blanche pour votre enquête je souhaite régler ce problème au plus vite. Cette perte d'argent fait du mal à mes finances. C'est de ma poche que je dois racheter.  »

Il réfléchit quelques instants pour répondre aux restes des questions de Seijun.

« Pour ce qui est du système de sécurité j'ai simplement des serrures à ma porte arrière. Il n'y a pourtant aucune infraction sur celle-ci comme s'il possédait la clef. C'est à n'y rien comprendre. Peut-être y a-t-il des savoirs shinobis qui permettent ce genre de chose ? En tout cas je vais me tourner vers le dispositif Uzumaki comme vous me l'avez conseillé. Et pour ce qui est des fournisseurs j'en ai d'un peu partout sur l'Empire. Si vous voulez je peux vous donner la liste complète. »

Rodora jeta un coup d'oeil sur la liste que lui avait donné le Hyuuga, il lui semblait n'avoir rien oublié.

« Si vous avez encore des questions n'hésitez pas Seijun-san. »

L'homme reprit place derrière son comptoir réglant quelques achats de clients qui attendaient là depuis un petit moment.
Anbu
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Mer 6 Sep - 18:09
Tandis que Rodora répondait à ses questions une par une, Seijun se contentait de prendre des notes sur son calepin. Tout n’était pas si intéressant, mais des éléments notables se dégageaient de façon concrète des paroles du gérant. Déjà, les vols avaient lieu entre l’inventaire du soir et du matin. Probablement la nuit, du coup. Ensuite, le matériel qui avait été volé : ce n’était pas des bricoles. C’était clairement du très bon matériel. Des potions de qualité supérieure, des armes qui devaient être parmi les plus chères du magasin … Pas des pièces uniques, vraisemblablement, mais quand même des armes qui représentaient un demi-millier de drâkes chacune, au bas mot. Certaines devaient flirter avec le millier, en fait. Ce n’était pas seulement de l’équipement militaire qui était chapardé, mais de l’équipement militaire de très haute volée. Donc, fatalement, de l’équipement dangereux. Le crime s’aggravait. Mais d’un autre côté, c’était aussi un avantage : des armes de cette qualité étaient plus faciles à retrouver. Pour les potions, c’était plus discutable puisqu’elles pouvaient être tout simplement changées de conteneurs. Mais les armes, c’était plus compliqué.

« Mr Kariku, j’aimerais effectivement vous poser quelques questions supplémentaires. Sur les armes dérobées, en particulier. Ce ne sont pas des armes de qualité inférieure, bien au contraire. Or, les forgerons ont tendance à apposer leur griffe sur ce type d’arme. Un petit symbole discret, sous la poignée la plupart du temps pour une griffe classique. Donc oui, effectivement, j’ai besoin des fournisseurs. Et si ce sont des revendeurs, des forgerons qui leur ont vendu. Ce qui m’intéresse, c’est leur signature. Je ne vais pas m’amuser à inspecter toutes les armes de qualité que je croise, mais si jamais quelqu’un tente de revendre tout ça, il y a deux possibilités. Soit c’est un amateur et il le vendra tel quel, auquel cas il sera possible de retrouver le matériel et de remonter jusqu’à lui. Soit c’est un professionnel, et il va devoir faire disparaître la griffe. Or, elle est faite sur le métal et non sur le bois, ce qui la rend difficile à effacer. Il se rendra donc chez un forgeron clandestin pour le faire. Et il se trouve que je les connais presque tous ... Même si c’est une piste aussi probable qu’une autre, on peut déjà surveiller de ce côté-là. Je passerais leur rendre visite ce soir si les armes sont griffées. Si une arme de votre magasin leur passe entre les mains, on le saura. »

Il allait devoir aller voir les receleurs également, du coup. Ce n’était pas un problème, c’était précisément pour garder ce type de contact qu’il ne rentrait pas dans l’Enquête. Ne pas être obligé de négocier ou d’arrêter ses contacts au moindre pépin, c’était un luxe qu’il aimait se permettre, quitte à transgresser ou effleurer la limite de la loi lui-même.

Il y avait une autre information très intéressante dans les éléments fournis par le gérant : les dates des vols. Un par mois, depuis le règne du Singe jusqu’au règne du Chien. Si les inventaires étaient exacts, alors le prochain vol serait pendant le règne du Cochon. Donc ça excluait la possibilité de tendre une embuscade nocturne s’il fallait attendre aussi longtemps. Parce que le temps qu’ils attrapent le coupable, les marchandises pourraient avoir disparu. Cette approche semblait plus compliquée.
Tandis que Seijun réfléchissait, Rodora apporta des précisions sur les verrous et les serrures. Avec un sourire, le Hyuuga lui répondit d’un signe de tête affirmatif :

