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Lun 20 Fév - 16:12
Ce lieu est à la fois l'armurerie et l'apothicaire. Rien n'est fabriqué ici, mais importé depuis tout l'Empire. Il y a quelques articles exposés, mais la majeure partie se trouve stocké dans l'arrière-boutique.
Dieu
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Lun 28 Aoû - 15:17
Depuis ses retrouvailles avec le clan Hyuuga, le quotidien de Seijun avait changé. Ce n’était pas une transformation en profondeur, il fallait d’avantage qu’un retour aux sources pour qu’un tel changement s’opère chez un homme. Mais c’était tout de même une évolution. Ou plutôt, une conséquence de ce retour aux sources, justement. Un revirement, en quelque sorte. Depuis ses échecs au clan, et son départ, le jeune Hyuuga avait considéré que la force n’avait plus aucune importance, et délaissé son entrainement. Enfin, de l’entrainement, il en faisait toujours en quelque sorte. Chaque matin, chaque soir, son programme habituel. Mais il servait d’avantage à le maintenir en forme qu’autre chose. Mais ce nouvel entrainement auquel il s’astreignait était différent : il contenait de quoi le faire réellement progresser. Sa volonté de s’améliorer était revenue.
Bien sûr, on ne pouvait pas dire qu’il était resté le même depuis qu’il était arrivé sur les terres impériales. Il avait élargi son panel technique, et appris de nombreuses choses qu’il n’aurait jamais apprises s’il était resté sur les terres de son clan, aussi fort serait-il devenu. Et si sa maitrise du Byakugan n’avait pas progressée, elle demeurait quand même importante pour un Genin, surtout à son âge.
Il n’avait plus l’avance prodigieuse qu’il avait sur les autres étant jeune. Mais cette avance, ce génie de sa jeunesse, le sauvait aujourd’hui. Au lieu de se retrouver sur le carreau après tant d’années durant lesquelles il avait perdu sa détermination, il pouvait raccrocher le train en marche, et même à nouveau viser assez haut.

Son projet exact ? Il n’en avait pas précisément. C’était encore très confus, en fait. La volonté de Heian de se rapprocher de l’Empire était l’arc, et il était une flèche lancée au hasard au cœur de l’Empire. Seulement, il était encore en suspension dans l’air à se demander par quel angle il devait aborder le problème. Choisir une discipline et s’impliquer d’avantage serait probablement la meilleure option, mais tout tendait à le diriger vers l’Enquête. Ce à quoi il se refusait obstinément, préférant travailler à son propre compte quand on avait une enquête à lui confier. Certes l’Enquête pouvait lui apporter certains conforts administratifs et légaux dont il ne bénéficiait pas pour le moment, mais elle lui lierait également les mains en l’empêchant d’employer certaines méthodes qu’il s’autorisait quand il travaillait en solo. C’était un pour et un contre qui se valaient bien, pourtant, et les moyens fournis par l’Empire auraient pu s’avérer supérieurs à ceux que lui permettaient ses méthodes personnels. Mais bon. Pour le moment, ce n’était pas son projet. Et pour ce qui était des autres disciplines, il craignait de ne pas avoir le temps de s’y consacrer pour le moment : entre les affaires du clan, celles de son grade de Genin, son entrainement, et son bureau d’enquête … Autant dire que trouver le temps de s’engager sur une nouvelle voie et d’apprendre à bien gérer un nouvel aspect du monde ninja … Eh bien, c’était du suicide social, et ce n’était pas sûr qu’il ait les épaules pour assumer tout ça en même temps. Mieux valait demeurer les pieds sur terre et se contenter de ce qu’il savait faire. Quand il aurait progressé, il se pencherait de nouveau sur la question avec un peu plus de probabilités de réussite.

En attendant, aujourd’hui, il avait justement du travail. La méthode pour le contacter avait été assez inhabituelle d’ailleurs : le client avait directement contacté les autorités ninjas plutôt que de venir directement à son cabinet. Ce qui lui aurait coûté moins cher, évidemment. Cela ne signifiait qu’une seule chose : il était excédé, et souhaitait des résultats significatifs dans les meilleurs délais. Du boulot de pro, avec des garantis, en somme. Ce n’était pas un travail qu’il pouvait se permettre de négliger, même si ses supérieurs avaient choisis de classifier la mission au rang D.
Après, dans la forme, ce n’était rien d’inhabituel. Un voleur en série dans une boutique importante. Ce qui était plus curieux, c’était que ce soit une armurerie. Dérober des armes ou des potions normalement réservées aux ninjas, c’était un comportement qui amenait des interrogations. Les ninjas ou les mercenaires étaient rarement fauchés sur le territoire impérial. Avec quelques mois d’économie, ou une mission, ils pouvaient se payer ce genre d’équipements. Alors soit il aurait à débusquer quelqu’un d’impatient, ou de radin, soit ce n’était justement pas un ninja ou un mercenaire impérial. Un civil, ou un indépendant, qui n’avait que ce moyen de se procurer des armes de la même qualité que celles que portaient les ninjas. Folie des grandeurs ? Meurtrier potentiel ? Les hypothèses se valaient toutes, et pour le moment, ce n’était pas encore le temps de tirer des conclusions. Mais comme il était sur la route, son esprit divaguait quand même entre ces différentes possibilités.
Il fut bien vite arrivé à l’armurerie. C’était à moins de vingt minutes de chez lui, après tout, ce qui l’empêcha de trop réfléchir alors qu’il n’avait pas encore les indices nécessaires.

La boutique était ouverte. Des clients se baladaient même entre les différents rayonnages. Bonne nouvelle : si le propriétaire faisait tourner comme d’habitude son échoppe, ce serait d’autant plus simple d’œuvrer. Enfin, seulement si les voleurs n’avaient pas encore dérobé tout ce qu’il leur fallait. S’ils ne recommençaient pas, les probabilités de réussite de la mission chutaient drastiquement. Mais elles ne tombaient pas au point nul, de toute façon. Tout dépendrait. C’était quand même plus simple de tendre un piège que de jouer réellement au détective miraculeux.

Un homme quarantenaire se trouvait derrière le comptoir. Seijun s’approcha tout naturellement, et lui tendit une enveloppe en guise de présentation.

« Bonjour. Je suis Seijun. Vous devez être prévenus de ma venue. Je viens effectuer un contrôle de routine, comme vous le savez. Ce serait possible de vous parler en privé, Mr Kariku ? »

Un mensonge. Oui, c’en était bien un. Après tout, peut-être qu’un des complices ou que le voleur lui-même, se trouvait dans la salle en ce moment-même, dissimulé parmi les clients. Rien n’était impossible, et dans le doute il ne tenait pas à alarmer le responsable avec la venue d’un enquêteur mandé par les forces de l’ordre. La jouer discrètement, ce serait plus tranquille. Il espérait juste que Rodora Kariku comprendrait la manœuvre et ne le trahirait pas d’entrée de jeu.
Afin de couper court à toute réponse, il pointa du doigt l’arrière-salle, l’intimant à lui proposer de s’y rendre.
Le temps qu’il comprenne, et les voilà tous les deux dans l’arrière-boutique. Seijun, moins formel cette fois, tendit sa main à l’armurier pour des salutations plus amicales cette fois.

« Seijun Hyuuga. Désolé de ce petit jeu d’acteur, mais c’est une simple précaution. D’ailleurs en parlant de précaution … »

Seijun se concentra, fermant puis rouvrant les yeux. Les veines autour de ceux-ci venaient de gonfler, et ses pupilles s’étaient dilatées et marquées de stigmates, pour former le Byakugan.

« Ainsi pendant que nous discutons, je pourrais garder un œil sur votre boutique à tout moment. »

Le jeune Hyuuga tendit ses propres papiers au commerçant, afin d’attester de son identité. Et pendant ce temps, il sortit un calepin et se mit à griffonner tout en énumérant :

« Je vais avoir besoin de précisions pour commencer mon enquête dans les meilleures conditions. Date exacte des vols, avec l’heure la plus précise possible ou au moins l’écart entre les deux inventaires pour avoir une idée des plages horaires. Nature exacte des objets dérobés à votre connaissance, ce serait aussi une très bonne chose. D’ailleurs, vous avez déjà effectué un inventaire complet pour être sûr d’avoir la liste de tous les objets dérobés ? Ensuite, il va me falloir la permission d’inspecter le magasin sous toutes ses coutures. Entrées possibles, sols, rayonnages, absolument tout. Et pour finir, j’ai également besoin de connaitre le détail de vos systèmes de sécurité et de vos fournisseurs en la matière, si vous en avez évidemment.

- D’ailleurs, je serais vous, je m’intéresserais aux systèmes de sécurité Uzumaki, si ce n'est pas déjà fait. En ce moment, ils sont vraiment la référence et ils sont curieusement abordables pour ceux qui ont un lien avec le monde ninja comme vous. Comme c’est un clan majeur de l’Empire, ils sont très fiables. La volonté de vouloir bien faire et de bien se faire voir est un excellent moteur pour fournir du bon matériel, je suppose. »


Seijun tendit la feuille du calepin au vendeur, après l’avoir arrachée. Il réalisa soudainement qu’il monopolisait un peu la parole. Ca et son style naturellement détendu, calme, pouvait passer pour du flegme. Enfin, au moins il montrait qu’il savait ce qu’il faisait. Et c’était juste son allure de voyou qui pouvait ne pas inspirer confiance. De toute manière, ses résultats parleraient pour lui si c’était nécessaire.

« Désolé, j’embraye assez vite, mais dans les affaires de vol où les indices sont peu nombreux, si on ne fait pas les choses vite et avec méthode, on ne retrouve jamais la marchandise, et assez fréquemment même pas le coupable. Donc le mieux c’est de ne pas perdre plus de temps que la situation vous en a fait perdre. »

Laissant l’homme avec la liste, Seijun retourna dans le magasin principal. Pendant toute la discussion, il avait gardé un œil sur celui-ci, grâce aux merveilleuses capacités du Byakugan, mais n’avait rien repéré de spécial.
Bon, si le vendeur n’avait rien à lui dire de spécial, il était temps de faire une première inspection en attendant ce qu’il avait demandé. Mais n’avait-il réellement rien à dire ? Seijun se retourna de trois-quart pour s’en assurer.
Chuunin
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Mer 30 Aoû - 12:51
Rodora se trouvait derrière son comptoir, la mine un peu déconfite après ces vols qu'il avait subit. Il n'avait pas perdu tant de marchandise que ça. Le hic c'était que ça avait de la valeur, certainement des gens qui s'y connaissaient. Ca lui faisait un beau trou dans son mois, certes ce n'est pas ce qui partait le mieux mais quand ça partait il pouvait profiter un peu plus de la vie avec sa femme, des sorties d'on ils se privaient en temps normal pour subvenir aux besoins de leurs trois enfants. Et dire que normalement il ne devrait en avoir que deux, Todoma était en âge de quitter le nid familiale mais il n'en faisait rien. Peut-être étaient-ils trop gentil avec lui ? Ca lui faisait un peu mal au coeur de voir tous ces jeunes shinobis gérant déjà leur vie. Mais en même temps il était également heureux qu'aucun de ses enfants n'est pris ce chemin, après tout même en temps de paix ça restait un métier dangereux. Surtout avec l'Aile du Phénix dans les parages. Cependant il ne pouvait pas s'empêcher de jalouser les parents de ces jeunes adolescents qui poussaient la porte de sa boutique pour s'acheter du matérielle. Il y en avait qui n'avaient pas plus de douze ans et qui habitaient déjà dans des appartement fournis par l'Empire en échange de leur formation. Sans parler des genins qui arrivaient à boucler les mois avec leur paye et les missions. Il soupira en regardant l'adolescent proche de la vitrine regardant les kunaïs qu'il avait à disposition.