« Effectivement, des savoirs shinobis le permettraient. Tenez, par exemple, avec mon Byakugan, je pourrais facilement introduire une aiguille dans le cadenas et trouver l’endroit sur lequel je dois appuyer pour ouvrir une serrure simplement fermée. Et ce n’est qu’un exemple. Mais ce n’est pas forcément l’œuvre d’un ninja pour autant. J’arrive à imaginer au moins trois autres méthodes pour le faire sans en avoir besoin. Quelqu’un d’habile peut savoir crocheter des verrous et serrures classiques sans laisser trop de traces. Quelqu’un qui a pu venir regarder le type de serrure ou voir la clé quelque part et qui a des talents de forgeron aurait pu se fabriquer une clé d’une manière ou d’une autre, aussi. Il se peut aussi qu’il existe un passage quelque part qui permette un accès que vous ne connaissez pas. Nous sommes dans la partie vieille d’une ville elle aussi très vieille et plusieurs fois rebâtie. L’architecture n’est pas une science exacte par ici. »

Tout en posant le doigt juste à côté de ses yeux, et de son Byakugan, Seijun s’empressa cependant de le rassurer :

« Ne vous en faites pas, Mr Kariku. Je vais vérifier tout ça. »

Il allongeait la liste des tâches à accomplir, mais d’un autre côté, lui qui avait pensé se retrouver face à une affaire prise sur le tard, et difficile à diluer, finalement, trouvait plus d’indices que prévu. C’était de petites choses, mais qui prendrait sans doute un sens une fois mises bout à bout. Pour le moment, rien n’était exclu quant au profil du voleur par contre. Seijun penchait plutôt vers un voleur classique qui faisait ça pour l’argent ou pour un autre intérêt personnel. Il pensait même que la personne n’était pas un ninja.

D’ailleurs c’est que l’inspection des serrures et des cadenas sembla confirmer une fois que Seijun en eut terminé avec elles. Crochetage, donc, à première vue. Mais ce qui était encore plus intéressant, c’était la disposition et le datage des marques. Les récentes, sans doute celle des trois derniers mois. Mais aussi, exclusivement au niveau de la serrure et pas du cadenas rajouté par Rodora, des marques plus anciennes. Comme l’avait dit le gérant, le précédent propriétaire aussi avait été volé.

** Un voleur classique … Mais récidiviste. Et peut-être sur une très longue durée. Impossible de dater précisément le premier vol maintenant. Si ça se trouve, ça fait des lustres que ça dure. Mais qui peut avoir un intérêt à voler la même boutique, mais pas le même propriétaire ? J’ai pensé brièvement à son fils, mais du coup, finalement, cet indice-là pourrait exclure la piste personnelle. Reste donc deux possibilités : une piste professionnelle, ou une piste locative. Soit c’est la boutique qui intéresse les gens et pas le propriétaire. Soit c’est quelqu’un qui a un intérêt à voir cette boutique faire faillite. **

La piste locative était plus probable, en vérité. Mais le problème c’est que dans l’immédiat il ne pouvait pas la vérifier.
Pour l’inspection globale, elle était moins concluante à ses yeux. Des traces dans la cours arrière. Eventuellement celles d’une caisse. Bon, même si c’était un indice ce n’était rien de très important. Des mégots de cigarette du fils du gérant … Pourquoi pas. Seijun en attrapa quelques-uns, pour vérifier que tous étaient de la même marque de clope … On ne sait jamais.
Et l’architecture du bâtiment, elle, était tout à fait normale. A l’exception d’une fenêtre scellée. Mais ça n’avait rien de réellement suspect. Quant à la clientèle … A part des gamins qui pourraient, au pire, voler un shuriken, rien de très concluant. En tous cas rien qui ne le relie à ce qui l’intéressait lui. En plus grâce au Byakugan, il pouvait voir que personne ne volait quoi que ce soit, c’était très simple de voir un bout de métal planqué dans un vêtement.

Seijun s’approcha du comptoir :

« Je dois réfléchir un peu, je vais prendre l’air. Je reviendrais ce soir ou cette nuit après avoir été voir mes contacts. J’aimerais bien essayer moi-même de crocheter vos serrures, justement, pour évaluer leur efficacité et me donner une meilleure idée de tout ça. Vous savez, se mettre dans la peau du voleur. Ca peut paraître un peu vieux jeu, mais en général ça aide quand même. »

Il quitta la boutique sans plus de cérémonie. En l’air, il n’allait pas juste prendre l’air. Seijun souhaitait faire le tour de la rue et des deux ou trois rues très proches : il voulait évaluer la possibilité qu’une boutique ou une autre soit une boutique concurrente. Un autre vendeur d’armes plus modeste, ou alors de potions, ou quelque chose dans ce goût-là. C’était peut-être un tour un peu rapide, mais ce n’était pas une piste à négliger, et avait le mérite d’être très facile à vérifier et de coller avec ces curieux vols qu’avaient subis le précédent propriétaire.
Chuunin
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