Il fut tiré de sa jalousie par un jeune homme aux cheveux et aux yeux blanc. Il fut d'abord déboussolé par les dires de celui-ci mais il ne lui fallut pas plus de deux secondes pour réagir au quart de tour. Heureusement qu'il avait donné son véritable prénom, sans quoi il n'aurait certainement pas fait le rapprochement. Après tout ça faisait si peut de temps qu'il venait de refaire la demande de mission et la première avait traîné à un tel point qu'il ne s'était pas attendu à une telle rapidité de réponse.

« Heu ... oui bien sûr monsieur. J'ai bien reçu un parchemin me prévenant de votre venue pas plus tard qu'hier. On peut dire que vous savez prendre les gens de court, après tout normal pour un contrôle de routine. Si nous les commerçants étions prévenus bien plus tôt nous serions en mesure de falsifier bien des choses. »

Il en faisait trop. Sa voix était un peu plus portante qu'à l'habitude. Comme s'il avait désiré inconsciemment que chaque personne dans son magasin entende ce qu'il avait à dire. Il avait parlé bien que le jeune Hyuuga avait tenté de le couper court en lui pointant l'arrière boutique. Il lui fallut un quart de seconde d'hésitation pour lui emboîter le pas. Après tout qui surveillerait sa boutique ? Mais sa cervelle tourna à cent à l'heure, lui indiquant qu'à cette heure-ci il ne devrait pas y avoir de problème. Et puis, quelque chose se dégageait de Seijun, déjà ses attributs claniques mais il y avait autre chose. Sa posture peut-être ? Il avait vu quelques Hyuugas durant sa carrière et aucun n'avait cet air relax que pouvait posséder ce garçon. Il lui faisait penser plus à une jeune frappe qu'il croisait parfois dans la rue qu'à un membre de ce clan. Il finit tout de même par s'engouffrer dans l'arrière boutique, là où il entreposait la plus grande partie de sa marchandise.

Rodora fut un peu surpris lors de l'activation du dojutsu du genin, il en avait déjà entendu parlé mais jamais il ne l'avait vu de ses propres yeux. Peut-être que ce jeune homme était plus compétent qu'il ne l'avait pensé les premiers instants.

« Rodora Kariku, je suis heureux de voir que vous ayez répondu aussi vite à ma demande. Ca fait déjà quelque temps que j'en ai fait une première mais jusqu'à aujourd'hui je n'ai eu aucune réponse. J'ai entendu du bien de vous et de vos compétence dans la matière, c'est pour cette raison que j'ai fait expressément appel à vous. »

Jamais il n'aurait imaginé que l'enquêteur était si jeune et si ... Il n'arrivait pas à trouver de mot à poser sur ce que dégageait ce jeune homme. Mais rapidement tous ses doutes s'envolèrent. Il était d'un professionnel qui tranchait totalement avec l'image qu'il dégageait de lui. Tout allait très vite, il y avait mille et une questions qui lui tombaient dessus, des informations comme le dispositif mis au point par les Uzumakis. Rodora parut déboussolé quelques instants avant de reprendre du poil de la bête, il voulait aider au mieux ce garçon pour obtenir des résultats au plus vite. L'homme regarda la liste histoire d'être certain de ne rien oublié.

« J'ai bien sûr tout ce que vous demandez, il me faut juste prendre mon livre ce compte. Attendez moi ici un insant. »

L'homme quitta la pièce et revint un instant plus tard avec un gros livre dans ses bras. Il contenait l'historique des cinq dernière années de son magasin. Classé avec minutie, on y avait les produits entrant, sortant, dates et même parfois heures de la vente. Tout les trois jours il y avait même un inventaire, ce qui reflétait son côté un peu perfectionniste par rapport à son magasin.

« Je comprend tout à fait que tout aille aussi vite et je vais faire au mieux pour suivre le votre. Après tout s'il y a bien une personne qui désire que les vols s'arrêtent c'est bien moi ! Et je vais réfléchir au système Uzumaki, je n'en avais pas encore entendu parlé. Voilà ce que c'est de ne pas être installé à la capitale je suppose. »

L'homme tourna les pages, pas beaucoup de fois, il semblait connaître son livre par coeur. Il ouvrit en grand en le posant sur une étagère à hauteur d'yeux.

« Voilà, comme vous pouvez le voir Seijun-san le premier vol a eut lieu fin règne du Singe. J'ai noté la date exacte ici, le 22. J'avais fait un inventaire la veille et le lendemain comme à mon habitude. Peut-être aurais-je dû le faire le jour même mais j'étais un peu déboussolé. Ici vous avez ce que j'avais en magasin et en resserve le 21, les sorties de ce jours ici, celle du jour du premier vol et enfin celle du 23 avec l'inventaire finale. Comme vous pouvez le voir tout ce qui est souligné en rouge est ce qui m'a été dérobé. »

Rodora montra ainsi trois autres dates, toujours entre deux inventaires comme si le ou les voleurs connaissaient son fonctionnement. il y avait le 11 du règne du Coq et enfin le 17 du chien. Autant dire que la dernière des dates remontait à peine à quelques jours.

« Les vols ont toujours eu lieu en mon absence, durant la nuit. Ou en tout cas entre la fin de ma journée et son début. J'ai tenté à plusieurs reprises de rester ici pour la nuit mais il ne s'est rien passé. Heureusement d'ailleurs ... Et oui bien sûr vous avez carte blanche pour votre enquête je souhaite régler ce problème au plus vite. Cette perte d'argent fait du mal à mes finances. C'est de ma poche que je dois racheter.  »

Il réfléchit quelques instants pour répondre aux restes des questions de Seijun.

« Pour ce qui est du système de sécurité j'ai simplement des serrures à ma porte arrière. Il n'y a pourtant aucune infraction sur celle-ci comme s'il possédait la clef. C'est à n'y rien comprendre. Peut-être y a-t-il des savoirs shinobis qui permettent ce genre de chose ? En tout cas je vais me tourner vers le dispositif Uzumaki comme vous me l'avez conseillé. Et pour ce qui est des fournisseurs j'en ai d'un peu partout sur l'Empire. Si vous voulez je peux vous donner la liste complète. »

Rodora jeta un coup d'oeil sur la liste que lui avait donné le Hyuuga, il lui semblait n'avoir rien oublié.

« Si vous avez encore des questions n'hésitez pas Seijun-san. »

L'homme reprit place derrière son comptoir réglant quelques achats de clients qui attendaient là depuis un petit moment.
Anbu
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Mer 6 Sep - 18:09
Tandis que Rodora répondait à ses questions une par une, Seijun se contentait de prendre des notes sur son calepin. Tout n’était pas si intéressant, mais des éléments notables se dégageaient de façon concrète des paroles du gérant. Déjà, les vols avaient lieu entre l’inventaire du soir et du matin. Probablement la nuit, du coup. Ensuite, le matériel qui avait été volé : ce n’était pas des bricoles. C’était clairement du très bon matériel. Des potions de qualité supérieure, des armes qui devaient être parmi les plus chères du magasin … Pas des pièces uniques, vraisemblablement, mais quand même des armes qui représentaient un demi-millier de drâkes chacune, au bas mot. Certaines devaient flirter avec le millier, en fait. Ce n’était pas seulement de l’équipement militaire qui était chapardé, mais de l’équipement militaire de très haute volée. Donc, fatalement, de l’équipement dangereux. Le crime s’aggravait. Mais d’un autre côté, c’était aussi un avantage : des armes de cette qualité étaient plus faciles à retrouver. Pour les potions, c’était plus discutable puisqu’elles pouvaient être tout simplement changées de conteneurs. Mais les armes, c’était plus compliqué.

« Mr Kariku, j’aimerais effectivement vous poser quelques questions supplémentaires. Sur les armes dérobées, en particulier. Ce ne sont pas des armes de qualité inférieure, bien au contraire. Or, les forgerons ont tendance à apposer leur griffe sur ce type d’arme. Un petit symbole discret, sous la poignée la plupart du temps pour une griffe classique. Donc oui, effectivement, j’ai besoin des fournisseurs. Et si ce sont des revendeurs, des forgerons qui leur ont vendu. Ce qui m’intéresse, c’est leur signature. Je ne vais pas m’amuser à inspecter toutes les armes de qualité que je croise, mais si jamais quelqu’un tente de revendre tout ça, il y a deux possibilités. Soit c’est un amateur et il le vendra tel quel, auquel cas il sera possible de retrouver le matériel et de remonter jusqu’à lui. Soit c’est un professionnel, et il va devoir faire disparaître la griffe. Or, elle est faite sur le métal et non sur le bois, ce qui la rend difficile à effacer. Il se rendra donc chez un forgeron clandestin pour le faire. Et il se trouve que je les connais presque tous ... Même si c’est une piste aussi probable qu’une autre, on peut déjà surveiller de ce côté-là. Je passerais leur rendre visite ce soir si les armes sont griffées. Si une arme de votre magasin leur passe entre les mains, on le saura. »

Il allait devoir aller voir les receleurs également, du coup. Ce n’était pas un problème, c’était précisément pour garder ce type de contact qu’il ne rentrait pas dans l’Enquête. Ne pas être obligé de négocier ou d’arrêter ses contacts au moindre pépin, c’était un luxe qu’il aimait se permettre, quitte à transgresser ou effleurer la limite de la loi lui-même.

Il y avait une autre information très intéressante dans les éléments fournis par le gérant : les dates des vols. Un par mois, depuis le règne du Singe jusqu’au règne du Chien. Si les inventaires étaient exacts, alors le prochain vol serait pendant le règne du Cochon. Donc ça excluait la possibilité de tendre une embuscade nocturne s’il fallait attendre aussi longtemps. Parce que le temps qu’ils attrapent le coupable, les marchandises pourraient avoir disparu. Cette approche semblait plus compliquée.
Tandis que Seijun réfléchissait, Rodora apporta des précisions sur les verrous et les serrures. Avec un sourire, le Hyuuga lui répondit d’un signe de tête affirmatif :

« Effectivement, des savoirs shinobis le permettraient. Tenez, par exemple, avec mon Byakugan, je pourrais facilement introduire une aiguille dans le cadenas et trouver l’endroit sur lequel je dois appuyer pour ouvrir une serrure simplement fermée. Et ce n’est qu’un exemple. Mais ce n’est pas forcément l’œuvre d’un ninja pour autant. J’arrive à imaginer au moins trois autres méthodes pour le faire sans en avoir besoin. Quelqu’un d’habile peut savoir crocheter des verrous et serrures classiques sans laisser trop de traces. Quelqu’un qui a pu venir regarder le type de serrure ou voir la clé quelque part et qui a des talents de forgeron aurait pu se fabriquer une clé d’une manière ou d’une autre, aussi. Il se peut aussi qu’il existe un passage quelque part qui permette un accès que vous ne connaissez pas. Nous sommes dans la partie vieille d’une ville elle aussi très vieille et plusieurs fois rebâtie. L’architecture n’est pas une science exacte par ici. »

Tout en posant le doigt juste à côté de ses yeux, et de son Byakugan, Seijun s’empressa cependant de le rassurer :

« Ne vous en faites pas, Mr Kariku. Je vais vérifier tout ça. »

Il allongeait la liste des tâches à accomplir, mais d’un autre côté, lui qui avait pensé se retrouver face à une affaire prise sur le tard, et difficile à diluer, finalement, trouvait plus d’indices que prévu. C’était de petites choses, mais qui prendrait sans doute un sens une fois mises bout à bout. Pour le moment, rien n’était exclu quant au profil du voleur par contre. Seijun penchait plutôt vers un voleur classique qui faisait ça pour l’argent ou pour un autre intérêt personnel. Il pensait même que la personne n’était pas un ninja.

D’ailleurs c’est que l’inspection des serrures et des cadenas sembla confirmer une fois que Seijun en eut terminé avec elles. Crochetage, donc, à première vue. Mais ce qui était encore plus intéressant, c’était la disposition et le datage des marques. Les récentes, sans doute celle des trois derniers mois. Mais aussi, exclusivement au niveau de la serrure et pas du cadenas rajouté par Rodora, des marques plus anciennes. Comme l’avait dit le gérant, le précédent propriétaire aussi avait été volé.

** Un voleur classique … Mais récidiviste. Et peut-être sur une très longue durée. Impossible de dater précisément le premier vol maintenant. Si ça se trouve, ça fait des lustres que ça dure. Mais qui peut avoir un intérêt à voler la même boutique, mais pas le même propriétaire ? J’ai pensé brièvement à son fils, mais du coup, finalement, cet indice-là pourrait exclure la piste personnelle. Reste donc deux possibilités : une piste professionnelle, ou une piste locative. Soit c’est la boutique qui intéresse les gens et pas le propriétaire. Soit c’est quelqu’un qui a un intérêt à voir cette boutique faire faillite. **

La piste locative était plus probable, en vérité. Mais le problème c’est que dans l’immédiat il ne pouvait pas la vérifier.
Pour l’inspection globale, elle était moins concluante à ses yeux. Des traces dans la cours arrière. Eventuellement celles d’une caisse. Bon, même si c’était un indice ce n’était rien de très important. Des mégots de cigarette du fils du gérant … Pourquoi pas. Seijun en attrapa quelques-uns, pour vérifier que tous étaient de la même marque de clope … On ne sait jamais.
Et l’architecture du bâtiment, elle, était tout à fait normale. A l’exception d’une fenêtre scellée. Mais ça n’avait rien de réellement suspect. Quant à la clientèle … A part des gamins qui pourraient, au pire, voler un shuriken, rien de très concluant. En tous cas rien qui ne le relie à ce qui l’intéressait lui. En plus grâce au Byakugan, il pouvait voir que personne ne volait quoi que ce soit, c’était très simple de voir un bout de métal planqué dans un vêtement.

Seijun s’approcha du comptoir :

« Je dois réfléchir un peu, je vais prendre l’air. Je reviendrais ce soir ou cette nuit après avoir été voir mes contacts. J’aimerais bien essayer moi-même de crocheter vos serrures, justement, pour évaluer leur efficacité et me donner une meilleure idée de tout ça. Vous savez, se mettre dans la peau du voleur. Ca peut paraître un peu vieux jeu, mais en général ça aide quand même. »

Il quitta la boutique sans plus de cérémonie. En l’air, il n’allait pas juste prendre l’air. Seijun souhaitait faire le tour de la rue et des deux ou trois rues très proches : il voulait évaluer la possibilité qu’une boutique ou une autre soit une boutique concurrente. Un autre vendeur d’armes plus modeste, ou alors de potions, ou quelque chose dans ce goût-là. C’était peut-être un tour un peu rapide, mais ce n’était pas une piste à négliger, et avait le mérite d’être très facile à vérifier et de coller avec ces curieux vols qu’avaient subis le précédent propriétaire.
Chuunin
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Jeu 21 Sep - 19:22
Seijun fit le tour des boutiques alentours sans rien trouver de très probant. Ce n’était de toute manière qu’une très vague idée, qui ne relevait même pas de son sixième sens de détective. C’était juste une piste comme une autre, qu’il explorait parce qu’il avait du temps et besoin de réfléchir, et que c’était en quelque sorte procédurier. Car même si le jeune Hyuuga n’aimait pas être cantonné strictement à la loi et aux manœuvres classiques de l’Enquête, raison pour laquelle il demeurait indépendant, ça ne l’empêchait pas de faire les choses de manière très ordonnée. La logique primait pour chacune de ses actions. Certes, c’était une logique déboussolée par les nombreuses incohérences du monde shinobi. Mais elle restait très terre à terre. Il analysait les faits pour les faits, et ne cherchait rien de tordu ou de mystique en premier lieu dans chacune de ses enquêtes. Si des faits avérés tendaient vers quelque chose d’étrange il s’y engouffrait. Si non, alors il en restait à des considérations classiques. Après tout, pourquoi aller chercher le complot et le rituel satanique dans toutes les affaires qu’on lui confiait ? Certains enquêteurs procédaient ainsi, en imaginant toujours le pire avant d’avoir des indices concrets. Résultat ? Ils devenaient paranoïaque, voire complètement fous. C’était une question d’auto-préservation de sa propre santé mentale. Et puis honnêtement, si les enquêtes n’étaient pas réalisables avec les méthodes ‘du métier’, alors pourquoi les détectives qui les appliquaient à la lettre avaient-ils des résultats aussi bons ?

Enfin, pour le coup sa petite exploration des rues et ruelles autour de la boutique shinobi n’avait réellement rien donné. Il y avait un autre vendeur, plus généraliste, d’armes. Mais là c’était plus ouvert et pas uniquement réservé aux ninjas. Certes, ce n’était pas de la même qualité, mais les affaires semblaient plutôt bien fonctionner. Il vendait surtout à des mercenaires, mais il y avait aussi quelques miliciens, et même des ninjas. Quoi de plus normal ? Puisqu’il avait moins de grande qualité, alors il faisait concurrence sur ce qu’il possédait : des armes ordinaires. Mais en baissant légèrement les prix sur ces armes-là, il obtenait une clientèle qui cherchait à économiser quelques drâkes et son business tournait du coup plutôt bien. En plus, de ce que vit Seijun, c’était plutôt de la bonne ferraille quand même. Il faisait de la qualité moyenne aussi bien que n’importe quel vendeur qui était dans les petits papiers de l’Empire.

** Bien sûr, ça pourrait être une histoire de jalousie. Mais ils ne sont pas vraiment en concurrence : ils n’ont tout simplement pas la même clientèle. Alors ce serait bien étrange qu’il soit réellement jaloux … Et puis ses affaires ont l’air vraiment bien. Sa boutique est propre, entretenue, et il n’a pas l’air d’être dans une mauvaise situation. Il y a un mobile crédible, mais les probabilités ne vont pas en la faveur de ce mobile. Pourquoi risquer des vols à répétition, alors qu’il sera obligé de vendre les armes au noir pour ne pas se faire attraper ? Et qu’il risque de perdre sa licence en plus de se prendre une amende. Il sait très bien comment fonctionne le milieu, étant lui-même vendeur d’équipements réglementés. Rodora a obtenu sa licence pour vendre des armes de très grande qualité, et sa boutique est fréquentée par des ninjas de grades importants. C’est un peu une sommité dans son domaine en soi. Il sait très bien que des shinobis vont être mis sur le coup, il connait l’intérêt de l’Empire pour ceux qui équipent ses ninjas. Ce n’est pas un risque, c’est plus du suicide social que de tenter ces vols pour lui. **

Par précaution, et souci de bien explorer chaque piste, Seijun inspecta quand même les différentes griffes sur les armes qu’il vendait. Il n’y en avait pas beaucoup, mais certaines quand même. Il avait vu certaines de ces griffes chez Rodora : elles provenaient du même forgeron. Mais elles ne correspondaient pas du tout au matériel volé. Pas de quoi faire germer une idée, tandis qu’il quittait la boutique sans avoir de soupçons réels.

** Je crois que les griffes ne me rapporteront aucun indice supplémentaire. Elles me permettront de mettre en place mon réseau de surveillance … mais rien de plus. Il y en a trop d’impliquées. Ca valait le coup de vérifier : si jamais toutes les armes dérobées présentaient la même griffe, ou seulement un petit paquet de griffes … Ou si encore aucune n’en avait présenté. Tout ça aurait représenté de grands indices. Mais en l’occurrence, je ne suis pas plus avancé. Et j’aimerais avant tout éclaircir un point essentiel : il est évident que celui ou ceux que nous recherchons ont des compétences pour crocheter les serrures et l’effraction. Mais le profil reste très vague. Notamment, j’aimerais avoir une chance de déterminer s’il s’agit de parfaits amateurs dans le recel, ou non. Ca pourrait donner une meilleure idée du mobile. Ce pourrait être l’argent, une affaire personnelle, ou encore la nécessité de s’équiper. Mais cette nécessité me parait un peu compromise : un vol par mois, c’est trop régulier et sur une trop longue durée. L’argent, en particulier vu l’espace entre les vols pour écouler le stock d’équipements volés, est le plus crédible. Le côté personnel est envisageable mais sans plus. Je pourrais éventuellement soupçonner son fils, qui connait bien le magasin puisqu’il travaille de temps à autre. Mais ce serait une piste précipitée. Surtout que, et c’est le point qui m’éloigne de tout ça, le précédent propriétaire aussi a subi des vols. Je reste convaincu pour le moment que c’est le magasin qui est visé, et pas son propriétaire. **

Beaucoup, beaucoup de pensées. Mais en même temps, même si l’affaire se présentait pour le moment sous des atours classiques, Seijun disposait tout de même de très peu d’indications pour l’heure, afin d’avancer. Suffisamment, certes, mais pas encore assez. Quelques petites découvertes et il serait en bonne voie cela dit.
Il dénicha, au coin d’une rue, un apothicaire. La boutique était plutôt petite, et très différente des rayonnages de la boutique de Rodora. Comment dire ? Cet homme-ci ne vendait pas que des potions et des pilules. Il y avait de tout ici : des plantes, des sachets de thé, différentes infusions aux vertus médicinales plus ‘civiles’ que celles des rayonnages de l’armurerie.
En soi, s’il n’avait pas été en mission, le jeune Hyuuga aurait certainement passé un peu de temps à explorer cet endroit. Il débordait de produits tous plus intéressants les uns que les autres. Certains étaient même très curieux.
Par contre le vieillard derrière le comptoir faisait une sale tête. Il n’avait pas l’air très content de le voir. Difficile de dire si c’était son attitude normale ou pas. Enfin, il ne l’empêcha pas de parcourir les rayonnages des yeux donc de toute manière, Seijun ne se fit pas prier. Le client est roi comme on dit.

** A nouveau, on touche à une clientèle très différente. Cet homme est vraiment spécialisé dans le domaine apothicaire, et semble vendre des produits plus variés et plus spécialisés. On tourne dans les mêmes constats que pour le vendeur d’armes. **

Le jeune Hyuuga n’insista pas vraiment. Il passa jeter un œil au vendeur d’armure qui était un peu plus loin pour constater la même chose : celui-là équipait surtout des miliciens, plutôt que des ninjas, et des mercenaires également. Avec les prix un peu plus bas, il s’attaquait aussi à une clientèle plus ciblée parmi ceux qui souhaitaient faire de bonnes affaires. Comme il ne forgeait pas lui-même, il y avait là aussi des griffes variées.
Non, décidément, Seijun avait plutôt l’impression de tourner en rond plutôt qu’autre chose.

** Ce que je remarque par contre, c’est qu’il y a plusieurs boutiques vendant des produits qui pourraient correspondre à ceux qui ont été volés. Mais la grosse boutique du coin a été choisie quand même alors que pour eux, aucun vol n’a été semble-t-il signalé, sinon on en aurait entendu parler. J’aurais peut-être pu les questionner là-dessus mais ça me semble un peu futile et je risquerais d’éveiller leurs sonnettes d’alarmes pour une fausse piste. En même temps, si on souhaite voler plusieurs types de marchandises, autant s’attaquer à un seul magasin vendant les trois : on prend moins de risques qu’en réalisant trois braquages distincts. Et en plus la qualité est légèrement meilleure pour ce qui est du pur matériel militaire puisque c’est une boutique shinobi contrairement aux trois autres qui sont des boutiques adressées à une clientèle contenant potentiellement d’avantage de civils. Tant pis. Au moins je saurais qu’il y a ces magasins qui existent dans les parages. J’y reviendrais si jamais un nouvel élément se présente et semble m’indiquer qu’il faudrait approfondir ces idées. **

Bien, il était maintenant temps de quitter ce quartier. Le soir commençait lentement à décliner, même si on n’était pas encore la nuit. C’était le bon moment pour aller rencontrer un de ses vieux amis. Un contact qu’il avait établi pendant qu’il jouait les apprentis détectives avec son ancien employeur. Même maintenant qu’il était à son propre compte, il avait conservé quelques-uns de ces contacts vraiment très utiles.

Seijun se rendit au ‘Comptoir des noyés’. C’était un bar qui avait aussi quelques chambres et proposaient également des soirées à thème de temps en temps. Vu le thème cuir et latex du soir, heureusement qu’il s’y rendait assez tôt. Ca lui éviterait de croiser des gens trop peu fréquentables et lui permettrait de résoudre ses problèmes dans une atmosphère à peu près normale s’il ne trainait pas de trop.
Comme d’habitude, la personne qu’il cherchait était là. Dans une table au fond, sa table en quelque sorte, à parier de l’argent sale aux dés. Le jeune Hyuuga s’assit juste à côté, en signalant sa présence d’un petit signe de main qui pouvait passer pour un salut. Goruko lui répondit pour lui dire qu’il l’avait vu, et termina rapidement la partie de dés en cours. Evidemment, il gagna, comme presque toujours. Après tout, le business ne fonctionnait que s’il trichait. Il suffisait de perdre de temps en temps pour ne pas éveiller les soupçons. Seijun s’amusa à suivre ses manigances avec son Byakugan. Son adresse était quand même incroyable. Il arrivait toujours à faire tourner les dés comme il fallait au tout dernier moment, quand il retirait le pot qui les dissimulait, afin d’obtenir des chiffres qui l’arrangeaient.
Il se souvenait bien de leur première rencontre. Seijun avait joué un peu avec lui et avait gagné trois parties d’affilée en déjouant ses manigances avec son Dôjutsu. Plutôt que de le déplumer et le balancer aux forces de l’ordre, il avait fait un petit marché avec lui. Goruko faisait pas mal de recel, donc il avait souvent des tuyaux intéressants. Et en soi, lui ne volait jamais de marchandises. Il se contentait de les écouler. Du coup, il avait juste à prétendre ne pas savoir la provenance en cas de pépin : la triche aux dés c’était bien son seul crime officiel.
Mais bon, depuis qu’il lui servait d’indic, Seijun lui avait appris deux ou trois subtilités légales pour éviter de se faire pincer. Du coup, ils étaient devenus amis si on pouvait dire. Disons plutôt qu’ils avaient des intérêts en commun et que c’était bien pour l’un comme pour l’autre de coopérer. Surtout que Seijun lui versait occasionnellement de petites commissions sur les enquêtes résolues grâce à lui.

Ah c’était bon, ses partenaires de jeu, dégoutés, venaient de quitter la table en le laissant avec un petit pactole de drâkes. Seijun se décala, pour s’asseoir en face de lui. Il lui sourit, histoire de mettre une bonne ambiance d’entrée de jeu.

« On dirait que les affaires marchent bien. »

Une façon comme une autre de lui rappeler qu’il savait tout de ses bassesses, et qu’il ne dirait rien. C’était une entrée en matière calculée. Goruko émit un espèce de sifflement agacé, mais lui rendit quand même son sourire avec complicité.

« Oui, pas mal de chance aujourd’hui comme tu vois … C’est plutôt agréable ! »

« J’imagine, oui. »

« Tu viens pour un tuyau je suppose ? On dirait que devenir Chuunin t’as fait perdre les bonnes vieilles habitudes par contre … »


Seijun leva le bras à l’intention du serveur, qui s’approcha. Il commanda un whisky et un soda, puisque lui ne buvait jamais d’alcool.
Il poussa la boisson vers Goruko, et entama directement sur la raison de sa venue :

« Tu as vu juste. Il y a des vols depuis un moment dans une boutique et le propriétaire m’a demandé de me pencher un peu là-dessus. Le genre de job qui paie bien, la boutique est plutôt rentable, donc forcément … »

« Je vois l’idée. »

« Je piétine un peu par contre. Donc j’ai ramassé quelques informations. Je me disais que tu pourrais les faire tourner et jeter un œil, pour la commission habituelle évidemment. »

« 10% ? Si la boutique est si rentable je te demanderais bien 15 cette fois. »


« Tu sais très bien que je dois entretenir mon agence et mon porte-monnaie, moi aussi … Et je n’ai vraiment pas envie de mettre fin à un partenariat aussi profitable que le nôtre. Ne m’y oblige pas, s’il te plait. »

« Oui, ce serait dommage. Oh une merveille ce whisky ! Rah, bordel, tu sais y faire toi, hein ? Allez, dis-moi ce que je peux faire et je verrais si c’est possible. »

« Parmi l’équipement volé il y a des armes griffées. J’ai noté quelques-unes de ces griffes, et j’ai daté le tout. Si tu pouvais consulter les ‘’ registres ‘’ chez les différents receleurs avec lesquels tu bosses. Et surveiller si les griffes des armes volées plus récemment n’apparaissent pas dans les prochains jours … Ce serait pas mal. Ce n’est pas bien méchant comme tu vois : un petit boulot de sentinelle dans des endroits où tu vas toutes les nuits, de toute façon. »


« C’est vrai que c’est pas compliqué. 10% si je trouve quoi que ce soit qui te fait avancer dans ton enquête, on est bien d’accord ? »

« Evidemment. Ais-je manqué une seule fois à ma parole ? »

« Non, c’est vrai. Tu restes un peu pour discuter ? »

« Euh … J’adorerais mais faut que je trouve des outils de crochetage avant que les boutiques ne ferment donc … »

« Si c’est que ça, faisons un autre marché : je te prêtes des outils pour 15 drâkes et tu me les rends demain. »


Seijun hocha la tête. Il espérait en venir à cette conclusion, en fait. Il entreprit donc de rester une petite demi-heure à papoter avec Goruko. C’était toujours très instructif de discuter avec lui : il n’était pas tout à fait dans l’illégalité, mais connaissait tellement de choses sur le marché noir et les bonnes affaires qu’on pouvait y faire, que c’était une précieuse mine d’informations. En plus, comme sa réputation à lui n’était pas forcément assortie à son visage, autant dire que leur partenariat fonctionnait bien. Il suffisait que le jeune Hyuuga enlève son bandeau avant d’aller le voir et tout se passait toujours très bien pour eux deux.

« … comme je te disais ce qui s’est passé à l’académie est horrible. Mais bon, ces monstres ont ravivés le besoin du peuple de se protéger. Du coup, pour les armes, le marché noir est en ébullition. Ce sera peut-être un peu plus long de t’obtenir des informations du coup. Aha, mais t’en fais pas, je suis pas le meilleur pour rien ! Je te trouverais ce que tu veux sur un plateau d’argent. Tu n’as qu’à revenir me voir demain matin, je t’attendrais ici. Et tu auras ce que tu veux. »

« Je sais, c’est pour ça que je fais appel à toi. Tu ne m’as jamais fait faux bond. C’est pas le cas de tous les autres par contre. Enfin bon, ils auraient mieux fait d’écouter mes conseils si tu veux mon avis : ça leur aurait évité la taule. J’en ai envoyé au bagne aussi, mais ça ils le méritaient. Les gros criminels, ça reste des salopards. Tu es différent, évidemment. Tu es plutôt un connaisseur, c’est ce que je pense de toi en tous cas. Pas un criminel, juste quelqu’un qui connait le milieu. Quand on y réfléchit bien, il y a des gens qui ont ce profil dans l’Enquête et l’Espionnage hein ? »

« Héhé, c’est vrai ! J’aurais été un bien bon ninja si ça se trouve ! »

« Si tu faisais disparaître cette bedaine peut-être … »


Ils rirent tous les deux. C’était plus de la réelle complicité que de la comédie, mais ils étaient tous les deux quand même en train d’en rajouter un peu.
Finalement, Seijun finit par prendre congé après avoir ajouté quelques drâkes sur la table pour partir avec les outils de cambrioleur que Goruko trimballait avec lui. Il doutait que celui-ci ne sache même s’en servir. Mais il se promenait toujours avec un attirail de ferraillerie dans son sac, donc ça n’était pas très étonnant qu’il en possède.
En soi, ce n’était rien de très compliqué : différentes pointes métalliques, reliées à une sorte de porte-clés. Sur lequel il n’y avait aucune clé d’ailleurs. Il y avait aussi un espèce de stéthoscope miniature, qui devait servir à écouter les coffres forts tandis qu’on rentrait les combinaisons. Est-ce que ça fonctionnait réellement ? Peut-être pour certains pros, mais Seiju n’avait jamais eu la preuve formelle devant ses yeux en tous cas.

Quand il arriva devant la boutique de Rodora, le jeune Hyuuga fut plutôt satisfait de voir que c’était fermé maintenant. Plus aucune lumière à l’intérieur. Le vieil homme avait fermé boutique normalement. Parfait.
Seijun sauta souplement par-dessus le muret qui le séparait de la cour arrière et atterrit tranquillement dedans. Rien de très compliqué. Il aurait pu escalader évidemment, mais ce n’était pas précisément cet endroit qu’il souhaitait tester. Il se faufila ensuite à pas de loups vers la porte arrière.

** Peu de graviers, c’est facile d’arriver jusqu’ici sans encombre. Si je veux attraper les voleurs, ce serait une bonne idée de mettre un piège dans les environs d’ici. Et de me trouver un poste sur … Ce toit là-bas. J’aurais une vue directe sur la porte-arrière, et je ne serais pas trop loin. Trop loin pour le Byakugan quand même. Mais de là-bas j’aurais une vue sur cette fenêtre-là, donc je pourrais voir du mouvement à l’intérieur. Oui, ça vaut le coup de rester en poste pendant l’enquête, chaque soir. Je n’aurais qu’à dormir le matin. Et j’irais voir Goruko en fin de matinée. Quel programme alléchant. **

Soupirant d’ironie, Seijun franchit la distance qui le séparait de la serrure. Puis il activa de nouveau son Dôjutsu sous sa forme basique. Il examina la serrure. Il voyait très bien les rouages, aussi avec quelques coups de tiges métalliques bien placés, ce fut un jeu d’enfant de l’ouvrir. Il suffisait d’appuyer au bon endroit pour déclencher le mécanisme et défaire le cadenas. Quelqu’un d’un peu plus débrouillard pouvait même y arriver sans avoir besoin de la pupille. Seijun poussa simplement la porte, réalisant que le champ de ses suspects était toujours aussi large, du coup.

** Bon. Il ne me reste plus qu’à me mettre en poste j’imagine. **

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Chuunin
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Mer 4 Oct - 13:57
Seijun s’y attendait un peu, mais sa nuit de planque fut stérile. De toute manière, à en croire la cadence des vols jusqu’ici, on était à un vol par mois pour ceux qui avaient été remarqués. Peut-être qu’il y en avait d’autres … mais dans ce cas le gérant lui aurait menti sur les inventaires, ce à quoi il ne croyait pas du tout. Les histoires tordues de ce genre n’existent que dans les romans policiers écrits pour les bonnes femmes au foyer en mal de rêves.
En tous cas la nuit fut très calme. Le jeune Hyuuga quitta sa plaque tôt le matin, pour aller se reposer quelques heures à son appartement, histoire d’être d’attaque en fin de matinée, au moment où il devait aller retrouver son indic au Comptoir des Noyés.

Comme d’habitude, lorsqu’il se pointa là-bas, il le trouva sans problèmes. Goruko ne quittait jamais son éternelle table dans le fond, durant la journée. Il ne bougeait que la nuit pour aller vaquer à ses occupations à moitié légales. Seijun se souvenait de la fois où il avait été amené à enquêter sur lui : c’était avant qu’ils ne deviennent ‘associés’. Il passait tellement de temps ici qu’une filature était compliquée. Alors il l’avait tout simplement attendu le soir, au seul moment où il bougeait. Mais Goruko dormait tout simplement chez d’autres personnes après des soirées louches, et souvent arrosées. Au début, il en avait donc conclu qu’il vivait simplement comme ça et n’avait pas de domicile. Puis il avait découvert qu’il avait un autre nom, une maison, une femme et deux filles. Il les protégeait de sa vie de trafiquant en faisant semblant d’être quelqu’un d’autre, et il ne passait que deux jours par semaine avec sa famille.
Seijun se demandait encore aujourd’hui pourquoi il continuait cette vie illégale alors qu’il avait une famille, et qu’il pourrait mieux s’en occuper s’il revenait dans le droit chemin. Et la seule réponse qui lui venait, aujourd’hui, c’était tout bêtement que Goruko ne savait pas faire autre chose, et ne le voulait pas. Après tout, même s’il voyait peu ses filles, elles ne manquaient de rien : il gagnait bien. Et tout le monde semblait être habitué à son mode de vie.
Que leur disait-il ? Voyages d’affaires ? Ou alors elles savaient la vérité, plus ou moins ? Difficile à déterminer. Enfin, c’était en le voyant ainsi, en père de famille presque modèle, que Seijun avait décidé qu’il serait son indic, plutôt que de l’envoyer au mitard. Avait-il commis une erreur ce jour-là ? Peut-être, si un jour quelqu’un lui tombait dessus à cause de ça c’en serait une. En attendant, même s’il était à la limite de la loi, Goruko était quand même quelqu’un de bien. Alors il était peut-être lui-même limite en bossant comme ça … Mais en tous cas, il n’aurait pas de regrets même si on s’attaquait à lui par cette voie-là un jour.
De toute manière, qu’est-ce qu’ils pourraient lui faire ? Lui retirer sa licence et sa permission d’exercer comme détective ? Quelle importance ? Si quelqu’un lui faisait ça, il intègrerait l’Enquête. Sauf si c’était elle qui tentait de le recruter en lui forçant la main, là il irait voir les espions pour les emmerder. Franchement, il ne voyait pas comment il pourrait avoir à le regretter un jour.

Mais est-ce que c’était vraiment le moment de divaguer et de se projeter en hypothèses ? Pas vraiment, il était toujours au milieu d’une enquête, merde.

Seijun resta un bon moment au Comptoir des Noyés à écouter Goruko. Son indic n’avait clairement pas chômé, comme d’habitude. Il avait toujours fait du bon boulot quand il s’agissait de marchés noirs.
Les griffes correspondaient visiblement à plusieurs armes revendues sur le marché ces derniers mois. Les dates précises, les points de vente, la griffe, le jeune Hyuuga contemplait le calepin avec une totale incrédulité. Il faisait toujours de l’excellent boulot … Mais là ? C’était pire que de l’excellent boulot, c’était juste parfait. Un peu trop d’ailleurs. C’était comme s’il avait quelque chose à cacher, ou à se faire pardonner. Qu’est-ce que c’était au juste ?
Le temps d’y réfléchir, Seijun se concentra dans un premier temps sur le calepin pour essayer de mémoriser le maximum d’informations et pour tenter de les lier entre elles d’une manière ou d’une autre. Tous ces points de vente étaient situés à une échelle plus grande que prévue. Certes, en apparence ils étaient tous situés dans Taki. Mais la distribution s’étendait à tout l’Empire. Seijun connaissait certains de ces endroits, pour les avoir déjà visités d’entre d’autres circonstances. Par exemple, l’entrepôt de la place du figuier. C’était le repaire de caïds du pays de la foudre. Et ils assuraient une liaison entre la clandestinité de Raimari et celle de Taki. La raison pour laquelle ils exerçaient encore ? Parce qu’ils avaient une enseigne légale, tout simplement. Et que leur entrepôt était adroitement construit : même si on savait pertinemment tout ce qu’il s’y passait, jamais personne n’avait réussi à leur soutirer de preuves tangibles. C’étaient des mafieux extrêmement bien organisés, et avec de très bonnes relations.
En plus, et ça c’était une supposition de Seijun et non une affirmation étayée par des preuves, il les soupçonnait d’être les fournisseurs officiels de très grands noms en matière de prostituées de luxe. Des femmes jeunes, belles, et importées tout droit des pays de la foudre et des plaines arc-en-ciel. Sélectionnées une par une afin de garantir tout un tas de trucs pervers et dégueulasses, mais les critères n’étaient pas si importants. Ce qui était important c’était qu’il n’y avait pas moyen de les coffrer. Il y avait trop peu d’indices, et une excellente couverture par des puissants. Le genre de réseau qu’on ne fait pas tomber comme ça.
Et si on en croyait Goruko ils étaient aussi tombés dans le trafic d’armes …

** Intéressant. Mais contrairement à leurs autres trafics déjà dégueulasses, le trafic d’armes laisse beaucoup plus de traces derrière lui. Et surtout, il est bien plus mal vu. Parce que c’est l’un des trafics les plus dangereux … S’ils sont impliqués là-dedans … Hum … Il faut que j’écrive un rapport aux autorités compétentes. On ne sait jamais, peut-être que cette piste les aidera à les coincer d’une façon ou d’une autre. Enfin, j’écrirais ça plus tard. J’ai ma propre enquête à mener, on va faire les choses dans l’ordre. Je n’aime pas les types des figuiers, mais ils sont juste un point parmi d’autres d’après Goruko. Beaucoup d’autres. Ce ne sont que des revendeurs, ce ne sont pas ces types qui m’intéressent … **

Enfin, il pouvait toujours aller tous les voir un par un évidemment. Mais ce serait beaucoup de bruit et de castagne pour des résultats médiocres. Ce genre de transaction se faisait sous X, et encore plus souvent avec un intermédiaire plutôt qu’en personne. Il n’attraperait rien de bon à s’occuper de cette affaire en écumant les comptoirs de vente et en démolissant des criminels endurcis, qui rendraient les coups. A part manquer de se faire tuer, et s’épuiser à la tâche, à courir le lièvre en ligne droite il ne l’attraperait jamais. Non, il avait besoin de quelque chose de plus. Une sorte de point de repère qui reliait tous ces trafics …

En tous cas il faudrait qu’il dise à l’armurier qu’il ne reverrait probablement pas la plupart de ses marchandises s’il trouvait l’entrepôt où ils stockaient la marchandise en attendant qu’elle soit revendue, peut-être qu’il en récupèrerait la moitié, ou un quart. Mais tout ? Ce qui était déjà écoulé, c’était perdu. Même s’ils n’avaient pas fait disparaître les griffes, les nouveaux propriétaires risquaient fort de s’en occuper à leur place. Bon, avec un peu de chance les agents de l’enquête tomberaient dessus un jour et coffreraient les receleurs comme les acheteurs pour trafic. En attendant, peu probable que tout ça lui repasse entre les mains très tôt. Enfin, l’espoir fait vivre.

Bon ce lien entre les trafics, il arrive ? Pas vraiment. En plus, c’est un autre point qui attire l’attention de Seijun. Cette précision dans le rapport de Goruko, qui commence à l’obséder. Pourquoi tant d’efforts pour la somme modique qu’il avait promis ? A tous les coups, il avait fait une connerie. Mais bon, là, ça faisait énormément à se faire pardonner. Il venait quand même de lui lâcher des informations sur des gangs capables de le bouffer, lui et tout son trafic qui lui avait demandé de si longues années de travail. Bon, ok, c’était pour Seijun, qui était quelqu’un de confiance, et il le savait. Mais si d’une manière ou d’une autre quelqu’un comprenait qui avait donné une info comme celle-là, il était cuit. Et son changement d’identité protègerait sa famille, peut-être. Mais combien de temps ? Seijun l’observait du coin de l’œil. Il était en sueur, et pas dans son assiette, même s’il essayait de le dissimuler. Il craignait … Seijun ? Son regard fixe sur lui, cette angoisse. C’était le jeune détective dont il redoutait la réaction. Il fronça les sourcils, avant de se reporter au calepin, cherchant quelque chose de bien précis qu’il … trouva, cette fois. Evidemment, c’était bien plus logique maintenant qu’il disposait de cette information-ci. Bon. Clémence ou punition ? Plutôt clémence, dans le fond les receleurs ignoraient le plus souvent d’où venaient les marchandises … Et puis, ce calepin c’était un mea culpa très clair.

« Tu as vu leurs visages ? Tu as un nom peut-être ? »

« … Non. C’est pour ça que j’ai cherché aussi activement. Parce que moi j’ai rien. Donc j’ai été vérifié tous les points de vente à cause de ça. Je voulais te donner un indice en échange de … Enfin, tu vois. J’ai rien d’autre que ce que t’as en mains. Et j’y ai passé toute la nuit, à chercher. J’ai fait jouer tout mon réseau, tous mes contacts. »

« Je vois. Tu t’es mis au trafic d’armes maintenant ? »

« Ben … Avec tout ce qui se passe en ce moment, les gens ont peur. Le trafic d’armes rapporte très gros : tout le monde veut s’en procurer une à planquer dans son salon. Ou dans son sac à main. Même s’ils ne savent pas s’en servir, les gens sont prêts à débourser pas mal de sous pour mettre la main sur du matériel de professionnel. Et tu sais que j’aime l’argent … »

« Ouais, ben essaies d’aimer encore plus ta liberté et ta famille, Goruko. Franchement, je te dirais bien de renoncer à ça. Parce que là-dessus, les autorités sont vraiment au taquet. Et je veux bien te couvrir une fois quand je ferais mon rapport, en tenant compte de ton exceptionnelle coopération … Mais la prochaine fois, que ce soit eux ou moi, tu vas te faire prendre. Je t’ai toujours couvert parce que notre association marche bien … Mais fais gaffe, les ninjas de l’Enquête et de la Défense, ce ne sont pas des rigolos. Mais alors pas du tout. Je serais même à parier que l’espionnage sait presque tout de tes trafics. Evites les faux-pas. »

« Ouais je sais bien … Et pour le paiement ? »

« … Je passerais te voir après mon enquête. Eh, Goruko. Je rigole pas tu sais. J’ai pas envie que tu te fasses chopper. »


« Je sais, petit, je sais. Merci. »

Le jeune Hyuuga ne répondit pas, et se contenta de se diriger vers la sortie. Ces soucis étaient assez préoccupants, oui. Mais bon, ce n’était pas son job à lui et il ne pouvait pas y faire grand-chose pour le moment. Ce qu’il pouvait faire, en revanche, c’était d’essayer d’endiguer ce trafic. Le problème c’était que plus il y réfléchissait, plus le nombre de points de ventes concernés lui laissait entendre un trafic de grande envergure. Ou au moins, une association de malfaiteurs et plus un voleur isolé. L’affaire prenait de l’importance, ce n’était pas un petit vol routinier, mais quelque chose de carrément plus important. Après peut-être que le voleur de l’armurerie, lui, était seul. Mais qu’il fournissait un réseau bien plus grand. Sur quoi devait-il se concentrer ? Arrêter un simple voleur, ou tout le trafic ? La réponse s’imposait d’elle-même, mais s’il voulait suivre le droit chemin il allait avoir besoin d’aide.
Les autorités ? Non pas la peine, elles étaient débordées. S’il voulait arriver au bout de l’affaire il devait trouver un soutien moins officiel. Et plus versé dans le milieu. Donc un baron du crime organisé. Mais pas n’importe lequel : il lui en fallait un qui ne soit pas concerné par ce trafic précis. Et si possible qui avait des connexions légales. Qui avait, en gros, un intérêt à collaborer pour éliminer un concurrent, mais aussi pour conforter sa place légale en participant au démantèlement d’un trafic. Et par-dessus le marché, de très puissant pour ne pas avoir à craindre les représailles de ceux à qui il s’attaquait.
Seijun grimaça. Les lois impériales étaient sévères, et trouver un accord avec le gouvernement n’était pas simple, même pour des criminels de grande envergure. Donc le nombre de noms à sa disposition était très limite. Mais il en avait bien un. Quelqu’un qui était officiellement dans la loi, officieusement un peu moins, mais qui permettait à l’Empire d’exercer un contrôle sur le marché noir par accord, et qui donc avait une place plutôt sécurisée.

Enfin bon, Seijun avait compris qu’il avait besoin d’aide, et il ne pouvait pas demander aux pires crapules. Il lui fallait ce quelqu’un qui travaillait déjà en collaboration avec la haute hiérarchie, en quelque sorte. Et qui était du genre à en pas du tout être inquiété, et donc qui malgré tous ses trafics, n’était pas non plus dans l’atrocité. Ou alors pas au savoir de l’Empire … Et bon, échapper à l’espionnage, c’était prodigieux voire impossible. Donc s’il était enbonne position, c’était qu’il y avait de bonnes raisons.
S’il allait le voir, ça risquait de remonter aux oreilles de personnes haut-placées. Mais en même temps, c’était son métier, et s’ils faisaient les choses selon le protocole ni lui ni Seijun ne seraient inquiétés. Surtout si les résultats étaient là.
Oui, sa décision était prise. Par contre il allait devoir faire son baluchon. Et partir pour la capitale.

Seijun allait demander audience à Oma Ono. Si quelqu’un pouvait lui fournir des informations ou de l’aide, c’était bien lui. Il avait la désagréable impression de se vautrer dans la gueule du loup, mais s’il voulait faire vite et bien, il n’avait plus vraiment d’autre option. La planque donnerait peut-être des résultats, mais jamais aussi bon qu’en procédant de cette manière.
Bon, le chemin vers Shi allait être long … Il allait devoir courir pour économiser un maximum de temps.
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Jeu 12 Oct - 10:33
Shi et Taki n’étaient pas très éloignées l’une de l’autre. Enfin, disons plutôt que le nombre de navettes qui assuraient le passage de l’une à l’autre était très conséquent, surtout en pleine journée. Seijun avait également entendu dire que des chariots permettaient le voyage de nuit. En l’occurrence, lui avait tout simplement pris un cheval à l’entrée de Taki pour aller jusqu’à Taki en quelques heures. C’était un moyen très simple pour les ninjas de passer d’une ville à l’autre à grande vitesse. Comme il était Genin, on lui refusa tout d’abord, mais après avoir montré son ordre de mission et parlementer un peu, on avait fini par lui fournir la monture sans le faire payer de sa poche. C’était très simple comme principe : il allait à dos de cheval d’une porte à l’autre, et surtout d’une écurie à l’autre. Les deux écuries s’échangeaient ainsi les montures régulièrement au rythme des voyages et en prenaient toutes les deux grand soin. Ce système favorisait la communication entre les deux villes quand il y avait des messages à porter, mais permettait aussi aux ninjas d’agir plus efficacement dans l’une ou l’autre en cas de problèmes. C’était simple, mais efficace.

Même si le jeune Hyuuga connaissait moins bien Shi que Taki, trouver la demeure des Onos ne fut pas si difficile. Tous les riches marchands habitaient dans la cité de diamant, le cœur aristocratique de la capitale. Et ça, il savait où cela se situait. Un endroit très bien gardé, et même un peu fermé, auquel tout le monde n’avait pas accès. Et en plus de la protection générale, chaque demeure avait généralement ses propres gardes, et une grille aussi haute qu’épaisse.
Bref, c’était très luxueux, et ça avait un certain charme. Mine de rien, c’était un endroit très verdoyant. Enfin, en tous cas pour un quartier résidentiel, c’était très vert. Ce n’était pas non plus la pleine nature, il ne fallait pas exagérer.
En tous cas, trouver la demeure qui l’intéressait fut simple au possible : Seijun demanda simplement au premier milicien qu’il rencontra. Comme il était ninja, on lui répondit tout simplement sans trop insister sur les raisons de sa venue. Seijun prétexta simplement un rendez-vous lié à une mission, en ne montrant que le sceau sur son ordre de mission. Ca sembla suffire, puisqu’il fut devant la demeure quelques minutes à peine après l’avoir fait.

Même parmi les vastes habitations de la cité de diamant, celle-ci faisait bonne figure. Et même mieux, c’était sans aucune doute l’une des plus grandes. Pourtant, cela ne faisait que quelques années que les Onos étaient arrivés sur le territoire impérial en provenance de Shousan. Autant dire qu’ils semblaient avoir merveilleusement bien réussi leur intégration. Ca leur donnait de l’importance si on se référait au discours de l’impératrice, et à la volonté impériale d’assurer un avenir aux ressortissants du pays du feu. Ils pouvaient servir à étayer et démontrer ce qu’elle cherchait à faire. Le jeune Hyuuga commençait à se demander s’il ne faisait pas une erreur en mettant les pieds ici … Une bavure lui coûterait cher. D’un autre côté, cela renforçait aussi sa conviction : l’alliance entre ce riche marchand et l’Empire était bénéfique aux deux. Et prolifique pour lui. Il aurait sans doute tout intérêt à montrer son utilité à l’Empire. Il n’avait même pas besoin d’exiger de paiement en soi : la simple mention de son nom dans son rapport, s’il résolvait l’enquête, serait une récompense alléchante pour lui. Enfin, peut-être, Seijun allait peut-être trop vite en hypothèses. Il ne connaissait pas le personnage après tout.
C’était très bien possible qu’il soit tout simplement enclin à coopérer avec les autorités pour faire son devoir citoyen. Même si ça ne correspondait pas à sa réputation, celle-ci pouvait très bien être usurpée. Il valait mieux se faire une idée soi-même dans ce genre de situation.

Bon, et cette gigantesque grille, alors ? Tout bêtement, Seijun appuya sur le bouton à l’entrée. Une sorte de mécanisme se déclencha, faisant sonner une cloche tout en haut de la porte. Quelques minutes plus tard, un homme en costard vint lui ouvrir. Il portait des gants blancs, et avait un port impeccable. Un majordome ? Oui, vu la richesse de l’endroit ça paraissait complètement logique, pourquoi était-il si surprit de voir ce personnage apparaître ? Peut-être juste parce qu’il n’avait pas l’habitude de tant de luxe.

« Bonjour, jeune homme. Que puis-je pour vous ? »

« Bonjour. Je me nomme Seijun Hyuuga. Je suis ninja, au service de Sa Sainteté. Je suis au beau milieu d’une enquête et j’aurais aimé sollicité un entretien avec Mr Ono. Il se trouve que j’ai besoin de conseils, et je pense qu’il pourrait beaucoup m’aider pour avancer dans cette enquête. »


Le majordome entreprit d’ouvrir la serrure, et de pousser la lourde porte pour le laisser passer. Il le mena jusqu’à l’entrée, et le fit asseoir dans une petite salle coquette à côté du vestibule.

« Je vais aller prévenir Mr Ono. Votre message est-il complet ou est-ce qu’il y a autre chose dont je devrais lui faire part ? »

« Oui, il y a bien autre chose. C’est une affaire assez délicate, et potentiellement assez urgente. Je ne me serais pas permis de le déranger si je n’avais pas réellement besoin de ses conseils. »

« Très bien, je vous prie d’attendre ici, jeune homme. Je reviendrais vous chercher quand Mr Ono pourra vous recevoir. »


Seijun se contenta de hocher la tête pour marquer son assentiment, et d’aller se poster devant la fenêtre. Il venait de chevaucher, et n’avait pas très envie de s’asseoir. Il avait même un peu les jambes en compote. Même s’il savait monter à cheval, autant dire que ce n’était pas l’activité qu’il pratiquait le plus. Pratiquement jamais, même. Du coup, il avait quand même bien mal aux cuisses. Ca passerait d’ici une petite demi-heure à peine, sans doute. Mais en attendant, ce n’était pas très agréable à supporter.
Le jeune Hyuuga était quelqu’un de très patient, et il avait beaucoup à réfléchir avec la tournure que prenait son enquête. Il avait imaginé un petit voleur isolé, puis un type qui avait un lien avec le marché noir, mais encore une fois un acteur isolé. Maintenant il commençait à pressentir une organisation plus importante. Un petit groupe de personnes, peut-être lié à un groupe plus important. Et ça pouvait être n’importe lequel. Il lui fallait donc quelqu’un qui soit légalement attaché à l’Empire et qui connaisse tout de même ce milieu. Ca n’allait pas être simple d’expliquer à Oma Ono ce qu’il recherchait sans le vexer, ou tout simplement lui donner une excuse pour être vexé. Il allait falloir présenter les choses intelligemment.
Il fallut une bonne vingtaine de minutes pour que le majordome ne revienne le chercher. Il était toujours debout devant la fenêtre, les mains dans les poches, et plongé dans de profondes réflexions. Il essayait de trouver le meilleur angle pour prendre cette conversation par le bon bout. Il avait l’habitude des petites frappes, et même des chefs de gang. Certains étaient même très dangereux et contrôlaient une bonne partie du réseau clandestin de Taki.
Mais là, il était à Shi, déjà. Donc une ville encore plus grande, et une partie du réseau qu’il connaissait beaucoup moins bien et dans laquelle il avait peu de contacts. Et Oma n’était pas un criminel, au contraire de ses rencontres habituelles. C’était un marchand, qui connaissait le monde du crime organisé. C’était là toute la différence dont il devait tenir compte. Cette précision serait le fer de lance de cette rencontre pour lui. Il se devait d’être d’une pointilleuse diplomatie.

Le majordome l’amena jusqu’à une porte entrouverte, qu’il écarta pour laisser Seijun passer. Le jeune Hyuuga le remercia d’un signe de tête, tout en entrant. La porte se referma derrière lui. Il n’y avait qu’une personne ici. Vu son allure et son attitude, c’était évidemment Oma Ono. Le jeune Hyuuga s’approcha directement de lui sans presser le pas pour autant.

« Bonjour, Mr Ono. Je vous remercie d’avoir accepté cette entrevue, surtout malgré sa nature imprévue et dans des délais aussi brefs. Je sais que vous avez beaucoup à faire, je vous suis donc d’autant plus reconnaissant. »

Il fallait parler avec assurance, mais avec politesse. Garder une certaine distance, tout en se montrant respectueux. C’est mieux de ne montrer aucune arrogance, dans ce genre de situation. Sans toutefois laisser éclater au grand jour qu’on est pas forcément dans la situation la plus confortable du monde.
En tous cas, cette petite entrée en matière était la seule qu’il pouvait se permettre. Seijun observait calmement l’attitude du marchand. C’était elle qui allait déterminer la façon dont il aborderait cet entretien après tout. Le moindre détail, le moindre tic, pouvait entrer en compte.
Chuunin
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Ven 13 Oct - 21:38

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Oma se tenait devant la fenêtre de son bureau, la pièce la plus haute de sa demeure. Dans l'une de ses mains un cigare tout droit importé du pays de la Roche, ce n'était pas les meilleures que l'on pouvait trouver mais il appréciait cette petite note de vanille dans le tabac utilisé. Dans l'autre, un verre d'un alcool de grande qualité, un petit producteur d'on il achetait à chaque fois la totalité de sa production. Il aimait savoir être le seul à déguster ce breuvage, certes l'homme devait certainement se garder une ou deux bouteilles mais mise à part celles-ci c'était lui qui possédait le reste. Cette idée lui plaisait énormément. Histoire de ne pas enfumer cette pièce il fumait face à la fenêtre ouverte. D'ici il avait une vue impressionnante sur toute une partie du quartier et de la Grande Cité. Le Palais était visible de partout, mais d'ici il pouvait apercevoir pas mal de temples qui se trouvaient dans cette partie de la ville.

Oma souffla un épais nuage de fumée et regarda celui-ci s'éloigner avant de s'estomper dans l'air. Il était inquiet, inquiet de la tournure que prenaient les choses. Depuis que Sham avait quitté sa prison tout s'enchaînait à une vitesse hallucinante. Et tout ce qu'il tentait venait à échouer. Ce qui le dérangeait le plus était simplement le fait qu'il ne pouvait pas agir de façon trop ouverte. L'homme d'affaire ne comprenait pas comment son fils avait réussi à s’enfuir et pourquoi il n'avait pas été mis au courant. Normalement il aurait dû être le premier à savoir et non l'apprendre quand Sham s'était présenté. Les choses avaient bien changé depuis Shousan, à cette époque Anaki et Shûren l'auraient directement mis au courant, aujourd'hui ça n'avait plus rien à voir. Faire croire à la mort du plus jeune de ses fils à cette époque avait eu bien plus de répercutions qu'il ne l'avait cru. La famille s'était tout simplement scindée, trois petits clans au sein de celle-ci. Un qui le suivait, un qui le fuyait tout bonnement et le dernier qui n'en avait que faire de ce qui se passait. La seule chose qui maintenait tout le monde en ces lieux était l'argent, il y avait peut-être aussi la taille de la maison qui permettait de circuler sans croiser personne mise à part le personnel.

Quoi qu'il tente Sham arrivait à s'en échapper, c'était une horreur ... Pire que ça, aujourd'hui il avait réussi à se créer un entourage tout bonnement impressionnant. Que ce soit l’Impératrice chez qui il logeait. D'ailleurs comment avait-il réussi cette prouesse ? Lui il lui avait fallut une semaine pour avoir un rendez-vous avec cette femme et là Sham avait tout bonnement réussi à vivre sur place. Et s'il n'y avait qu'elle ... Le nouveau chef des Inuzukas, c'est lui qui l'avait sauvé en prison. Sans lui, Sham serait réellement mort et il n'aurait pas à avoir peur d'être découvert. Tout lui filait entre les doigts pour le moment et il n'aimait pas du tout ça.

Quelqu'un toqua à la porte, le sortant de ses pensées. Il écrasa le reste de son cigare sur les tuiles du toit avant de le balancer par la fenêtre.

« Entrez ! »

Oui en effet il n'aimait pas beaucoup être dérangé dans ses moments de réflexion. Il allait devoir reporter sa préparation de plan à plus tard. Malheureusement le temps commençait doucement à être compté. Il fallait que Sham disparaisse le plus rapidement possible.

« Excusez-moi de vous déranger Oma-sama mais il y a un jeune homme en mission qui demande une entrevue avec vous. Je sais que c'est un peu vous prendre de court mais il dit que c'est une affaire délicate et potentiellement urgente. C'est une jeune shinobi de l'Empire. J'ai pensé que vous aimeriez renforcer un peu plus vos liens avec l'Empire. »

« Il est vrai que ce ne serais pas une mauvaise idée Momo mais je n'ai pas réellement le temps. Dit lui de repasser demain et demande lui en quoi cette affaire consiste. »

« Très bien Oma-sama. Je vais aller le prévenir. »

Avant qu'il ne quitte la pièce la curiosité de l'homme d'affaire le piqua et puis il y avait peut-être là une opportunité à saisir ... Peut-être connaissait-il Sham. Et toute information sur son fils était bonne à prendre.

« Dis-moi Momo, comment se nomme ce garçon ? Et quel est son grade ? »

« Il se nomme Seijun Hyuuga et possède une armure Genin Oma-sama. »

Ce nom lui disait quelque chose. Où pouvait-il bien l'avoir entendu ? Fort heureusement Momo comprit qu'Oma était en pleine réflexion sur ces dernières informations. Le major-d'homme ne comprenait pas bien en quoi ça pouvait avoir une quelconque importance. Les yeux d'Oma pétillèrent durant un instant, il ne savait absolument pas qui était ce gosse, il avait cru reconnaître ce prénom mais il n'en fut rien. Mais il était genin tout comme Sham.

« Fait le entrer, je vais le recevoir aujourd'hui finalement. Mais fait le un peu attendre, je ne voudrais pas qu'il pense que l'on entre comme on le désire chez les Onos. »

Oma referma un peu la fenêtre de son bureau, s'il pouvait soutirer quelques informations sur Sham auprès de ce gosse il serait peut-être en mesure de mieux frapper. Frapper avant que Kazuhiro ne revienne ... Comment savait-il que Sham avait été voir son frère ? S'il n'avait pas quelques informateurs un peu partout dans le monde jamais il n'aurait pu être à une aussi bonne place tout en s'assurant que celle-ci reste sienne. Il but une nouvelle gorgée de son verre avant de le reposer sur le bureau.

Il ne fallut pas des masses de temps pour que le jeune Hyuuga arrive dans son bureau, immédiatement il se mit à parler, son pas été assuré. Oma trouvait ça très amusant et y voyait une once de courage. Venir demander une entrevue à une personne tel que lui montrait à ses yeux que le jeune homme savait se prendre en main.

« Bonjour Seijun. C'est normal d’accueillir une personne agissant sosu les ordres de sa sainteté. Veux-tu quelque chose à boire peut-être ? »

Momo quitta la pièce après la réponse du jeune homme, refermant derrière lui la porte. Oma fit signe au Hyuuga de s'installer sur la chaise face au bureau s'il le désirait. Lui prenait place sur son fauteuil richement sculpté.

« Dis-moi en quoi puis-je t'aider ? »

Il plongea son regard dans celui du jeune homme, cherchant à jauger celui-ci.
Anbu
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Ven 27 Oct - 17:22
Seijun s’attendait à devoir attendre environ une heure avant d’être reçu par Oma Ono : après tout, il ne venait sous aucune couverture officielle. Et sans aucun rendez-vous. Néanmoins, il fut reçu plus vite qu’il ne l’avait prévu. Il ne savait pas si c’était du zèle, son statut de détective privé, ou encore la curiosité, mais en tous cas c’était une bonne indication. Ou tout simplement un gain de temps appréciable. Après tout il avait encore une enquête sur les bras.

Le Hyuuga prit place de l’autre côté du bureau de l’homme d’affaire, après avoir jeté un rapide coup d’œil sur la pièce. C’était luxueux, mais ce n’était pas si étonnant étant donné la richesse de cet homme et son statut. Rien qui ne soit notable. Et de toute manière ce n’était pas pour enquêter sur lui qu’il était là, et la curiosité n’était pas une très bonne entrée en matière pour une situation aussi délicate. Manifester son désintérêt pour tout ça était une bonne manière d’illustrer que la raison de sa venue n’était pas Oma Ono, justement. Ou en tous cas qu’il n’était pas au cœur de son enquête. C’était la vérité, mais il fallait encore que celui-ci en soit aussi convaincu que Seijun ne l’était.
L’homme lui-même était quelqu’un qui faisait naitre la curiosité d’ailleurs. C’était impossible de ne pas prendre quelques secondes pour le détailler et essayer de prendre conscience de la personne à laquelle il avait affaire. Ce qui était le plus étonnant, de prime abord, c’était son chakra. On ne s’attendrait pas à ce qu’un homme d’affaire dispose d’une réserve et d’une puissance aussi grande. Et encore, les sens de Seijun n’étaient pas son meilleur atout. Sans son Byakugan, il y avait fort à parier qu’il soit assez éloigné de la vérité. Oma Ono pouvait très bien être plus puissant qu’il n’en avait l’air. En tous cas, ce qui sautait aux yeux, c’était que sa puissance ne se limitait pas à son empire financier.
Ca pouvait paraître anodin, mais ça ne l’était pas. De toute évidence, même en termes de force physique, ce n’était tout simplement pas quelqu’un qui craignait les ninjas. Ce qui signifiait beaucoup pour l’angle d’approche qu’il devait adopter.
Toutefois, outre cette grande confiance en lui, l’esprit analytique de Seijun s’efforça de s’interrompre ici. Inutile d’échafauder des théories farfelues par-dessus les faits bien réels. Il ne ferait que se perdre et douter à cause des conjectures.

Il ne put s’empêcher de penser, toutefois, qu’il faisait face au père de Sham. Il ignorait les relations entre eux mais … eh bien, il gardait cela dans un coin de son esprit. Peut-être que cela pouvait être une idée intéressante si jamais il sentait que la situation lui échappait, de faire venir sur la table leur début d’entente. Après tout ils avaient livrés quelques combats côte à côte, malgré leurs différends claniques. Ce n’était pas du tout anodin.
D’ailleurs … Oma Ono n’était pas la branche Uchiwa de la famille de Sham. Mais il avait un certain lien avec eux d’une manière ou d’une autre. Est-ce que cela jouerait contre lui ? Là tout de suite, rien ne le laissait présager. Mais il se reprocha immédiatement de ne pas y avoir pensé avant d’entamer cette rencontre. Peut-être qu’il aurait pu en profiter pour faire parler sa situation d’ambassadeur pour le profit de Heian et du rapprochement Empire-Clan Hyuuga. Ca aurait été un autre angle très intéressant.
Enfin, il serait toujours temps d’en parler une fois que le sujet serait sur la table.

« Je ne saurais pas refuser un thé, Mr Ono. Je vous remercie. »

Seijun se souvenait de ses premières années de détective. A cette époque quand on lui proposait à boire, il avait tendance à refuser justement. Il avait appris, une de ses premières leçons, que décliner l’hospitalité de celui qui acceptait de nous recevoir était rarement une bonne idée. Justement, accepter quelque chose à boire était une façon de montrer patte blanche. Surtout quand la personne est quelqu’un de haut placé. Il apprécie presque toujours cette marque de confiance. Surtout venant d’un shinobi, qui sont d’ordinaires parmi les personnages les plus méfiants de tous les corps de métier. En particulier dans les domaines de l’enquête ou de l’espionnage, où ils sont généralement à la limite de la paranoïa.

Le majordome déposa une tasse devant lui, avant de s’en aller pour les laisser seuls. Oma sembla désireux de ne pas perdre de temps et amena directement Seijun à parler de la raison de sa venue. Quoi de plus normal après tout ? Il était arrivé sans prévenir et cet homme ne devait pas avoir beaucoup de temps devant lui. Passer directement au sujet principal était aussi une bonne façon de jouer cartes sur table et de montrer qu’il ne cherchait pas à emmêler les choses. Seijun souhaitait réellement simplifier au maximum cette situation pour le bien de son enquête. Et pourquoi pas en vue d’une opportunité future ? Après tout, les hommes puissants mais qui sont à la limite de la loi sont d’excellents contacts pour un détective privé. C’est toujours bien de faire bonne figure face à l’un d’entre eux.

« Je crois que je vous dois une présentation en bonne et due forme pour mieux expliquer les raisons de ma venue, Mr Ono. Je suis un ninja de l’Empire et du clan Hyuuga, mais je suis également détective privé. C’est cette dernière fonction qui m’amène auprès de vous. Je suis bien au milieu d’une mission pour Sa Sainteté, mais c’est pourtant mon statut de détective privé qui prime dans cette mission. »

« A vrai dire, je suis sur une enquête délicate. Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais il y a eu plusieurs vols du côté de l’armurerie principale à Taki. J’ai été mandaté pour m’occuper de cette affaire. Je pense que c’est justement le fait que je ne sois pas de l’Enquête qui m’y a amené : je suis du genre à flirter avec les limites de la loi pour atteindre mes objectifs et à me donner les moyens de réussir, ce qui est rarement leur cas. Enfin, tout ça pour dire que j’ai remonté un tant soit peu les différentes pistes qui s’offraient à moi et conclut que ce n’était pas l’œuvre d’une voleur isolé. Il y a toute une organisation derrière tout cela. Et une organisation très importante, même, je dirais. Je soupçonne quelque chose d’assez gros. Ce n’est partiellement qu’une intuition, mes indices étant plus proches des soupçons que des preuves pour l’heure. Mais je fais confiance à mon flair, je pense que je ne suis pas sur la mauvaise voie. »


Seijun hésita. Devait-il affirmer haut et fort que Oma n’était pas parmi les suspects ? Non, en soi ce serait impoli. Ne simplement rien mentionner et donner ces informations de façon détendue l’illustrait sans avoir besoin de prendre le risque de le froisser ainsi. Après tout, si le Hyuuga n’avait rien à lui reprocher, alors pourquoi prendrait-il la peine de le lui confirmer ? Ses affaires étaient limites, mais toutes légales et profitables à l’Empire. Il n’avait pas à le juger ou à témoigner d’une approbation ou non envers ses activités.

« Si je viens vous voir c’est parce que vous êtes l’un des marchands les plus prolifiques de l’Empire et que votre Empire mercantile est très vaste. Je sais également que vous êtes du même bois que moi et que vous êtes parfois à la juste limite, parfois d’un côté ou de l’autre d’elle, de la loi. Vous êtes même connu pour freiner et contrôler tout le marché illégal. En quelque sorte, nous avons le même genre de rôle, sauf que là où je résous les affaires une par une, vous agissez à une plus grande échelle et diminuez ma charge de travail en influant directement sur le marché. Du coup, j’ai pensé à venir vous parler de tout cela pour savoir si vous seriez prêt à me faire part de votre expérience, en espérant que vous auriez peut-être une idée qui me sera utile. Je ne vais pas vous mentir : mon enquête peine à avancer et je commence à sentir que je prends du retard sur les événements. Je pense que notre collaboration pourrait lui donner un sérieux coup d’accélérateur. »

Il but une gorgée de thé. Il m’attendait à de la bonne qualité, mais à un goût plutôt classique, mais c’était étonnement bon et raffiné. Seijun fixa quelques instants le contenu de la tasse, un peu étonné. Puis reprit le cours de la conversation.

« Bien entendu, c'est un service que je vous demande. Comme tout service, je ne compte pas l’oublier. Mentionner votre participation ou vous faire profiter de mes compétences dans une affaire future serait la moindre des choses. Je pense très sincèrement que travailler ensembles à l’occasion pourrait nous être très profitable à tous les deux. »

Il se demanda presque aussitôt s’il n’en avait pas trop fait : il avait rebondit sur ses propres paroles pour en improviser certaines parties. D’un autre côté, le fait qu’il ait parlé très naturellement faisait ressortir quelque chose d’authentique dans son dialogue. Ce n’était pas du tout une mauvaise chose, puisque c’était précisément le ton que Seijun cherchait à se donner.
Chuunin
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